Tout ce qu’on ne t’a jamais dit sur l’allaitement

Pour tout un tas de raison que je vais vous expliquer ci-dessous, j’ai choisi d’allaiter ma fille. C’était une volonté plus qu’une décision parce qu’avant d’accoucher on ne peut pas vraiment savoir si ça va marcher ou pas. Je me suis dit que j’aimerais bien, mais je n’en ferai pas une montagne si ça ne marchera pas. Et ça a failli ne pas marcher.

Je partage avec vous, sans filtre, comme d’habitude, les choses que j’aurais aimé qu’on me dise avant de me lancer dans cette aventure.

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Les gens vont se sentir autorisés à te demander si tu as prévu d’allaiter 

Oui, tranquille, comme si tes boobs était une espèce de propriété publique. Il s’agit d’une décision personnelle, on est bien d’accord et cela ne concerne personne d’autre que toi-même. Pourtant, tu vas recevoir souvent l’avis des inconnus sur la question et ce, avant même d’accoucher, alors que tu n’en sais strictement rien sur comment ça va se passer, parce que c’est ton premier enfant. Plutôt bizarre.

La plupart de temps tu vas avoir envie de répondre que tu leur enverras une dissertation par courrier pour argumenter ton choix, dès qu’il sera fait. Non mais !

Il y a des cours de préparation à l’allaitement 

Parce que, naïve que tu es, tu pourrais te dire que c’est quand même plutôt évident : des boobs, un gosse affamé, que faut-il de plus ? Eh bien figures-toi que tu peux prendre ces cours avant d’accoucher et après, histoire de payer une sage femme qui te prendra surement pour une petite merde qui ne connait rien à la vie et qui t’expliquera que le menton du bébé doit faire un angle droit avec ton sein pour qu’il puisse téter dans des conditions optimales.

Tu l’auras surement découvert par toi-même, mais prends quand même ce cours, si tu as la possibilité, ça peut aider. Dans mon cas, ça a aidé à ce que je me sente encore plus nulle, car Mia ne tétait pas du tout au début.

Ca ne marche pas pour tout le monde

Effectivement, même si tu as pris la décision de le faire, pris le cours d’allaitement et préparé tes soutiens gorge spéciaux, ça peut ne jamais t’arriver, pour x raisons. Hormones, bébé prématuré, déshydratation etc. Surtout, ne culpabilise pas. La plupart du temps, on n’y est pour rien. Pas la peine de t’ajouter une frustration supplémentaire à ce moment-là, tu en auras déjà pas mal.

La montée de lait fait un mal de chien 

Je préfère te prévenir, car la manière dont j’ai été prévenue a été… plutôt soft et je ne m’attendais pas à ça. Pour moi, ça a été pire que l’accouchement. La montée de lait c’est un moment étrange, qui arrive à peu près 3 jours après l’accouchement, quand tes glandes mammaires commencent à fabriquer du lait en plus grande quantité. C’est archi-douleureux, ça arrive souvent pendant la nuit et tu as l’impression que tes seins vont exploser.

Les miens faisaient la taille de ma tête et j’avais une seule envie : tester l’ablation mammaire sans anesthésie. Parce que, de toute façon, on n’a droit qu’à du Doliprane, autant te dire que tu vas en baver. Voilà, maintenant tu es au courant. La bonne nouvelle c’est que ça ne dure pas longtemps. Au bout de 2 jours, c’est déjà beaucoup mieux, juste un peu désagréable quand le bébé tète ou tu tires du lait (glamour, hein ?). Par la suite, ça devient même agréable. Donc serre les dents et ça va passer.

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Meme si la montée de lait se passe bien, ce n’est pas sûr que ça marche

Dans mon cas, Mia était trop petite et pas assez forte pour téter. Elle est né presqu’un mois en avance et sa petite mâchoire n’avait pas assez de force. Donc, même si le lait était bien là, elle ne pouvait pas y accéder toute seule. C’est là qu’on utilise un tire-lait et on se sent comme une vache de ferme. Meuuh !

Et encore, le problème n’est même pas là. Pire que ta frustration à ce moment est la réaction des gens et surtout les autres mères qui l’ont fait, elles. Pas toutes, évidemment. Bref, tout ça pour dire que le regard des autres, on s’en fiche. Allaiter n’est pas une compétition avec le monde, pas une obligation surtout. Chacun fait comme il veut ou peut.

Pour ma part, j’ai eu de la chance et j’ai été têtue comme une mule, j’ai été patiente et ma fille a finit par grandir et être capable de le faire toute seule. Sinon, j’étais prête à utiliser ce fichu tire-lait jusqu’au bout, de toute manière.

Ton décolleté va attirer tous les regards 

Eh oui, ma grande. Tu auras des seins énooormes. De quoi remplir un bonnet deux fois plus gros que le tien. Pour moi, ça a été la bonne surprise :)) Faut dire que je partais de loin 😀 Mais apparemment ça ne dure pas. Snif !

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C’est génial lorsqu’on a des chiens

Une des principales raisons pour laquelle j’ai voulu allaiter est celle-là. Les chiens sont pleins de bactéries. Naturellement et aussi parce qu’ils trainent dehors, avec d’autres chiens, qu’ils se font caresser par tant de personnes et qu’on ne les lave pas tous les jours. En tant qu’adulte vacciné, avec un système immunitaire en place, pour nous c’est plutôt un avantage.

Côtoyer au quotidien tous ces microbes, nous rend encore plus solide. Pour ma part, ça fait 5 ans que je n’ai pas été malade. A peu près depuis l’arrivée de Whiskey dans ma vie. Avec l’allaitement, on transmet au petit des anticorps de compétition. Et ça n’avait pas de prix pour moi.

Quand on fait du sport, ça fait mal

T’as intérêt à trouver une super brassière, sinon chaque saut est une raison de froncer les sourcils. On ne le dira pas assez, s’il y a bien un élément dans ta tenue de sport sur lequel il ne faut pas faire des compromis, c’est bien la brassière.

Tu seras un MacDo ambulant 

On se demande quand est-ce que MacDo va commencer à livrer, je peux te dire que ton bébé, lui, le sait bien. Tu seras pour lui un fast food ouvert 24h/24 avec son menu préféré 😀

Ca crée un lien indescriptible avec le petit bout 

Et pour ça je n’ai pas de mots, il faut juste sentir et vivre pleinement les émotions. Enjoy!

Andreea

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Le rapport au corps pendant et après la grossesse

Dans le mot « grossesse » il y a le mot « grosse » et ça, ça fait mal, même si c’est temporaire. Surtout lorsqu’on est sportive et qu’on vénère ses abdos et que le mot « gros » est incompatible avec l’image de soi.

De nos jours, les femmes vivent avec une constante pression sociale pour remplir (vite et bien) plusieurs rôles à la fois. On doit être jeune et jolie (même quand on n’est plus jeune, ni jolie), garder son sex appeal à tout jamais, avoir une belle carrière, être une partenaire de vie exemplaire et, éventuellement, une bonne mère. Cette pression, on se la met souvent toute seule.

Comment gérer une période où notre corps change du tout au tout ? Je vous parle ouvertement de mon expérience personnelle, aussi imparfaite soit-elle.

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J’ai détesté la grossesse et elle m’a détesté à son tour

Je vous l’ai déjà dit, la grossesse n’a pas été pour moi une période d’émerveillement constant sur la magie de créer la vie, je ne me suis pas extasiée de comment un petit humain grandissait dans mon corps et je ne me suis pas réjouit de voir mon ventre s’arrondir. Loin de là. J’ai passé 3 mois à vomir et 3 autres en arrêt maladie parce que le stresse du travail empêchait mon petit têtard de grandir.

J’ai vécu cette collocation avec ma fille comme une petite prise d’otages : avec impatience pour que ça se termine et constantes négociations avec la nature. J’ai perdu mes abdos vers le 4ème mois et avec eux, ma joie de vivre.

Je n’ai jamais réussi à comprendre les nanas qui sont en extase devant le miroir pendant ces 9 mois et aux anges de pouvoir manger ce qu’elles veulent. Ce n’était clairement pas moi. Et ce, malgré une certaine clémence de la part de mon corps qui a été capable de rester dynamique et actif jusqu’au bout. Mon corps d’avant me manquait et je n’avais qu’une hâte : rencontrer la petite grenouille pour en finir avec la grossesse.

runwithurdog

Récupérer un corps potable : quand et comment ?

Mais une fois que la grossesse se termine, ton corps ne revient pas à son état d’avant. Eh non, ce serait trop beau et trop simple. Et, en tant que femme, tu dois souffrir. C’est le jeu, ma pauvre Lucette. Et que ce soit ta première fois, tes règles ou ton accouchement, tu vas avoir mal. Oui, la nature est injuste, ça n’arrive pas aux mecs. Mais ne t’en fais pas, tu es assez forte pour mener à bien toutes ces épreuves et chacune d’entre elles te rendra plus forte. Tu as même la capacité de les transformer en quelque chose de beau, promis juré. Fais-toi confiance.

Pendant la grossesse, le corps traverse des épreuves les unes plus dures que les autres, mais ça se fait progressivement. Donc ça le rend plus fort au fur et à mesure. Mais la peau se tend, l’utérus prend petit à petit la taille d’une pastèque et le lendemain de mon accouchement je me demandais si je l’avais bien fait ou rêvé ou s’il y avait un deuxième gosse caché quelque part dans mon ventre. Oui, ça prend du temps à retrouver sa forme initiale. A peu près deux semaines, dans mon cas.

Parlons aussi sujet qui fâche : les kilos. J’en ai pris 12,5 pendant la grossesse, ce qui est assez correct sachant que la moyenne en France est de 14,5kg et que j’ai accouché presqu’un mois avant le terme. Un mois de plus et j’y étais, je pense. Sur ces 12,5kg il y a le bébé – presque 3kg – le placenta, le liquide amniotique, le surplus de sang nécessaire à irriguer un deuxième petit corps. Ces kilos-là partent relativement vite.

En rentrant de la maternité, 3 jours après l’accouchement, j’avais déjà perdu 6,5kg. Aujourd’hui, un mois et demi après avoir rencontré mon petit bout de chou, il me reste un kilo et demi à perdre pour revenir à mon poids initial pré-grossesse. Il faut dire que l’allaitement, ça aide. Mais il ne faut pas se leurrer, il s’agit du poids net sur la balance. Et la balance, on la balance. Je sais que j’ai perdu pas mal de masse musculaire dans le procès et le muscle pèse bien plus que la graisse, tout le monde le sait.

Ca prendra du temps pour retrouver mes abdos adorés – surtout le bas des abdos, parce que le haut commence déjà à se redessiner, mais je vais le prendre et même si le corps n’est plus le même après une expérience de cette nature, je le reconstruirai, brique par brique, fibre musculaire par fibre musculaire. J’ai commencé la ré-éducation hier et il parait que je n’ai pas besoin de beaucoup pour retrouver l’élasticité de mon périnée et la tonicité de mes abdos. Encore une fois, vive le sport !

Bientôt ce sera la reprise du canicross, j’ai tellement hâte et peur à la fois. N’hésitez pas à partager vos expériences, je suis curieuse de savoir comment ça s’est passé pour vous.

Andreea

Comment préparer le chien à l’arrivée d’un bébé dans la famille

Quand la famille s’agrandit, les changements concernent tous ses membres, les chiens inclus. Et lorsqu’on attend un bébé, faire le nécessaire pour que la rencontre et la cohabitation avec le chien de la famille se passe bien est une étape très importante. Si, en plus, il y a deux poilus avec des personnalités différentes, comme dans notre cas, le challenge est d’autant plus grand.

Je vais vous expliquer pas à pas quelles ont été les précautions que nous avons prises pour que le nouvel arrivant, ma petite Mia en occurence, soit reçue dans les meilleures conditions par toute la tribu et, surtout, que les membres déjà existants de celle-ci ne se sentent pas mis de côté.

Whiskey et Mia runwithurdog

Dans mon cas, les chiens ont su avant moi que j’étais enceinte. Avant même de faire le test de grossesse, certains comportements inhabituels de leur part ont attiré mon attention, surtout le fait de me renifler constamment les cheveux. Ils avaient ressenti le changement hormonal et me le faisaient comprendre.

Pendant les mois suivants, leur comportement avec moi a changé. Surtout celui de Whiskey. Ils sont devenus de vrais pots de colle, ultra-câlins et attentifs à tous mes faits et gestes. J’étais la personne à protéger en permanence. Pour Loulou, ça fait partie du quotidien, quoi que l’intensité de son attention envers moi a bien augmenté pendant cette période. Pour Whiskey ça a été une révolution. Ce n’est pas un chien câlin à la base, donc le changement a été assez surprenant.

Analyser la personnalité du chien et s’y adapter

Le principal conseil que je peux vous donner est de faire attention à la personnalité de votre chien et aux fluctuations qui peuvent intervenir pendant la grossesse. Personne ne connait mieux que vous votre toutou et vous allez pouvoir constater son attitude envers vous, que vous soyez la femme enceinte ou son conjoint.

J’ai noté avec beaucoup de joie le support moral que mes chiens m’ont donné pendant ce temps et toutes les petites adaptations qu’ils ont faites au quotidien pour inclure ce nouvel élément. J’ai continué à courir avec Whiskey jusqu’à la fin du 7ème mois et son rapport au canicross a évolué pendant ces mois-ci. Il était bien moins concentré sur son effort et beaucoup plus sur le mien. Il essayait de ralentir le rythme chaque fois que ma respiration lui faisait comprendre que je peinais à le suive.

En fonction de la personnalité de votre chien, vous pouvez anticiper son attitude par rapport à l’arrivée du bébé. Dans mon cas, je sais que j’ai une relation privilégié avec Whiskey. Pour lui c’est le moment de la rencontre qui sera décisif sur l’acceptation ou pas du nouveau venu. A partir du moment où il accepte quelqu’un dans son cercle de confiance, c’est définitif et irrévocable.

Pour Loulou c’est un peu différent, notre relation est beaucoup plus fusionnelle, mais aussi plus vache, elle est ma machine à câlins 🙂 mais elle est aussi plus jalouse et possessive que Whiskey, elle me fait des misères si elle estime qu’elle a eu moins de câlins que lui.

Loulou adore les enfants, elle est capable de passer des heures tout simplement à les regarder, elle fait des grossesses nerveuses de temps à autres, elle est faite pour être maman. Whiskey ne connaissais pas trop les enfants et encore moins les nourrissons, il n’y en a pas beaucoup dans notre entourage.

Tous ces éléments m’ont permis de traiter l’événement de manière personnalisée par rapport à mes chiens et leurs particularités de caractère.

Whiskey et Mia runwithurdog

Eviter le babymorphisme 

Pour beaucoup d’entre nous, le chien est un membre de la famille avec des droits et obligations, comme tous les autres. Il nous accompagne en vacances, lors des visites chez des amis, parfois au bureau. Il a sa place au sein du groupe social. Pour certains, cette place est l’équivalent de celle qu’on donnerait à un enfant, c’est ce qu’on appelle  le babymorphisme.

Je ne suis pas en mesure de juger qui que ce soit qui le ferait, mais, pour ma part, même si j’adore mes chiens et je partage avec eux bien plus qu’avec certains humains, je ne les ai jamais considérés comme des bébés. Je trouve que si un chien est assez intelligent pour savoir que nous ne faisons pas partie de la même espèce, en tant qu’humain, on devrait faire pareil.

Le risque, sinon, est d’accorder au chien une place qu’on va lui retirer (sans faire exprès) à l’arrivée d’un enfant, ce qui va produire chez lui une frustration qu’on peut éviter en le traitant avec tout l’amour qu’il mérite, mais sans oublier qu’il n’est pas un être humain pour autant.

Familiariser le chien avec les enfants 

Mes chiens n’ont pas fréquenté beaucoup de bébés. Déjà parce que moi-même je n’ai jamais été fan des petits avant d’avoir la mienne, mais aussi parce que, dans notre entourage il n’y en a pas beaucoup et, malheureusement, certains des peux qu’il y a, ont peur des bêtes. Merci aux parents peureux qui transfèrent leurs phobies sur les gosses 😀

Loulou en est dingue, on l’a vu à plusieurs reprises. Les enfants, elle les adore. Pour Whiskey, je ne savais pas trop. Et comme c’est un chien de berger, des petites créatures qui s’agitent, crient et courent partout, ça ressemble bien à des moutons mal élevés. Je me suis dit que ce serait pas mal de lui en montrer quelque uns avant l’arrivée de la petite grenouille.

Un grand merci à ma copine Catherine qui a été ravie de nous accueillir plusieurs fois à la maison pour qu’il voit son bébé de un mois et demi et sa fille de 4 ans. Les présentations ont été faites en toute tranquillité,  Whiskey les a d’abord reniflés longuement et, par la suite, ignorés complètement 🙂 et fait sa vie. Je me suis dit que ça me va.

Loulou et Mia runwithurdog

Familiariser le chien avec le réaménagement de l’espace

Avant même d’accueillir un nouveau né au sein de la famille, plusieurs changement ont lieu dans la maison : on prépare sa chambre, on achète de nouvelles choses étranges, que les chiens n’ont jamais vues, comme une poussette, un mobile, un lit parapluie. Je leur ai montré un par un tous ces nouveaux éléments, afin de les familiariser aux changements.

J’ai également imposé certaines règles qui nous ont facilité la vie lors de l’arrivée de Mia et réduit la frustration des chiens, car, dans un contexte lisible pour eux, il est plus facile de se repérer. Nous avons beaucoup travaillé de nouvelles commandes, on leur a appris des choses qu’on a considérées utiles par la suite : toucher délicatement quelque chose (le sens du toucher chez les chiens est le moins développé et ils ne se rendent souvent pas compte de leur force lorsqu’ils posent leur museau ou patte sur quelqu’un) aller à leurs places respectives lorsqu’on leur demande et revenir seulement quand on leur demande de le faire, jouer avec des jeux d’occupation – ça s’apprend aussi – etc.

Faire les présentations dans les règles de l’art

En ce qui concerne le moment des présentations en tant que tel, vous allez trouver pas mal de conseils sur internet, les uns plus pertinents que d’autres. Souvent, on va vous conseiller de ramener des vêtements du bébé de la maternité ou même des couches salles, pour habituer le chien à l’odeur du petit.

Sachez que vous n’avez pas besoin de le faire. Le papa qui a touché le nourrisson s’est déjà imprégné de son odeur et les chiens sauront la distinguer. De plus, une couche salle ou un vêtement mis sous le museau du toutou peut être une information trop forte et même perturbante pour lui, car, ne pas voir tout de suite la source de cette odeur peut avoir un effet contraire à celui désiré.

Ne vous inquiétez pas, même sans ramener une crotte dans un sac, le chien va savoir qu’un nouvel être vivant est arrivé dans votre vie.

Lors du retour à la maison, nous avons pris le temps de laisser les chiens renifler le bébé le temps qu’ils ont jugé nécessaire. Avec Mia dans les bras, je me suis mise à leur niveau pour éviter qu’ils me sautent dans les bras et lui faire mal. Ca faisait 3 jours que je ne les avais pas vus et les retrouvailles sont toujours enthousiastes chez nous.

Ils l’ont étudiée sous toutes les coutures, avec beaucoup d’intérêt et une surprenante délicatesse. Loulou a tout de suite posé sa tête sur ses petits genoux, elle l’a adoptée dans la foulée. Whiskey a passé un moment à la regarder et à lui renifler la tête et, par la suite, il s’est couché à mes pieds. 

C’est d’ailleurs lui qui surveille désormais en permanence le niveau de confort de ma grenouille, il se sent investi d’une nouvelle mission. Dès qu’elle commence à chouiner, il vient nous chercher si nous ne sommes pas dans la même pièce. Quand un ami ou membre de la famille la prend dans les bras, il est juste à côté. On ne sait jamais, on pourrait avoir besoin de lui. Au début, on s’était dit qu’on ne le laisserai pas dans la chambre avec elle, on lui avait interdit cette pièce. Mais il est tellement bienveillant, qu’il a gagné le droit d’y être. Et même de faire des siestes reposantes en sa compagnie.

Whiskey et Mia runwithurdog

Inclure le chien dans des activités avec le bébé

Lorsque le bébé est encore un nourrisson fragile et, dans mon cas, un poids-plume, on pourrait avoir tendance à le couver un peu plus et ne pas trop laisser les chiens l’approcher. Surtout les miens qui jouent aux cochons 🙂 Et aussi, lorsque Mia n’est pas encore vaccinée.

Mais je me suis dit que, de toute manière, ils sont amenés à partager les lieux et, pour le coup, les microbes. Ceci dit, le fait d’allaiter est un avantage dans ce contexte, car je lui passe en même temps que de bons nutriments, des anticorps et ce n’est pas négligeable lorsqu’on côtoie des animaux. Depuis que j’ai les chiens, je ne suis presque plus tombée malade, car vivre en contact avec tant de bactéries au quotidien, ça forge un système immunitaire solide. Eh oui, les bactéries ne sont pas toujours une mauvaise chose.

Les chiens sont donc en contact avec le bébé à longueur de journée, ils peuvent se toucher réciproquement, dormir à côté, ils nous accompagnent lors des balades etc. Je ne les laisserais pas lui lécher le visage, mais ils n’ont jamais essayé non plus.

Whiskey et Mia runwithurdog

Trouver du temps pour des moments privilégiés avec le chien malgré l’arrivée du bébé

Ce n’est pas parce que l’arrivée de Mia bouscule complètement nos vis à tous les 4 qu’on accorde moins d’importance aux chiens. Au contraire, on essaie de valoriser au maximum le temps qu’on a avec les chiens. Je m’impose du temps en exclusivité avec chacun d’entre eux et avec les deux ensemble, car c’est vraiment important.

On organise des balades en tête à tête et j’ai hâte de pouvoir reprendre le sport pour pouvoir faire du canicross avec eux, ce sera notre temps privilégié.

Voilà pour mes conseils et petites astuces qui ont bien fonctionné dans notre cas. En avez-vous d’autres ? N’hésitez pas à partager, ça m’intéresse vraiment !

Par la suite, ma grenouille va grandir et les efforts de bien l’intégrer et la faire accepter par les chiens vont continuer, car son comportement par rapport à eux va évoluer également. Partage des jouets, gestes brusques lorsqu’elle va commencer à ramper, quête d’autorité en grandissant, ce sont des problématiques auxquelles nous serons forcément confrontés par la suite. Je vous en parlerai le moment venu.

Andreea

Histoire sans filtre d’un accouchement sportif

D’habitude c’est Whiskey qui vous parle sur le blog, mais, pour ce sujet, j’ai trouvé important de vous raconter ma version des choses en ce qui concerne un sujet sur lequel je reçois beaucoup de questions sur Instagram : l’accouchement de ma petite Mia.

Comme d’habitude, je vais vous parler sans filtre et je partage volontiers cette histoire, car je suis convaincue qu’elle peut aider certaines (et pourquoi pas certains) à avoir un autre regard sur ce sujet. Je ne vais pas vous épargner certains détails, donc si vous avez le coeur bien accroché, continuez la lecture. Sinon, à bientôt 😀

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La grossesse – ce cauchemar qui dure 9 mois 

Je ne vous ai jamais caché l’aversion que j’ai eu pour la grossesse. Chacun vit cette période de manière différente, évidemment. Pour moi, ça a été long, perturbant de voir mes abdos disparaître (même si, je vous l’accorde, je n’ai pas eu un énorme ventre), mon corps changer alors que j’avais travaillé pendant des années à le muscler et le rendre fort et endurant, frustrant de ne pas pouvoir faire tout ce dont j’avais envie, de m’essouffler en montant des escaliers, affolant de me dire que ces mêmes jambes avaient fait deux marathons et se trouvaient désormais en coton.

Tout ça, même si je n’ai pas eu une grossesse particulièrement compliquée. Car mis à part un premier trimestre où les nausées ont fait la loi, le reste a été plutôt sympa, j’ai pu bouger librement jusqu’à la dernière minute, j’ai continué le running jusqu’au début du 8ème mois, la muscu jusqu’à la fin et j’ai enchaîné les semi-marathons à pied au quotidien, les événements influencer et sportifs et ainsi de suite.

Malgré tout ça, l’accouchement était, dans ma tête, encore pire que de rester enceinte. On entend autour de nous tellement d‘histoires d’horreur, des expériences négatives au plus haut point, des péridurales ratées, des aiguilles cassées dans le dos, du sang sur les murs (ok, ok, j’exagère :D). Après avoir assisté à un cours de préparation à l’accouchement, j’ai failli tomber dans les vapes quand ils ont expliqué le procès.

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Un bébé très pressé de rencontrer tout le monde, pointe son bout de nez 3 semaines et demi avant le terme 

Dans ma tête, mon bébé était la seule chose positive que j’allais en tirer de cette grossesse. Mais j’appréhendais cette rencontre, car je n’ai jamais eu d’instinct maternel. Je n’ai jamais joué aux poupées étant gamine, je n’ai jamais eu envie de passer du temps avec des mômes, encore moins d’en vouloir.

Ca a changé quand j’ai rencontré mon chéri, mais plutôt au niveau cérébral : j’avais envie de créer quelque chose avec lui, un petit être humain qui partage notre ADN semblait une idée alléchante, car on allait avoir quelqu’un à qui apprendre tout ce qu’on avait appris jusque là et qui nous apprendrait, à son tour, plus que ce qu’on pouvait imaginer. Ca ne venait pas d’un besoin utérin, mais d’une envie du coeur. Et même quand ce raisonnement a fait son bout de chemin dans ma tête, j’ai pris longtemps avant de passer à l’acte. Pour moi, avoir un enfant était une décision importante, je ne pouvais pas la prendre à la légère.

Ce bébé, qui a été fait d’un trop-plein d’amour, était aussi pressé que ses parents de commencer une super aventure à 3. C’est comme ça qu’elle a décidé de débarquer sans prévenir un dimanche soir, presqu’un mois avant la date préconisé par les médecins. Tout a commencé pendant que je dormais tranquillement dans mon lit.

J’avais prévu tout le planning de la semaine en avance, j’avais plein de rendez-vous à caler, une séance photo, le vernissage de mon amie Lola Ledoux (allez voir son expo Chez le Chien !), le lancement de la Woof Run dont je suis ambassadrice, le Salon Chien Chat. J’avais prévu de me calmer et lever le pied à partir du 20 avril, date à partir de laquelle je me disais que tout pouvait arriver.

Mia n’a pas tenu compte de mes plans et je me suis mise au lit tranquillement un dimanche soir et je me suis réveillée une heure après, parce que j’avais perdu les eaux. Surprise ! Je savais qu’une fois que ça arrive, on a grosso modo 2 heures pour se rendre à l’hôpital. Par la suite, le bébé n’est plus dans un milieu protégé et des infections sont possibles. Pourtant, je n’étais pas du tout pressée d’y aller, surtout que je n’avais pas de contraction. J’ai donc traîné tant que j’ai pu, à jouer avec les chiens, prendre une douche, ajouter les dernières affaires dans la valise. Tout pour éviter ce moment incontournable. Après une heure, je n’ai plus eu le choix et on a pris la voiture, direction l’hôpital Saint Joseph.

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Accoucher était, pour moi, mourir un peu

En arrivant à l’hôpital vers 2h du matin, on annonce à l’accueil que j’ai perdu les eaux et on me met de suite en salle d’accouchement. Pas de passage par une salle d’attente. Et merde ! ça fait flipper. J’ai une peur bleue des hôpitaux, des aiguilles, des odeurs qu’on retrouve dans ces milieux stériles. Je faisais encore ma maligne, parce que je n’avais toujours pas de contraction. Sur une échelle de douleur de 0 à 10, j’étais à 0. Pas très zen, mais sans douleur.

Une sage femme m’a informée qu’il fallait faire un test pour savoir si j’avais je ne sais quelle bactérie. Si positif, l’accouchement allait être déclenché artificiellement pour protéger le bébé. Sinon, on allait attendre jusqu’à 48h pour qu’il se déclenche tout seul. Aucune de ces 2 perspectives ne me plaisait. Une heure plus tard, le test était négatif, je devais donc attendre. Je commençais à sentir des petites contractions, mais rien d’affolant, pareil que les contractions que j’avais déjà senties auparavant pendant la grossesse. Un petit 1 sur l’échelle de la douleur.

Avec mon chéri, on a commencé à regarder un épisode de Orange is the New Black, on a du retard sur cette série. J’avais le droit de faire ce que bon me semble. J’ai récupéré un Swiss Ball dans les couloirs de l’hôpital et je me suis installée dessus. Quelque temps plus tard, les contractions étaient toujours sans douleur, mais plus régulières. On m’a expliqué qu’on était dans une phase de pré-travail. Vers 6h du matin, le vrai travail s’est déclenché. Une dilatation de 2cm et un col raccourci, étaient les signes que j’allais, visiblement, accoucher dans la journée.

Un interne m’a informée que la moyenne de dilatation était de 1cm toutes les 2 heures. Sachant qu’il faut arriver à 10cm, j’ai calculé que j’allais y passer ma journée, pour que le cauchemar se termine vers 19-20h du soir. Mais c’était sans compter sur ma petite grenouille pressée. Heureusement d’ailleurs.

Entre le 2ème et le 3ème centimètre de dilatation, les contractions ont été violentes. A tel point que la Swiss Ball ne servait plus à rien, je n’arrivais plus à me concentrer sur la série et je me figeais sur place chaque fois que j’en avais une, c’est à dire toutes les 2 minutes. Je me suis dit que c’était le début de la fin. 

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Dieu merci pour la péridurale !

Heureusement pour moi, ce passage a été assez court, une heure à tout casser. Quand ils sont arrivés pour me demander si je voulais la péridurale, je n’ai pas hésité, même si ce moment me faisait presque plus peur que la partie où on est censées pousser. Les contractions me faisaient plus mal que lorsque je m’était cassé le coude à 2 endroits différents et sur l’échelle de la douleur (de 0 à 10) j’étais facilement à 12 😀 

Je ne voulais rien voir de cette procédure, j’allais probablement perdre connaissance en voyant la taille de l’aiguille de toute manière. Quand ils m’ont demandé si j’étais prête, entre 2 contractions, je tremblais comme une feuille. Mais je faisais encore de l’humour. J’ai demandé si, à leur avis je tremblais de douleur ou de peur et l’anesthésiste m’a confirmé que j’étais une sacrée flippette. Mais avoir mon chéri sur place, ça a été d’une grande aide, je n’ai donc pas broché lorsqu’on me piquait le dos. Et, franchement, ça ne fait pas aussi mal que je le pensais. On fait d’abord une anesthésie locale, donc on ne sent pas grand chose.

Et le résultat est bluffant. Un quart d’heure plus tard, on n’a plus mal. Je sentais toutes les contractions, mais sans douleur. Magique. Le mieux, c’est qu’on a cette télécommande dans la main, avec laquelle on peut décider à quel moment on augmente la dose d’anesthésique. Sentir qu’on a le contrôle à ce moment-là, c’est génial. J’ai dû appuyer sur le bouton en question 2 ou 3 fois au total, le reste du temps, une dose constante est envoyée dans l’espace péridural et je pense honnêtement qu’elle est suffisante pour ne pas complètement endormir le bas du corps et sentir ce qui se passe, pouvoir pousser sans avoir mal.

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La théorie de la relativité pendant un accouchement 

Une fois la péridurale en place, j’étais aux anges. Je vous ai fait des stories depuis la salle d’accouchement, répondu aux commentaires, appelé mes proches, envoyé mon mari à la maison pour y laisser la voiture, sortir les chiens et leur donner à manger. J’avais devant moi quelques bonnes heures avant de rencontrer mon bébé, d’après le staff médical, pour passer de 3cm à 10.

Sauf que la sage femme qui est venue me voir une heure plus tard, m’a informée que j’étais déjà à 9cm. Tout est relatif, mais quand même ! D’après elle il me restaient à peu près 3 heures avant le moment crucial. J’ai appelé mon chéri pour qu’il revienne vite. Je n’avais aucune envie d’être seule quand ça m’arrivait. 30 minutes plus tard il était là, avec un Kinder Bueno qui me donnait très envie, mais je n’avais plus le droit de manger depuis quelque temps déjà. Frustration. Il n’a jamais eu le temps de le manger non plus, car, dès qu’il est revenu, on m’a dit qu’il fallait passer aux choses sérieuses et pousser.

En entendant cette phrase, de battre mon coeur s’est arrêté. Non, je n’étais pas prête. Dans tous les films où le sujet est abordé, ça a l’air affreux. On crie, on transpire, on hurle à la lune et après on est épuisé. Je ne voulais pas que ce moment arrive et voilà qu’il était là, bien plus tôt que prévu, de tous les points de vue. Je me suis rappelé à ce moment précis d’un article que j’avais lu sur un blog de muscu, où on comparait le fait de pousser avec faire des squats. Je me suis dit que des squats, je sais en faire. Donc j’ai attendu la prochaine contraction et j’ai fait un squat, puis un deuxième et un troisième. La sage femme m’a arrêtée avant le 5ème. Plus besoin, on était bon. Tout ça pour 4 squats, je me suis dit.

J’avais précisé à l’équipe médicale que ni mon mari, ni moi, on n’avait aucune envie de couper le cordon, mais je ne pensais pas qu’il fallait préciser que ça ne me disais pas non plus qu’on me mette ma fille dans les bras avant qu’elle soit propre. La voir mauve, pleine de sang et d’autres liquides douteux, avec une tête rhomboïdale, ça a été assez choquant. Car lorsqu’on m’a demandé de tendre les bras, je pensais que ça faisait partie du procès d’accouchement. C’était pour me la donner. Elle faisait un peu peur. Ce n’était pas trop ce que j’avais commandé 😀 Mais, une heure plus tard, quand on me l’a rendue après les soins et les analyses, elle était rose et rigolote, elle m’a tout de suite plu.

runwithurdog accouchement doga

L’instinct maternel est né pendant la nuit

J’appréhendais l’accouchement plus que la suite et le fait de devenir la mère de quelqu’un. Ca ne veut pas dire que je me sentais prête, mais juste que j’arrivais plus à me projeter dans ce rôle que dans celui de la femme enceinte. J’avais élevé des chiots, des chatons et d’autres petites bêtes, nom de Dieu, à quel point ça pouvait être différent ? La vérité est que ça se ressemble. Responsabilisez vos enfants en adoptant des animaux, ça les aidera dans le rôle de parent 🙂

Je ne me suis pas sentie très émue quand j’ai tenue ma fille dans les bras pour la première fois, mais plutôt rassurée d’avoir survécu 😀 Un peu perturbée par son étrange apparence. J’ai eu un moment d’émerveillement lorsque sa petite bouche a trouvé mon sein la première fois, il y a quelque chose de très attendrissant dans cette tête de chien foufou qui a faim, mais ne sait pas comment faire pour se nourrir. Et qui, d’un coup, s’accroche. Il y a eu une certaine connexion des deux esprits à ce moment là, j’ai compris qu’elle avait profondément besoin de moi et moi d’elle, à un niveau que je n’imaginais pas auparavant.

On a passé la première nuit à se regarder, à se découvrir. Ok, elle ne voit pas grand chose encore, mais elle reconnait mon odeur et elle a l’air de me connaître déjà. Et tout d’un coup, elle arrête d’être ce petit alien qui me donnait des coups de pied sous les côtes et elle devient mon petit. C’est une sensation que je ne pouvais pas imaginer avant de la vivre et je pense que la plupart des parents vous dira la même chose.

On continue à faire connaissance, c’est tout un procès. Mais on s’aime déjà et ça, c’est une évidence. Comment c’est possible ? Je ne sais pas. La nature est bien faite. Et il y a un peu de magie là-dedans.

 

Ce fut un accouchement simple, rapide et efficace, 4h et quelques à tout casser de travail, quelques squats et hop ! Pour conclure, je dirais que si moi j’y ai survécu, vous avez toutes les chances de vous débrouiller mieux que ce que vous imaginez. Je m’étais fait une montagne de cet accouchement, ça a été une bonne expérience en fin de compte. Le sport, ça aide pas mal, mine de rien et l’équipe de l’hôpital me m’a bien confirmé. Donc mettez-vous à en faire avant de tomber enceinte et restez active pendant la grossesse si possible. Le reste est une question de chance. Et de squats 😉

 

 

Un circuit agility fait maison

Parmi les choses que mon humaine a testées pour essayer de canaliser mon énergie débordante et de me fatiguer, il y a l’agility. Il y a quelques années j’allais une fois par semaine en club pour apprendre à vaincre la gravité et la peur en escaladant des balançoires en équilibre précaire, en rampant en dessous d’obstacles colorés, en sautant au dessus de haies, en affrontant le noir dans des tunnels étroits ou en slalomant entre des jalons. Vos questions sont inutiles, j’étais, évidemment, le roi de l’agility de toute l’Ile de France.

Sans me vanter, car je suis un gars modeste, n’est-ce pas ? je suis vite devenu très bon et, comme mon club était assez petit et les obstacles toujours les mêmes, j’ai vite commencé à m’ennuyer. Surtout que faire une activité de ce genre n’est possible qu’une ou deux fois par semaine maximum lorsqu’on a des humains qui travaillent, comme c’est, d’ailleurs, le cas de la majorité de mes copains.

Pour m’entraîner, l’humaine a commencé à me construire des petits circuits d’agilité faits maison, avec des choses que l’on trouve facilement dans beaucoup de foyers et c’est de ces circuits que je voulais vous parler, justement. Vous avez, vous aussi, la possibilité de tester les capacités de vos chiens ou de leur apprendre de nouveaux tours, car on adore quand on occupe aussi bien notre corps que notre esprit.

Pour vous inspirer, je vous montre un circuit testé et approuvé, imaginé dans notre salon par l’humaine. Voici ce dont vous avez besoin : une table basse, une chaise de piano dans mon cas, mais ça peut être toute autre chaise finalement, en fonction de la taille du chien, l’essentiel est qu’elle soir stable, un cerceau hula hoop, deux chaises supplémentaires pour le fixer, du scotch et des ciseaux.

Avec ces éléments-là, vous avez de quoi improviser 4 obstacles différents qui demandent des capacités physiques et intellectuelles très différentes de la part de votre chien. Cela va bien fatiguer en même temps ses pattes et sa petite tête. Et ça marchera pareil pour vous.

Pour commencer, il va falloir bouger les meubles. Surtout pour vous assurer qu’il y a assez de place pour que votre chien puisse faire tous les mouvements en toute liberté et avoir assez d’espace pour votre circuit.

Repérez bien chaque élément dont vous avez besoin et écartez le reste, vous aurez besoin d’un espace épuré au maximum pour éviter les blessures. Assurez-vous de laisser assez de place entre chaque obstacle, pour que le chien puisse passer de l’un à l’autre sans encombrement.

Une fois que vous avez repéré le bon pouf, le bon rouleau de scotch, la bonne disposition des éléments etc. n’oubliez pas de comparer la taille de votre chien avec les éléments. Ils devraient être bien proportionnels à ses dimensions, pour éviter qu’il se fasse mal avec du matériel qui ne serait pas approprié.

Quand tous ces éléments seront réunis, vous pouvez vous lancer dans l’apprentissage du circuit avec votre chien. Quelques commandes de base sont essentielles : assis, couché, pas bouger. Je vous conseille de lui apprendre celles-ci sans attendre, si ce n’est pas encore fait. Elles vous permettront de profiter de votre parcours d’agility et apprendre encore plus de choses à votre chien, tout en passant un bon moment ensemble.

Sans trop attendre, voici les 4 exemples d’obstacles.

La table basse 

L’objectif est de monter et rester sans bouger sur une surface plane, à une certaine hauteur du sol. En agility ce genre d’obstacle permet de travailler la précision et l’obéissance du chien.

En compétition, le juge considère qu’il y a une faute, donc il applique une pénalité, si le chien reste moins de 5 secondes sur cette surface. Comme on n’est pas en compétition, vous faites comme vous voulez.

Mon humaine me fait monter sur la table basse du salon que ma colocataire Loulou a pris soin de ronger sur un coin et me fait m’assoir, puis me coucher dessus et attendre. Si je m’exécute, j’ai des félicitations et peut-être même une croquette. Plutôt facile.

Le hula hoop

Tout d’abord il va falloir s’équiper d’un cerceau, si vous n’en avez pas déjà un chez vous. L’humaine a choisi cette version démontable, car ça prend moins de place et on peut ajuster la dimension.

Ensuite, il faudra monter le hula hoop, bien évidemment. Ce qui est assez simple si vous prenez le même modèle, il suffit de bien fixer chaque partie bout à bout et appuyer assez fort jusqu’à ça fasse click.

Après il ne vous reste plus qu’à scotcher le cerceau entre 2 chaises et vous assurer qu’il reste bien fixe. Sinon, repassez un coup de scotch par dessus 😀

Ensuite vous pouvez vous amuser avec. N’allez pas imaginer que je suis capable de le faire tourner sur ma taille ! Le but ici est surtout de passer à travers, ce qui, croyez-moi n’est pas vraiment chose facile non plus. En agility, on doit « marquer une zone » c’est à dire franchir l’obstacle en y posant au moins une patte.

L’humaine avait bien utilisé à peu prés un demi-rouleau de scotch parce que le hula-hoop n’arrêtait pas de glisser. Mais une fois le cerceau immobilisé entre les 2 chaises, j’ai été invité à passer à travers. En sautant. Et en souriant, en plus, pour les photos. Heureusement j’ai des multiples talents.

L’obstacle à sauter : la chaise sans dossier

Sauter au dessus d’un mur c’est quelque chose d’assez naturel chez les chiens. Pour pratiquer à la maison, l’humaine a choisi une chaise de piano, car elle n’a pas de dossier et elle est assez lourde pour ne pas me tomber dessus si jamais je la touche avec les pattes.

En agility, un chien qui en sautant fait tomber une tuile d’un mur réglable est pénalisé par une faute. Quand on fait son parcours dans le salon, on s’inquiète plus pour la sécurité de son chien que par le respect des règles officielles.

Pour éviter que je me fasse mal, elle a calé la chaise contre un mur, pour plus de stabilité.  Sauter par dessus sans toucher la chaise est assez compliqué lorsqu’on pratique dans son appartement car on ne peut pas prendre trop d’élan, enfin sauf si on a un grand espace à disposition ce qui n’est pas souvent le cas, donc l’humaine me laisse poser mes pattes dessus et marquer un arrêt avant de redescendre. C’est super marrant quand même.

L’obstacle pour ramper en dessous

La chaise est multi-fonctionnelle. Surtout notre chaise de piano qui m’a aussi servi, quand j’étais un jeune chiot à tester mes dents sur le mobilier. Je sentais que j’avais un fort potentiel en design intérieur, mais l’humaine n’a pas de goût, elle n’a pas aimé mon style néo-moderniste. En tout cas, elle n’a pas changé de chaise de piano non plus et aujourd’hui elle s’en sert pour me faire ramper en dessous aussi.

En agility, cet obstacle pourrait être assimilé au tunnel rigide à travers lequel on passe, mais, évidemment, en plus court et moins anxiogène, car, avec la chaise, on arrive à voir le bout. Et à voir à travers aussi. Mais ça travaille, mine de rien, les aptitudes de se traîner par terre pour une croquette. Très utile dans la vie d’un chien.

Bonus : Improviser des obstacles à l’extérieur 

Lors de nos balades, l’humaine cherche toujours à me faire découvrir les alentours à travers tous mes sens. Dès qu’on tombe sur un obstacle à sauter ou un tronc d’arbre à escalader, je deviens un vrai yamakasi à 4 pattes. J’ai la chance de pouvoir exercer mes talents en agility partout et vous pouvez aussi jouer avec votre chien de cette manière.

Je vous le recommande, même, car c’est une bonne manière de s’amuser et faire descendre le stresse pour vous comme pour lui. La jungle urbaine présente plein d’obstacles surprenants et si vous avez la chance de vivre à la campagne, c’est encore mieux, chaque balade peut devenir une aventure. Dans ce cas précis, l’humaine me fait sauter par dessus un tronc d’arbre qu’on a trouvé dans le parc et elle m’invite à marcher en équilibre par dessus.

 

Voilà pour ce circuit d’agility à faire à la maison. Pas besoin, pour celui-ci, de spray ou cire anti-glisse, comme en compétition. Sauf si vous voulez faire comme mon humaine, qui a enfin trouvé une autre utilité pour la wax qu’elle utilise pour tartiner la planche de surf. Mais comme on n’est ni en été, ni près de la mer, je pense que ça lui manque. Et je la soupçonne de m’avoir badigeonné les coussinets de ce truc parce que ça sent bon la fraise.

En tout cas, j’espère que ces conseils vont vous inspirer et vous donner envie de tester chez vous un circuit d’agility fait avec les moyens de bord et à votre sauce. Quoi qu’il en soit, le plus important c’est de s’amuser et partager un moment de complicité.

Whiskey

Jouer à cache-cache avec son chien

Lequel d’entre nous n’aime pas jouer ? En plus d’être une activité fort sympathique, le jeu est aussi très utile. L’apprentissage des plus jeunes se fait, la plupart du temps, à travers le jeu.

C’est comme ça qu’on apprend notre place au sein d’un groupe, notre rôle social, les mœurs et les pratiques de la communauté dans laquelle on vit. C’est à travers le jeu qu’on développe son intelligence et sa curiosité. Et, personnellement, même si je suis désormais un grand gaillard de 5 ans, j’adore toujours jouer. C’est stimulant, c’est marrant et c’est ludique.

Mon humaine aime ça, elle aussi. Au fond, elle est encore une grosse gamine. Du coup, elle adore inventer de nouveaux jeux pour occuper mon esprit et on passe beaucoup de temps à s’amuser avec ses trouvailles, tous les deux.

Un des jeux de l’humaine que j’aime beaucoup est le cache-cache. Jouer à cache-cache avec votre chien est très stimulant pour son intellect aussi bien que pour son odorat, sa vue, son ouïe et son orientation dans l’espace. C’est rigolo, ça vous détend tous les deux et ça vous rapproche. Mais pour pouvoir jouer, il faut que votre chien connaisse quelques commandes simples.

Donc avant de commencer, apprenez à votre chien les 3 choses dont il aura besoin pour comprendre le jeu : la première : ne pas bouger, la deuxième : venir lorsqu’il est appelé (et donc sortir du « pas bouger » par la même occasion) et la troisième : venir quand vous l’appelez, même s’il ne vous voit pas, car vous êtes en dehors de sa vue.

Pour lui apprendre ne pas bouger il faut d’abord le faire assoir, ensuite lui donner la commande et attendre quelques secondes avant de le féliciter et éventuellement le récompenser. Par la suite, vous pouvez progressivement augmenter le temps d’attente, avant de le féliciter. Passer par exemple de 10 à 20 secondes et ensuite à 30. Une fois que votre chien a compris qu’il ne doit pas bouger en attendant la prochaine commande, vous pouvez augmenter en même temps la distance qui vous sépare de lui. Au début un pas, puis deux, puis trois etc.

Pour lui apprendre l’appel : en principe c’est l’une des premières choses qu’on fait comprendre à son chien, après son nom. Mais imaginons que ce n’est pas le cas pour le votre. Il suffit de s’éloigner de son chien et l’appeler vers soi, en disant son nom et l’attirant avec un jouet ou une friandise. Dès qu’il vient, pensez à le féliciter et récompenser. Vous pouvez ensuite augmenter la distance qui vous sépare et ajouter des distractions supplémentaires. Par exemple lui apprendre à venir lorsque vous l’appelez, même quand il est en liberté et dans un endroit animé et brouillant.

Pour lui apprendre à venir à votre appel, même quand vous êtes hors de son champs de vison : c’est à peu près la même chose que de répondre à l’appel, mais avec une difficulté supérieure. Je vous conseille d’abord de faire assoir votre chien et lui demander de ne pas bouger, vous éloigner un peu et vous cacher pendant qu’il peut encore voir où. Ensuite, vous pouvez l’appeler et le féliciter lorsqu’il arrive. Augmentez de plus en plus la distance qui vous sépare et le temps qui s’écroule avant que vous l’appeliez.

Mais peut-être que le plus simple serait de regarder tout ça en vidéo, par ici :

N’hésitez pas à me dire si vous aussi vous jouez à cache-cache avec votre chien et quels autres jeux vous inventez pour le garder occupé et heureux 🙂 Et tagguez-nous sur vos publications pour qu’on puisse suivre vos aventures !

Whiskey

Mon flair a vraiment du chien

Lorsque je pars à la découverte d’un nouvel endroit, comme lorsque je marche sur des sentiers battus, mon arme de choix – mon weapon of choice comment disent mes amis anglophones est mon sens olfactif. Le pouvoir de mon odorat est tel, qu’il dessine dans ma tête de chien une sorte de carte sur laquelle je pourrais facilement me repérer les yeux fermés.

Je suppose que je suis comme la plupart des canidés urbains, j’ai un chemin de prédilection que je prends lors de mes balades quotidiennes et, quand le temps nous le permet, mon humaine aime me faire découvrir d’autres endroits et d’autres routes que j’explore grâce à mon flair surnaturel.

J’ai la chance d’avoir une humaine sportive, qui m’amène courir 3 à 4 fois par semaine et, comme elle n’aime pas non plus prendre la même route à chaque fois, elle change le parcours assez souvent. Surtout quand elle prépare une course en particulier, comme un nouveau marathon, par exemple.

Les sorties que nous avons à faire sont différentes les unes des autres et celles que je préfère sont celles qu’on appelle les sorties longues. Comme leur nom l’indique, elles durent plus longtemps que les autres. Pourtant ce n’est pas forcément pour cette raison que ce sont mes préférées, mais parce que, pour les faire, l’humaine m’amène dans les bois. Et là-bas, c’est un festival pour mes récepteurs. Surtout parce qu’on commence chaque séance par une longue balade qui me permet justement de renifler à ma guise les environs et marquer mon territoire comme le demande le code canin.

Voici comment se déroule une sortie classique de mon quotidien : l’humaine décoiffée, pas maquillée et encore à moitié endormie jette la première veste qu’elle trouve et une paire de chaussures et m’amène faire un tour dans le quartier, souvent un café à la main. Dès qu’on sort de l’immeuble je tourne à gauche, par habitude et je lève la patte sur le mur d’à côté. Tout ça parce que je sais que le berger allemand qui vit dans la maison en face fait sa balade un peu après moi et je veux que ce vieux veinard sache que la rue m’appartient.

Par la suite, je déambule dans la petite rue derrière l’église et souvent les ding-dongs des cloches me préviennent que bientôt le petit bichon blanc qui fait le virile va passer dans le coin. Qu’est-ce qu’il m’embête, celui-là, il n’arrête pas de pisser sur mes buissons !

Je sens l’odeur pleine de beurre lorsqu’on passe devant la boulangerie et je tourne tout le temps la tête, car j’aimerais bien qu’on rentre et que je puisse goûter à ces croissants qui sentent merveilleusement bon. Mais l’humaine m’en empêche à chaque fois et même quand elle y va pour acheter quelque chose je suis obligé de l’attendre comme un pouilleux à la porte. Il paraît que les chiens y sont interdits.

Le chemin tourne après à droite de la poissonnerie, ces poissons morts puent comme pas possible et je me presse à dépasser cet endroit affreux. Je parlais un jour avec le chat noir de la voisine qui m’expliquait que c’est son coin préféré du quartier. Pour quelle raison, je n’arrive toujours pas à comprendre, mais les chats sont souvent bizarres.

Par la suite, je sens bien tous ce que je peux sur la route vers le parc. Le mieux c’est au printemps ou en automne quand des chiennes inconnues me font du charme à travers une explosion de miasmes qu’elle laissent sur la route comme un parfum. Je m’attarde longtemps là-dessus, pour le plus grand désespoir de l’humaine qui fait des grimasses pas possibles quand elle me voit lécher par terre : « Ah Whiskey, tu es vraiment dégueulasse » elle me dit. Je lui pardonne, les humains ont du mal à comprendre les instincts, parfois. Et même si j’ai été stérilisé, ça ne s’efface pas, désolé, c’est la vie.

J’adore quand on change de trajet. Quand elle a plus de temps, ou quand elle m’amène courir, l’humaine aime varier les plaisirs et changer les chemins. Et là, c’est le bonheur en ce qui me concerne, car on passe souvent dans des parcs et les parcs sont un mélange de tellement de bonnes choses que je ne partirais plus jamais. Je voudrais connaître chaque animal qui laisse ces traces olfactives uniques, comme une signature. Mes préférés sont les poneys. Ce sont comme des moutons plus grands et moins dociles, un vrai challenge pour un chien de berger comme moi. L’humaine aussi adore leur odeur et elle va souvent les caresser.

Il y a aussi des cygnes, des oies et autres oiseux que je n’ai jamais réussi à attraper, mais mes copains qui sont des chiens de chasse me disent qu’ils ont aussi bon goût 😀

Les petits humains passent souvent dans les parcs, ils ont même des petites cages dédiées dans lesquelles ont peut les voir jouer et sauter dans tous les sens. J’aime m’arrêter et renifler autour de ces cages, des fois ça sent trop bon les couches, même si l’humaine dit que ça sent mauvais.

Je pense que ma partie préférée des balades reste quand on prend la voiture et qu’on va loin, très loin et que je découvre tout un univers de nouvelles choses incroyables dans la campagne. J’adore gambader librement (parce que c‘est pas top, la laisse, quand même !) et explorer des endroits inconnus, des parfums que je n’ai presque jamais sentis de ma vie. Les arbres et l’herbe sentent différemment, il y a plein d’animaux nouveaux aux alentours et je cours dans tous les sens, obnubilé par tant de choix qui se présentent à moi.

Et vous, quels sont les endroits que vous aimez explorer le plus ? Ceux que vous connaissez par cœur, ou les tous nouveaux qui éveillent en vous tous les sens ?

Whiskey

Sportive et enceinte – quels défis ?

Mon humaine a est en plein dans son 7ème mois de grossesse, dans pas très longtemps je vais rencontrer le petit têtard. Et, pendant ces premiers mois, elle a rencontré plusieurs défis auxquels elle ne s’attendait pas. Je l’ai toujours soutenue comme un pro pendant cette période et, comme mon intense expérience récente pourraient vous servir, je vais vous en parler, au cas où, un  jour, ça vous arrive.

runwithurdog enceinte
3 mois et demi – 4 mois – 4 mois et demi

Le regard des autres

La chose qui a le plus interpelé mon humaine pendant ces 6 mois a été liée à la manière dont les autres humains l’ont regardée quand elle parlait de sport, après leur avoir annoncé qu’elle était enceinte. Les petites remarques du style « tu devrais arrêter le running » les « quoi ? tu cours encore avec ton chien ? » ou « tu ne charges pas trop là, pour une femme enceinte ? » « tu ne manges pas assez » « quand est-ce que tu arrêtes les sport ? ».

Tout à coup, tout le monde pensait avoir le droit ou même l’obligation de donner son avis sur la question. La famille, les amis, les inconnus. Ceux qui ne font pas du sport, surtout. Car il existe une espèce d’aura propagée par les femmes enceintes qui les mets tout de suite dans l’imaginaire collectif dans la case handicapé. D’ailleurs, c’est pour ça qu’on est censés leur donner la place dans le bus, pas vrai ? Bah non.

Mon humaine a horreur qu’on se mêle de ses oignons et elle n’a pas hésité à les envoyer voir si elle n’était pas ailleurs. Elle a toujours pris ses décisions en se fiant aux professionnels, pas au plus grand nombre et, dans ce cas précis, aux médecins et aux résultats des analyses. Et non, lorsqu’on est enceinte on ne se transforme pas en grosse loque qui bouffe 2 fois plus, installée confortablement dans son canapé pendant 9 mois. On peut bouger et faire plein d’activités, même courir, jusqu’à un certain moment, eh oui.

Les nausées du premier trimestre

Ça a été l’horreur. J’ai été là quand mon humaine a eu une double fracture du coude, quand elle est tombée dans l’escalier en enchaînant plus de 20 marches sur les fesses, quand elle a eu 41°C de fièvre et qu’elle séchait comme une tomate au soleil. Je ne l’ai pourtant jamais entendue dire qu’elle allait mourir. Pendant les 3 premiers mois de grossesse par contre, elle en était persuadée.

J’avoue que passer ses journées à vomir n’a pas l’air drôle, mon humaine avait le mal de mer en permanence, les mêmes symptômes qu’après une bonne cuite, mais sans l’euphorie et les souvenirs joyeux de la nuit d’avant. Gros challenge de se lever de son lit, enfiler ses baskets et aller au sport. Beaucoup de fois, elle a perdu ce combat et n’a pas pu y aller. On a raté quelques séances de canicross aussi. Quelle frustration !

runwithurdog enceinte evolution
5 mois – 5 mois et demi – 6 mois

Le manque de vêtements de sport pour femme enceinte

Alors là, on en parle ? La pénurie de fringues de sport dans lesquelles on peut entrer quand on a un ventre qui s’arrondit ! On dirait que le monde entier complote pour que mon humaine ne puisse plus avoir l’air décent dans une paire de leggings faits exprès pour son état actuel. Et ok, elle n’a pas encore un gros ventre, mais ses vêtements de sport d’avant, taille XS et bien gainants, compressent pas mal le petit têtard et c’est super désagréable.

Elle est allée dans tous les magasins de sport et même sur internet, impossible de trouver une paire de leggings taillés pour elle. Comme si personne n’avait pensé qu’on peut avoir envie de faire du sport à ce moment de sa vie. En plus, lorsqu’elle pose la question aux vendeurs, on fait les yeux ronds et on la regarde comme une folle.

Mais où sont les leggings maternité de sport, bordel de merde ?! Et ne lui répondez pas qu’il suffit de prendre un legging maternité classique, ou les fringues de l’humain, elle va vous envoyer bouler. J’avoue que ce n’est pas la même chose 😀

La frustration d’écouter plus sa tête que son corps

Oui, être enceinte n’est pas une raison d’arrêter le sport, d’ailleurs elle vous dira que si vous avez toujours été sportive ce serait vraiment dommage de tout arrêter d’un coup, le sevrage risque d’être violent et surtout inutile. Oui, il y a des femmes qui ont des conditions particulières, qui les empêchent de faire du sport. Oui, peut-être même que l’humaine devra arrêter à un moment donné. Mais tant qu’elle se sent bien et que cette activité physique lui est bénéfique à elle, ainsi qu’au petit têtard, pourquoi arrêter ?

Par contre, il faut effectivement bien adapter sa routine à son état du moment. Ce qui n’est pas évident quand on se sent en pleine forme. Elle aurait envie de faire de la corde à sauter (elle en est folle, mon humaine) eh bien non, il ne faut pas. Pas bon pour le bébé. Mouais. Pas de boxe non plus. De body combat, body attack, tout ça c’est fini. Heureusement, il lui reste la muscu. Mais elle a eu du mal à se dire que même si le corps suit bien, il faudrait être raisonnable tout de même.

La perte d’équilibre due à la grossesse

Ah ça, vous connaissez ? C’est marrant, mais quand une humaine a un petit têtard dans son ventre, son centre de gravité change. Bien évidemment vers l’avant et vers le bas. Bon, ça ne veut pas dire qu’elles vont tomber en marchant, hein, mais juste qu’elles n’auront plus le même sens de l’équilibre qu’avant.

Par exemple mon humaine, ce qu’elle aime le plus après les exercices de plyométrie (ceux où l’on saute), ce sont ceux de proprioception, qui travaillent en profondeur les muscles stabilisateurs et qui permettent au corps humain de garder l’équilibre, même les yeux fermés. Eh bien, heureusement elle avait travaillé ça avant de tomber enceinte. Maintenant, lorsqu’elle court, son corps se penche vers l’avant et son cou part vers l’arrière, on dirait une espèce de poule bizarre. C’est drôle.

Les articulations détendues 

Une autre joie de la grossesse. Pour faire de la place à un autre être humain dans son corps, les articulations de l’humaine (toutes ses articulations, ceci dit en passant) sont moins rigides. De cette manière, chaque petit os peut être déplacé de telle sorte que les organes prennent leur nouvelle place, pendant que le têtard pousse.

Ça augmente les risques de blessure, car les tendons sont plus détendus, donc l’ensemble est moins solide. Pour l’instant, dieu merci, aucun incident à rapporter, mais on y va doucement et on fait attention quand même.

Si vous avez d’autres expériences, partagez-les avec nous !

Whiskey

 

 

 

 

Qu’est-ce qui a changé dans ma vie depuis que l’humaine est enceinte

Les humains n’ont pas les sens très développés, je vous le dis. Mon humaine n’a eu aucun mal à duper son entourage pendant plus de 3 mois avant de leur révéler l’existence du petit têtard, mais on ne me la fait pas, à moi. Je l’ai tout de suite senti. Et, dès que je l’ai su, mon comportement envers l’humaine a changé.

Je la colle – pour la protéger, évidemment, c’est important de la surveiller de près et voir s’il ne lui manque pas quelque chose. Des fois, elle me boude et me ferme la porte des toilettes dans le nez, mais, en vrai, je sais qu’elle aime bien mon attention et je redouble d’efforts.

Je ne tire plus quand on fait nos sorties de canicross – impossible à Paris de courir en libre, alors mon humaine m’a bien brieffé, il ne faut plus que je la traîne avec des pointes à 20km/h, elle n’a plus la même vitesse de réaction et elle risquerait de tomber comme une crêpe, ce qui ne lui poserait pas de problème en temps normal, mais, avec le têtard en route, c’est pas une super option. Quand on court, je tourne systématiquement la tête pour voir si elle arrive à suivre et, si ce n’est pas le cas, je calme le jeu. Faut dire qu’on traîne un peu la patte en ce moment, mais bon.

Je lui fais des cadeaux – je lui ramène tous mes jouets et des balles encore plus qu’avant. Mais pas que : des fois, c’est plutôt des feuilles et des petites branches, histoire qu’elle puisse se construire un nid, je n’en vois toujours pas un et ça commence à m’inquiéter. Où est-ce qu’ils vont mettre le bébé quand il sera là ?

Je mets mon museau sur son ventre – avec Loulou on s’alterne pour que ce soit équitable, mais des fois on est là, tous les deux, collés sur le ventre de l’humaine, en guéant les mouvements du petit têtard.

La première fois que je l’ai senti, ça m’a beaucoup intrigué. J’ai levé la tête et puis reposée plusieurs fois pour vérifier que je ne m’étais pas trompé : si, ça avait bel et bien bougé. Ça m’a fait couiner d’incompréhension et regarder l’humaine de manière insistante, pour qu’elle m’explique. Je n’ai pas tout suivi, mais il paraît que c’est normal.

L’humaine dit que je suis archi-mignon et méga-chiant à la couver comme ça, mais je prends mon rôle très au sérieux. Je ne laisserai personne lui faire du mal pendant qu’elle porte le têtard, ça n’a déjà pas l’air très évident pour elle, je fais donc tout pour lui faciliter la tâche. Je suis un soldat en mission.

Whiskey

Top 5 des choses qui manquent à mon humaine depuis qu’elle est enceinte

Depuis qu’elle a appris l’existence du petit têtard,  l’humaine a commencé a se renseigner sur ce que sa nouvelle condition supposait. Et plus elle lisait d’articles sur internet ou des pages d’un énorme bouquin écrit pour des humains qui attendent des têtards, plus elle râlait. Je me suis dit qu’il allait y avoir du changement et que ça ne lui plaisait pas forcément.

En effet, plusieurs choses lui sont désormais interdites pendant quelques mois et mon humaine n’aime pas qu’on lui dise ce qu’elle a à faire. Après on dit que c’est moi qui ai un problème avec l’autorité !

En plus des changements physiques que faire pousser un autre être vivant dans son corps impliquent, les changements de sa routine quotidienne lui déplaisent également.

Je l’écoute se plaindre et j’ai même fait un top des 5 choses qu’elle a trop hâte de retrouver. Je les mis dans l’ordre de l’importance qu’elle leur accorde et je rigole intérieurement, mais je n’ose pas trop rire trop fort en vrai, elle me fait peur depuis qu’elle grogne plus que Le Coussin péteur 😀

1. Ses abdos

Bien évidemment. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre par rapport à ce six pack, sérieux ? Je vous montrais dans un autre article l’avant / après de ses fameux abdos. J’avoue que je ne comprends pas l’obsession de l’humaine pour des muscles sculptés, mais j’ai tout de même compris que ça venait de sa conviction que rien de ce qui vaut vraiment la peine n’arrive facilement. La culture du travail, du sacrifice, de l’acharnement, je connais aussi, en tant que chien de berger.

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2. La corde à sauter, la boxe, la plyométrie…

…et tous les sports à impacts. Tout ce qui saute, qui fait transpirer, qui fait mal, qui donne des courbatures de l’espace. Tout ce qu’elle aime, quoi. Quand une humaine est enceinte, elle a interdiction formelle pour ce genre de chose. Et la mienne en souffre beaucoup, car c’est dans sa nature de rebondir comme un ressort et taper dans des sacs pleins de sable.

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3. Les huîtres

Oh les huîtres, ce bonheur au goût des vagues, elle en raffole l’humaine. Ça et tous les fruits de mer.  Elle ne peut plus en manger, car elle n’est pas immunisée à la toxoplasmose. Ce que je trouve bizarre, car elle a souvent eu des chats à la maison, elle s’est fait griffer plein de fois et elle a changé de très nombreuses litières. Ah, les chats, ces êtres mesquins, n’ont même pas eu la décence de lui faire cadeau d’une maladie.

4. Dormir sur le ventre 

Depuis qu’elle était un petit têtard elle-même, l’humaine dort sur le ventre. Ok, ce n’est pas l’idéal pour le dos, pour l’estomac, le cœur et je ne sais plus quoi d’autre, mais, pour elle, il n’y a que ça de vrai. Ses parents ont tout essayé pour qu’elle y renonce, rien à faire, l’humaine tournait dans sa position préférée même quand elle arrivait à peine à tourner sa tête.

Maintenant, vas dormir sur le ventre quand ton ventre précède ton corps lorsque tu rentres dans une pièce. Elle a réussi à le faire jusqu’à il n’y a pas longtemps, mais depuis quelques jours ça devient mission impossible. Tristesse.

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5. Prendre des risques 

Mon humaine aime bien les sensations fortes, les chicken games, les course d’obstacles, l’inutile prise de risques et tout ce qui peut lui rappeler qu’elle est libre et vivante. Et encore une grande ado rebelle dans sa tête, accessoirement. Elle est un peu casse-cou et aime bien provoquer la chance et même d’autres humains, quand ils ont une attitude inappropriée.

Par exemple, elle n’hésite pas à traiter de gros porc un lourdingue qui la dévisage pendant qu’on court ou à taper un scandale quand une petite mamie se fait doubler dans la file d’attente à la Poste. Et même si je suis d’accord avec elle, je me dis qu’elle est quand même toute petite… Mais elle s’en fout de prendre ou de donner des coups, mon humaine. Eh bien, plus maintenant. Car le petit têtard pèse dans sa prise de décision et elle est devenue plus… raisonnable. Ce qui ne lui plaît pas, car elle a l’impression de s’être transformé en petit être fragile, alors qu’elle a l’esprit d’un rottweiler enragé 😀

 

Voilà donc que la grossesse est pour mon humaine pire que sa blessure au genou qui l’a empêchée de courir pendant plus de 7 mois. Sympa pour le petit têtard, il est considéré pire qu’une bursite 😀 Tant qu’elle ne parle pas de moi comme ça, ça me va. Avez-vous aussi des frustrations de ce genre en période de blessure ?

Whiskey