Runner’s World, le plus grand magazine de running du monde, parle de moi !

Si ce n’est pas ça la classe internationale, je ne sais pas ce que c’est ! Runner’s World , vous connaissez ? C’est un peu le Saint Graal du runner, n’est-ce pas ? Mon humaine attend chaque numéro avec impatience et dévore les articles en approuvant d’hochements de tête.

Quand elle m’a dit que ce magazine, le plus grand du monde sur les sujets de course à pied, s’intéresse à moi, j’ai eu du mal à y croire. Et pourtant…

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Un jour elle est rentrée excitée comme une puce. Un journaliste avait trouvé son compte Instagram, l’avait adoré (surement grâce à ma beauté ) et voulait écrire un article, pour donner peut-être envie à d’autres sportifs du dimanche de courir avec leurs chiens.

Elle m’a prévenu qu’il était temps de prendre des photos. J’aime bien ces moments, car ça veut dire qu’on va se balader deux fois plus ! Parce que bon, elle s’amuse à faire ses photos en début de séance « pour ne par être toute transpirée et dégueulasse », mais comme je n’ai pas ce souci, je m’en fiche un peu. Moi, je ne transpire pas et je suis frais en permanence, madame.

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En tout cas, sa copine Rala, qui prend beaucoup de mes photos, en a pris un tas. Par la suite, un journaliste a appelé. Il voulait parler à l’humaine. Non mais sérieux ! C’est moi le beau gosse de ce duo, c’est à moi que la presse devrait parler, en suivant la logique.

Enfin bref. L’humaine était ravie. Elle a raconté ma vie, parce que la sienne n’est pas aussi palpitante. On a dû prendre d’autres photos par la suite, pour montrer notre équipement. Je me suis appliqué, hein, je voulais vraiment voir ma tête là-dedans, pour que l’humaine lise mon article en hochant la tête 😀

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Le journaliste l’avait prévenue qu’on sera dans le numéro de juillet-août. Oui, la publication est à cheval sur deux mois. Étrange. Sauf que le 13 juillet (date annoncée de l’apparition) est arrivé et aucun signe du nouveau numéro dans les kiosques. On a dû en faire une vingtaine sur Paris, avant de partir en vacances le lendemain. Et sur la route vers la mer aussi. Et sur place. Et envoyé les amis à la recherche de ce fichu numéro. Rien.

Deux semaines plus tard, l’humaine avait perdu espoir. Eh bien c’est pile poil à ce moment que le journaliste lui a envoyé un message avec l’article publié ! Dans le numéro août-septembre. Il avait trouvé le magazine à Angoulême. Non mais, on ne va quand même pas aller jusque là-bas pour l’acheter ?!

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Entre temps, les copains d’Instagram de mon humaine nous envoyaient souvent des messages pour dire qu’ils ont lu l’article. Aucun d’entre eux n’était de Paris. Tristesse. Il semblait que la France entière avait ce Runner’s World, mais pas nous.

C’est là que la solution de l’achat sur internet lui est enfin venue à l’esprit. C’était pourtant une évidence. Nous voilà donc un beau jour, en rentrant d’une sortie running, devant la boîte aux lettre de laquelle dépassait un coin du Saint Graal. Ah, le bonheur dans ses yeux ! Ça méritait largement l’attente. Et moi-même, je vous avoue, j’en suis assez fier 🙂 

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Je suis une bête. Une bête sauvage. Une bête de course

Dans le monde du canicross, il y a quelques copains que j’affectionne tout particulièrement. Comme Lupo, par exemple. Vous pouvez voir à quel point c’est un beau gosse sur son compte Instagram ou sur le blog de son humaine qui partage avec passion des conseils, des comptes rendus de ses courses et des portraits de sportifs.

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Loulou a rencontré ce grand sportif à la Wamiz Run et elle n’arrêtait plus: « Oh, Lupo il est trop beau ! Oh, Lupo, il est trop fort ! Oh, Lupo il court si vite ! Et il aboie encore plus fort que toi ».  Je lui ai dit d’aller molo sur les compliments, la cocotte, sinon je l’enverrai vivre chez Lupo.

Son humaine, qui s’appelle Lo, m’a posé quelques questions auxquelles j’ai été ravi de répondre. Je ne sais pas pour quelle raison, les gens s’adressent d’habitude plutôt à mon humaine, alors qu’elle n’a pas forcément des choses plus intéressantes à dire que moi ! Eh bien, pas Lo. Et ça m’a fait plaisir.

Pour découvrir son joli article, cliquez ici.

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Je t’aime d’amour, Shark !

Mon cœur est pris, les gars ! Plus de place pour des amourettes d’été, je suis raid dingue d’une jolie créature exotique, bien poilue, comme je les aime, avec un caractère de requin, comme son nom l’indique.

Regardez-moi cette beauté !

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Un mélange de border collie et de Wonder Dog, je fonds complètement. En plus, elle est tout à fait mon genre : aventurière est intrépide, ma belle n’a pas froid aux yeux. Elle traverse le monde avec son humaine, Maria. Elles se nourrissent de péripéties, de rencontres et d’eau turquoise. Pour suivre leurs aventures, vous pouvez allez voir leur Instagram  ou leur blog, TheTropicalDog. Mais attention, ça vous donnera envie de voyager avec votre chien !

Et quand son humaine parle de mon humaine et de moi sur son blog, je pense qu’il n’y a plus de doute, on va se marier sur une plage en Grèce. Allez, je vais préparer mon nœud pap’ 😉

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On parle de moi en Roumanie (1’15)

Mon humaine n’est pas née en France. Elle est ce qu’on appelle une immigrée. Un peu comme mes ancêtres venus d’Ecosse. Sauf qu’elle vient d’un pays un peu moins stylé que celui du Whiskey, par contre hihi. Ou de moins c’est ce que j’ai pu comprendre des blagues sur les roumains 😀

En tout cas, chez elle, nous sommes déjà connus ! Internationalement, voyons. Les plus célèbres sportifs autochtones, nous rendent hommage. Il s’agit des amis de 321 Sport qui motivent les roumains à se lancer dans la course à pied et qui font des super documentaires pour vous faire découvrir le monde à travers ses marathons : Discover the World through its Marathons.

Je vous laisse avec ce joli reportage en anglais mouhaha 🙂 On parle de moi à la minute 1’15 🙂

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Quand les dog sitters se transforment

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Photo credits @dogs.of.paris

Les humains, c’est trop bizarre. Quand tu penses les connaître, ils vrillent complètement et sans crier gare.

Tiens, la mienne, par exemple. Elle est sortie en tenue de running ce weekend – sans moi ! Su-per bi-zarre.  J’ai tout de suite su qu’elle m’avait trahi ! Je l’ai senti dans mes tripes, elle allait voir un autre chien. Courir avec, qui plus est ! Rihanna a commencé à chanter Unfaithful dans ma tête, de plus en plus vite en fast forward. La sssalope ! je me suis dit. Et je me suis promis de le lui faire payer.

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Photo credits @dogs.of.paris

Elle est effectivement partie courir avec Argo, la mascotte de Linky Dog. Il a l’air cool, comme gars, mais on ne sera jamais copains, il m’a piqué mon humaine. Enfin, j’exagère un peu. Mon humaine m’a expliqué en rentrant que ce n’est pas vraiment le cas. En fait, elle a plutôt testé le concept de cette application. Elle est parfaite pour les chiens qui n’ont pas la chance, comme moi, d’avoir des maîtres sportifs.

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Entrer une légende

En fait, les humains des chiens pleins d’énergie (comme la plupart d’entre nous, hein !)  peuvent trouver via cette appli qui existe en version Apple et, depuis peu, Android, des dog runners pour les amener se dépenser. Eh oui, parce qu’en manque d’activité, nous, les chiens, on a tendance à focaliser notre énergie sur autre chose et c’est pas toujours au goût des humains.

Moi, par exemple, avant qu’on m’amène courir, je passais mon temps à redécorer l’appart. J’ai refait la table basse. A la base, elle avait 4 pieds, mais j’ai trouvé ça trop « comme tout le monde » donc j’en ai laissé que 3, le dernier je l’ai réduit en miettes. C’était super design ! Mais l’humaine a râlé.

Après je suis passé à la déco des chaises de la cuisine, en faisant de belles incrustations avec mes dents. Ça m’a pris un temps fou, mais ça ne lui a pas plu non plus. Quand j’ai commencé à faire un peu plus de place dans le canapé, en creusant un trou avec mes griffes en plein milieu, elle a pété un câble carrément. C’était visiblement pas son style.

Bon, depuis que je cours, je suis trop occupé pour avoir le temps pour retaper l’appartement, mais ça n’a pas l’air de lui déplaire. Tant mieux.

En tout cas, avec cette application, il est possible que je trouve des copains pour passer du temps quand les humains ne sont pas à Paris, car ça leur arrive. Il paraît que leurs dog sitters ont toujours des friandises dans les poches. Je ne sais pas si c’est une légende urbaine, mais je voudrais vérifier ça.

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Photo credits @dogs.of.paris

Ce qui est sûr, c’est que pour les humains c’est une bonne expérience aussi, car ils se transforment tous, au contact des chiens. Ils prennent de notre personnalité. Mon humaine est partie à la rencontre d’Argo telle que je la connais et elle est revenue en The Mask ! Soit disant, Argo lui rappelle Milo de ce film. Ok, mais au point d’en devenir verte ? 😀 Je ne dirais pas « Ssssplendide ! » 😀

Les droguées du sport et des graines de chanvre

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Il y a quelques semaines, un étrange colis est arrivé par la poste. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille est le dessin d’une feuille de cannabis sur l’emballage : complétement louche, vous ne trouvez pas ? Dans ce colis suspect, des barres de fruits secs aux graines de chanvre ! Bonne diversion, de cacher de la drogue dans des barres healthy, mais le lieutenant Whiskey n’est pas dupe ni dopé, héhé !
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L’humaine et Loulou on en dégommé une en queues secondes, blotties l’une contre l’autre dans le canapé, comme deux toxicos en sevrage. Elles m’en ont même proposé (gratuitement, vu que c’était la première fois, hein !), mais j’ai refusé. Eh oui, un grand sportif comme moi se méfie des substances illicites. Je n’ai pas vu tout de suite l’effet que ça faisait sur l’humaine, car elle a mangé sa barre et elle est vite partie à la salle de sport. Mais j’étais aux premières loges pour voir les effet de la drogue sur Loulou.
D’abord, les pupilles dilatées avec ses yeux qui se sont mis à regarder des deux côtés, comme un cheval. La respiration de moins en moins régulière, signe que le rythme cardiaque augmente rapidement. Puis ce regard vide, comme si elle planait au dessus de la table basse. C’était évident, elle kiffait sa race. Et puis, tout à coup, elle s’est mise à attaquer une pantoufle complètement innocente ! Si ça c’est pas un signe d’hallucinations, je ne sais pas ce que c’est ! Dangereux, ce machin. Et elle n’avait fait que lécher l’emballage…
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L’humaine est rentrée de son sport et a vite englouti une autre barre, en ventant les mérites de la teneur en protéines, en oméga 3 et oméga 6 de ces graines de chanvre. En vrai, je pense qu’elle était déjà complètement accro !
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J’ai donc analysé l’étiquette derrière la feuille de marijuana et là, j’ai été assez surpris : il y avait, comme l’humaine l’avait dit, des figues, des dates, de l’avoine, du gingembre, de la cannelle et les graines de chanvre. Pas de sucres ajoutés, que des produits bio. J’étais presque curieux de les essayer. Mais il fallait que je résiste à l’appelle de la décadence. J’avais surtout peur d’un bad trip.
Loulou avait déjà le bon profil de la camée, vu comment elle sniff en permanence. Vous allez me dire que c’est à cause de son museau trop court. Quelle belle excuse ! Je pense surtout qu’elle dissimule sa dépendance derrière la génétique défaillante de sa race.
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En tout cas, quand je l’ai vu chercher une 3ème barre avec l’humaine, j’ai failli appeler la brigade des stups ! Ah oui, vivre dans une maison avec des drogués, je ne tolérerai pas ! Mais avant de me lancer, je ne sais pas comment j’ai fait, mais j’ai dû trébucher, le museau plein dans le bout de barre que mon humaine me tendait. Oui, les accidents, ça arrive.
Eh bien, je vais vous dire une seule chose : on est tous les 3 au bout du désespoir maintenant, car la réserve est finie et le dealer est en vacances ! Je n’ai jamais goûté une chose pareille. Tellement tendre, tellement fruitée et en même temps parfumée. Les graines de chanvre c’est la vie. Elles sont super nutritives, peuvent protéger des problèmes cardiaques, sont bénéfiques pour la peau et en même temps une très bonne source de protéines végétales.
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Je rêve de tester celles aux grillons, faits par la même marque, car les grillons, je connais bien, j’en mange chaque été 😀 Mais malheureusement, celles-là sont interdites en France. Donc si parmi vous, il y a une bonne âme qui vit à l’étranger qui pourrait me les procurer…

Mon humaine a fait le semi-marathon de Bordeaux

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Ces humains et leur vision nocturne ! Cela fait plus d’une semaine que la mienne est rentrée de Bordeaux, où elle a fait sa première course de nuit et elle n’arrête pas d’en parler, comme si c’était extraordinaire. Moi je n’y étais pas, mais c’était par choix ! Il ne faut pas exagérer, je ne mange que 2 fois par jour et les humains ont eu la bonne idée de le programmer à 20h, l’heure de mon dîner!

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En tout cas, je ne regrette pas d’être resté sous la flotte, à Paris : il paraît que la course soit sans beaucoup d’intérêt. Déjà, le départ ne se fait pas par vagues, donc les humains restent collés, le nez dans les fesses de celui d’en face, pendant des kilomètres.

D’après ce que je sache, ce n’est pas vraiment comme ça que les humains aiment faire connaissance. Moi, j’aurais adoré cette expérience, mais pas mon humaine. En plus, les grands coureurs comme moi savent qu’il est normal que les gens aient des gaz parfois, quand ils courent. A Bordeaux ça devait été super agréable, ça doit sentir le canelé 😀

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Mon humaine n’arrête pas de râler en parlant de nids de poules sur le parcours. Qu’est-ce que j’aurais aimé voir ces poules ! Je parie qu’on aurait bien rigolé ensemble ! Enfin, surtout moi 🙂

Il paraît aussi que certaines parties du parcours passaient sur des petites routes sans bitume, à la périphérie de la ville, qu’elle avait du mal à respirer, tellement ils avançaient tous dans un nuage de poussière. Et que c’est justement à cet endroit que les organisateurs ont choisi de mettre un ravito ! Eh bien, je ne vois pas pourquoi elle se plaint encore, moi je serais ravi qu’on m’attende avec de la bouffe sur la route, même si elle est pleine de boue ! Non mais oh !

Ce qui était bizarre aussi, c’est que j’ai cru comprendre que la course n’était pas donnée, et, pourtant, au début comme à la fin, j’ai vu les photos, ils s’habillaient tous avec d’étonnant sacs poubelles… La fashion police ne participe pas à des semi-marathons, hein !

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La ville, par contre, est vraiment très jolie. Et la voir au coucher du soleil est pas mal du tout. Je suis déjà allé à Bordeaux, il y a de ça 7 ou 8 années de chien. Mon plus beau souvenir c’est qu’en passant devant le miroir d’eau, j’ai vu un chien absolument magnifique, j’en ai eu le souffle coupé, jusqu’à ce que je réalise que c’était moi 😀

L’humaine était dégoûtée, parce que le village du marathon et du semi était installé justement sur le miroir d’eau cette année, donc elle n’a pas pu faire les jolies photos dont elle rêvait.

En tout cas, les courses de nuit ne sont pas vraiment pour elle et je lui ai suggéré d’acheter des lunette infrarouge si jamais elle veut en refaire une 😀

Métro, boulot, Dodow

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Certains humains sont des papillons de nuit. D’autres se couchent avec les poules, comme la mienne. Perso, je ne comprends pas, car en tant que chien de travail, je ne dors jamais sur mes deux oreilles. Vigilance et semper fi sont mes mots d’ordre. Je dois rester en alerte, au cas où l’alarme est donnée.

Mais il se trouve que mon humaine soit de nature stressée de la vie 😀 Elle est capable de faire nuit blanche à regarder les murs et psychoter  pour un projet ou une idée. Et quand les dead-lines approchent, c’est de la pure folie. Surtout à quelques jours des marathons, n’en parlons plus. Elle se réveille en plein milieu de la nuit et rode comme un fantôme, pendant des heures dans la maison, dans le noir. Et ce, avec tout le sport qu’elle fait.

En plus, elle dit essayer de compter des moutons pour s’endormir. Je les ai cherchés partout, ces moutons, je me porte bien volontaire pour encadrer ce troupeau-là, mais pour l’instant je n’ai pas bien saisi où elle les cache.

Mais, en fin de compte, comment s’endormir ?

Un jour je l’ai vu déballer d’une petite boîte bleue un petit machin qu’elle a déniché sur internet. Elle achète tout sur Amazon, de toute manière. Installé sur la table de chevet, ce petit galet blanc a attiré tout de suite mon attention, parce qu’il projette une  espèce de lumière bleue sur le plafond. En bon chien de garde, j’ai d’abord essayé de la chopper et la neutraliser, of course ! Mais, hélas, c’est bien trop haut. Et puis, comme je m’excitais en sautant sur le lit, l’humaine m’a foutu dehors. Sacrée reconnaissance !

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Le lendemain, elle racontait à une copine, au téléphone, que c’était « trop génial » parce que ce truc qu’elle appelle Dodow utilise des techniques de relaxation proches de la méditation. En gros, si j’ai bien compris, elle fixe la lumière bleue et pouf ! elle s’endort !

Enfin, je crois bien que c’est un peu plus complexe que ça, car les humains n’arrivent pas à s’endormir, tant que des idées leur trottent dans la tête. Et, pour qu’elle vide complètement son esprit, c’est que ce petit gadget est vraiment pas mal.

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La petite lumière bleue que j’essaie toujours d’attraper, s’agrandit et rétrécit. L’humaine cale sa respiration sur le rythme de ces pulsations et, au bout d’un moment, ne pense plus à rien. Regard vide, quoi. C’est comme ça qu’elle se laisse tomber dans les bras d’un gars qui s’appelle Morphée. C’est elle qui le dit. Et les matins, elle se réveille avec un gros sourire et envie de jouer avec moi. Plutôt cool, donc.

Et ces derniers temps, avec Loulou, on commence à apprécier le Dodow encore plus. Oui, on est plutôt contents quand les humains mettent en route leur nouveau jouet. Ça marque la fin d’un bon moment de panique pour nous deux. Mais oui, parce que dès qu’ils nous sortent de la chambre, d’habitude, on attend d’affolants gémissements de détresse. Et même si des « oui, oui, oui » sont glissés de temps à autre, je ne suis pas rassuré, ça n’a pas l’air normal, ce qui se passe là-dedans. Heureusement qu’avec le Dodow, je sais exactement quand ça s’arrête pour de bon.

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En tout cas, c’est pas Loulou qui aurait des problèmes pour s’endormir. Elle tombe comme une masse n’importe où, n’importe quand. Et puis, elle ronfle. Pire qu’un moteur de tracteur. Tout ça pendant que mon sommeil est hanté par la lumière bleue. Dans mes rêves, je finis par l’attraper et la gober toute entière. Je parie qu’elle a bon goût.

Comment sortir l’humain de sa grotte

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Les humains ne sont pas des êtres ultra volontaires, comme moi. C’est pas pour rien qu’ils cherchent l’inspiration sur internet, avec des hashtags et de jolies citations motivationnelles. Mais j’ai élaboré une stratégie pour garder les miens au top de leur forme physique et surtout psychologique. Parce qu’il y a une citation latine que j’adore, qui dit mens sana in corpore sano – un esprit sain, dans un corps de dieu, ou un truc dans le genre.

Voici ma méthode en 5 étapes.

  1. Créer l’événement

Pour que mes humains aient envie de sortir courir avec moi, il fallait que je les rende petit à petit dépendants à cette activité. Comme pour toute drogue, la première dose est gratuite 😀

Sachez que l’humain, en général, est fainéant. Pour qu’il garde sa motivation, il vaut mieux qu’il programme ses sorties. Sans organisation préalable, il a tendance à flâner sur Youtube ou Youporn. J’ai mis un certain temps à leur imposer une discipline militaire et 3-4 sorties running par semaine, mais ça a fini par marcher et j’ai désormais plus de succès que Rocco et Katsuni.

Dès que je vois mon humaine enfiler ses baskets, je ne la lâche plus d’une semelle. Je prends bien soin à agiter ma queue comme si ma vie en dépendait, me mettre sur sa route pour qu’elle se prenne les pieds dans mes pattes et lui sauter dans les bras toutes les 75 seconds environ. Comme ça, pas moyen qu’elle se dégonfle.

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  1. Travailler en équipe

Il faut l’avouer, les gars, le running c’est ultra chiant, quand on s’y met. On ne fait rien d’autre que de mettre une patte devant d’autre pendant looongtemps. Il y a plus sexy, quand même. Ce n’est qu’après avoir pris goût à ce sentiment primaire de liberté absolue, de potentiel vent dans les poils, d’odeur de l’aventure dans les narines dilatées, qu’on en devient accro.

Pour leur donner goût à cette activité chiante, un chien c’est primordial. On est tous plus contents de partager quelque chose avec un copain, hein ?

Il faut leur montrer à quel point un binôme peut être stimulant et rassurant. On partage les moments de bonheur, mais aussi les plans galère. Les sorties sous la flotte, les sorties de nuit à -3°C, les sorties sans aucune envie. Mais quand on est ensemble, on se soutient, on s’encourage, on transforme en sortie fun même les sorties pourries.

  1. L’aider à se dépasser

Avec mon humaine, on s’est mis à courir ensemble, dès le premier jour. Enfin, moi, j’avais déjà beaucoup d’expérience, of course, à courir après les balles et les chiennes 😀 Elle partait de loin, parce qu’elle ne court pas après les balles.

Au début, on parcourait des distances ridicules, dignes de Loulou. Progressivement, avec beaucoup de patience et toujours un peu plus de volonté, je l’ai aidée à préparer deux marathons.

J’ai vite pris goût au foutrak. Quoi qu’au début j’avais compris food truck et je me suis fait avoir!

Et cela devient plus facile quand l’humain commence à voir les premiers signes de son évolution. La mienne passe des lustres devant son miroir à se regarder le nombril ou jsais pas trop quoi. Elle dit « tu les vois ? » et moi je fais semblant de comprendre.

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  1. Apporter une gratification

Moi je suis un grand fan des bâtons et pas du tout des carottes ! J’ai vite compris que mon humaine c’est le contraire 🙂 . Pour qu’elle soit contente de ces sorties de dogs running, je la récompense avec une grosse séance câlins juste après, pour lui montrer ma reconnaissance.

Elle se gratifie toute seule de cheat meals devant lesquels je bave discrètement. Enfin, « discrètement ».

Pour faire plaisir à mon humaine je passe des longues minutes allongé dans la boue pour qu’elle prenne sa fichue photo Instagram avec ses baskets et mes pates sales 😀 Est-ce que j’aime bien ? Pas vraiment, mais on est une team, je suis là pour elle-même dans des situations pénibles, parce qu’elle est là pour moi tout le reste du temps aussi.

  1. Always leave them wanting more

Ne pas aller trop vite, trop vite. Ne jamais épuiser son humain. Ça fait des sacrés courbatures et après ça refuse de bouger pendant des jours. A se tartiner d’huile d’arnica et à crier « houuuiii! » chaque fois que ça bouge un doigt. Petit être fragile.

Mais aujourd’hui elle est tellement habitée par cet esprit du dogs running, qu’elle arrive même à motiver ses copines à s’y mettre. Avec ou sans chien, d’ailleurs. Perso, ça ne me dérange pas du tout. Elles sont belles ses copines, je me frotterais bien à leurs jambes des fois >:D

 

La Wamiz Run : compte rendu d’un coussin péteur

 

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Quand tu te prépares pour le pire, tu n’es pas vraiment prêt pour le meilleur. Il paraît que c’est comme ça que mon humaine aurait vécu la Wamiz Run avec Loulou – le coussin péteur 😀

En tant que runner professionnel moi-même, entraîné dans les plus dures conditions, avec un mental forgé dans le froid, la pénombre et l’adversité, avec 4 papattes endurantes, j’étais mort de rire (et un peu de jalousie) devant ce duo improbable. Et ce, parce que ma coloc’ Loulou est tout sauf une sportive. C’est plutôt un couch potato, une patate de canapé, comme on dit chez moi, en Ecosse.

La veille de la course, première de ce genre pour mon humaine d’ailleurs, elle a sorti Loulou pour tester la laisse de dog running. Et là, c’était la cata ! Elle avançait jusqu’au moment où la laisse était tendue, après elle s’arrêtait 🙂 Elle attendait que l’humaine la dépasse et repartait. Arrivée au bout de la corde, elle s’arrêtait à nouveaux. Avancer par à-coups, ça fait rêver hihi. Alors que moi, l’humaine, je la porte fièrement, tel un drapeau derrière moi 😀

Elle était résignée à se taper la honte intergalactique devant tous les autres dogs runners. A courir avec un chien qui, au lieu de tirer, doit être tiré. C’est-à-dire qu’elle n’a pas peur du ridicule, mon humaine.

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En arrivant au village, elle a d’abord retrouvé les copains de Kirmosgamming et Genakoeur, qui avaient gagné leurs dossards au concours qu’elle a organisé sur Instagram. Des copains que j’aurais bien aimé rencontrer aussi, hein !

Il y avait aussi plein de filles dont je suis fou amoureux, comme celles de Dogs of Paris, LinkyDog ou DogsMeeting . Ils sont allés ensemble rejoindre la meute qui attendait patiemment devant l’entrée du village pour accéder au retrait des dossards. Et là, mon humaine a été soulagée de ne pas m’avoir amené, car je n’aime pas du tout qu’on me renifle les fesses. Alors que Loulou s’en fiche royalement.

Une fois le dossard épinglé, elles ont fait le tour du village, les animations leur faisaient de l’œil. Elles ont eu droit à une séance de massage canin (la chance !), une dégustation de friandises au dog bar, une dégustation d’eau dans toutes les gamelles, pour Loulou, qui a bien bu dans chacune (il y en avait sur 20 mètres, mine de rien !) pour s’assurer qu’on ait bien mis la même chose partout, sait-on jamais. Un passage chez Purina leur a rempli le sac de bonnes croquettes goût agneaux avec lesquelles je me suis délecté aussi à leur retour.

Mais l’heure du départ est venue. Le cœur serré, mon humaine s’est approché de l’arche Wamiz Run prête à se lancer et surtout prête à s’afficher pour l’éternité. Elle aime tellement Loulou, qu’elle s’est dit qu’elle trouverait la force de lui pardonner. Peut-être.

Les copains de ma taille et plus sont partis à pleine vitesse, en traînant derrière eux leurs humains affolés. Et là, mon humaine me racontait émerveillée, que, sans vraiment savoir comment, le Coussin péteur est parti comme une balle de calibre 7,62mm d’un FR-F2 😀 L’humaine n’arrivait pas à y croire. Elle n’avait même pas attaché ses cheveux, en pensant qu’elle allait marcher tout le long. Mais le Coussin péteur allait à pleine allure, en touchant à peine le sol !

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L’humaine pensait qu’elle voulait seulement rattraper le groupe de devant et qu’elle allait ralentir une fois arrivée à leur niveau. Que nenni. La folie était déchaînée. Le premier kilomètre est passé pendant que l’une essayait d’attacher ses cheveux et trouver un moyen de ne pas s’étouffer de surprise de ce côté ultra-compétitif découvert chez l’autre. Loulou qui fonçait dans le tas. Qui dépassait par la gauche, qui dépassait par la droite. Qui laissait derrière elle des huskies, des malinois, des borders (mouais…) épatés. La foule en délire devant ce tableau surprenant, m’a-t-on dit. Ok, je pense qu’elles exagèrent un peu, pour me rendre jaloux.

Deuxième kilomètre, un trou dans la route. L’humaine le voit, Loulou ne le voit pas. Loulou se banane 😀 Egratignure sur la truffe, mais rien ne l’arrête, elle veut courir, courir, courir. De la boue en plein milieu du sentier. Loulou passe dedans. Ça, j’y crois moyen, c’est une vraie princesse.

Le parcours est roulant, tout joli avec les nouvelles feuilles dans les arbres, l’herbe verte, le soleil, les oiseux qui chantaient dans le Bois de Vincennes. Au troisième kilomètre, l’humaine s’arrête pour laisser Loulou boire à un point ravitaillement. Il y en a beaucoup sur le parcours. Mais le Coussin péteur était en mission, elle n’avait pas le temps pour des conneries pareil.

Dernier kilomètre, elle ralenti un peu, mais ne veut surtout pas s’arrêter. Elle sourit de toutes ses dents devant les photographes 🙂 A la fin, pas de médaille, mais une jolie peluche pour Loulou, que cette connasse ne veut pas partager !

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L’humaine est sur les fesses devant la détermination de ma coloc’. Faut dire que moi aussi je découvre un nouveau respect pour ce petit bouledogue au caractère de cochon. Elle a fait un bon boulot. Bien évidemment, elle m’avait pris comme modèle, il n’y a aucun doute. Et, bien évidemment, un soldat entraîné comme moi aurait fait mieux que leurs pauvres 20 minutes et quelques.

Et soudain, le Coussin péteur devint une star. En arrivant au village elles ont retrouvé les amis. Elles ont même fait connaissance avec MJ the beagle. Il a trop la classe, lui ! Qu’est-ce que je le kiffe 🙂 Elles ont retrouvée les copines Laura et Swanna, venues encourager la meute. De vraies guerrières. Et Bête de course of course.

Elles ont papoté avec Linky Dog sur la nouvelle version Android de leur super appli qui fait se rencontrer des dog sitters sportifs et des chiens dont les maîtres n’ont pas beaucoup de temps pour les sortir. Avec l’équipe de Wamiz qui a assuré grave pour l’organisation de ce super événement. Avec plein d’autres copains des réseaux sociaux qui les ont reconnues (oui, elles se la jouaient people, celles-là !).

Et après, je suis choqué, elles ont même étaient interviewées par l’équipe du Quotidien de Yann Barthès sur TF1 ! Non mais sérieux ! Ça aurait dû être moi qui passe à la télé. Et moi qui passe dans le LIVE de Wamiz sur Facebook, pas Loulou. Mais la vie est injuste.

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Elles sont revenues avec le sourire, donc elles sont contentes de leur journée à la Wamiz Run. Il paraît que les amis des Chiens Guides de Paris ont reçu un joli chèque suite à la participation de 250 duos. On peut dire que c’est un petit coup de pouce pour leur noble cause.

 

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En tout cas, moi je suis si fier de mon humaine et de Loulou que j’ai même renoncé à déposer des surprises intestinales dans les Stan Smith 😀