Connaissez-vous le vocabulaire de canicross ?

Le canicross est un sport d’équipe. Pour que les choses fonctionnent, les deux coéquipiers devraient parler la même langue. Et, par là, je ne veux pas dire qu’il faut que je m’applique pour comprendre les commandes que mon humaine me crie en roumain et faire appel à Google Trad pour savoir si je dois aller à gauche ou à droite, mais surtout qu’avant de commencer à pratiquer ce sport plus sérieusement, il faut apprendre à son humain une série de mots dont on se servira ensemble sur les parcours.

En ce qui nous concerne, nous avons notre propre lexique, mais savais-tu qu’il existe un vocabulaire international du canicross ? Tout en anglais, évidemment, mais je te mets ici les commandes, au cas où, un jour, tu aurais envie de les apprendre. Ou seulement par pure curiosité et pouvoir frimer devant tes copains canicrosseurs.

Gee : tourner à droite
Haw : tourner à gauche
Straight on : continuer tout droit, en faisant abstraction des routes s’ouvrant sur le côté
Come gee : tourner à droite dans un virage serré en forme de U
Come haw : tourner à gauche dans un virage serré en forme de U
Easy : aller moins vite
Pick it up : plus vite
Gee over : se ranger sur le côté droit de la route
Haw over : se ranger sur le côté droit de la route
Hike : en route
On by : pour dépasser un obstacle ou un autre coureur sans s’en laisser distraire
Ready : pour se tenir prêt
Up front : pour maintenir la tension dans la ligne de trait
Whoa : pour s’arrêter

Ce que je te conseille, surtout, est d’utiliser les mots que tu veux et que tu trouves les plus adaptés pour votre binôme. Mais, globalement, les commandes énumérées plus haut sont les cas de figures avec lesquels vous pouvez être confrontés en situation réelle et en compétition. Commence par apprendre la droite et la gauche, le stop et le go et ça ira déjà pas mal.

Certains chiens (comme moi) ont plus de facilités à apprendre des commandes que d’autres. Personnellement, j’ai un vocabulaire plus riche que certains humains que j’ai rencontrés. Mais pour d’autres, c’est un peu plus difficile, c’est pour ça que le mieux est de garder les choses simples. Si tu as besoin d’aide, tu trouveras de nombreuses vidéos explicatives sur Youtube.

Sur ce, je te dis à plus, j’ai quelques mots à apprendre en mandarin pour impressionner une pékinoise.

Whiskey

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10 choses que tu fais à la salle de sport qui trahissent ton background de runner

Mon humaine dit souvent que running is not enough. Peut être parce qu’elle adore soulever de la fonte, en plus de courir. Ce sont deux choses bien complémentaires, mais, à choisir, je sais qu’elle préférerait s’enfermer à la salle de sport et transpirer les machines et les poids libres à longueur de journée. Elle court surtout pour me faire plaisir et je trouve ça très touchant.

Pour lui faire plaisir à mon tour, je m’applique à compter ses reps quand elle fait ses séances de renforcement musculaire dans le jardin ou dans le parc avec moi. Ou sur la plage. Bref, peu importe. Des fois, je vais jusqu’à me laisser utiliser comme poids pour ses squats et ses fentes. Même si c’est super inconfortable.

Par contre, elle se fout ouvertement de la gueule des runners qu’elle croise à la salle.  Elle dit qu’il y a dix signes qui montrent que tu es un runner, qui te trahissent à la salle. Je ne comprends pas tout, mais je laisse ça là pour toi, au cas où.

  1. Tu ne vas à la salle que quand il fait vraiment moche. Ou froid. Ou qu’il pleut des cordes. Ou il y a une pluie de météorites. Bref, presque jamais, quoi.
  2. Tu squates le tapis pendant des heures. D’ailleurs c’est la seule machine qui t’intéresse. Et que tu connais sur le bout des doigts.
  3. Tu portes ta Garmin sur le tapis. Et tu la regardes systématiquement. Puis ça bipe tous les kilomètres, bien évidemment. En fait, tu n’enlève jamais, ta Garmin. Je ne sais pas pourquoi elle se moque de ça, elle n’enlève jamais sa Garmin non plus. Même la nuit, même sous la douche. Et elle vérifie le nombre de pas entre le salon et les toilettes.
  4. Tu te plains de ne pas pouvoir t’entraîner à l’extérieur. Pendant que tu cours sur tapis, of course.
  5. Tu fais tes bicep curls avec des poids de 4 kilos et t’en souffres. Demain, tu auras, évidemment des courbatures de malade. Tu pourras à peine viser ta bouche avec ta cuillère en mangeant tes flocons d’avoine.
  6. Tu portes ton short par dessus ton legging. Ridicule, même moi je le sais 😀 Si la fashion police te trouve, tu prends perpette.
  7. Tu as la souplesse d’un manche de balais. Dans le cours de stretching dans lequel tu as atterri par pur hasard, tu es le seul à ne pas pouvoir toucher ses orteils en se penchant.
  8. Tu n’es jamais à court de souffle dans les cours collectifs. Bah oui, ton endurance est au top, mine de rien. Courir, ça a ses avantages.
  9. Tu as fait 7 pompes et tu t’es écroulé. Zéro endurance musculaire, même si tu es capable de faire des sorties longues de 2h30 deux fois par semaine. On te demande de faire une traction pour te faire chier ?
  10. Tu as déjà pensé à inviter tes potes runners pour courir sur les tapis d’à côté. Ça te manque, une belle sortie de groupe, pas vrai ?

Alors, tu t’es reconnu dans cette liste ? Tu fais partie des coureurs pur-sang ou est-ce que tu aimes varier les plaisir avec du renforcement musculaire ?

En tout cas, dès que tu bouges de ton canapé, tu peux en être fier quoi qu’il en soit. Et tu es, sans doute, un copain.

Whiskey

J’ai testé la laisse Lishinu

Ma passion pour le dog running est presque aussi grande que la passion de mon humaine pour les accessoires. Que ce soit pour elle ou pour moi, elle adore les nouveaux gadgets pour la course à pied, le canicross et le fitness. D’ailleurs son salaire part souvent en fumée et équipement sportif 😀

Nous avons récemment eu l’occasion de tester un nouveau concept de laisse de canicross, qui est la plus petite laisse hands free (ou mains libres si vous préférez) du monde. Ce système a été crée il y a deux ans et j’ai trouvé l’idée bien originale, car elle permet aux humains de courir avec nous ou nous balader autrement.

Une laisse de canicross mains libres – une bonne nouvelle pour notre pratique sportive ?

Comment fonctionne la laisse Lishinu ? Tout d’abord, si vous vous demandez, ça se prononce comme « leash in you » et le concept est tout à fait là : une laisse qui fait partie de l’humain, une prolongation de son corps, si on veut. Et pour le fonctionnement, eh bien c’est simple : l’humaine accroche à son poignet un bracelet en néoprène, bien doux et bien ergonomique. Sur ce bracelet, une bobine de corde très résistante qui fait 3 mètres au total et qui se rétracte ou qui avance à mon rythme.

Le système est compété par une partie élastique, spécialement conçue pour limiter les à coups et ne pas faire du mal aux articulations de l’humaine lors de mes accélérations inattendues. Cette partie est aussi réfléchissante, ce qui est sympa quand on court le soir ou tôt le matin, on peut nous voir de loin. Et, aussi, c’est assorti à tous les vêtements fluo de l’humaine.

Un mécanisme de sécurité permet à l’humaine de stopper de manière nette mes élans et ça marche aussi avec un mouvement sec du poignet, ce qui est plutôt intuitif pour les humains. Si besoin, le bracelet, qui est fixé à l’aide d’un scratch,  peut être enlevé d’un seul geste, car, soyons honnête, la sécurité passe avant tout.

L’idée de cette nouvelle laisse est née en Slovenie, quand son créateur a vécu une expérience plutôt angoissante : il a perdu son chien ! Je n’ai jamais perdu mon humaine, personnellement, mais je ne voudrais pas être à la place de ce pauvre clébs qui a été seul, désespéré et affamé pendant 4 jours avant d’être retrouvé.  Alors là, je veux bien croire que par la suite il a préféré rester attaché à son humain à travers cette corde rétractable. Au moins de cette façon il a la liberté de bouger comme il veut, mais ne peut pas trop s’éloigner de son humain quand même.

Pour les balades et les randonnées, cette laisse Lishinu est juste parfaite

L’humaine a l’air apprécier un peu moins que moi ce nouveau joujou pour le canicross. Elle dit qu’il est vachement plus chouette en balade. Et avec Loulou. Pour me rendre jaloux, je crois. Bon, je peux comprendre que mon caractère impulsif ne soit pas vraiment compatible avec une laisse qui me donne beaucoup de liberté. De son point de vue, je veux dire. Car pour moi, c’est un pur bonheur 😀

Mais ce qu’elle expliquait à ses copines passionnées par notre sport également, est que le moment où je commence à tirer quand la corde est complétement tendue est assez surprenant, car, avec les laisses de canicross classiques, le point de pression est au niveau du bassin, alors qu’avec la laisse Lishinu, il est au niveau du poignet, donc elle a moins de stabilité et un centre de gravité moins bas. C’est peut être juste une question d’habitude ou de gainage ?

Ce qu’elle a vraiment apprécié par contre est la légèreté de ce système et la liberté de mouvement qu’il lui offre. La longueur de la longe est plus importante que sur nos autres équipements et j’en suis ravi. Il n’y a rien de plus emmerdant que de vouloir sentir un buisson duquel l’humaine ne veut pas s’approcher. Eh bien avec cette laisse je n’ai plus ce problème.

Je pense tout de même qu’avec un chien moins grand ou en tout cas plus docile, cette laisse est un vrai bonheur. Car l’humaine l’a testé avec Loulou aussi et elle a été plus que ravie. D’ailleurs, bien plus qu’après l’avoir utilisée avec moi… Je n’aime pas ça, mais je comprends que les esprits rebelles comme le mien ne peuvent pas être apprivoisés avec des outils aussi simples. La laisse a été testée et validée avec des chiens qui font jusqu’à 30 kilos, apparemment et je n’en suis pas loin haha. Eh oui, madame, belle bête !

Et vous, que pensez-vous de ce modèle de laisse ? Si le sujet vous intéresse, sur notre Instagram il y a un concours jusqu’au dimanche 1er octobre, pour vous en faire gagner deux. N’hésitez pas à me donner votre avis 😉

 

Les 3+1 phases de l’entrainement au canicross

On me demande souvent comment j’ai fait pour commencer à courir avec mon humaine. Si je lui ai appris des choses particulières avant de me lancer dans cette belle aventure. Si elle a été réceptive dès le début. Si moi je l’ai été aussi. Et comment on a fait, tout simplement, pour s’habituer à courir ensemble et à s’entendre d’un simple regard 🙂

Se mettre au canicross, c’est forcément franchir patiemment les étapes essentielles  

Eh bien, après vous avoir expliqué les 10 commandements du dog running, de mon humble point de vue, je vais vous donner aussi mes secrets pour débuter le canicross, étape par étape. Parce que je suis généreux, that’s why ;)

Pour moi il existent 3 étapes fondamentales dans ce processus. Ce n’est peut être pas le cas de tout le monde et je vous invite à me dire si vous vous retrouvez là-dedans, mais mon expérience s’appuie dessus et je la partage avec vous telle quelle.

Première étape : l’apprivoisement

Cette étape est indispensable pour les jeunes chiots, mais aussi pour les chiens que vous  adoptez à l’âge adulte. Il suffit de commencer à lui montrer le matériel à la maison, petit à petit, pour qu’il chien s’habitue avec et qu’il n’en ait pas peur. Vous pouvez même lui mettre le harnais, pour lui montrer quelle sensation cela lui fera plus tard. Inutile de vous dire que tout cela doit se faire en douceur et sans lui faire peur. Si vous voulez vous mettre au bikejoring, lui présenter le vélo est une étape importante. D’abord en statique, après en roulant, afin qu’il s’habitue aux bruits qu’il peut faire et à le voir en mouvement.

Quand le chien aura à peu près 9 mois, vous pouvez commencer à vous entraîner en « free » c’est à dire que votre binôme s’habituera à courir avec vous mais en toute liberté, sans matériel aucun, juste pour prendre goût à cette activité, sans dépasser 20-25 minutes d’entraînement à chaque fois. De cette manière, il gagnera en force et endurance. C’est à ce moment-là que vous devriez lui apprendre à toujours courir devant vous et ne pas vous faire des croche-pattes 😀 Oui, moi j’en faisais à mon humaine, j’ai réussi à la renverser plus d’une fois, d’ailleurs.

Petit à petit, vous pouvez introduire des courtes phases de canicross, où le chien court avec le matériel et attaché à vous, mais pour des distances courtes, de 300-500 mètres. L’idéal serait que ces entrainements se fassent dans un endroit que votre chien aime bien, comme un parc, une forêt, près d’un lac. De cette manière, il pourra associer cette activité à quelque chose de positif et fun.

Deuxième étape : mûrir et faire mûrir l’amour

Cette phase devrait coïncider avec l’arrivée du chien à l’âge d’un an ou à peu près 3 mois après l’adoption du chien adulte. C’est à ce moment-là qu’on commence à faire des sorties plus longues, mais sans jamais dépasser 20-25 minutes. De moins c’est ce qui s’est passé dans mon cas. Je pense que vous pouvez vous adapter au tempérament de votre chien, mais l’essentiel est de ne pas en faire trop et s’arrêter pendant qu’il a encore envie de continuer.

Always leave them wanting more n’est pas valable seulement dans le cas du stand-up. Pour nous aussi, c’est important de nous laisser un goût d’inachevé à la fin d’une séance au lieu d’en faire trop et nous soûler 😉

Troisième étape : le go, go, go

Elle arrive quand votre chiot aura à peu près un an et demi, ou quand votre chien adopté adulte fait déjà partie de la famille depuis au moins 6 mois. Là vous pouvez vous lâcher. Courir avec un chien qui tire, quel bonheur ! Prenez toujours en compte les envies et capacités de votre équipe comme un tout, sans pousser trop, surtout si vous n’avez pas un objectif de course dès le départ – et personnellement je pense que c’est mieux, car cela demande du temps pour les débutants de se coordonner et se comprendre. Ne vous mettez pas la pression et profitez de votre complicité grandissante.

Vous pouvez facilement faire des sorties de 6-8 km, voire plus si vous sentez la motivation. Tenez juste compte du fait qu’au début, il vaut mieux privilégier la qualité d’une sortie. Après, vous allez en manger, des kilomètres. Et plus vous en faites, mieux votre binôme va fonctionner, je vous le garanti.

Mais commencer le canicross est aussi et surtout une histoire d’amour et de détail 

Bonus, l’étape 4 : travailler la technique

C’est le moment où l’on travaille les détailles. Qui, comme tous les détails, font la différence. Maintenant que vous avez les bases et que vous avez compris comment être à l’aise, mettre à l’aise votre compagnon et surtout comment être en sécurité pendant vos sorties de canicross, vous pouvez creuser et améliorer vos performances avec quelques éléments importants.

Comment dépasser un autre binôme ? Quand et comment raccourcir la laisse, courir avec la longe dans la main peut sembler facile, mais ne l’est pas tout le temps avec un chien qui tire. Comment attaquer une montée, comment gérer la vitesse dans une descente ? Comment ralentir le rythme quand vous en avez besoin ? Comment motiver votre chien et comment vous motiver vous-mêmes ? Vous allez découvrir tout ça ensemble au fur et à mesure des sorties et des kilomètres enchaînés.

Je ne dis pas que ces étapes s’appliquent à tout le monde, mais, de manière générale, elles vous permettront de vous repérez, si vous souhaitez vous lancer dans cette belle expérience commune. Le plus important est de passer un bon moment de complicité et de partage avec votre binôme et de tester les choses à votre façon. Il n’y a pas de recette universelle pour le bonheur 😀