Nous sommes tous des super-héros

Un super-héro a des super-pouvoirs, une double identité et un costume moulant, n’est-ce pas ? Un peu comme les humains qui font du sport, je dirais. Ah si, si, c’est même sûr ! Des super-pouvoirs ? Vous les avez vu se surpasser pour battre un RP, atteindre un nouvel objectif improbable, prendre de la masse maigre ou résister à un burger quand ce n’est pas le jour du cheat meal ? Double identité : il suffit de voir comment ils se transforment quand ils enfilent les baskets. Employé sérieux le jour et dingo qui court de nuit avec une frontale de retour chez eux. Et pour le costume moulant et fluo, même pas la peine que j’argumente !

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Mes humains sont mes super-héros

Mes humains, je les aime plus que tout. Ils sont géniaux et gentils et mes meilleurs amis. Ils sont capables de faire des choses incroyables. Par exemple ils transforment d’un seul geste une commande en friandise. Ils font apparaître des friandise partout, je voudrais bien avoir ce super pouvoir aussi !

Ils travaillent toute la journée et ils trouvent quand même l’énergie de m’amener courir, de jouer avec moi dans le jardin et de me faire des papouilles. Ils organisent leur vie et la mienne aussi, en un clin d’œil. Ils ont du courage, de la volonté, de l’abnégation. De la force de caractère et de la force physique aussi, héhé. Du mordant. Du peps. De l’envie de faire bouger les choses, ne serait-ce qu’un peu. De faire sourire, de faire rêver.

Moi-même, je suis un super-chien 

Pour des humains aussi exceptionnels, il fallait bien un chien exceptionnel. Sans jouer le modeste, je connais mes qualités et mes défauts et je sais surtout ce que mon humaine dit de moi. Elle est sage, mon humaine.

Même si parfois je suis une « sale bête » elle ne me remplacerait pour aucune autre. Je sais lui remonter le morale quand ça ne va pas, je lui fais les meilleurs câlins du monde et lui lèche le visage avec tant d’amour que même la pire des journées se transforme en super journée quand elle me retrouve.

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Pour ces raisons, ensemble nous formons une super-équipe de super-héros. Des partners in crime, des acolytes liés pour la vie. Nous combattons le Mal et nos ennemies (les miens sont souvent imaginaires, ce qui les rend encore plus dangereux) et on essaye de faire régner le Bien dans ce monde qui est parfois déroutant. Mais, ensemble, on a déjà un bon repère.

Un peu comme tous les humains avec leurs super-toutous, qui lient des amitiés et des partenariats solides pour se protéger mutuellement et combattre tout ce qui empêche le bonheur, la joie et la bonne humeur.

Mon rôle dans nôtre équipe est de protéger mon humaine, de l’aider à lutter contre ses démons et ceux extérieurs, de la motiver pour qu’elle reste la Wonder Woman qu’en tant que femme, elle est obligée d’être. Et, comme toutes les femmes, elle y arrive très bien 🙂

Pour marquer cette épiphanie que j’ai eu un jour pendant ma sieste, le blog fait peau neuve. Tout comme nos comptes Instagram, Facebook et Twitter 🙂 Notre super-logo est fait par notre amie Marine Delvaux, une jeune artiste super-talentueuse que vous pouvez découvrir via son site ou ses réseaux sociaux.

Je voulais marquer le moment pour vous dire que vous êtes tous des super-héros, n’en doutez jamais, on est toujours le super-héro de quelqu’un, l’inspiration de son voisin, la source de bonne humeur de son pote, l’inépuisable fontaine d’amour pour qui a de la chance.

Nous sommes tous des super-héros et ce blog est dédié aux super-héros du quotidien, à vous tous et à vos super-toutous. Cheers !

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Compte rendu du canicross de Darnétal, ou comment j’ai eu une course pour moi tout seul

Le canicross de Darnétal, je l’attendais avec impatience depuis que mon humaine nous a inscrits tous les deux il y a quelques semaines, comme elle l’avait prévu pour cette rentrée. C’est notre ami Sébastien des Canipirates qui lui avait parlé de cette course et, comme ça lui trottait dans la tête depuis un moment, elle s’est dit que ce sera l’occasion de faire un weekend bien sympa et sportif en Normandie. Que pourrais-je demander de plus ?

Un weekend canicross qu’avec les humains, c’est vraiment le rêve 

Voilà donc comment samedi je prenais la voiture avec les humains. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, la voiture est cette boî-boîte magique dans laquelle l’humain se met devant une petite roue qu’il tourne à droite et à gauche et qui nous fait arriver dans des endroits magnifiques comme la plage, la campagne ou la Normandie. Moi je pose ma tête sur son épaule et j’essaie de penser bien fort à la mer, parce que c’est là que j’aime le plus aller. Des fois ça marche, des fois ça marche pas. C’est comme ça, les boîtes magiques.

Je partais tout seul avec les humains, ce qui est assez curieux, parce que Le coussin péteur est toujours dans les parages quand on part, mais pas là. Ça m’a fait me poser quand même la question de si ce n’était pas encore une ruse pour me ramener chez le véto, mais ils avaient des valises, je me suis donc dit qu’ils ne comptaient quand même pas camper chez lui.

Nous avons passé un bon samedi à Rouen, à visiter le centre historique, la Cathédrale, le Gros Horologe et le bûcher de Jeanne D’Arc. Quand j’ai entendu ce qui était arrivé à cette pauvre fille à l’endroit où l’on se trouvait, j’ai vite levé la patte et j’ai pissé agrémentent sur ce bûcher ! J’ai toujours rêvé de faire pompier et c’était la bonne occasion. Sauf que j’arrivais avec quelques siècles de retard. Mais bon, si j’y étais en 1431…

Le lendemain matin, une fois que les humains avaient pris leur petit déjeuner et que moi non (c’est quoi cette barbarie, les gars, sérieux ? Ne pas manger avant une course est un supplice, mais bon, apparemment c’est important…) on remontait dans la boîte magique, et on arrivait cette fois-ci dans les bois.

Une fois sur place, l’humaine m’a amené au retrait du dossard. Un gentil monsieur a cherché ma puce pendant 5 bonnes minutes avant de se rendre compte que son appareil était éteint 😀 Après quelques autres détails administratifs à régler (présenter un certificat médical pour l’humaine et mon carnet de vaccinations) on arborait fiers notre dossard. Il était à peine 9h du matin, le caniVTT démarrait à 10h et le canicross à 11h.

Sur un panneau, les heures de départ de chacun étaient affichés. Pour nous, c’était 11:30. Notez bien ce détail, c’est important 😀 

Un canicross en VIP c’est une expérience que je n’avais pas encore vécue 

On avait donc plus de deux heures à tuer avant notre départ. Le temps était pourri, il pleuvait à nouveau. Nous nous sommes un peu baladés dans le village du canicross, parlé à nos amis et puis on a décidé de retourner à la voiture et patienter sagement. Deux épisodes de The Walking Dead plus tard, nous étions bel et bien en condition de courir. Moi j’adore cette série, il y a des rôdeurs – mordeurs là-dedans et je suis trop fan de leur côté mordant 😀 Pour ne pas dire que le Bois Roule dans lequel on se trouvait ressemble beaucoup à quelques lieux du tournage.

Mais revenons à nos moutons. Oh, moutons ! J’aime les moutons ! Vers 10h50 on était près de la ligne de départ, car on n’avait plus de temps pour un autre épisode et on avait hâte de partir. Mais bon, 40 minutes d’attente, on s’occupe comme on peut. On a regardé les départs et on s’extasiait sur la vitesse de certains duos. Mon humaine qui trouve tous les chiens très beaux était au paradis. Le temps ne passait pas aussi vite qu’on aurait voulu et 11h30 était encore bien loin.

 

L’humaine a été épatée par l’arrivée d’Antony Le Moigne, le champion mondial de canicross et, éblouis par les autres participants arrivant à toute vitesse, on est enfin allés se poster sur la ligne de départ à 11h30. Sauf que, surprise, les copains, le 11:30 sur le fichu panneau ne voulait pas dire 11h30, mais 11 minutes et 30 secondes après le premier départ. Euuuh super, mais c’est pas du tout ce que l’humaine avait compris. Alors, va expliquer à l’organisation que tu es tête en l’air et tu n’as pas pigé la subtilité de la chose.

On nous a d’abord proposé de prendre le départ sur le canicross court, mais il était 2 heures plus tard et on devait absolument rentrer sur Paris assez vite. La deuxième option était de partir d’aussitôt et faire le parcours que nous deux 😀 En mode VIP. Accompagnés par 2 VTTs pour nous montrer le parcours qui n’était déjà plus balisé 🙂 En courant dans les bois, je me demandais s’il y avait une chance de croiser des rôdeurs morts-vivants et si oui, est-ce que j’allais pouvoir courir encore plus vite ou j’étais bel et bien à mon max ?

J’ai couru en mode Hannibal Lecter, muselé lui aussi car mordeur 😀 Oui, bon, d’accord, j’ai un caractère de petit diablotin, dont je vous parlerai par ailleurs, et mon humaine préfère quand je n’ai pas les crocs à l’air et à disposition pour chiquer les ennemis.

En tout cas, ça a été bien chouette, car le parcours était super. Ça commençait par un virage serré à droite, une descente assez abrupte, avec des racines et des pierres couvertes par des feuilles humides, donc assez technique. On enchaînait avec une super montée qui m’a un peu cassé les pattes, à tel point que l’humaine a dû sortir le joker du « go, go, go » vers la fin quand j’avais la flemme de la traîner. Le chemin tournait après dans les bois, le décor était à couper le souffle et les odeurs de terre humide et de feuilles jaunes, hypnotisante. Je serais bien resté renifler tout ça un peu plus, mais on était pressés.

J’ai passé un très bon moment sur cette course, même si j’aurais préféré la faire avec d’autres chien, hein, l’humaine ! La prochaine fois c’est moi qui lirai les affiches 😉

Et vous, avez-vous déjà participé à ce canicross ? Je ne vous demande pas si vous aussi vous vous êtes trompés dans l’heure de départ parce que ça c’est déjà moins probable 😀

J’ai testé la laisse Lishinu

Ma passion pour le dog running est presque aussi grande que la passion de mon humaine pour les accessoires. Que ce soit pour elle ou pour moi, elle adore les nouveaux gadgets pour la course à pied, le canicross et le fitness. D’ailleurs son salaire part souvent en fumée et équipement sportif 😀

Nous avons récemment eu l’occasion de tester un nouveau concept de laisse de canicross, qui est la plus petite laisse hands free (ou mains libres si vous préférez) du monde. Ce système a été crée il y a deux ans et j’ai trouvé l’idée bien originale, car elle permet aux humains de courir avec nous ou nous balader autrement.

Une laisse de canicross mains libres – une bonne nouvelle pour notre pratique sportive ?

Comment fonctionne la laisse Lishinu ? Tout d’abord, si vous vous demandez, ça se prononce comme « leash in you » et le concept est tout à fait là : une laisse qui fait partie de l’humain, une prolongation de son corps, si on veut. Et pour le fonctionnement, eh bien c’est simple : l’humaine accroche à son poignet un bracelet en néoprène, bien doux et bien ergonomique. Sur ce bracelet, une bobine de corde très résistante qui fait 3 mètres au total et qui se rétracte ou qui avance à mon rythme.

Le système est compété par une partie élastique, spécialement conçue pour limiter les à coups et ne pas faire du mal aux articulations de l’humaine lors de mes accélérations inattendues. Cette partie est aussi réfléchissante, ce qui est sympa quand on court le soir ou tôt le matin, on peut nous voir de loin. Et, aussi, c’est assorti à tous les vêtements fluo de l’humaine.

Un mécanisme de sécurité permet à l’humaine de stopper de manière nette mes élans et ça marche aussi avec un mouvement sec du poignet, ce qui est plutôt intuitif pour les humains. Si besoin, le bracelet, qui est fixé à l’aide d’un scratch,  peut être enlevé d’un seul geste, car, soyons honnête, la sécurité passe avant tout.

L’idée de cette nouvelle laisse est née en Slovenie, quand son créateur a vécu une expérience plutôt angoissante : il a perdu son chien ! Je n’ai jamais perdu mon humaine, personnellement, mais je ne voudrais pas être à la place de ce pauvre clébs qui a été seul, désespéré et affamé pendant 4 jours avant d’être retrouvé.  Alors là, je veux bien croire que par la suite il a préféré rester attaché à son humain à travers cette corde rétractable. Au moins de cette façon il a la liberté de bouger comme il veut, mais ne peut pas trop s’éloigner de son humain quand même.

Pour les balades et les randonnées, cette laisse Lishinu est juste parfaite

L’humaine a l’air apprécier un peu moins que moi ce nouveau joujou pour le canicross. Elle dit qu’il est vachement plus chouette en balade. Et avec Loulou. Pour me rendre jaloux, je crois. Bon, je peux comprendre que mon caractère impulsif ne soit pas vraiment compatible avec une laisse qui me donne beaucoup de liberté. De son point de vue, je veux dire. Car pour moi, c’est un pur bonheur 😀

Mais ce qu’elle expliquait à ses copines passionnées par notre sport également, est que le moment où je commence à tirer quand la corde est complétement tendue est assez surprenant, car, avec les laisses de canicross classiques, le point de pression est au niveau du bassin, alors qu’avec la laisse Lishinu, il est au niveau du poignet, donc elle a moins de stabilité et un centre de gravité moins bas. C’est peut être juste une question d’habitude ou de gainage ?

Ce qu’elle a vraiment apprécié par contre est la légèreté de ce système et la liberté de mouvement qu’il lui offre. La longueur de la longe est plus importante que sur nos autres équipements et j’en suis ravi. Il n’y a rien de plus emmerdant que de vouloir sentir un buisson duquel l’humaine ne veut pas s’approcher. Eh bien avec cette laisse je n’ai plus ce problème.

Je pense tout de même qu’avec un chien moins grand ou en tout cas plus docile, cette laisse est un vrai bonheur. Car l’humaine l’a testé avec Loulou aussi et elle a été plus que ravie. D’ailleurs, bien plus qu’après l’avoir utilisée avec moi… Je n’aime pas ça, mais je comprends que les esprits rebelles comme le mien ne peuvent pas être apprivoisés avec des outils aussi simples. La laisse a été testée et validée avec des chiens qui font jusqu’à 30 kilos, apparemment et je n’en suis pas loin haha. Eh oui, madame, belle bête !

Et vous, que pensez-vous de ce modèle de laisse ? Si le sujet vous intéresse, sur notre Instagram il y a un concours jusqu’au dimanche 1er octobre, pour vous en faire gagner deux. N’hésitez pas à me donner votre avis 😉

 

Je suis dans PlanetDogMag

Quand on rencontre des journalistes passionnés, on se sent vite à l’aise pour raconter sa vie. Ou, de moins, c’est l’impression que j’ai, suite à une autre expérience médiatique. Eh oui, mon humaine a eu encore l’occasion de s’exprimer sur notre relation et nos aventures et cette fois-ci elle l’a fait sur 6 pages rien que pour nous !

Il paraît que je fais le buzz sur Instagram

Mais ne me demandez pas ce que ça veut dire, faire le buzz, parce que je n’en sais rien. C’est PlanetDogMag qui me l’a appris. Et dire que j’étais célèbre dans mon voisinage et que je n’étais même pas au courant ! En tout cas, vous comprendrez peut-être mieux que moi de quoi il s’agit, je vous laisse découvrir le sujet dans cet article. On parle de moi de la page 26 à 31 😉

Les jolies photos qui illustrent l’article sont prises par ma copine Lola Ledoux 🙂 J’ai déjà compris pourquoi elle fait le buzz, elle 😀 Bonne lecture !

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Les 3+1 phases de l’entrainement au canicross

On me demande souvent comment j’ai fait pour commencer à courir avec mon humaine. Si je lui ai appris des choses particulières avant de me lancer dans cette belle aventure. Si elle a été réceptive dès le début. Si moi je l’ai été aussi. Et comment on a fait, tout simplement, pour s’habituer à courir ensemble et à s’entendre d’un simple regard 🙂

Se mettre au canicross, c’est forcément franchir patiemment les étapes essentielles  

Eh bien, après vous avoir expliqué les 10 commandements du dog running, de mon humble point de vue, je vais vous donner aussi mes secrets pour débuter le canicross, étape par étape. Parce que je suis généreux, that’s why ;)

Pour moi il existent 3 étapes fondamentales dans ce processus. Ce n’est peut être pas le cas de tout le monde et je vous invite à me dire si vous vous retrouvez là-dedans, mais mon expérience s’appuie dessus et je la partage avec vous telle quelle.

Première étape : l’apprivoisement

Cette étape est indispensable pour les jeunes chiots, mais aussi pour les chiens que vous  adoptez à l’âge adulte. Il suffit de commencer à lui montrer le matériel à la maison, petit à petit, pour qu’il chien s’habitue avec et qu’il n’en ait pas peur. Vous pouvez même lui mettre le harnais, pour lui montrer quelle sensation cela lui fera plus tard. Inutile de vous dire que tout cela doit se faire en douceur et sans lui faire peur. Si vous voulez vous mettre au bikejoring, lui présenter le vélo est une étape importante. D’abord en statique, après en roulant, afin qu’il s’habitue aux bruits qu’il peut faire et à le voir en mouvement.

Quand le chien aura à peu près 9 mois, vous pouvez commencer à vous entraîner en « free » c’est à dire que votre binôme s’habituera à courir avec vous mais en toute liberté, sans matériel aucun, juste pour prendre goût à cette activité, sans dépasser 20-25 minutes d’entraînement à chaque fois. De cette manière, il gagnera en force et endurance. C’est à ce moment-là que vous devriez lui apprendre à toujours courir devant vous et ne pas vous faire des croche-pattes 😀 Oui, moi j’en faisais à mon humaine, j’ai réussi à la renverser plus d’une fois, d’ailleurs.

Petit à petit, vous pouvez introduire des courtes phases de canicross, où le chien court avec le matériel et attaché à vous, mais pour des distances courtes, de 300-500 mètres. L’idéal serait que ces entrainements se fassent dans un endroit que votre chien aime bien, comme un parc, une forêt, près d’un lac. De cette manière, il pourra associer cette activité à quelque chose de positif et fun.

Deuxième étape : mûrir et faire mûrir l’amour

Cette phase devrait coïncider avec l’arrivée du chien à l’âge d’un an ou à peu près 3 mois après l’adoption du chien adulte. C’est à ce moment-là qu’on commence à faire des sorties plus longues, mais sans jamais dépasser 20-25 minutes. De moins c’est ce qui s’est passé dans mon cas. Je pense que vous pouvez vous adapter au tempérament de votre chien, mais l’essentiel est de ne pas en faire trop et s’arrêter pendant qu’il a encore envie de continuer.

Always leave them wanting more n’est pas valable seulement dans le cas du stand-up. Pour nous aussi, c’est important de nous laisser un goût d’inachevé à la fin d’une séance au lieu d’en faire trop et nous soûler 😉

Troisième étape : le go, go, go

Elle arrive quand votre chiot aura à peu près un an et demi, ou quand votre chien adopté adulte fait déjà partie de la famille depuis au moins 6 mois. Là vous pouvez vous lâcher. Courir avec un chien qui tire, quel bonheur ! Prenez toujours en compte les envies et capacités de votre équipe comme un tout, sans pousser trop, surtout si vous n’avez pas un objectif de course dès le départ – et personnellement je pense que c’est mieux, car cela demande du temps pour les débutants de se coordonner et se comprendre. Ne vous mettez pas la pression et profitez de votre complicité grandissante.

Vous pouvez facilement faire des sorties de 6-8 km, voire plus si vous sentez la motivation. Tenez juste compte du fait qu’au début, il vaut mieux privilégier la qualité d’une sortie. Après, vous allez en manger, des kilomètres. Et plus vous en faites, mieux votre binôme va fonctionner, je vous le garanti.

Mais commencer le canicross est aussi et surtout une histoire d’amour et de détail 

Bonus, l’étape 4 : travailler la technique

C’est le moment où l’on travaille les détailles. Qui, comme tous les détails, font la différence. Maintenant que vous avez les bases et que vous avez compris comment être à l’aise, mettre à l’aise votre compagnon et surtout comment être en sécurité pendant vos sorties de canicross, vous pouvez creuser et améliorer vos performances avec quelques éléments importants.

Comment dépasser un autre binôme ? Quand et comment raccourcir la laisse, courir avec la longe dans la main peut sembler facile, mais ne l’est pas tout le temps avec un chien qui tire. Comment attaquer une montée, comment gérer la vitesse dans une descente ? Comment ralentir le rythme quand vous en avez besoin ? Comment motiver votre chien et comment vous motiver vous-mêmes ? Vous allez découvrir tout ça ensemble au fur et à mesure des sorties et des kilomètres enchaînés.

Je ne dis pas que ces étapes s’appliquent à tout le monde, mais, de manière générale, elles vous permettront de vous repérez, si vous souhaitez vous lancer dans cette belle expérience commune. Le plus important est de passer un bon moment de complicité et de partage avec votre binôme et de tester les choses à votre façon. Il n’y a pas de recette universelle pour le bonheur 😀

Mon histoire de cardiaque

Bonjour, je m’appelle Loulou et je suis cardiaque. J’adore casser l’ambiance comme ça, en mode Alcooliques Anonymes. Je suis née avec une déformation du cœur, qui aurait pu m’amener à une mort prématurée, si je n’avais pas fait craquer mon humaine. Mais comme je suis une petite maline et que j’ai appris très tôt à faire usage de mon charme naturel, je m’en sors plutôt pas mal, hein !

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Etre un coussin péteur cardiaque, ce n’est pas chose facile, je vous le dit

Je suis née dans un élevage de bergers allemands, dans l’Indre et Loire. Très classe, l’Indre et Loire, pas vrai ? Oui ok, mais je suis une aristocrate, avec un nom à particule ! Ah oui je (me la) pète. Ma maman était un peu âgée et elle s’apprêtait à prendre sa retraite sur le marché de la reproduction. Je suis sa dernière progéniture et, visiblement, pas la plus réussie. Fille unique, comme mon humaine, je pense qu’elle a vite accroché avec mon côté « sale gosse » qu’on retrouve chez elle aussi 😀

Mon sort était scellé, car personne ne veut d’un toutou qui risque de clamser à n’importe quel moment et l’éleveur ne pouvais pas se permettre de me garder : j’aurais été inutile à la reproduction. Un peu cruel comme jugement, mais j’ai vite appris que la vie est injuste.  Il faut croire que je suis quand même née sous une bonne étoile, car un jour, deux humaines sont venues visiter l’élevage et ma vie a changé. L’une d’entre elles était la nièce de l’éleveur, l’autre, mon humaine.

Elle venait pour voir les bergers allemands, car elle aime beaucoup cette race et sa copine lui avait proposé de venir jouer avec les petits lorsqu’elle passait un weekend en famille pas loin de l’élevage. Mais elle est tombée sur moi et quand on lui a raconté mon histoire, j’ai vu des larmes monter dans ses yeux. Je me suis dit que c’était mon jour de chance, car un humain sensible est un humain à garder.

J’ai tout de suite pris la plus triste et malheureuse des têtes que je pouvais et les puppy eyes que je m’entraînais à faire pour ce jour précisément.

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Il faut dire que je suis super craquante, donc elle a même oublié les bébés bergers allemands qu’elle était venue voir et elle a passé son temps avec moi seulement. J’ai vite compris qu’elle n’allait pas partir sans moi. Sauf qu’elle avait, apparemment, déjà un chien à la maison et ça ne plaisait pas beaucoup à la fille unique en moi. Mais c’était ça ou la mort, donc bon, le choix est vite fait 😀

Quelques heures plus tard, j’embarquais dans une voiture qui sentait le fauve et j’écoutais cette étrange humaine expliquer au téléphone à son humain à elle qu’elle ne rentrait pas les mains vides. Je les ai bien remplies peu après, d’ailleurs, parce que j’ai été bien malade en voiture 😀 Comme ça, elle a vite compris à quel point je suis une créature délicate et élégante 🙂

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Qu’est-ce que ça veut dire, être cardiaque, au quotidien ? Eh bien pas grand chose, à vrai dire. Je suis asymptomatique pour l’instant. Tant mieux ? Oui et non. Le problème est là, mon cœur biscornu peut lâcher quand bon lui semble. Je fatigue assez vite et je ne respire pas toujours bien, mais le véto dit que ça peut être une caractéristique des bouledogues français. Et encore, je n’ai pas le museau aussi écrasé que d’autres !

Pour renforcer ce muscle tordu qui bat dans ma poitrine, mon humaine essaie de me garder en forme avec de l’exercice régulier, mais pas de haute intensité, me nourrir  bien et me rendre heureuse 🙂

J’ai peut-être un cœur fragile, mais je n’apprécie pas qu’on me traite comme une malade.

Alors ça, c’est niet. Ok, ça n’empêche mon humaine de parfois me traiter comme si j’étais de porcelaine.

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Entre des problèmes cardiaques et une patte cassée à 4 mois qui m’a valu une opération de 3 heures et des mois d’immobilisation, je n’étais pas le prototype du chiot classique. Elle m’a un peu pourri gâtée, disent les jaloux. Et ils n’ont pas tort, mais ça m’arrange. On m’a toléré plus de conneries qu’à Whiskey et j’en suis ravie. D’autant plus que je sais pertinemment qu’elle préfère les gros chiens. Oui je suis un petit gabarit, mais j’ai un gros caractère. Si si, je t’assure, le mien est plus gros que le tien.

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Mes humains sont les meilleurs humains du monde et même ce con de Whiskey est cool, malgré son caractère de petit soldat. On joue bien tous les deux. Je lui pique ses affaires, pour l’emmerder, mais il est comme un frère pour moi. Je pense qu’on pourrait dire que j’ai eu de la chance parce que je suis entourée de beaucoup d’amour et de joie. Je ne sais de quoi demain sera fait, mais quoi qu’il en soit, je vis ma vie à pleine vitesse et je la croque à pleines dents. Et je vous conseille de faire de même, que vous soyez cardiaque ou pas.

Le doga, vous connaissez ?

L’humaine est bien drôle quand elle s’y met ! A peu près fois par semaine elle sort un tapis et se met par terre dans des posture bizarres, mais suffisamment basses pour qu’avec Loulou on arrive à lui faire des léchouilles sur le visage 😀

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Des fois elle nous incorpore dans ces étirements ridicules et c’est plutôt drôle. Qui aurait cru que c’est un sport ? Inspiré du yoga, ce doga est un mélange de mouvements doux et maintien de postures rigolotes pour décompresser et passer un bon moment avec son humain. Perso, je pensais qu’elle faisait l’imbécile pour nous faire plaisir et jouer avec nous, mais on dirait bien que d’autres humains s’intéressent à la question.

Il y en a qui ont écrit des livres là-dessus et d’autres, comme Emmène ton chienLe guide wouafement bien pour les vacances avec votre chien, qui ont fait toute une interview de mon humaine à propos du doga 🙂 Pour le découvrir, c’est par ici !

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Je vous expliquerai plus en détail comment tout ça se passe au quotidien, parce que j’ai l’impression qu’elle n’a pas la même version des faits que moi, mais pour l’instant je vous laisse découvrir l’article et aussi probablement l’existence du doga 😀

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Say my name, say my name

On me demande souvent pourquoi je m’appelle Whiskey. Pour une réponse exacte, il faudrait scruter de près le subconscient de mes humains, mais je peux vous raconter, en tout cas, ce qu’ils m’ont dit là-dessus – oui, moi-même je me demandais, hein !

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Ma vie de chien a commencé sans un nom précis, dans une fratrie de 6. « Chez un particulier » dit souvent mon humaine lorsqu’on lui demande, pour faire la différence avec « chez un éleveur » apparemment. Je ne sais pas trop ce que ça change, personnellement, mais ma coloc Loulou (le coussin péteur) vient, elle, d’un élevage et a un nom à particule. Donc mis à part faire un peu prout-prout, je ne vois pas la différence 😀

En tout cas, ce particulier-là ne nous avait pas donné de noms. Et mes humains, quand ils sont venus me chercher, n’en avaient choisi un non plus. Enfin, ils avaient plusieurs pistes et attendaient voir ma personnalité pour se décider. C’était l’année des « I », mais disons qu’ils s’en fichent un peu des normes. Ceci dit, j’ai failli quand même m’appeler Indy parce qu’ils sont fans d’Indiana Jones 😀

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Nous, les chiens, on entend mieux la lettre « i » que les autres, donc mes humains auraient bien aimé trouver des  prénoms avec cette lettre pour être sûrs que j’entends bien mon nom lorsqu’ils m’appellent. Le premier jour de mon arrivée à la maison, j’avais, paraît-il, un air bien confus, comme si j’avais bien fait la fête avant de les rejoindre 😀 C’est probablement parce que j’avais fait mes vaccins juste avant, mais bon, les humains ont un humour bien à eux.

Je ne sais pas lequel des deux a proposé « Whiskey. » Il y a bien deux sons « i » dedans, on est d’accord ? Mais il paraît que la couleur de mes yeux les ait inspirés aussi. Comme on ne perçoit pas les couleurs de la même manière, je ne sais pas si c’est vrai. Mais la plupart des humains semble se mettre d’accord là-dessus, donc j’y crois.

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De plus, les border collies viennent de la frontière entre l’Ecosse et l’Angleterre (border = frontière, collie = nom générique des chiens de berger) pays de la liqueur qui porte le même nom que moi. Donc ça faisait aussi référence à mes origines, soit disant en passant. 

Voilà comment je me suis retrouvé avec un nom d’alcoolo, au lieux d’un nom de sportif. Mais ça me plaît bien, car ça plaît à mes humains. Et j’aime bien que ça les fasse rire en soirée, quand ils me crient « Hé, Whiskey ! A la tienne ! » 😀

 

Et si on exportait le canicross ?

Mon humaine me fait des infidélités. Je l’ai senti de loin, avec l’odeur qu’elle a ramené sur ses vêtements, l’odeur de ce petit chien qui pue de la gueule. J’ai passé de longues minutes à la renifler sous toutes les coutures pour mieux connaître ce morveux avec lequel elle a passé du temps pendant ses vacances. Quelle enflure !

Elle a essayé de se justifier, la traîtresse, en m’expliquant qu’elle l’a fait pour nous. Mon cul, oui ! a été ma première réponse (justifiée).  Mais, ensuite, elle m’a raconté tout sur lui : c’est son premier chien qu’elle a été obligée de laisser chez ses parents. Et ce, depuis 11 ans. Je vous raconterai tout sur ce Micha un jour, quand mon énervement aura passé. A la fin de l’histoire, il me faisait de la peine, ce vieux clébard, elle doit lui manquer atrocement.

Enfin, bref. Avec Micha, donc, elle est partie à l’encontre d’une jeune et dynamique team de sportifs et influenceurs roumains, 321 sport, car elle a ce rêve fou, de faire connaître notre sport, le canicross, dans son pays d’origine.

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321 sport sont connus dans le monde entier grâce à leurs documentaires sur les marathons auxquels ils participent sur tous les continents. Discover the world through its marathons est une série qui présente chaque marathon auquel ils sont allés et vous allez voir que ça donne envie !

Ils ont voulu tout savoir sur le canicross, donc mon humaine leur a tout raconté sur moi, sur notre équipement, sur nos débuts et nos projets. L’interview dure une vingtaine de minutes et c’est en roumain, mais pour vous le résumer, ça dit que je suis génial, que le canicross est génial et qu’il faut absolument l’exporter en Roumanie !

D’ailleurs mon humaine et ses amis de 321 sport s’en occupent en ce moment même ! Ce qui veut dire que peut-être, bientôt, j’irai courir dans son pays (et n’en faire qu’une bouchée de ce Micha) 😀 En tout cas, je serai la star locale, ça c’est sûr. Il n’y a pas plus beau que moi dans ce pays, mon humaine me l’a confirmé.

Je vous dirai comment mon plan avance, je pars préparer la munition au cas où, j’ai des choses à faire !

Je suis une bête. Une bête sauvage. Une bête de course

Dans le monde du canicross, il y a quelques copains que j’affectionne tout particulièrement. Comme Lupo, par exemple. Vous pouvez voir à quel point c’est un beau gosse sur son compte Instagram ou sur le blog de son humaine qui partage avec passion des conseils, des comptes rendus de ses courses et des portraits de sportifs.

lupo

Loulou a rencontré ce grand sportif à la Wamiz Run et elle n’arrêtait plus: « Oh, Lupo il est trop beau ! Oh, Lupo, il est trop fort ! Oh, Lupo il court si vite ! Et il aboie encore plus fort que toi ».  Je lui ai dit d’aller molo sur les compliments, la cocotte, sinon je l’enverrai vivre chez Lupo.

Son humaine, qui s’appelle Lo, m’a posé quelques questions auxquelles j’ai été ravi de répondre. Je ne sais pas pour quelle raison, les gens s’adressent d’habitude plutôt à mon humaine, alors qu’elle n’a pas forcément des choses plus intéressantes à dire que moi ! Eh bien, pas Lo. Et ça m’a fait plaisir.

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