Compte rendu du canicross de Darnétal, ou comment j’ai eu une course pour moi tout seul

Le canicross de Darnétal, je l’attendais avec impatience depuis que mon humaine nous a inscrits tous les deux il y a quelques semaines, comme elle l’avait prévu pour cette rentrée. C’est notre ami Sébastien des Canipirates qui lui avait parlé de cette course et, comme ça lui trottait dans la tête depuis un moment, elle s’est dit que ce sera l’occasion de faire un weekend bien sympa et sportif en Normandie. Que pourrais-je demander de plus ?

Un weekend canicross qu’avec les humains, c’est vraiment le rêve 

Voilà donc comment samedi je prenais la voiture avec les humains. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, la voiture est cette boî-boîte magique dans laquelle l’humain se met devant une petite roue qu’il tourne à droite et à gauche et qui nous fait arriver dans des endroits magnifiques comme la plage, la campagne ou la Normandie. Moi je pose ma tête sur son épaule et j’essaie de penser bien fort à la mer, parce que c’est là que j’aime le plus aller. Des fois ça marche, des fois ça marche pas. C’est comme ça, les boîtes magiques.

Je partais tout seul avec les humains, ce qui est assez curieux, parce que Le coussin péteur est toujours dans les parages quand on part, mais pas là. Ça m’a fait me poser quand même la question de si ce n’était pas encore une ruse pour me ramener chez le véto, mais ils avaient des valises, je me suis donc dit qu’ils ne comptaient quand même pas camper chez lui.

Nous avons passé un bon samedi à Rouen, à visiter le centre historique, la Cathédrale, le Gros Horologe et le bûcher de Jeanne D’Arc. Quand j’ai entendu ce qui était arrivé à cette pauvre fille à l’endroit où l’on se trouvait, j’ai vite levé la patte et j’ai pissé agrémentent sur ce bûcher ! J’ai toujours rêvé de faire pompier et c’était la bonne occasion. Sauf que j’arrivais avec quelques siècles de retard. Mais bon, si j’y étais en 1431…

Le lendemain matin, une fois que les humains avaient pris leur petit déjeuner et que moi non (c’est quoi cette barbarie, les gars, sérieux ? Ne pas manger avant une course est un supplice, mais bon, apparemment c’est important…) on remontait dans la boîte magique, et on arrivait cette fois-ci dans les bois.

Une fois sur place, l’humaine m’a amené au retrait du dossard. Un gentil monsieur a cherché ma puce pendant 5 bonnes minutes avant de se rendre compte que son appareil était éteint 😀 Après quelques autres détails administratifs à régler (présenter un certificat médical pour l’humaine et mon carnet de vaccinations) on arborait fiers notre dossard. Il était à peine 9h du matin, le caniVTT démarrait à 10h et le canicross à 11h.

Sur un panneau, les heures de départ de chacun étaient affichés. Pour nous, c’était 11:30. Notez bien ce détail, c’est important 😀 

Un canicross en VIP c’est une expérience que je n’avais pas encore vécue 

On avait donc plus de deux heures à tuer avant notre départ. Le temps était pourri, il pleuvait à nouveau. Nous nous sommes un peu baladés dans le village du canicross, parlé à nos amis et puis on a décidé de retourner à la voiture et patienter sagement. Deux épisodes de The Walking Dead plus tard, nous étions bel et bien en condition de courir. Moi j’adore cette série, il y a des rôdeurs – mordeurs là-dedans et je suis trop fan de leur côté mordant 😀 Pour ne pas dire que le Bois Roule dans lequel on se trouvait ressemble beaucoup à quelques lieux du tournage.

Mais revenons à nos moutons. Oh, moutons ! J’aime les moutons ! Vers 10h50 on était près de la ligne de départ, car on n’avait plus de temps pour un autre épisode et on avait hâte de partir. Mais bon, 40 minutes d’attente, on s’occupe comme on peut. On a regardé les départs et on s’extasiait sur la vitesse de certains duos. Mon humaine qui trouve tous les chiens très beaux était au paradis. Le temps ne passait pas aussi vite qu’on aurait voulu et 11h30 était encore bien loin.

 

L’humaine a été épatée par l’arrivée d’Antony Le Moigne, le champion mondial de canicross et, éblouis par les autres participants arrivant à toute vitesse, on est enfin allés se poster sur la ligne de départ à 11h30. Sauf que, surprise, les copains, le 11:30 sur le fichu panneau ne voulait pas dire 11h30, mais 11 minutes et 30 secondes après le premier départ. Euuuh super, mais c’est pas du tout ce que l’humaine avait compris. Alors, va expliquer à l’organisation que tu es tête en l’air et tu n’as pas pigé la subtilité de la chose.

On nous a d’abord proposé de prendre le départ sur le canicross court, mais il était 2 heures plus tard et on devait absolument rentrer sur Paris assez vite. La deuxième option était de partir d’aussitôt et faire le parcours que nous deux 😀 En mode VIP. Accompagnés par 2 VTTs pour nous montrer le parcours qui n’était déjà plus balisé 🙂 En courant dans les bois, je me demandais s’il y avait une chance de croiser des rôdeurs morts-vivants et si oui, est-ce que j’allais pouvoir courir encore plus vite ou j’étais bel et bien à mon max ?

J’ai couru en mode Hannibal Lecter, muselé lui aussi car mordeur 😀 Oui, bon, d’accord, j’ai un caractère de petit diablotin, dont je vous parlerai par ailleurs, et mon humaine préfère quand je n’ai pas les crocs à l’air et à disposition pour chiquer les ennemis.

En tout cas, ça a été bien chouette, car le parcours était super. Ça commençait par un virage serré à droite, une descente assez abrupte, avec des racines et des pierres couvertes par des feuilles humides, donc assez technique. On enchaînait avec une super montée qui m’a un peu cassé les pattes, à tel point que l’humaine a dû sortir le joker du « go, go, go » vers la fin quand j’avais la flemme de la traîner. Le chemin tournait après dans les bois, le décor était à couper le souffle et les odeurs de terre humide et de feuilles jaunes, hypnotisante. Je serais bien resté renifler tout ça un peu plus, mais on était pressés.

J’ai passé un très bon moment sur cette course, même si j’aurais préféré la faire avec d’autres chien, hein, l’humaine ! La prochaine fois c’est moi qui lirai les affiches 😉

Et vous, avez-vous déjà participé à ce canicross ? Je ne vous demande pas si vous aussi vous vous êtes trompés dans l’heure de départ parce que ça c’est déjà moins probable 😀

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Les droguées du sport et des graines de chanvre

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Il y a quelques semaines, un étrange colis est arrivé par la poste. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille est le dessin d’une feuille de cannabis sur l’emballage : complétement louche, vous ne trouvez pas ? Dans ce colis suspect, des barres de fruits secs aux graines de chanvre ! Bonne diversion, de cacher de la drogue dans des barres healthy, mais le lieutenant Whiskey n’est pas dupe ni dopé, héhé !
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L’humaine et Loulou on en dégommé une en queues secondes, blotties l’une contre l’autre dans le canapé, comme deux toxicos en sevrage. Elles m’en ont même proposé (gratuitement, vu que c’était la première fois, hein !), mais j’ai refusé. Eh oui, un grand sportif comme moi se méfie des substances illicites. Je n’ai pas vu tout de suite l’effet que ça faisait sur l’humaine, car elle a mangé sa barre et elle est vite partie à la salle de sport. Mais j’étais aux premières loges pour voir les effet de la drogue sur Loulou.
D’abord, les pupilles dilatées avec ses yeux qui se sont mis à regarder des deux côtés, comme un cheval. La respiration de moins en moins régulière, signe que le rythme cardiaque augmente rapidement. Puis ce regard vide, comme si elle planait au dessus de la table basse. C’était évident, elle kiffait sa race. Et puis, tout à coup, elle s’est mise à attaquer une pantoufle complètement innocente ! Si ça c’est pas un signe d’hallucinations, je ne sais pas ce que c’est ! Dangereux, ce machin. Et elle n’avait fait que lécher l’emballage…
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L’humaine est rentrée de son sport et a vite englouti une autre barre, en ventant les mérites de la teneur en protéines, en oméga 3 et oméga 6 de ces graines de chanvre. En vrai, je pense qu’elle était déjà complètement accro !
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J’ai donc analysé l’étiquette derrière la feuille de marijuana et là, j’ai été assez surpris : il y avait, comme l’humaine l’avait dit, des figues, des dates, de l’avoine, du gingembre, de la cannelle et les graines de chanvre. Pas de sucres ajoutés, que des produits bio. J’étais presque curieux de les essayer. Mais il fallait que je résiste à l’appelle de la décadence. J’avais surtout peur d’un bad trip.
Loulou avait déjà le bon profil de la camée, vu comment elle sniff en permanence. Vous allez me dire que c’est à cause de son museau trop court. Quelle belle excuse ! Je pense surtout qu’elle dissimule sa dépendance derrière la génétique défaillante de sa race.
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En tout cas, quand je l’ai vu chercher une 3ème barre avec l’humaine, j’ai failli appeler la brigade des stups ! Ah oui, vivre dans une maison avec des drogués, je ne tolérerai pas ! Mais avant de me lancer, je ne sais pas comment j’ai fait, mais j’ai dû trébucher, le museau plein dans le bout de barre que mon humaine me tendait. Oui, les accidents, ça arrive.
Eh bien, je vais vous dire une seule chose : on est tous les 3 au bout du désespoir maintenant, car la réserve est finie et le dealer est en vacances ! Je n’ai jamais goûté une chose pareille. Tellement tendre, tellement fruitée et en même temps parfumée. Les graines de chanvre c’est la vie. Elles sont super nutritives, peuvent protéger des problèmes cardiaques, sont bénéfiques pour la peau et en même temps une très bonne source de protéines végétales.
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Je rêve de tester celles aux grillons, faits par la même marque, car les grillons, je connais bien, j’en mange chaque été 😀 Mais malheureusement, celles-là sont interdites en France. Donc si parmi vous, il y a une bonne âme qui vit à l’étranger qui pourrait me les procurer…

Mon humaine a fait le semi-marathon de Bordeaux

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Ces humains et leur vision nocturne ! Cela fait plus d’une semaine que la mienne est rentrée de Bordeaux, où elle a fait sa première course de nuit et elle n’arrête pas d’en parler, comme si c’était extraordinaire. Moi je n’y étais pas, mais c’était par choix ! Il ne faut pas exagérer, je ne mange que 2 fois par jour et les humains ont eu la bonne idée de le programmer à 20h, l’heure de mon dîner!

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En tout cas, je ne regrette pas d’être resté sous la flotte, à Paris : il paraît que la course soit sans beaucoup d’intérêt. Déjà, le départ ne se fait pas par vagues, donc les humains restent collés, le nez dans les fesses de celui d’en face, pendant des kilomètres.

D’après ce que je sache, ce n’est pas vraiment comme ça que les humains aiment faire connaissance. Moi, j’aurais adoré cette expérience, mais pas mon humaine. En plus, les grands coureurs comme moi savent qu’il est normal que les gens aient des gaz parfois, quand ils courent. A Bordeaux ça devait été super agréable, ça doit sentir le canelé 😀

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Mon humaine n’arrête pas de râler en parlant de nids de poules sur le parcours. Qu’est-ce que j’aurais aimé voir ces poules ! Je parie qu’on aurait bien rigolé ensemble ! Enfin, surtout moi 🙂

Il paraît aussi que certaines parties du parcours passaient sur des petites routes sans bitume, à la périphérie de la ville, qu’elle avait du mal à respirer, tellement ils avançaient tous dans un nuage de poussière. Et que c’est justement à cet endroit que les organisateurs ont choisi de mettre un ravito ! Eh bien, je ne vois pas pourquoi elle se plaint encore, moi je serais ravi qu’on m’attende avec de la bouffe sur la route, même si elle est pleine de boue ! Non mais oh !

Ce qui était bizarre aussi, c’est que j’ai cru comprendre que la course n’était pas donnée, et, pourtant, au début comme à la fin, j’ai vu les photos, ils s’habillaient tous avec d’étonnant sacs poubelles… La fashion police ne participe pas à des semi-marathons, hein !

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La ville, par contre, est vraiment très jolie. Et la voir au coucher du soleil est pas mal du tout. Je suis déjà allé à Bordeaux, il y a de ça 7 ou 8 années de chien. Mon plus beau souvenir c’est qu’en passant devant le miroir d’eau, j’ai vu un chien absolument magnifique, j’en ai eu le souffle coupé, jusqu’à ce que je réalise que c’était moi 😀

L’humaine était dégoûtée, parce que le village du marathon et du semi était installé justement sur le miroir d’eau cette année, donc elle n’a pas pu faire les jolies photos dont elle rêvait.

En tout cas, les courses de nuit ne sont pas vraiment pour elle et je lui ai suggéré d’acheter des lunette infrarouge si jamais elle veut en refaire une 😀

Métro, boulot, Dodow

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Certains humains sont des papillons de nuit. D’autres se couchent avec les poules, comme la mienne. Perso, je ne comprends pas, car en tant que chien de travail, je ne dors jamais sur mes deux oreilles. Vigilance et semper fi sont mes mots d’ordre. Je dois rester en alerte, au cas où l’alarme est donnée.

Mais il se trouve que mon humaine soit de nature stressée de la vie 😀 Elle est capable de faire nuit blanche à regarder les murs et psychoter  pour un projet ou une idée. Et quand les dead-lines approchent, c’est de la pure folie. Surtout à quelques jours des marathons, n’en parlons plus. Elle se réveille en plein milieu de la nuit et rode comme un fantôme, pendant des heures dans la maison, dans le noir. Et ce, avec tout le sport qu’elle fait.

En plus, elle dit essayer de compter des moutons pour s’endormir. Je les ai cherchés partout, ces moutons, je me porte bien volontaire pour encadrer ce troupeau-là, mais pour l’instant je n’ai pas bien saisi où elle les cache.

Mais, en fin de compte, comment s’endormir ?

Un jour je l’ai vu déballer d’une petite boîte bleue un petit machin qu’elle a déniché sur internet. Elle achète tout sur Amazon, de toute manière. Installé sur la table de chevet, ce petit galet blanc a attiré tout de suite mon attention, parce qu’il projette une  espèce de lumière bleue sur le plafond. En bon chien de garde, j’ai d’abord essayé de la chopper et la neutraliser, of course ! Mais, hélas, c’est bien trop haut. Et puis, comme je m’excitais en sautant sur le lit, l’humaine m’a foutu dehors. Sacrée reconnaissance !

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Le lendemain, elle racontait à une copine, au téléphone, que c’était « trop génial » parce que ce truc qu’elle appelle Dodow utilise des techniques de relaxation proches de la méditation. En gros, si j’ai bien compris, elle fixe la lumière bleue et pouf ! elle s’endort !

Enfin, je crois bien que c’est un peu plus complexe que ça, car les humains n’arrivent pas à s’endormir, tant que des idées leur trottent dans la tête. Et, pour qu’elle vide complètement son esprit, c’est que ce petit gadget est vraiment pas mal.

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La petite lumière bleue que j’essaie toujours d’attraper, s’agrandit et rétrécit. L’humaine cale sa respiration sur le rythme de ces pulsations et, au bout d’un moment, ne pense plus à rien. Regard vide, quoi. C’est comme ça qu’elle se laisse tomber dans les bras d’un gars qui s’appelle Morphée. C’est elle qui le dit. Et les matins, elle se réveille avec un gros sourire et envie de jouer avec moi. Plutôt cool, donc.

Et ces derniers temps, avec Loulou, on commence à apprécier le Dodow encore plus. Oui, on est plutôt contents quand les humains mettent en route leur nouveau jouet. Ça marque la fin d’un bon moment de panique pour nous deux. Mais oui, parce que dès qu’ils nous sortent de la chambre, d’habitude, on attend d’affolants gémissements de détresse. Et même si des « oui, oui, oui » sont glissés de temps à autre, je ne suis pas rassuré, ça n’a pas l’air normal, ce qui se passe là-dedans. Heureusement qu’avec le Dodow, je sais exactement quand ça s’arrête pour de bon.

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En tout cas, c’est pas Loulou qui aurait des problèmes pour s’endormir. Elle tombe comme une masse n’importe où, n’importe quand. Et puis, elle ronfle. Pire qu’un moteur de tracteur. Tout ça pendant que mon sommeil est hanté par la lumière bleue. Dans mes rêves, je finis par l’attraper et la gober toute entière. Je parie qu’elle a bon goût.

La Wamiz Run : compte rendu d’un coussin péteur

 

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Quand tu te prépares pour le pire, tu n’es pas vraiment prêt pour le meilleur. Il paraît que c’est comme ça que mon humaine aurait vécu la Wamiz Run avec Loulou – le coussin péteur 😀

En tant que runner professionnel moi-même, entraîné dans les plus dures conditions, avec un mental forgé dans le froid, la pénombre et l’adversité, avec 4 papattes endurantes, j’étais mort de rire (et un peu de jalousie) devant ce duo improbable. Et ce, parce que ma coloc’ Loulou est tout sauf une sportive. C’est plutôt un couch potato, une patate de canapé, comme on dit chez moi, en Ecosse.

La veille de la course, première de ce genre pour mon humaine d’ailleurs, elle a sorti Loulou pour tester la laisse de dog running. Et là, c’était la cata ! Elle avançait jusqu’au moment où la laisse était tendue, après elle s’arrêtait 🙂 Elle attendait que l’humaine la dépasse et repartait. Arrivée au bout de la corde, elle s’arrêtait à nouveaux. Avancer par à-coups, ça fait rêver hihi. Alors que moi, l’humaine, je la porte fièrement, tel un drapeau derrière moi 😀

Elle était résignée à se taper la honte intergalactique devant tous les autres dogs runners. A courir avec un chien qui, au lieu de tirer, doit être tiré. C’est-à-dire qu’elle n’a pas peur du ridicule, mon humaine.

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En arrivant au village, elle a d’abord retrouvé les copains de Kirmosgamming et Genakoeur, qui avaient gagné leurs dossards au concours qu’elle a organisé sur Instagram. Des copains que j’aurais bien aimé rencontrer aussi, hein !

Il y avait aussi plein de filles dont je suis fou amoureux, comme celles de Dogs of Paris, LinkyDog ou DogsMeeting . Ils sont allés ensemble rejoindre la meute qui attendait patiemment devant l’entrée du village pour accéder au retrait des dossards. Et là, mon humaine a été soulagée de ne pas m’avoir amené, car je n’aime pas du tout qu’on me renifle les fesses. Alors que Loulou s’en fiche royalement.

Une fois le dossard épinglé, elles ont fait le tour du village, les animations leur faisaient de l’œil. Elles ont eu droit à une séance de massage canin (la chance !), une dégustation de friandises au dog bar, une dégustation d’eau dans toutes les gamelles, pour Loulou, qui a bien bu dans chacune (il y en avait sur 20 mètres, mine de rien !) pour s’assurer qu’on ait bien mis la même chose partout, sait-on jamais. Un passage chez Purina leur a rempli le sac de bonnes croquettes goût agneaux avec lesquelles je me suis délecté aussi à leur retour.

Mais l’heure du départ est venue. Le cœur serré, mon humaine s’est approché de l’arche Wamiz Run prête à se lancer et surtout prête à s’afficher pour l’éternité. Elle aime tellement Loulou, qu’elle s’est dit qu’elle trouverait la force de lui pardonner. Peut-être.

Les copains de ma taille et plus sont partis à pleine vitesse, en traînant derrière eux leurs humains affolés. Et là, mon humaine me racontait émerveillée, que, sans vraiment savoir comment, le Coussin péteur est parti comme une balle de calibre 7,62mm d’un FR-F2 😀 L’humaine n’arrivait pas à y croire. Elle n’avait même pas attaché ses cheveux, en pensant qu’elle allait marcher tout le long. Mais le Coussin péteur allait à pleine allure, en touchant à peine le sol !

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L’humaine pensait qu’elle voulait seulement rattraper le groupe de devant et qu’elle allait ralentir une fois arrivée à leur niveau. Que nenni. La folie était déchaînée. Le premier kilomètre est passé pendant que l’une essayait d’attacher ses cheveux et trouver un moyen de ne pas s’étouffer de surprise de ce côté ultra-compétitif découvert chez l’autre. Loulou qui fonçait dans le tas. Qui dépassait par la gauche, qui dépassait par la droite. Qui laissait derrière elle des huskies, des malinois, des borders (mouais…) épatés. La foule en délire devant ce tableau surprenant, m’a-t-on dit. Ok, je pense qu’elles exagèrent un peu, pour me rendre jaloux.

Deuxième kilomètre, un trou dans la route. L’humaine le voit, Loulou ne le voit pas. Loulou se banane 😀 Egratignure sur la truffe, mais rien ne l’arrête, elle veut courir, courir, courir. De la boue en plein milieu du sentier. Loulou passe dedans. Ça, j’y crois moyen, c’est une vraie princesse.

Le parcours est roulant, tout joli avec les nouvelles feuilles dans les arbres, l’herbe verte, le soleil, les oiseux qui chantaient dans le Bois de Vincennes. Au troisième kilomètre, l’humaine s’arrête pour laisser Loulou boire à un point ravitaillement. Il y en a beaucoup sur le parcours. Mais le Coussin péteur était en mission, elle n’avait pas le temps pour des conneries pareil.

Dernier kilomètre, elle ralenti un peu, mais ne veut surtout pas s’arrêter. Elle sourit de toutes ses dents devant les photographes 🙂 A la fin, pas de médaille, mais une jolie peluche pour Loulou, que cette connasse ne veut pas partager !

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L’humaine est sur les fesses devant la détermination de ma coloc’. Faut dire que moi aussi je découvre un nouveau respect pour ce petit bouledogue au caractère de cochon. Elle a fait un bon boulot. Bien évidemment, elle m’avait pris comme modèle, il n’y a aucun doute. Et, bien évidemment, un soldat entraîné comme moi aurait fait mieux que leurs pauvres 20 minutes et quelques.

Et soudain, le Coussin péteur devint une star. En arrivant au village elles ont retrouvé les amis. Elles ont même fait connaissance avec MJ the beagle. Il a trop la classe, lui ! Qu’est-ce que je le kiffe 🙂 Elles ont retrouvée les copines Laura et Swanna, venues encourager la meute. De vraies guerrières. Et Bête de course of course.

Elles ont papoté avec Linky Dog sur la nouvelle version Android de leur super appli qui fait se rencontrer des dog sitters sportifs et des chiens dont les maîtres n’ont pas beaucoup de temps pour les sortir. Avec l’équipe de Wamiz qui a assuré grave pour l’organisation de ce super événement. Avec plein d’autres copains des réseaux sociaux qui les ont reconnues (oui, elles se la jouaient people, celles-là !).

Et après, je suis choqué, elles ont même étaient interviewées par l’équipe du Quotidien de Yann Barthès sur TF1 ! Non mais sérieux ! Ça aurait dû être moi qui passe à la télé. Et moi qui passe dans le LIVE de Wamiz sur Facebook, pas Loulou. Mais la vie est injuste.

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Elles sont revenues avec le sourire, donc elles sont contentes de leur journée à la Wamiz Run. Il paraît que les amis des Chiens Guides de Paris ont reçu un joli chèque suite à la participation de 250 duos. On peut dire que c’est un petit coup de pouce pour leur noble cause.

 

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En tout cas, moi je suis si fier de mon humaine et de Loulou que j’ai même renoncé à déposer des surprises intestinales dans les Stan Smith 😀

Sans moi, la Wamiz Run sera plus triste

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O tempora, o mores ! Comme dirait mon poto Cicéron.  Mais où va le monde ? La Wamiz Run arrive à grands pas et avec elle, ma dépression, ma colère et ma frustration. Comment ça, pourquoi ? Parce que moi, oui MOI, le Lieutenant Whiskey, haut gradé de l’Armée de terre des Cent moutons, je n’y serai pas ! Moi, le sportif ! Moi, l’hyperactif ! Moi, l’esprit de la fête !

Et pourquoi je n’y serai pas, vous demandez ? Ah, il faudrait plutôt poser cette question à mon humaine ! Parce que Madame a décidé d’amener à ma place Loulou – aka le Coussin péteur ! Mais quel foutage de gueule, sérieux !

A quoi pense-t-elle, au juste ? Courir avec Loulou ! Cette fichue princesse qui refuse de sortir pisser lorsqu’il pleut, qui pleurniche quand elle doit attendre plus de 5 minutes à un endroit, qui snobe tous les chiens, mais se laisse caresser par tous les humains comme une chienne qu’elle est, qui leur pète discrètement dessus, après elle se marre, qui a un QI d’huître, ELLE y sera !

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Attention, je l’aime bien quand même, mais est-ce qu’elle s’entraîne, Loulou ? Non. Est-ce qu’elle est capable de courir plus de quelques mètres sans tirer la langue pour récupérer de ce super effort ? NON ! Est-ce qu’elle va faire un bon temps sur ce parcours ? Oooh que non ! Est-ce qu’elle connaît le Bois de Vincennes sur le bout des papattes comme moi, parce qu’elle a accompagné l’humaine dans toute sa prépa marathon ? Non plus ! Alors pourquoi elle y va et moi non, je vous demande ?

La seule raison pour laquelle elle avance, Loulou, c’est parce qu’elle est propulsée en avant par ses propres pets 😀 D’ailleurs à la vitesse à laquelle elle les lâche, elle a peut-être des chances de faire un podium 🙂 D’accord, je fais mon râleur, mais c’est tellement rageant tout ça! Injustice ! Favoritisme ! J’accuse !

A la Wamiz Run, il y a tout ce dont un running buddy comme moi peut rêver ! Du sport, de la nature, des friandises, une bête de dog bar, des masseurs canins (ah un bon petit massage bien mérité ne serait pas de refus), des ateliers de toilettage. Pourvu que quelqu’un fasse sa toilette à Loulou, elle pue.

Il y aura aussi tous les copains que je ne vais pas voir… Bête de course et Canicross Experience et tous les autres que je mourrais d’envie de rencontrer. Peut-être même qu’il y a des baballes !

Puis c’est pour la bonne cause, au-dessus de tout ! Pour chaque kilomètre parcouru, un euro est versé à l’association de mes copains, les Chiens Guides de Paris. J’en aurais fait des kilomètres, pour eux, moi !

En gros, vous l’aurez compris, ça va être génial. Mais sans moi, un peu moins quand même, j’aurais augmenté la sexitude de l’événement avec mon charisme magnétique.

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J’ai comme une petite envie de me venger… Non, ce n’est pas digne d’un Lieutenant. Mais qu’est-ce que j’aimerais déposer une surprise intestinale dans les Stan Smith de l’humaine

C’est pas grave, au final, elle va vite comprendre sa peine dimanche. Karma is a bitch, lady !

Ici lieutenant Whiskey pour les humains, vous me recevez ? Over.

Lieutenant Whiskey

Je répète, ici lieutenant Whiskey (Whiskey – Hotel – India – Sierra – Kilo – Echo – Yankee) vous recevez ? Mouais, grosse déception, vous n’avez toujours pas réussi à craquer le code. Mais je garde espoir ! Un jour, un être supérieur y arrivera, forcément. C’est quand même pas si compliqué, bordel ! Tout est dans mon regard, je vous dis.

Anyway… D’ici là, je vais me servir de cet espace comme d’un journal de bord, pour y déposer mes pensées, mes ressentis, mes colères du moment. Oh oui, surtout mes colères ! Ça me permettra de garder une certaine santé psychologique. Mais que dis-je ? Obligé de parler qu’à des quadrupèdes quand on a une intelligence hors normes, il n’y a rien de plus aliénant.

Pour l’humain qui arrivera à me comprendre, je me présente : je suis le lieutenant Whiskey de l’Armée de terre des Cent moutons, border collie de 4 ans, beau, habile, brillant. Franco-écossais d’origine, je sers dignement mes humains et je les transforme petit à petit en bons petits soldats. Ma méthode est simple et efficace : le sport. Ils aiment ça, mes humains.

Comme je ne peux pas leur parler directement, car ils ne sont pas aussi remarquables que moi, je suis obligé de faire recours à des stratagèmes des plus élaborées. Faire systématiquement semblant de vouloir pisser, par exemple. Pour qu’ils me sortent et qu’ils se bougent. Ça marche toujours. Ou bien, ramener sans cesse une baballe. Ah, les baballes, je like ça, les baballes ! Sinon, leur sauter dans les bras quand ils s’apprêtent à sortir, en faisant les yeux doux. Pour qu’ils m’amènent aussi. Les résultats fluctuent, je n’ai pas encore trouvé une méthode universelle. Mais je teste, sans cesse, je teste.

Quand mes humains ne sont pas là (car ça travaille, les humains) je passe mon temps avec ma colocataire Loulou. Elle ne provient pas d’une race supérieure comme moi, c’est un pauvre bouledogue français, dépourvu de jugeote. Tout ce qu’elle sait faire c’est manger, péter, roter, et faire des léchouilles aux humains à longueur de journée. Bizarrement, ils ont l’air d’apprécier ce comportement déviant et bien rigoler avec elle. Bon, à mon avis, ils se foutent pas mal de sa gueule, car ils l’appellent « le coussin péteur ». Personnellement, je n’aimerais pas une telle qualification. Mais ça n’a pas l’air de la déranger, elle. A cause de sa stupidité, je suppose.

Bon, c’est pas que je m’ennuie avec vous, mais je suis assez pressé, j’ai des choses à faire. But I’ll be back 😉 Garde à vous !