Nous sommes tous des super-héros

Un super-héro a des super-pouvoirs, une double identité et un costume moulant, n’est-ce pas ? Un peu comme les humains qui font du sport, je dirais. Ah si, si, c’est même sûr ! Des super-pouvoirs ? Vous les avez vu se surpasser pour battre un RP, atteindre un nouvel objectif improbable, prendre de la masse maigre ou résister à un burger quand ce n’est pas le jour du cheat meal ? Double identité : il suffit de voir comment ils se transforment quand ils enfilent les baskets. Employé sérieux le jour et dingo qui court de nuit avec une frontale de retour chez eux. Et pour le costume moulant et fluo, même pas la peine que j’argumente !

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Mes humains sont mes super-héros

Mes humains, je les aime plus que tout. Ils sont géniaux et gentils et mes meilleurs amis. Ils sont capables de faire des choses incroyables. Par exemple ils transforment d’un seul geste une commande en friandise. Ils font apparaître des friandise partout, je voudrais bien avoir ce super pouvoir aussi !

Ils travaillent toute la journée et ils trouvent quand même l’énergie de m’amener courir, de jouer avec moi dans le jardin et de me faire des papouilles. Ils organisent leur vie et la mienne aussi, en un clin d’œil. Ils ont du courage, de la volonté, de l’abnégation. De la force de caractère et de la force physique aussi, héhé. Du mordant. Du peps. De l’envie de faire bouger les choses, ne serait-ce qu’un peu. De faire sourire, de faire rêver.

Moi-même, je suis un super-chien 

Pour des humains aussi exceptionnels, il fallait bien un chien exceptionnel. Sans jouer le modeste, je connais mes qualités et mes défauts et je sais surtout ce que mon humaine dit de moi. Elle est sage, mon humaine.

Même si parfois je suis une « sale bête » elle ne me remplacerait pour aucune autre. Je sais lui remonter le morale quand ça ne va pas, je lui fais les meilleurs câlins du monde et lui lèche le visage avec tant d’amour que même la pire des journées se transforme en super journée quand elle me retrouve.

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Pour ces raisons, ensemble nous formons une super-équipe de super-héros. Des partners in crime, des acolytes liés pour la vie. Nous combattons le Mal et nos ennemies (les miens sont souvent imaginaires, ce qui les rend encore plus dangereux) et on essaye de faire régner le Bien dans ce monde qui est parfois déroutant. Mais, ensemble, on a déjà un bon repère.

Un peu comme tous les humains avec leurs super-toutous, qui lient des amitiés et des partenariats solides pour se protéger mutuellement et combattre tout ce qui empêche le bonheur, la joie et la bonne humeur.

Mon rôle dans nôtre équipe est de protéger mon humaine, de l’aider à lutter contre ses démons et ceux extérieurs, de la motiver pour qu’elle reste la Wonder Woman qu’en tant que femme, elle est obligée d’être. Et, comme toutes les femmes, elle y arrive très bien 🙂

Pour marquer cette épiphanie que j’ai eu un jour pendant ma sieste, le blog fait peau neuve. Tout comme nos comptes Instagram, Facebook et Twitter 🙂 Notre super-logo est fait par notre amie Marine Delvaux, une jeune artiste super-talentueuse que vous pouvez découvrir via son site ou ses réseaux sociaux.

Je voulais marquer le moment pour vous dire que vous êtes tous des super-héros, n’en doutez jamais, on est toujours le super-héro de quelqu’un, l’inspiration de son voisin, la source de bonne humeur de son pote, l’inépuisable fontaine d’amour pour qui a de la chance.

Nous sommes tous des super-héros et ce blog est dédié aux super-héros du quotidien, à vous tous et à vos super-toutous. Cheers !

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Compte rendu du canicross de Darnétal, ou comment j’ai eu une course pour moi tout seul

Le canicross de Darnétal, je l’attendais avec impatience depuis que mon humaine nous a inscrits tous les deux il y a quelques semaines, comme elle l’avait prévu pour cette rentrée. C’est notre ami Sébastien des Canipirates qui lui avait parlé de cette course et, comme ça lui trottait dans la tête depuis un moment, elle s’est dit que ce sera l’occasion de faire un weekend bien sympa et sportif en Normandie. Que pourrais-je demander de plus ?

Un weekend canicross qu’avec les humains, c’est vraiment le rêve 

Voilà donc comment samedi je prenais la voiture avec les humains. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, la voiture est cette boî-boîte magique dans laquelle l’humain se met devant une petite roue qu’il tourne à droite et à gauche et qui nous fait arriver dans des endroits magnifiques comme la plage, la campagne ou la Normandie. Moi je pose ma tête sur son épaule et j’essaie de penser bien fort à la mer, parce que c’est là que j’aime le plus aller. Des fois ça marche, des fois ça marche pas. C’est comme ça, les boîtes magiques.

Je partais tout seul avec les humains, ce qui est assez curieux, parce que Le coussin péteur est toujours dans les parages quand on part, mais pas là. Ça m’a fait me poser quand même la question de si ce n’était pas encore une ruse pour me ramener chez le véto, mais ils avaient des valises, je me suis donc dit qu’ils ne comptaient quand même pas camper chez lui.

Nous avons passé un bon samedi à Rouen, à visiter le centre historique, la Cathédrale, le Gros Horologe et le bûcher de Jeanne D’Arc. Quand j’ai entendu ce qui était arrivé à cette pauvre fille à l’endroit où l’on se trouvait, j’ai vite levé la patte et j’ai pissé agrémentent sur ce bûcher ! J’ai toujours rêvé de faire pompier et c’était la bonne occasion. Sauf que j’arrivais avec quelques siècles de retard. Mais bon, si j’y étais en 1431…

Le lendemain matin, une fois que les humains avaient pris leur petit déjeuner et que moi non (c’est quoi cette barbarie, les gars, sérieux ? Ne pas manger avant une course est un supplice, mais bon, apparemment c’est important…) on remontait dans la boîte magique, et on arrivait cette fois-ci dans les bois.

Une fois sur place, l’humaine m’a amené au retrait du dossard. Un gentil monsieur a cherché ma puce pendant 5 bonnes minutes avant de se rendre compte que son appareil était éteint 😀 Après quelques autres détails administratifs à régler (présenter un certificat médical pour l’humaine et mon carnet de vaccinations) on arborait fiers notre dossard. Il était à peine 9h du matin, le caniVTT démarrait à 10h et le canicross à 11h.

Sur un panneau, les heures de départ de chacun étaient affichés. Pour nous, c’était 11:30. Notez bien ce détail, c’est important 😀 

Un canicross en VIP c’est une expérience que je n’avais pas encore vécue 

On avait donc plus de deux heures à tuer avant notre départ. Le temps était pourri, il pleuvait à nouveau. Nous nous sommes un peu baladés dans le village du canicross, parlé à nos amis et puis on a décidé de retourner à la voiture et patienter sagement. Deux épisodes de The Walking Dead plus tard, nous étions bel et bien en condition de courir. Moi j’adore cette série, il y a des rôdeurs – mordeurs là-dedans et je suis trop fan de leur côté mordant 😀 Pour ne pas dire que le Bois Roule dans lequel on se trouvait ressemble beaucoup à quelques lieux du tournage.

Mais revenons à nos moutons. Oh, moutons ! J’aime les moutons ! Vers 10h50 on était près de la ligne de départ, car on n’avait plus de temps pour un autre épisode et on avait hâte de partir. Mais bon, 40 minutes d’attente, on s’occupe comme on peut. On a regardé les départs et on s’extasiait sur la vitesse de certains duos. Mon humaine qui trouve tous les chiens très beaux était au paradis. Le temps ne passait pas aussi vite qu’on aurait voulu et 11h30 était encore bien loin.

 

L’humaine a été épatée par l’arrivée d’Antony Le Moigne, le champion mondial de canicross et, éblouis par les autres participants arrivant à toute vitesse, on est enfin allés se poster sur la ligne de départ à 11h30. Sauf que, surprise, les copains, le 11:30 sur le fichu panneau ne voulait pas dire 11h30, mais 11 minutes et 30 secondes après le premier départ. Euuuh super, mais c’est pas du tout ce que l’humaine avait compris. Alors, va expliquer à l’organisation que tu es tête en l’air et tu n’as pas pigé la subtilité de la chose.

On nous a d’abord proposé de prendre le départ sur le canicross court, mais il était 2 heures plus tard et on devait absolument rentrer sur Paris assez vite. La deuxième option était de partir d’aussitôt et faire le parcours que nous deux 😀 En mode VIP. Accompagnés par 2 VTTs pour nous montrer le parcours qui n’était déjà plus balisé 🙂 En courant dans les bois, je me demandais s’il y avait une chance de croiser des rôdeurs morts-vivants et si oui, est-ce que j’allais pouvoir courir encore plus vite ou j’étais bel et bien à mon max ?

J’ai couru en mode Hannibal Lecter, muselé lui aussi car mordeur 😀 Oui, bon, d’accord, j’ai un caractère de petit diablotin, dont je vous parlerai par ailleurs, et mon humaine préfère quand je n’ai pas les crocs à l’air et à disposition pour chiquer les ennemis.

En tout cas, ça a été bien chouette, car le parcours était super. Ça commençait par un virage serré à droite, une descente assez abrupte, avec des racines et des pierres couvertes par des feuilles humides, donc assez technique. On enchaînait avec une super montée qui m’a un peu cassé les pattes, à tel point que l’humaine a dû sortir le joker du « go, go, go » vers la fin quand j’avais la flemme de la traîner. Le chemin tournait après dans les bois, le décor était à couper le souffle et les odeurs de terre humide et de feuilles jaunes, hypnotisante. Je serais bien resté renifler tout ça un peu plus, mais on était pressés.

J’ai passé un très bon moment sur cette course, même si j’aurais préféré la faire avec d’autres chien, hein, l’humaine ! La prochaine fois c’est moi qui lirai les affiches 😉

Et vous, avez-vous déjà participé à ce canicross ? Je ne vous demande pas si vous aussi vous vous êtes trompés dans l’heure de départ parce que ça c’est déjà moins probable 😀

J’ai testé la laisse Lishinu

Ma passion pour le dog running est presque aussi grande que la passion de mon humaine pour les accessoires. Que ce soit pour elle ou pour moi, elle adore les nouveaux gadgets pour la course à pied, le canicross et le fitness. D’ailleurs son salaire part souvent en fumée et équipement sportif 😀

Nous avons récemment eu l’occasion de tester un nouveau concept de laisse de canicross, qui est la plus petite laisse hands free (ou mains libres si vous préférez) du monde. Ce système a été crée il y a deux ans et j’ai trouvé l’idée bien originale, car elle permet aux humains de courir avec nous ou nous balader autrement.

Une laisse de canicross mains libres – une bonne nouvelle pour notre pratique sportive ?

Comment fonctionne la laisse Lishinu ? Tout d’abord, si vous vous demandez, ça se prononce comme « leash in you » et le concept est tout à fait là : une laisse qui fait partie de l’humain, une prolongation de son corps, si on veut. Et pour le fonctionnement, eh bien c’est simple : l’humaine accroche à son poignet un bracelet en néoprène, bien doux et bien ergonomique. Sur ce bracelet, une bobine de corde très résistante qui fait 3 mètres au total et qui se rétracte ou qui avance à mon rythme.

Le système est compété par une partie élastique, spécialement conçue pour limiter les à coups et ne pas faire du mal aux articulations de l’humaine lors de mes accélérations inattendues. Cette partie est aussi réfléchissante, ce qui est sympa quand on court le soir ou tôt le matin, on peut nous voir de loin. Et, aussi, c’est assorti à tous les vêtements fluo de l’humaine.

Un mécanisme de sécurité permet à l’humaine de stopper de manière nette mes élans et ça marche aussi avec un mouvement sec du poignet, ce qui est plutôt intuitif pour les humains. Si besoin, le bracelet, qui est fixé à l’aide d’un scratch,  peut être enlevé d’un seul geste, car, soyons honnête, la sécurité passe avant tout.

L’idée de cette nouvelle laisse est née en Slovenie, quand son créateur a vécu une expérience plutôt angoissante : il a perdu son chien ! Je n’ai jamais perdu mon humaine, personnellement, mais je ne voudrais pas être à la place de ce pauvre clébs qui a été seul, désespéré et affamé pendant 4 jours avant d’être retrouvé.  Alors là, je veux bien croire que par la suite il a préféré rester attaché à son humain à travers cette corde rétractable. Au moins de cette façon il a la liberté de bouger comme il veut, mais ne peut pas trop s’éloigner de son humain quand même.

Pour les balades et les randonnées, cette laisse Lishinu est juste parfaite

L’humaine a l’air apprécier un peu moins que moi ce nouveau joujou pour le canicross. Elle dit qu’il est vachement plus chouette en balade. Et avec Loulou. Pour me rendre jaloux, je crois. Bon, je peux comprendre que mon caractère impulsif ne soit pas vraiment compatible avec une laisse qui me donne beaucoup de liberté. De son point de vue, je veux dire. Car pour moi, c’est un pur bonheur 😀

Mais ce qu’elle expliquait à ses copines passionnées par notre sport également, est que le moment où je commence à tirer quand la corde est complétement tendue est assez surprenant, car, avec les laisses de canicross classiques, le point de pression est au niveau du bassin, alors qu’avec la laisse Lishinu, il est au niveau du poignet, donc elle a moins de stabilité et un centre de gravité moins bas. C’est peut être juste une question d’habitude ou de gainage ?

Ce qu’elle a vraiment apprécié par contre est la légèreté de ce système et la liberté de mouvement qu’il lui offre. La longueur de la longe est plus importante que sur nos autres équipements et j’en suis ravi. Il n’y a rien de plus emmerdant que de vouloir sentir un buisson duquel l’humaine ne veut pas s’approcher. Eh bien avec cette laisse je n’ai plus ce problème.

Je pense tout de même qu’avec un chien moins grand ou en tout cas plus docile, cette laisse est un vrai bonheur. Car l’humaine l’a testé avec Loulou aussi et elle a été plus que ravie. D’ailleurs, bien plus qu’après l’avoir utilisée avec moi… Je n’aime pas ça, mais je comprends que les esprits rebelles comme le mien ne peuvent pas être apprivoisés avec des outils aussi simples. La laisse a été testée et validée avec des chiens qui font jusqu’à 30 kilos, apparemment et je n’en suis pas loin haha. Eh oui, madame, belle bête !

Et vous, que pensez-vous de ce modèle de laisse ? Si le sujet vous intéresse, sur notre Instagram il y a un concours jusqu’au dimanche 1er octobre, pour vous en faire gagner deux. N’hésitez pas à me donner votre avis 😉

 

Les 3+1 phases de l’entrainement au canicross

On me demande souvent comment j’ai fait pour commencer à courir avec mon humaine. Si je lui ai appris des choses particulières avant de me lancer dans cette belle aventure. Si elle a été réceptive dès le début. Si moi je l’ai été aussi. Et comment on a fait, tout simplement, pour s’habituer à courir ensemble et à s’entendre d’un simple regard 🙂

Se mettre au canicross, c’est forcément franchir patiemment les étapes essentielles  

Eh bien, après vous avoir expliqué les 10 commandements du dog running, de mon humble point de vue, je vais vous donner aussi mes secrets pour débuter le canicross, étape par étape. Parce que je suis généreux, that’s why ;)

Pour moi il existent 3 étapes fondamentales dans ce processus. Ce n’est peut être pas le cas de tout le monde et je vous invite à me dire si vous vous retrouvez là-dedans, mais mon expérience s’appuie dessus et je la partage avec vous telle quelle.

Première étape : l’apprivoisement

Cette étape est indispensable pour les jeunes chiots, mais aussi pour les chiens que vous  adoptez à l’âge adulte. Il suffit de commencer à lui montrer le matériel à la maison, petit à petit, pour qu’il chien s’habitue avec et qu’il n’en ait pas peur. Vous pouvez même lui mettre le harnais, pour lui montrer quelle sensation cela lui fera plus tard. Inutile de vous dire que tout cela doit se faire en douceur et sans lui faire peur. Si vous voulez vous mettre au bikejoring, lui présenter le vélo est une étape importante. D’abord en statique, après en roulant, afin qu’il s’habitue aux bruits qu’il peut faire et à le voir en mouvement.

Quand le chien aura à peu près 9 mois, vous pouvez commencer à vous entraîner en « free » c’est à dire que votre binôme s’habituera à courir avec vous mais en toute liberté, sans matériel aucun, juste pour prendre goût à cette activité, sans dépasser 20-25 minutes d’entraînement à chaque fois. De cette manière, il gagnera en force et endurance. C’est à ce moment-là que vous devriez lui apprendre à toujours courir devant vous et ne pas vous faire des croche-pattes 😀 Oui, moi j’en faisais à mon humaine, j’ai réussi à la renverser plus d’une fois, d’ailleurs.

Petit à petit, vous pouvez introduire des courtes phases de canicross, où le chien court avec le matériel et attaché à vous, mais pour des distances courtes, de 300-500 mètres. L’idéal serait que ces entrainements se fassent dans un endroit que votre chien aime bien, comme un parc, une forêt, près d’un lac. De cette manière, il pourra associer cette activité à quelque chose de positif et fun.

Deuxième étape : mûrir et faire mûrir l’amour

Cette phase devrait coïncider avec l’arrivée du chien à l’âge d’un an ou à peu près 3 mois après l’adoption du chien adulte. C’est à ce moment-là qu’on commence à faire des sorties plus longues, mais sans jamais dépasser 20-25 minutes. De moins c’est ce qui s’est passé dans mon cas. Je pense que vous pouvez vous adapter au tempérament de votre chien, mais l’essentiel est de ne pas en faire trop et s’arrêter pendant qu’il a encore envie de continuer.

Always leave them wanting more n’est pas valable seulement dans le cas du stand-up. Pour nous aussi, c’est important de nous laisser un goût d’inachevé à la fin d’une séance au lieu d’en faire trop et nous soûler 😉

Troisième étape : le go, go, go

Elle arrive quand votre chiot aura à peu près un an et demi, ou quand votre chien adopté adulte fait déjà partie de la famille depuis au moins 6 mois. Là vous pouvez vous lâcher. Courir avec un chien qui tire, quel bonheur ! Prenez toujours en compte les envies et capacités de votre équipe comme un tout, sans pousser trop, surtout si vous n’avez pas un objectif de course dès le départ – et personnellement je pense que c’est mieux, car cela demande du temps pour les débutants de se coordonner et se comprendre. Ne vous mettez pas la pression et profitez de votre complicité grandissante.

Vous pouvez facilement faire des sorties de 6-8 km, voire plus si vous sentez la motivation. Tenez juste compte du fait qu’au début, il vaut mieux privilégier la qualité d’une sortie. Après, vous allez en manger, des kilomètres. Et plus vous en faites, mieux votre binôme va fonctionner, je vous le garanti.

Mais commencer le canicross est aussi et surtout une histoire d’amour et de détail 

Bonus, l’étape 4 : travailler la technique

C’est le moment où l’on travaille les détailles. Qui, comme tous les détails, font la différence. Maintenant que vous avez les bases et que vous avez compris comment être à l’aise, mettre à l’aise votre compagnon et surtout comment être en sécurité pendant vos sorties de canicross, vous pouvez creuser et améliorer vos performances avec quelques éléments importants.

Comment dépasser un autre binôme ? Quand et comment raccourcir la laisse, courir avec la longe dans la main peut sembler facile, mais ne l’est pas tout le temps avec un chien qui tire. Comment attaquer une montée, comment gérer la vitesse dans une descente ? Comment ralentir le rythme quand vous en avez besoin ? Comment motiver votre chien et comment vous motiver vous-mêmes ? Vous allez découvrir tout ça ensemble au fur et à mesure des sorties et des kilomètres enchaînés.

Je ne dis pas que ces étapes s’appliquent à tout le monde, mais, de manière générale, elles vous permettront de vous repérez, si vous souhaitez vous lancer dans cette belle expérience commune. Le plus important est de passer un bon moment de complicité et de partage avec votre binôme et de tester les choses à votre façon. Il n’y a pas de recette universelle pour le bonheur 😀

Les 10 commandements du dog running

Courir avec mon humaine, j’adore ça ! Pour un chien plein d’énergie, comme moi, la voir enfiler ses baskets et m’annoncer une nouvelle sortie running, c’est du pur bonheur. Mais pour que les choses se passent bien, j’ai dû lui apprendre les règles de bon sens du canicross dès le début. Je lui ai même fait apprendre par coeur mes 10 commandements du dog running. D’ailleurs, je les partage avec vous, parce que je suis généreux et surtout parce que je pense qu’il y a certains humains qui devraient revoir ce cours.

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1. Sois patient 

Ou pour le dire plus clairement : ton chien, tu n’engueuleras point, mon ami. Pour moi, c’est la règle numéro 1. Je ne suis pas venu ici pour souffrir, ok ? 😀 J’ai malheureusement vu pas mal d’humains qui ont envie que leur running buddy soit un champion et surtout qu’il le soit tout de suite !

Comme toute bonne chose, tout vient à point à qui sait attendre. Nous mettre la pression ne nous fera pas progresser plus vite. Ou, de moins, pas sans répercussions. J’ai bien envie de croquer les mollets de ceux qui agressent, ne serait-ce que verbalement, leur chien parce qu’il ne va pas assez vite, parce qu’il a fait une petite erreur ou, tout simplement, parce qu’il n’a plus envie de courir.

La passion, comme l’endurance, vient progressivement et il ne faut pas précipiter les choses. Si tu veux faire un podium pour ta prochaine course, mais ton chien vient de commencer le dog running, sors plutôt courir seul. Grade les sorties avec lui pour le plaisir, ou, de moins, dans un premier temps.

On s’est compris ? On répète après moi : Je ne gueulerai plus sur Médor ! Sinon, attention aux mollets 😀

2. Utilise toujours le matériel adapté 

Comme tous les sports, le canicross a son équipement spécifique, qui va aider l’humain, comme le chien, à passer un bon moment et se dépenser en toute sécurité. Et si tu comptes t’y mettre, tu as de la chance, car c’est l’un des sports qui coutent le moins cher.

En plus des baskets adaptées au terrain sur lequel tu vas courir, il suffit de prendre un harnais de traction pour nous, une ceinture ou un baudrier pour vous et une ligne de trait qui nous relie. Tout ce matériel spécifique au canicross peut être acquis pour une petite centaine d’euros. Et c’est suffisant pour débuter.

Surtout, ne cours pas avec un collier ou un harnais fait pour la balade, ils ne sont pas adaptés et on risque de se blesser. Les harnais de canicross se terminent près de l’insertion de la queue, ce qui nous permet de ne pas mettre toute la pression sur la zone lombaire et les cervicales lorsqu’on tire. Et c’est super important.

Un collier ou même un harnais de promenade style Julius K9 peuvent provoquer des lésions musculo-squelettiques et pas que. Cela peut même avoir des répercussions sur le comportement de ton running buddy, car avec le mauvais matériel on ne court pas dans les meilleures conditions que ce soit de point de vue physique ou psychologique.

3. Respecte les autres coureurs
Que ce soit ceux qui n’ont pas de chien ou ceux qui en ont, d’ailleurs. Le respect est la base de toute interaction, ou de moins, c’est comme ça que mes humains m’ont éduqué. Et pourtant, j’en vois pas mal qui ne respectent pas les autres. Ceux qui bousculent, ceux qui ne se laissent pas dépasser, ceux qui dévisagent (enfin, souvent ce n’est pas le visage qu’ils fixent, hein !) ceux qui crachent par terre (beurk!), ceux qui ne ramassent pas les crottes de leur toutous. Ils sont tous sur ma liste.

Quand tu cours avec un chien, tu n’as plus que la responsabilité de tes actes, tu es aussi responsable des siens. Je ne comprenais pas pourquoi mon humaine raccourcie la laisse chaque fois qu’on dépasse quelqu’un ou qu’on croise un coureur qui vient vers nous du sens opposé. Après, j’ai compris qu’il y a des humains qui ont peur de moi. On dirait que je suis impressionnant quand je cours la bouche ouverte et toutes les dents à l’air. Elle ne veut pas qu’on gène les autres et je trouve ça  pas mal.

4. Laisse-moi digérer
Partir courir juste après avoir mangé, ce n’est pas super agréable pour les humains et encore moins pour les chiens. Pour ne pas dire que c’est même très dangereux. Mieux vaut attendre au moins 2 heures avant de partir pour une sortie longue, voir ne pas manger du tout avant une course.

5. Ramasse les crottes, mon petit

Héhé, parlons des choses qui fâchent ! T’aimes bien courir, hein ? T’aimes prendre l’air, profiter d’un bon moment rien qu’à toi et à ton chien, te dépenser ? Et marcher dans une crotte bien fraîche, tu aimes bien aussi ? Eh bien, mon humaine non plus. C’est pour ça qu’elle peste comme ce n’est pas permis quand ça lui arrive. Et je ne veux pas voir mon humaine mécontente, capisci ?

6. Hydrate-toi et n’oublie pas ton chien
Les humains sont constitués à 60% d’eau ? Et bien ça va de même pour nous ! Un chien est censé consommer 60-70ml d’eau par kilo et par jour en temps normal et au moins 100-120ml quand il fait chaud ou qu’il court.

Quand on sort courir, mon humaine me donne à boire avant, après et elle s’arrête pour me donner à boire tous les 4-5 kilomètres de notre parcours. Nous, les chiens, on ne transpire pas, la seule manière de réguler notre température corporelle se fait via la gueule ouverte et lorsqu’on boit de l’eau.

Si tu ne rencontres pas beaucoup de fontaines ou de points d’eau sur ton parcours, prends obligatoirement une bouteille pour ton compagnon canin. Et s’il refuse de boire, car ça arrive parfois, tu peux ajouter à l’eau quelques gouttes de jus de viande. Un peu comme le jus de citron pour les humains, ça donne un peu plus de goût 😀

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7. Commence toujours par une balade
Non, sérieux, j’ai envie de renifler les buissons et chier en toute tranquillité. Après, on fera ce que tu veux. Ça nous permettra de s’échauffer tous les deux et aussi de rester concentrés par la suite. Mon humaine prend toujours le temps en début et en fin de séance pour l’échauffement et le retour au calme et j’apprécie particulièrement ces moments qui ne sont pas des moments de travail pure, mais qui me conditionnent pour ce qui va suivre.

8. Fais des pauses
Tu viens de commencer le canicross ? Ne t’attends pas à ce que ton chien soit tout de suite performant et capable de courir sans arrêt pendant les 25km de ta sortie longue de ce dimanche. Tu te souviens de tes premières sorties running en solitaire ? Tu avais bien envie de cracher tes poumons après quelques centaines de mètres, pas vrai ? Tu regardais sans cesse ta montre et tu t’étonnais de n’avoir fait que 2,4km alors que tu avais l’impression d’en avoir couru au moins 10 ? Eh ben c’est pareil pour nous !

Alors have a break, have a Kit-Kat et vas-y molo. Mon humaine me fais prendre une pause hydratation tous les 4-5 kilomètres pour nos sorties, personnellement je te conseille de t’adapter aux besoins de ton chien. Pour certains, il faut le faire plus souvent que cela. Si tu es à l’écoute de ton partenaire, tu verras assez rapidement quand il a envie de ralentir un peu le rythme et boire un coup.

9. Félicite ton chien
Quand mon humaine me montre qu’elle est fière de moi, j’ai envie de tout donner 😀 Je suis comme ça, j’ai envie de lui faire plaisir. C’est mon rôle à moi et je le prends au sérieux. Et voir qu’elle est contente de moi, rempli de joie et du sentiment de la mission accomplie mon petit cœur de bon soldat.

Je ne dis pas de lui parler constamment, ça peut nous distraire. Mais quand mon regard cherche le sien, j’ai envie qu’elle me dise au moins « c’est bien » si ce n’est une prochaine commande. Ce qu’elle fait très bien. Parfois, même pas besoin de paroles. Un simple échange de regards suffit. Mais comme tous les sports d’équipe, le canicross demande une bonne communication.

10. Profite à fond !
C’est le dernier de mes commandements, mais probablement le plus fondamental, à mon sens. N’oublie jamais que le sport est fun, avant tout. Amuse-toi, la décharge d’endorphines dans le sang te fera te sentir au moins un demi-dieu, donc profite de ton nuage et de ce moment de partage. Profite de ton équipe, de ce moment unique avec ton partenaire, c’est une si belle sensation de se dire qu’on ne forme qu’un seul être avec 6 pattes et une seule volonté : s’amuser !

Say my name, say my name

On me demande souvent pourquoi je m’appelle Whiskey. Pour une réponse exacte, il faudrait scruter de près le subconscient de mes humains, mais je peux vous raconter, en tout cas, ce qu’ils m’ont dit là-dessus – oui, moi-même je me demandais, hein !

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Ma vie de chien a commencé sans un nom précis, dans une fratrie de 6. « Chez un particulier » dit souvent mon humaine lorsqu’on lui demande, pour faire la différence avec « chez un éleveur » apparemment. Je ne sais pas trop ce que ça change, personnellement, mais ma coloc Loulou (le coussin péteur) vient, elle, d’un élevage et a un nom à particule. Donc mis à part faire un peu prout-prout, je ne vois pas la différence 😀

En tout cas, ce particulier-là ne nous avait pas donné de noms. Et mes humains, quand ils sont venus me chercher, n’en avaient choisi un non plus. Enfin, ils avaient plusieurs pistes et attendaient voir ma personnalité pour se décider. C’était l’année des « I », mais disons qu’ils s’en fichent un peu des normes. Ceci dit, j’ai failli quand même m’appeler Indy parce qu’ils sont fans d’Indiana Jones 😀

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Nous, les chiens, on entend mieux la lettre « i » que les autres, donc mes humains auraient bien aimé trouver des  prénoms avec cette lettre pour être sûrs que j’entends bien mon nom lorsqu’ils m’appellent. Le premier jour de mon arrivée à la maison, j’avais, paraît-il, un air bien confus, comme si j’avais bien fait la fête avant de les rejoindre 😀 C’est probablement parce que j’avais fait mes vaccins juste avant, mais bon, les humains ont un humour bien à eux.

Je ne sais pas lequel des deux a proposé « Whiskey. » Il y a bien deux sons « i » dedans, on est d’accord ? Mais il paraît que la couleur de mes yeux les ait inspirés aussi. Comme on ne perçoit pas les couleurs de la même manière, je ne sais pas si c’est vrai. Mais la plupart des humains semble se mettre d’accord là-dessus, donc j’y crois.

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De plus, les border collies viennent de la frontière entre l’Ecosse et l’Angleterre (border = frontière, collie = nom générique des chiens de berger) pays de la liqueur qui porte le même nom que moi. Donc ça faisait aussi référence à mes origines, soit disant en passant. 

Voilà comment je me suis retrouvé avec un nom d’alcoolo, au lieux d’un nom de sportif. Mais ça me plaît bien, car ça plaît à mes humains. Et j’aime bien que ça les fasse rire en soirée, quand ils me crient « Hé, Whiskey ! A la tienne ! » 😀

 

Quand les dog sitters se transforment

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Photo credits @dogs.of.paris

Les humains, c’est trop bizarre. Quand tu penses les connaître, ils vrillent complètement et sans crier gare.

Tiens, la mienne, par exemple. Elle est sortie en tenue de running ce weekend – sans moi ! Su-per bi-zarre.  J’ai tout de suite su qu’elle m’avait trahi ! Je l’ai senti dans mes tripes, elle allait voir un autre chien. Courir avec, qui plus est ! Rihanna a commencé à chanter Unfaithful dans ma tête, de plus en plus vite en fast forward. La sssalope ! je me suis dit. Et je me suis promis de le lui faire payer.

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Photo credits @dogs.of.paris

Elle est effectivement partie courir avec Argo, la mascotte de Linky Dog. Il a l’air cool, comme gars, mais on ne sera jamais copains, il m’a piqué mon humaine. Enfin, j’exagère un peu. Mon humaine m’a expliqué en rentrant que ce n’est pas vraiment le cas. En fait, elle a plutôt testé le concept de cette application. Elle est parfaite pour les chiens qui n’ont pas la chance, comme moi, d’avoir des maîtres sportifs.

Argo
Entrer une légende

En fait, les humains des chiens pleins d’énergie (comme la plupart d’entre nous, hein !)  peuvent trouver via cette appli qui existe en version Apple et, depuis peu, Android, des dog runners pour les amener se dépenser. Eh oui, parce qu’en manque d’activité, nous, les chiens, on a tendance à focaliser notre énergie sur autre chose et c’est pas toujours au goût des humains.

Moi, par exemple, avant qu’on m’amène courir, je passais mon temps à redécorer l’appart. J’ai refait la table basse. A la base, elle avait 4 pieds, mais j’ai trouvé ça trop « comme tout le monde » donc j’en ai laissé que 3, le dernier je l’ai réduit en miettes. C’était super design ! Mais l’humaine a râlé.

Après je suis passé à la déco des chaises de la cuisine, en faisant de belles incrustations avec mes dents. Ça m’a pris un temps fou, mais ça ne lui a pas plu non plus. Quand j’ai commencé à faire un peu plus de place dans le canapé, en creusant un trou avec mes griffes en plein milieu, elle a pété un câble carrément. C’était visiblement pas son style.

Bon, depuis que je cours, je suis trop occupé pour avoir le temps pour retaper l’appartement, mais ça n’a pas l’air de lui déplaire. Tant mieux.

En tout cas, avec cette application, il est possible que je trouve des copains pour passer du temps quand les humains ne sont pas à Paris, car ça leur arrive. Il paraît que leurs dog sitters ont toujours des friandises dans les poches. Je ne sais pas si c’est une légende urbaine, mais je voudrais vérifier ça.

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Photo credits @dogs.of.paris

Ce qui est sûr, c’est que pour les humains c’est une bonne expérience aussi, car ils se transforment tous, au contact des chiens. Ils prennent de notre personnalité. Mon humaine est partie à la rencontre d’Argo telle que je la connais et elle est revenue en The Mask ! Soit disant, Argo lui rappelle Milo de ce film. Ok, mais au point d’en devenir verte ? 😀 Je ne dirais pas « Ssssplendide ! » 😀

Mon humaine a fait le semi-marathon de Bordeaux

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Ces humains et leur vision nocturne ! Cela fait plus d’une semaine que la mienne est rentrée de Bordeaux, où elle a fait sa première course de nuit et elle n’arrête pas d’en parler, comme si c’était extraordinaire. Moi je n’y étais pas, mais c’était par choix ! Il ne faut pas exagérer, je ne mange que 2 fois par jour et les humains ont eu la bonne idée de le programmer à 20h, l’heure de mon dîner!

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En tout cas, je ne regrette pas d’être resté sous la flotte, à Paris : il paraît que la course soit sans beaucoup d’intérêt. Déjà, le départ ne se fait pas par vagues, donc les humains restent collés, le nez dans les fesses de celui d’en face, pendant des kilomètres.

D’après ce que je sache, ce n’est pas vraiment comme ça que les humains aiment faire connaissance. Moi, j’aurais adoré cette expérience, mais pas mon humaine. En plus, les grands coureurs comme moi savent qu’il est normal que les gens aient des gaz parfois, quand ils courent. A Bordeaux ça devait été super agréable, ça doit sentir le canelé 😀

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Mon humaine n’arrête pas de râler en parlant de nids de poules sur le parcours. Qu’est-ce que j’aurais aimé voir ces poules ! Je parie qu’on aurait bien rigolé ensemble ! Enfin, surtout moi 🙂

Il paraît aussi que certaines parties du parcours passaient sur des petites routes sans bitume, à la périphérie de la ville, qu’elle avait du mal à respirer, tellement ils avançaient tous dans un nuage de poussière. Et que c’est justement à cet endroit que les organisateurs ont choisi de mettre un ravito ! Eh bien, je ne vois pas pourquoi elle se plaint encore, moi je serais ravi qu’on m’attende avec de la bouffe sur la route, même si elle est pleine de boue ! Non mais oh !

Ce qui était bizarre aussi, c’est que j’ai cru comprendre que la course n’était pas donnée, et, pourtant, au début comme à la fin, j’ai vu les photos, ils s’habillaient tous avec d’étonnant sacs poubelles… La fashion police ne participe pas à des semi-marathons, hein !

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La ville, par contre, est vraiment très jolie. Et la voir au coucher du soleil est pas mal du tout. Je suis déjà allé à Bordeaux, il y a de ça 7 ou 8 années de chien. Mon plus beau souvenir c’est qu’en passant devant le miroir d’eau, j’ai vu un chien absolument magnifique, j’en ai eu le souffle coupé, jusqu’à ce que je réalise que c’était moi 😀

L’humaine était dégoûtée, parce que le village du marathon et du semi était installé justement sur le miroir d’eau cette année, donc elle n’a pas pu faire les jolies photos dont elle rêvait.

En tout cas, les courses de nuit ne sont pas vraiment pour elle et je lui ai suggéré d’acheter des lunette infrarouge si jamais elle veut en refaire une 😀

Comment sortir l’humain de sa grotte

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Les humains ne sont pas des êtres ultra volontaires, comme moi. C’est pas pour rien qu’ils cherchent l’inspiration sur internet, avec des hashtags et de jolies citations motivationnelles. Mais j’ai élaboré une stratégie pour garder les miens au top de leur forme physique et surtout psychologique. Parce qu’il y a une citation latine que j’adore, qui dit mens sana in corpore sano – un esprit sain, dans un corps de dieu, ou un truc dans le genre.

Voici ma méthode en 5 étapes.

  1. Créer l’événement

Pour que mes humains aient envie de sortir courir avec moi, il fallait que je les rende petit à petit dépendants à cette activité. Comme pour toute drogue, la première dose est gratuite 😀

Sachez que l’humain, en général, est fainéant. Pour qu’il garde sa motivation, il vaut mieux qu’il programme ses sorties. Sans organisation préalable, il a tendance à flâner sur Youtube ou Youporn. J’ai mis un certain temps à leur imposer une discipline militaire et 3-4 sorties running par semaine, mais ça a fini par marcher et j’ai désormais plus de succès que Rocco et Katsuni.

Dès que je vois mon humaine enfiler ses baskets, je ne la lâche plus d’une semelle. Je prends bien soin à agiter ma queue comme si ma vie en dépendait, me mettre sur sa route pour qu’elle se prenne les pieds dans mes pattes et lui sauter dans les bras toutes les 75 seconds environ. Comme ça, pas moyen qu’elle se dégonfle.

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  1. Travailler en équipe

Il faut l’avouer, les gars, le running c’est ultra chiant, quand on s’y met. On ne fait rien d’autre que de mettre une patte devant d’autre pendant looongtemps. Il y a plus sexy, quand même. Ce n’est qu’après avoir pris goût à ce sentiment primaire de liberté absolue, de potentiel vent dans les poils, d’odeur de l’aventure dans les narines dilatées, qu’on en devient accro.

Pour leur donner goût à cette activité chiante, un chien c’est primordial. On est tous plus contents de partager quelque chose avec un copain, hein ?

Il faut leur montrer à quel point un binôme peut être stimulant et rassurant. On partage les moments de bonheur, mais aussi les plans galère. Les sorties sous la flotte, les sorties de nuit à -3°C, les sorties sans aucune envie. Mais quand on est ensemble, on se soutient, on s’encourage, on transforme en sortie fun même les sorties pourries.

  1. L’aider à se dépasser

Avec mon humaine, on s’est mis à courir ensemble, dès le premier jour. Enfin, moi, j’avais déjà beaucoup d’expérience, of course, à courir après les balles et les chiennes 😀 Elle partait de loin, parce qu’elle ne court pas après les balles.

Au début, on parcourait des distances ridicules, dignes de Loulou. Progressivement, avec beaucoup de patience et toujours un peu plus de volonté, je l’ai aidée à préparer deux marathons.

J’ai vite pris goût au foutrak. Quoi qu’au début j’avais compris food truck et je me suis fait avoir!

Et cela devient plus facile quand l’humain commence à voir les premiers signes de son évolution. La mienne passe des lustres devant son miroir à se regarder le nombril ou jsais pas trop quoi. Elle dit « tu les vois ? » et moi je fais semblant de comprendre.

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  1. Apporter une gratification

Moi je suis un grand fan des bâtons et pas du tout des carottes ! J’ai vite compris que mon humaine c’est le contraire 🙂 . Pour qu’elle soit contente de ces sorties de dogs running, je la récompense avec une grosse séance câlins juste après, pour lui montrer ma reconnaissance.

Elle se gratifie toute seule de cheat meals devant lesquels je bave discrètement. Enfin, « discrètement ».

Pour faire plaisir à mon humaine je passe des longues minutes allongé dans la boue pour qu’elle prenne sa fichue photo Instagram avec ses baskets et mes pates sales 😀 Est-ce que j’aime bien ? Pas vraiment, mais on est une team, je suis là pour elle-même dans des situations pénibles, parce qu’elle est là pour moi tout le reste du temps aussi.

  1. Always leave them wanting more

Ne pas aller trop vite, trop vite. Ne jamais épuiser son humain. Ça fait des sacrés courbatures et après ça refuse de bouger pendant des jours. A se tartiner d’huile d’arnica et à crier « houuuiii! » chaque fois que ça bouge un doigt. Petit être fragile.

Mais aujourd’hui elle est tellement habitée par cet esprit du dogs running, qu’elle arrive même à motiver ses copines à s’y mettre. Avec ou sans chien, d’ailleurs. Perso, ça ne me dérange pas du tout. Elles sont belles ses copines, je me frotterais bien à leurs jambes des fois >:D

 

La Wamiz Run : compte rendu d’un coussin péteur

 

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Quand tu te prépares pour le pire, tu n’es pas vraiment prêt pour le meilleur. Il paraît que c’est comme ça que mon humaine aurait vécu la Wamiz Run avec Loulou – le coussin péteur 😀

En tant que runner professionnel moi-même, entraîné dans les plus dures conditions, avec un mental forgé dans le froid, la pénombre et l’adversité, avec 4 papattes endurantes, j’étais mort de rire (et un peu de jalousie) devant ce duo improbable. Et ce, parce que ma coloc’ Loulou est tout sauf une sportive. C’est plutôt un couch potato, une patate de canapé, comme on dit chez moi, en Ecosse.

La veille de la course, première de ce genre pour mon humaine d’ailleurs, elle a sorti Loulou pour tester la laisse de dog running. Et là, c’était la cata ! Elle avançait jusqu’au moment où la laisse était tendue, après elle s’arrêtait 🙂 Elle attendait que l’humaine la dépasse et repartait. Arrivée au bout de la corde, elle s’arrêtait à nouveaux. Avancer par à-coups, ça fait rêver hihi. Alors que moi, l’humaine, je la porte fièrement, tel un drapeau derrière moi 😀

Elle était résignée à se taper la honte intergalactique devant tous les autres dogs runners. A courir avec un chien qui, au lieu de tirer, doit être tiré. C’est-à-dire qu’elle n’a pas peur du ridicule, mon humaine.

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En arrivant au village, elle a d’abord retrouvé les copains de Kirmosgamming et Genakoeur, qui avaient gagné leurs dossards au concours qu’elle a organisé sur Instagram. Des copains que j’aurais bien aimé rencontrer aussi, hein !

Il y avait aussi plein de filles dont je suis fou amoureux, comme celles de Dogs of Paris, LinkyDog ou DogsMeeting . Ils sont allés ensemble rejoindre la meute qui attendait patiemment devant l’entrée du village pour accéder au retrait des dossards. Et là, mon humaine a été soulagée de ne pas m’avoir amené, car je n’aime pas du tout qu’on me renifle les fesses. Alors que Loulou s’en fiche royalement.

Une fois le dossard épinglé, elles ont fait le tour du village, les animations leur faisaient de l’œil. Elles ont eu droit à une séance de massage canin (la chance !), une dégustation de friandises au dog bar, une dégustation d’eau dans toutes les gamelles, pour Loulou, qui a bien bu dans chacune (il y en avait sur 20 mètres, mine de rien !) pour s’assurer qu’on ait bien mis la même chose partout, sait-on jamais. Un passage chez Purina leur a rempli le sac de bonnes croquettes goût agneaux avec lesquelles je me suis délecté aussi à leur retour.

Mais l’heure du départ est venue. Le cœur serré, mon humaine s’est approché de l’arche Wamiz Run prête à se lancer et surtout prête à s’afficher pour l’éternité. Elle aime tellement Loulou, qu’elle s’est dit qu’elle trouverait la force de lui pardonner. Peut-être.

Les copains de ma taille et plus sont partis à pleine vitesse, en traînant derrière eux leurs humains affolés. Et là, mon humaine me racontait émerveillée, que, sans vraiment savoir comment, le Coussin péteur est parti comme une balle de calibre 7,62mm d’un FR-F2 😀 L’humaine n’arrivait pas à y croire. Elle n’avait même pas attaché ses cheveux, en pensant qu’elle allait marcher tout le long. Mais le Coussin péteur allait à pleine allure, en touchant à peine le sol !

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L’humaine pensait qu’elle voulait seulement rattraper le groupe de devant et qu’elle allait ralentir une fois arrivée à leur niveau. Que nenni. La folie était déchaînée. Le premier kilomètre est passé pendant que l’une essayait d’attacher ses cheveux et trouver un moyen de ne pas s’étouffer de surprise de ce côté ultra-compétitif découvert chez l’autre. Loulou qui fonçait dans le tas. Qui dépassait par la gauche, qui dépassait par la droite. Qui laissait derrière elle des huskies, des malinois, des borders (mouais…) épatés. La foule en délire devant ce tableau surprenant, m’a-t-on dit. Ok, je pense qu’elles exagèrent un peu, pour me rendre jaloux.

Deuxième kilomètre, un trou dans la route. L’humaine le voit, Loulou ne le voit pas. Loulou se banane 😀 Egratignure sur la truffe, mais rien ne l’arrête, elle veut courir, courir, courir. De la boue en plein milieu du sentier. Loulou passe dedans. Ça, j’y crois moyen, c’est une vraie princesse.

Le parcours est roulant, tout joli avec les nouvelles feuilles dans les arbres, l’herbe verte, le soleil, les oiseux qui chantaient dans le Bois de Vincennes. Au troisième kilomètre, l’humaine s’arrête pour laisser Loulou boire à un point ravitaillement. Il y en a beaucoup sur le parcours. Mais le Coussin péteur était en mission, elle n’avait pas le temps pour des conneries pareil.

Dernier kilomètre, elle ralenti un peu, mais ne veut surtout pas s’arrêter. Elle sourit de toutes ses dents devant les photographes 🙂 A la fin, pas de médaille, mais une jolie peluche pour Loulou, que cette connasse ne veut pas partager !

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L’humaine est sur les fesses devant la détermination de ma coloc’. Faut dire que moi aussi je découvre un nouveau respect pour ce petit bouledogue au caractère de cochon. Elle a fait un bon boulot. Bien évidemment, elle m’avait pris comme modèle, il n’y a aucun doute. Et, bien évidemment, un soldat entraîné comme moi aurait fait mieux que leurs pauvres 20 minutes et quelques.

Et soudain, le Coussin péteur devint une star. En arrivant au village elles ont retrouvé les amis. Elles ont même fait connaissance avec MJ the beagle. Il a trop la classe, lui ! Qu’est-ce que je le kiffe 🙂 Elles ont retrouvée les copines Laura et Swanna, venues encourager la meute. De vraies guerrières. Et Bête de course of course.

Elles ont papoté avec Linky Dog sur la nouvelle version Android de leur super appli qui fait se rencontrer des dog sitters sportifs et des chiens dont les maîtres n’ont pas beaucoup de temps pour les sortir. Avec l’équipe de Wamiz qui a assuré grave pour l’organisation de ce super événement. Avec plein d’autres copains des réseaux sociaux qui les ont reconnues (oui, elles se la jouaient people, celles-là !).

Et après, je suis choqué, elles ont même étaient interviewées par l’équipe du Quotidien de Yann Barthès sur TF1 ! Non mais sérieux ! Ça aurait dû être moi qui passe à la télé. Et moi qui passe dans le LIVE de Wamiz sur Facebook, pas Loulou. Mais la vie est injuste.

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Elles sont revenues avec le sourire, donc elles sont contentes de leur journée à la Wamiz Run. Il paraît que les amis des Chiens Guides de Paris ont reçu un joli chèque suite à la participation de 250 duos. On peut dire que c’est un petit coup de pouce pour leur noble cause.

 

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En tout cas, moi je suis si fier de mon humaine et de Loulou que j’ai même renoncé à déposer des surprises intestinales dans les Stan Smith 😀