10 choses que tu fais à la salle de sport qui trahissent ton background de runner

Mon humaine dit souvent que running is not enough. Peut être parce qu’elle adore soulever de la fonte, en plus de courir. Ce sont deux choses bien complémentaires, mais, à choisir, je sais qu’elle préférerait s’enfermer à la salle de sport et transpirer les machines et les poids libres à longueur de journée. Elle court surtout pour me faire plaisir et je trouve ça très touchant.

Pour lui faire plaisir à mon tour, je m’applique à compter ses reps quand elle fait ses séances de renforcement musculaire dans le jardin ou dans le parc avec moi. Ou sur la plage. Bref, peu importe. Des fois, je vais jusqu’à me laisser utiliser comme poids pour ses squats et ses fentes. Même si c’est super inconfortable.

Par contre, elle se fout ouvertement de la gueule des runners qu’elle croise à la salle.  Elle dit qu’il y a dix signes qui montrent que tu es un runner, qui te trahissent à la salle. Je ne comprends pas tout, mais je laisse ça là pour toi, au cas où.

  1. Tu ne vas à la salle que quand il fait vraiment moche. Ou froid. Ou qu’il pleut des cordes. Ou il y a une pluie de météorites. Bref, presque jamais, quoi.
  2. Tu squates le tapis pendant des heures. D’ailleurs c’est la seule machine qui t’intéresse. Et que tu connais sur le bout des doigts.
  3. Tu portes ta Garmin sur le tapis. Et tu la regardes systématiquement. Puis ça bipe tous les kilomètres, bien évidemment. En fait, tu n’enlève jamais, ta Garmin. Je ne sais pas pourquoi elle se moque de ça, elle n’enlève jamais sa Garmin non plus. Même la nuit, même sous la douche. Et elle vérifie le nombre de pas entre le salon et les toilettes.
  4. Tu te plains de ne pas pouvoir t’entraîner à l’extérieur. Pendant que tu cours sur tapis, of course.
  5. Tu fais tes bicep curls avec des poids de 4 kilos et t’en souffres. Demain, tu auras, évidemment des courbatures de malade. Tu pourras à peine viser ta bouche avec ta cuillère en mangeant tes flocons d’avoine.
  6. Tu portes ton short par dessus ton legging. Ridicule, même moi je le sais 😀 Si la fashion police te trouve, tu prends perpette.
  7. Tu as la souplesse d’un manche de balais. Dans le cours de stretching dans lequel tu as atterri par pur hasard, tu es le seul à ne pas pouvoir toucher ses orteils en se penchant.
  8. Tu n’es jamais à court de souffle dans les cours collectifs. Bah oui, ton endurance est au top, mine de rien. Courir, ça a ses avantages.
  9. Tu as fait 7 pompes et tu t’es écroulé. Zéro endurance musculaire, même si tu es capable de faire des sorties longues de 2h30 deux fois par semaine. On te demande de faire une traction pour te faire chier ?
  10. Tu as déjà pensé à inviter tes potes runners pour courir sur les tapis d’à côté. Ça te manque, une belle sortie de groupe, pas vrai ?

Alors, tu t’es reconnu dans cette liste ? Tu fais partie des coureurs pur-sang ou est-ce que tu aimes varier les plaisir avec du renforcement musculaire ?

En tout cas, dès que tu bouges de ton canapé, tu peux en être fier quoi qu’il en soit. Et tu es, sans doute, un copain.

Whiskey

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Les 3+1 phases de l’entrainement au canicross

On me demande souvent comment j’ai fait pour commencer à courir avec mon humaine. Si je lui ai appris des choses particulières avant de me lancer dans cette belle aventure. Si elle a été réceptive dès le début. Si moi je l’ai été aussi. Et comment on a fait, tout simplement, pour s’habituer à courir ensemble et à s’entendre d’un simple regard 🙂

Se mettre au canicross, c’est forcément franchir patiemment les étapes essentielles  

Eh bien, après vous avoir expliqué les 10 commandements du dog running, de mon humble point de vue, je vais vous donner aussi mes secrets pour débuter le canicross, étape par étape. Parce que je suis généreux, that’s why ;)

Pour moi il existent 3 étapes fondamentales dans ce processus. Ce n’est peut être pas le cas de tout le monde et je vous invite à me dire si vous vous retrouvez là-dedans, mais mon expérience s’appuie dessus et je la partage avec vous telle quelle.

Première étape : l’apprivoisement

Cette étape est indispensable pour les jeunes chiots, mais aussi pour les chiens que vous  adoptez à l’âge adulte. Il suffit de commencer à lui montrer le matériel à la maison, petit à petit, pour qu’il chien s’habitue avec et qu’il n’en ait pas peur. Vous pouvez même lui mettre le harnais, pour lui montrer quelle sensation cela lui fera plus tard. Inutile de vous dire que tout cela doit se faire en douceur et sans lui faire peur. Si vous voulez vous mettre au bikejoring, lui présenter le vélo est une étape importante. D’abord en statique, après en roulant, afin qu’il s’habitue aux bruits qu’il peut faire et à le voir en mouvement.

Quand le chien aura à peu près 9 mois, vous pouvez commencer à vous entraîner en « free » c’est à dire que votre binôme s’habituera à courir avec vous mais en toute liberté, sans matériel aucun, juste pour prendre goût à cette activité, sans dépasser 20-25 minutes d’entraînement à chaque fois. De cette manière, il gagnera en force et endurance. C’est à ce moment-là que vous devriez lui apprendre à toujours courir devant vous et ne pas vous faire des croche-pattes 😀 Oui, moi j’en faisais à mon humaine, j’ai réussi à la renverser plus d’une fois, d’ailleurs.

Petit à petit, vous pouvez introduire des courtes phases de canicross, où le chien court avec le matériel et attaché à vous, mais pour des distances courtes, de 300-500 mètres. L’idéal serait que ces entrainements se fassent dans un endroit que votre chien aime bien, comme un parc, une forêt, près d’un lac. De cette manière, il pourra associer cette activité à quelque chose de positif et fun.

Deuxième étape : mûrir et faire mûrir l’amour

Cette phase devrait coïncider avec l’arrivée du chien à l’âge d’un an ou à peu près 3 mois après l’adoption du chien adulte. C’est à ce moment-là qu’on commence à faire des sorties plus longues, mais sans jamais dépasser 20-25 minutes. De moins c’est ce qui s’est passé dans mon cas. Je pense que vous pouvez vous adapter au tempérament de votre chien, mais l’essentiel est de ne pas en faire trop et s’arrêter pendant qu’il a encore envie de continuer.

Always leave them wanting more n’est pas valable seulement dans le cas du stand-up. Pour nous aussi, c’est important de nous laisser un goût d’inachevé à la fin d’une séance au lieu d’en faire trop et nous soûler 😉

Troisième étape : le go, go, go

Elle arrive quand votre chiot aura à peu près un an et demi, ou quand votre chien adopté adulte fait déjà partie de la famille depuis au moins 6 mois. Là vous pouvez vous lâcher. Courir avec un chien qui tire, quel bonheur ! Prenez toujours en compte les envies et capacités de votre équipe comme un tout, sans pousser trop, surtout si vous n’avez pas un objectif de course dès le départ – et personnellement je pense que c’est mieux, car cela demande du temps pour les débutants de se coordonner et se comprendre. Ne vous mettez pas la pression et profitez de votre complicité grandissante.

Vous pouvez facilement faire des sorties de 6-8 km, voire plus si vous sentez la motivation. Tenez juste compte du fait qu’au début, il vaut mieux privilégier la qualité d’une sortie. Après, vous allez en manger, des kilomètres. Et plus vous en faites, mieux votre binôme va fonctionner, je vous le garanti.

Mais commencer le canicross est aussi et surtout une histoire d’amour et de détail 

Bonus, l’étape 4 : travailler la technique

C’est le moment où l’on travaille les détailles. Qui, comme tous les détails, font la différence. Maintenant que vous avez les bases et que vous avez compris comment être à l’aise, mettre à l’aise votre compagnon et surtout comment être en sécurité pendant vos sorties de canicross, vous pouvez creuser et améliorer vos performances avec quelques éléments importants.

Comment dépasser un autre binôme ? Quand et comment raccourcir la laisse, courir avec la longe dans la main peut sembler facile, mais ne l’est pas tout le temps avec un chien qui tire. Comment attaquer une montée, comment gérer la vitesse dans une descente ? Comment ralentir le rythme quand vous en avez besoin ? Comment motiver votre chien et comment vous motiver vous-mêmes ? Vous allez découvrir tout ça ensemble au fur et à mesure des sorties et des kilomètres enchaînés.

Je ne dis pas que ces étapes s’appliquent à tout le monde, mais, de manière générale, elles vous permettront de vous repérez, si vous souhaitez vous lancer dans cette belle expérience commune. Le plus important est de passer un bon moment de complicité et de partage avec votre binôme et de tester les choses à votre façon. Il n’y a pas de recette universelle pour le bonheur 😀

Je t’aime d’amour, Shark !

Mon cœur est pris, les gars ! Plus de place pour des amourettes d’été, je suis raid dingue d’une jolie créature exotique, bien poilue, comme je les aime, avec un caractère de requin, comme son nom l’indique.

Regardez-moi cette beauté !

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Un mélange de border collie et de Wonder Dog, je fonds complètement. En plus, elle est tout à fait mon genre : aventurière est intrépide, ma belle n’a pas froid aux yeux. Elle traverse le monde avec son humaine, Maria. Elles se nourrissent de péripéties, de rencontres et d’eau turquoise. Pour suivre leurs aventures, vous pouvez allez voir leur Instagram  ou leur blog, TheTropicalDog. Mais attention, ça vous donnera envie de voyager avec votre chien !

Et quand son humaine parle de mon humaine et de moi sur son blog, je pense qu’il n’y a plus de doute, on va se marier sur une plage en Grèce. Allez, je vais préparer mon nœud pap’ 😉

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On parle de moi en Roumanie (1’15)

Mon humaine n’est pas née en France. Elle est ce qu’on appelle une immigrée. Un peu comme mes ancêtres venus d’Ecosse. Sauf qu’elle vient d’un pays un peu moins stylé que celui du Whiskey, par contre hihi. Ou de moins c’est ce que j’ai pu comprendre des blagues sur les roumains 😀

En tout cas, chez elle, nous sommes déjà connus ! Internationalement, voyons. Les plus célèbres sportifs autochtones, nous rendent hommage. Il s’agit des amis de 321 Sport qui motivent les roumains à se lancer dans la course à pied et qui font des super documentaires pour vous faire découvrir le monde à travers ses marathons : Discover the World through its Marathons.

Je vous laisse avec ce joli reportage en anglais mouhaha 🙂 On parle de moi à la minute 1’15 🙂

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Mon humaine a fait le semi-marathon de Bordeaux

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Ces humains et leur vision nocturne ! Cela fait plus d’une semaine que la mienne est rentrée de Bordeaux, où elle a fait sa première course de nuit et elle n’arrête pas d’en parler, comme si c’était extraordinaire. Moi je n’y étais pas, mais c’était par choix ! Il ne faut pas exagérer, je ne mange que 2 fois par jour et les humains ont eu la bonne idée de le programmer à 20h, l’heure de mon dîner!

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En tout cas, je ne regrette pas d’être resté sous la flotte, à Paris : il paraît que la course soit sans beaucoup d’intérêt. Déjà, le départ ne se fait pas par vagues, donc les humains restent collés, le nez dans les fesses de celui d’en face, pendant des kilomètres.

D’après ce que je sache, ce n’est pas vraiment comme ça que les humains aiment faire connaissance. Moi, j’aurais adoré cette expérience, mais pas mon humaine. En plus, les grands coureurs comme moi savent qu’il est normal que les gens aient des gaz parfois, quand ils courent. A Bordeaux ça devait été super agréable, ça doit sentir le canelé 😀

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Mon humaine n’arrête pas de râler en parlant de nids de poules sur le parcours. Qu’est-ce que j’aurais aimé voir ces poules ! Je parie qu’on aurait bien rigolé ensemble ! Enfin, surtout moi 🙂

Il paraît aussi que certaines parties du parcours passaient sur des petites routes sans bitume, à la périphérie de la ville, qu’elle avait du mal à respirer, tellement ils avançaient tous dans un nuage de poussière. Et que c’est justement à cet endroit que les organisateurs ont choisi de mettre un ravito ! Eh bien, je ne vois pas pourquoi elle se plaint encore, moi je serais ravi qu’on m’attende avec de la bouffe sur la route, même si elle est pleine de boue ! Non mais oh !

Ce qui était bizarre aussi, c’est que j’ai cru comprendre que la course n’était pas donnée, et, pourtant, au début comme à la fin, j’ai vu les photos, ils s’habillaient tous avec d’étonnant sacs poubelles… La fashion police ne participe pas à des semi-marathons, hein !

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La ville, par contre, est vraiment très jolie. Et la voir au coucher du soleil est pas mal du tout. Je suis déjà allé à Bordeaux, il y a de ça 7 ou 8 années de chien. Mon plus beau souvenir c’est qu’en passant devant le miroir d’eau, j’ai vu un chien absolument magnifique, j’en ai eu le souffle coupé, jusqu’à ce que je réalise que c’était moi 😀

L’humaine était dégoûtée, parce que le village du marathon et du semi était installé justement sur le miroir d’eau cette année, donc elle n’a pas pu faire les jolies photos dont elle rêvait.

En tout cas, les courses de nuit ne sont pas vraiment pour elle et je lui ai suggéré d’acheter des lunette infrarouge si jamais elle veut en refaire une 😀