Musher Experience – une aventure à la Jack London

La semaine dernière, je vous parlais d’une interview que l’humaine a donné sur Musher Experience. Et Musher Experience, c’est quoi ? Eh bien c’est de l’équipement, de l’actu et des conseils pour faire du sport avec son chien et vivre des moments de complicités inoubliables.

A l’origine c’était juste une sorte de petit carnet de bord personnel, confie son créateur, Baptiste. Je découvrais l’univers du mushing, c’est à dire tous les sports de traction que l’on peut faire avec son chien comme le canicross, canivtt ou l’attelage en traineau. Il y avait très très peu d’info disponible sur le net ou de façon extrêmement éparse, sur différents forums. J’ai voulu compiler tout ce que j’apprenais, théorique et pratique, sur un même site. Je me disais que l’expérience que j’accumulais, ce que j’apprenais, ça pouvait humblement servir à quelqu’un d’autre.
 
Et finalement, ça m’a valu de faire d’incroyables rencontres! D’apprendre 100 fois plus de choses. De pouvoir interviewer de grands champions et professionnels de l’univers canins. Participer à de grandes courses internationales.
 
Depuis, j’ai ouvert une boutique en ligne où je propose tout l’équipement nécessaire pour faire du sport avec son chien. Je continue de partager mes aventures avec mes chiens et apporter tout un tas de conseils pour que chacun puisse prendre un max de plaisir avec son chien!
Pour mieux vous parler de ce projet à la fois humain et matériel, mais surtout une  vraie rencontre entre la nature sauvage et l’humain, une aventure à la Jack London, j’ai posé plusieurs questions à Baptiste. Je vous laisse découvrir ses réponses et son univers.
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Qui es-tu et quel est ton lien avec les sports canins ?

Je m’appelle Baptiste, 34 ans. Je travaille dans le digital. Mes chiens et le sport que je pratique avec eux me permetent d’avoir un vrai équilibre de vie, de m’évader, de prendre soin de leur santé, de ma santé, de me recentrer en pleine nature, se reconnecter aux choses simples. Je pense que de nos jours beaucoup de gens ont besoin de ça.

D’où vient ton amour pour les chiens et plus particulièrement les huskies ?

Dans ma famille j’ai toujours eu plein d’animaux (poissons, oiseaux, lapins, cochon d’Inde, chats, chiens,…). Quand j’étais petit mes parents ont pris un husky sibérien : Hobby. Seulement, cette race de chien demande de beaucoup sortir. Du coup, le mercredi, lorsque je rentrais de l’école, j’étais de « corvée » pour le balader. Au début c’était une vraie contrainte pour moi. Mais, finalement, je me suis noué d’amitié avec ce petit chiot qui grandissait et se construisait en même temps que moi.
Je suis tout ému d’écrire ça. J’ai fini par l’aimer. On était un vrai duo complice, inséparable. Mais, un jour, ma mère me dit qu’Hobby va nous quitter. Qu’il était rongé par un cancer ou je ne sais plus quelle horrible maladie. Il n’avait que 6 ans. C’est l’une des plus grosse claque j’ai pris dans ma vie. Une véritable injustice. Depuis, j’ai grandit. J’ai pris un husky, puis 2, 3, 4 et enfin 5.

Tu as 7 chiens, dont 2 shih tzus, quelle organisation au quotidien pour une meute de cette taille-là ? Quels sont les challenges ?

Il y a tout d’abord un investissement financier considérable pour avoir, on va dire, l’infrastructure qui va bien: chenil, camion pour les transporter, quad et traineau pour les entrainer, harnais, laisses, etc.
Après vient les frais vétérinaires finalement assez conséquent et régulier. Ensuite, niveau nourriture, c’est aussi simple de donner pour 7 que pour 1 seul. Reste la partie entrainement. Ils ont un vrai besoin de se défouler régulièrement. Ce qu’il fait que je les entraîne à l’attelage environ 2 fois par semaine, plus quelques sorties bonus à 1 ou 2 chiens en canicross et canivtt quand l’envie me prend.
Et ce n’est pas toujours évident à gérer niveau planning car on est parfois malade, il y a les impératifs familiaux (j’ai un bébé en bas âge), parfois de lourdes journées de boulots, etc. Mais en étant un peu organisé, on trouve toujours le temps.
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Comment en es-tu arrivé à en avoir autant, quelle est leur histoire?

Au départ, j’étais étudiant dans un petit appartement à Nice. Je voulais un grand chien, mais ce n’était pas adapté à mon mode de vie et mon environnement. J’ai donc pris un petit chien: un shih tzu, Kaïdo. Il se sentait un peu seul lorsque je partais étudier. Je lui ai donc pris un compagnon: un deuxième shih tzu! Shiro (j’ai appris que ça voulait dire blanc en japonais alors qu’il est tout noir mais passons lol).
Puis, sans m’en rendre compte, le sujet « husky » revenait de plus en plus dans ma bouche. Un jour ma femme m’a chauffé en me disant: « ben vas-y on en prend un, ou t’arrêtes d’en parler ! ». C’est là qu’on a franchi le pas: j’ai adopté mon premier husky sibérien, Ggayoq. La passion a pris le dessus. Tout c’est très vite emballé.
J’ai adopté Glayna et Grimm, frère et sœur, nés d’une portée non désirée d’une dame sur Nice. Elle se « débarrassait » des chiots, marre de s’en occuper. On les a donc sauvés, récupérés à 1 mois seulement, donc non sevrés, non éduqués par leur mère. Mais en vie !
A partir de là, j’ai complètement changé de vie : je suis passé d’un style « Non sportif PC Gamer », très urbain en petit appartement en ville, à un baroudeur outdoor sportif, en maison perdue dans les montagnes. Le bonheur 🙂 Peu de temps après, on a pris Hamaru Ka d’une portée d’un ami musher. Et, enfin, on a gardé la petite dernière Joly, né de Hamaru Ka et Grimm à la maison.
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Je sais qu’on dit qu’on ne peut pas aimer un de ses enfants plus que l’autre, mais,parmi les 7 chiens, as-tu un préféré ? 

Non. On me demande souvent ça mais je n’ai pas de préféré à proprement parlé. J’ai des préférences pour chacun d’entre eux pour leur singularité. Kaïdo, c’est mon chien fidèle, mon ombre. Il me suit partout. Je veille sur lui. Shiro, c’est un petit gros noir plein d’entrain qui à souvent besoin d’être cajolé et posé au calme.
Ggayoq c’est mon premier husky. Mon gros nounours crooners. Grimm, c’est mon gros bêta. Trop gentil, qui aime beaucoup la présence humaine et s’assoie toujours sur mes pieds. Glayna, c’est ma petite chouchoute charmeuse. Hamaru Ka, c’est ma MaMa. Une mère incroyable! Des yeux à couper le souffle et une incroyable intrépidité au traineau.
Joly c’est ma petite fille, ma dernière qui ne grandira jamais à mes yeux et restera toujours celle que j’ai vu naître sous mon toit. Chacun à son caractère et son histoire lié à la mienne. Et ça les rend uniques.
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Sur Musher Experience tu proposes des produits de très bonne qualité, est-ce que tu les testes tous avec tes chiens?

Merci. Oui et plus que ça encore. J’ai même envie de te dire c’est parce que je les ai testés et surtout éprouvé dans le temps que je les recommande.
Je précise bien, car de nos jours beaucoup donnent leur avis après 1 ou 2 utilisations. Pour certains produits ça peut le faire, mais pour d’autres notamment qui impactent potentiellement la santé et la sécurité de nos chiens, il faut vraiment éprouver le matériel sur le long terme, dans toutes les conditions.
Je pense particulièrement aux harnais de traction ou aux kit canicross par exemple.

Musher Experience est avant tout une aventure humaine. Tu suis un peu ton instinct et tes envies pour les projets dans lesquels tu t’investis. Mais quels sont tes objectifs, dans l’absolut?

L’objectif fondamental qui guide tous mes projets: faire qu’un maximum de gens découvre ces sports canins et prennent un maximum de plaisir avec leur chien, dans de bonnes conditions.
Du coup, j’ai des tonnes de projets et d’envie:
– continuer de faire connaître Musher Experience pour accompagner un maximum de gens dans leur aventure avec leur chien.
– continuer de mettre en avant les gens et soutenir les projets qui font bouger les choses et portent haut les valeurs que l’on partage
– créer des vidéo inspirantes ou encore de conseils
– après, j’aimerais bien animer ou participer à une émission télé ou radio afin de réaliser des chroniques sur ces sports canins et l’outdoor d’aventure.
partir en Laponie
et j’en passe!
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Tu as un enfant en bas âge. Mon humaine sera bientôt maman, ça l’intéresse beaucoup : quelle est la relation de ton fils avec les chiens ?

A la naissance, les premiers mois, on avait mis une vraie distance entre mon fils et les husky. Mes husky sont assez vifs lorsqu’ils jouent. Ils ont l’habitude d’interagir entre eux, avec leurs codes. Pas de faire attention à un bébé humain.
Ensuite, ils vivent dehors toute l’année. Ça les rend un peu « rustique ». Ce qui n’est pas idéal pour un bébé qui n’a encore aucun vaccins ni grandes défenses immunitaires. En grandissant, on leur a fait faire un peu connaissance. Aussi bien les husky que les shih tzu. Ils étaient plutôt attentifs. Mais le défaut c’est qu’ils voulaient lui lécher le visage ou les mains toutes les trente secondes.
Aussi, Glayna a fait une grossesse nerveuse lorsqu’elle a sentie pour la première fois le bébé. C’était à la fois terriblement touchant mais aussi triste. Car elle croyait vraiment qu’elle attendait des bébés. Maintenant, bébé à 15 mois. Il marche et est fan des chiens.
Il embête un peu Kaïdo qui est souvent à mes pieds, en le pourchassant. Shiro lui, s’échappe dès qu’il entend un peu trop de bruit ou le voit arriver. Et il adore allez voir les husky au chenil. Éventuellement tendre la main pour un ou deux bisous (et après nettoyage des mains!).  Il est encore petit pour vraiment plus d’interaction. Donc je laisse le temps au temps… ça va se faire progressivement, naturellement.

Quel est ton rêve le plus fou?

Oula. J’ai déjà une très belle vie et beaucoup de rêves accomplis. Mais je dirais avoir une maison autonome perdue en pleine nature: thermorégulatrice, panneaux solaires, éolienne, source d’eau, serre, potager, poulailler. Et qu’en parallèle, je puisse continuer à faire découvrir ces sports canins, des aventures outdoor et cet esprit nature à la Jack London.
Whiskey
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Danse avec ton chien

Les réseaux sociaux sont une mine d’or d’inspiration pour des activités rigolotes à proposer à votre chien pour le dépenser et occuper son esprit, car les deux sont aussi importante l’une que l’autre. Après notre runwithurdog (cours avec ton chien, pour les non anglophones), on a découvert Danse avec ton chien, un compte animé par Julia, 30 ans, qui habite dans le fin fond des Landes au milieu des vignes de l’Armagnac.
Pour Julia, les animaux sont une passion depuis toujours. Elle a 3 chevaux, 2 chiens et une quinzaine de poules. Sur les réseaux sociaux, Julia a rencontré une jeune fille incroyable, Juliette, qui vient juste d’avoir 16 ans et qui donne des conseils géniaux en dog dancing. C’est grâce à Juliette que Julia progresse. Toutes les deux ont ouvert un groupe Facebook, Danse avec ton chien. Dans ce groupe, on apprend aux gens à faire des petits tours faciles avec leur chien. Ils se filment et postent leur vidéo et nous, on leur donne des conseils.
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Même si animer une communauté sur les réseaux sociales et alimenter un site internet 2 à 4 fois par semaine prend beaucoup de temps, Julia le fait par passion : si je fais tout cela, c’est que j’aime le partage et qu’il y a beaucoup de personnes dans la même situation que moi : soit elle sont trop isolées pour pouvoir aller dans un club, soit elles ne sont pas à l’aise dans un club, soit elles sont dans un club et elles ont envie de partager et d’échanger. 
Julia a 2 chiens : Gipsy, une femelle berger australien rouge merle de bientôt 2 ans et Crackot, une setter anglais croisé golden retriever, de 5 ans.
Avec Crackot, elles ont vécu dans beaucoup d’endroits. Je l’ai prise dans le Maine et Loire, puis elle m’a suivie à Mont de Marsan dans une petite maison, pour finir ensuite à la campagne dans notre grande maison au milieu des vignes. Avec elle, Julia a découvert l’univers des clubs canins, l’éducation, l’agility et le canicross. Crackot n’est pas très intéressée par le dog dancing, elle préfère les activités beaucoup plus dynamiques et elle a vraiment un instinct de chasse très développé.
Gipsy est une boule de poils électrique et elle n’a connu que le grand air. C’est un chien d’extérieur et protecteur, un vrai chien de berger. Elle a été au club seulement 3 fois pour l’école des chiots et une fois, adulte, pour la socialisations. C’est avec Gipsy que Julia pratique le dog dancing et elle l’accompagne aussi lorsqu’elle court avec Crackot. Nous avons déjà essayé le canicross et le Canipaddle, 2 disciplines, qu’on aime beaucoup et qui nous rapprochent aussi 🙂
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J’avais envie d’en savoir plus sur le dog dancing, car, avec mon humaine on a aussi essayé cette discipline et, même si je ne peux pas dire que c’est mon truc, je l’ai trouvée bien sympa, mine de rien. J’ai donc demandé à Julia de nous en dire plus.
2. Comment as-tu découvert cette discipline ? La pratiques-tu avec tes 2 chiens ?
L’éducation des animaux me passionne depuis toujours mais je ne me sens pas à l’aise dans les clubs canins… En fait, je ne me sens bien que dans mon environnement, avec mon mari, mon petit bébé de 10 mois et mes animaux.
Pendant ma grossesse (2016-2017), j’ai été obligée de rester alitée pendant de longs mois… et pour moi, qui suis hyperactive, ça a vraiment été très très-très difficile. Je regardais des vidéos sur le tricot (oui j’ai tricoté plein de trucs à ma fille 🙂 ) puis j’ai embrayé sur des vidéos de travail en liberté des chevaux et je suis tombée sur une vidéo pour apprendre des tours rigolos à son chien…
Après mon accouchement, j’ai commencé à mettre en pratique ce que j’avais vu sur la vidéo à mon berger australien d’à peine 14 mois à ce moment-là. Elle apprenait à une vitesse incroyable et en redemandait. Je n’ai jamais eu un chien comme elle! Du coup, depuis Février 2017, je joue à lui apprendre des nouveaux tours toutes les semaines.
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3. Qu’est-ce que cela implique au quotidien en terme d’entraînements et comment arrives-tu à motiver ton Gipsy ?
Je prends 5 minutes par jour avec Gipsy soit pour retravailler des tours qu’elle maîtrise et qu’il ne faut pas oublier, soit, et c’est ce que je préfère, lui apprendre des nouveaux tours. Et, parfois, quand j’ai le temps, je fais 2 ou 3 sessions de 5 minutes dans la journée. Pas besoin de la motiver, dès qu’elle voit la sacoche de friandise et le clicker elle me propose plein de choses par elle-même pour avoir un petit bonbon.
4. Que devrais savoir quelqu’un qui a envie de découvrir cette discipline ? 
Le principal conseil que j’ai c’est de surtout le faire pour s’amuser avec son chien. Il faut éviter les séances trop longues (pas + de 5 minutes) ou vouloir aller trop vite. Il est important d’apprendre à se servir d’un clicker, l’apprentissage est meilleur et plus rapide. Aussi, si ce n’est pas le bon jour, pour le maitre ou le chien, reporter la séance à plus tard.
5. Y a-t-il des races de chien plus adaptés au dog dancing que d’autres ?
Les chiens les plus adaptés au dog dancing, ce sont les chiens joueurs, proches du maitre, pour certains tours il est préférable que le chien ait finit sa croissance et qu’il ne soit pas trop âgé non plus. Beaucoup de chiens peuvent le faire. Le dog dancing, on le fait pour s’amuser 🙂
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6. Quel est le pas le plus simple par lequel il faudrait commencer ?
Les tours les plus simples, je dirais, sont le tourne twist (le chien qui fait le tour sur lui-même soit dans le sens des aiguilles d’une montre soit dans le sens inverse), le slalom entre les jambes et plein d’autres petits tours, mais il faut venir sur le groupe Facebook pour connaître les suivants 🙂
7. Est-ce que tu trouves que certains types de musique parlent davantage à ton chien ? Quels sont ses goûts musicaux ?
Quand on choisit une musique en dog dancing, il faut que le rythme nous plaise déjà et ensuite que ça nous inspire une chorégraphie. Moi, j’aime bien les musiques Gitanes et espagnoles. Gipsy, elle aime que la musique me plaise 🙂
Vous pouvez découvrir l’univers de Julia et Gypsy sur  www.danse-avec-ton-chien.fr  ou sur leur chaîne Youtube : Danse avec ton chien Dog Dancing. Avez-vous déjà testé cette discipline ? Sinon, c’est peut-être le bon moment pour commencer 🙂
Whiskey

 

Dogs of Paris : un portrait intime du chien parisien et de son humain

Depuis quelque temps, je vous parle de mes coups de cœur dans cette nouvelle rubrique et je ne pouvais pas continuer à le faire sans vous parler de certaines personnes très chères à mon cœur, celles qu’on ne voit jamais, car cachées derrière leur caméra : les photographes.

La semaine dernière, vous avez pu découvrir Lola Ledoux sensible et discrète, cette fois-ci, je vous présente Antonia de Dogs of Paris et sa personnalité solaire et joyeuse. Antonia respire la joie de vivre et découvrir les humains et les chiens et surtout les liens qui les unissent est son dada.

Mon humaine a rencontré Antonia sur Instagram, nous sommes allés prendre des photos ensemble une fois et nous avons tout de suite accroché avec son caractère souriant, décontracté et qui ne se prend pas au sérieux. Et c’est ce que je préfère chez les humains.
Dogs of Paris est un projet sincère et plein de spontanéité, qui met en valeur la complicité maître-chien dans cette jolie ville de Paris.  Il est né en 2015 et il est inspiré de l’idée de Kim Wolf, fondatrice de Dogs of New-York, qui célèbre le lien universel entre les New-Yorkais et leurs chiens. 

J’ai eu envie à mon tour de décliner ce projet à Paris et de révéler le lien unique qui existe entre les Parisiens et leurs compagnons à quatre pattes, confie Antonia.

Tu n’es pas une photographe pro, mais une vraie passionnée de cet art et de la relation qui lie humain et chien. Quelle partie joue ta propre personnalité dans ton projet ?

J
’aime beaucoup communiquer avec les personnes qui m’entourent. Je me considère comme ouverte d’esprit, j’aime aller vers les autres, découvrir leur histoire et ma curiosité me poussent sans cesse à me dépasser et à oser.

Comment choisis-tu tes sujets ?

Je n’ai pas de critères de sélection. Tous les profils et tous les chiens m’intéressent mais je cherche à favoriser la diversité en essayant de photographier un maximum de races de chiens différentes.

Je rencontre ainsi des chiens de toutes tailles, races, couleurs, âges etc. Chacun est unique et a ses propres spécificités.

Je rencontre également des gens très différents, mais tous portent le même regard bienveillant et rempli d’amour à l’égard de leur compagnon, c’est ce qui compte le plus.

On aime son chien, peu importe son origine, où l’on vit ou à quoi il ressemble.

Tu as un incroyable don de mettre très vite à l’aise humains et chiens, pour qu’ils te dévoilent une partie de leur intimité, comme ça, dans la rue. A quoi penses-tu que c’est dû ?

L’animal est un réel vecteur de communication. Je pense qu’à partir du moment où vous aimez les animaux, vous pouvez entrer en contact avec tout le monde.

Il m’arrive d’essuyer des refus bien sûr, mais, la plupart du temps, les gens sont contents voir intrigués et jouent le jeu pour mon plus grand plaisir.

Cet amour pour les chiens, d’où vient-il ?

Si le chien est appelé le meilleur ami de l’homme, ce n’est pas un hasard, il a des qualités qui en font un véritable allié de l’humain, en vrai il ne lui manque que la parole. 🙂

Il n’y a pas de personnes ou de familles types, idéales pour avoir un chien, sa compagnie est bénéfique pour tous, enfants comme adultes et pour tous les âges et ça c’est super chouette. 

C’est un être sensible, fidèle, joueur, très sociable et par dessus tout qui nous aime de façon inconditionnelle. Il est doté de nombreuses vertus notamment thérapeutiques, il nous apaise quand ça ne va pas, nous sécurise. Et puis on va pas se mentir, ils sont aussi et surtout trop mignons nos poilus. 🙂

Je suis dédiée depuis toute petite à la cause animale et avec « Dogs of Paris », j’ai envie, à ma manière, de contribuer à sensibiliser les personnes à cette cause et notamment d’apporter un nouveau regard sur l’importance que tiennent les chiens dans nos vies.

Protectrice acharnée et amoureuse des animaux, je suis également végétarienne depuis maintenant de nombreuses années. Je pense sincèrement que les animaux méritent bien plus de considération que celle qui leur est actuellement concédée dans nos sociétés.

En plus de prendre une simple photo, tu passes du temps à discuter avec tes sujets et tu en dresses un portrait assez précis, sans même prendre des notes. Quelles sont les histoires qui t’ont marquées ?

Une histoire m’a particulièrement touchée, celle de Sylviane et de sa chienne Esby.

Le tragique décès de son mari a été une épreuve très dure à surmonter mais grâce à Esby, un petit Griffon Bruxellois, Sylviane a repris goût à la vie. Je me souviens avoir senti mes larmes couler en quittant cette dame.

Ce sont ces moments-là qui renforcent ma volonté de mener à bien mon projet et de faire découvrir d’autres histoires touchantes.

L’amour inconditionnel que le maître et le chien ont l’un envers l’autre est puissant et unique. L’histoire de Sylviane et Esby montre bien à quel point la relation entre les humains et les animaux est essentielle à nos vies. Nous avons besoin d’eux et ils ont besoin de nous.

J’aime aussi beaucoup rencontrer et dresser les portraits de personnes qui créent, innovent, œuvrent pour le monde animal que ce soit à travers des projets créatifs ou sociaux, des applications mobiles ou encore la pratique du sport.

Penses-tu qu’on se livre facilement à un inconnu quand il s’agit d’un sujet si personnel, comme la relation avec son chien et son histoire ?

Oui, au contraire on a plus de facilité à parler de son chien que de soi et indirectement, l’animal de part l’histoire que nous partageons avec lui, peut aussi nous amener à nous dévoiler, révéler nos failles, notre vécu.
Notre chien, c’est notre fierté, on le considère comme un membre de la famille à part entière et les liens que l’on tisse avec lui sont véritablement privilégiés. 

Sa seule présence déclenche des sujets de conversations, ce qui renforce la communication entre les individus. Les gens prennent plaisir à me parler de leur(s) compagnon(s), à me raconter des anecdotes, des souvenirs, c’est un réel moment de partage.

Si tu pouvais prendre en photo n’importe quelle personnalité et son chien, qui choisirais-tu ?

Si c’est une personnalité française, je dirais l’humoriste Florence Foresti et son chien Bernie, un bouledogue anglais, qu’elle ne manque jamais de mettre en avant avec beaucoup d’amour et d’humour bien évidemment, sur les réseaux. 

Si c’est une personnalité étrangère, je dirais sans hésiter la chanteuse Lady Gaga et sa chienne, un petit bouledogue français, Miss Asia Kinney, un duo improbable et déjanté.

Je crois que j’ai un faible pour les bouledogues. 🙂

 

Le rêve d’Antonia serait de sortir un beau livre, accessible à tous, avec tous mes portraits et leurs histoires 🙂 Je lui souhaite de tout cœur que ça lui arrive et je croise les doigts pour y retrouver mon portrait.

Whiskey

Objectif sur Lola Ledoux – une tête d’ange, une main de maître

On me demande souvent qui prend mes photos pour le blog ou les réseaux sociaux. Eh bien, ça dépend. Mon humaine a la chance de connaître des photographes très douées, d’avoir des amies très patientes, un humain très gentil, malgré les commentaires acides qu’elle fait en permanence « c’est flou » « c’est pas centré » « je ne suis même pas dessus » 😀 et un trépied 😉

Mais, pour vous faire une petite confession, moi je préfère quand on travaille avec des jolies filles. L’une de mes préférées est Lola Ledoux. Lola, je l’aime parce qu’elle est belle, elle sent bon et elle fait des bruits bizarres avec sa bouche pour attirer mon attention et pour que je regarde la caméra. Mais surtout parce qu’elle est une vraie pro, elle sait me mettre à l’aise et en confiance, elle rigole bien avec l’humaine donc je suis heureux de la voir à chaque fois.

Je l’ai rencontré sur la plage, notre premier rendez-vous a été pendant les vacances d’été. Elle m’a fait courir dans l’eau avec l’humaine, j’ai adoré. J’ai tout de suite accroché avec sa personnalité sensible et sa douceur qu’elle fait transparaître dans les photos.

Lola est photographe animalier. Savez-vous en quoi ça consiste ? Eh bien c’est immortaliser l’image d’une boule de poils adorée par ses maîtres ! Ceci dit, qu’ils soient à poils, à écailles ou encore à plumes, je suis apte à tous les photographier. Je peux autant photographier l’animal seul, en tirer le plus beau de sa personnalité, qu’avec ses propriétaires. Dans ces cas là, je transforme notre rencontre en moment de partage, pour que tout le monde se détente et que la complicité naturelle ressorte en image.

Comment en est-elle arrivée là ? Eh bien, ce fut un parcours semé d’embûches. Travailler avec des animaux, c’était un rêve pour Lola. Comme plein de petites filles, elle aurait voulu devenir vétérinaire. Puis, quand elle a compris qu’elle devrait opérer des animaux et surtout, en euthanasier certains, c’était cuit. Je suis trop empathique et je n’aurais jamais supporté de voir les propriétaires souffrir, pleurer… dit elle.

J’ai alors cherché partout et pensé à la police montée, la garde républicaine. J’ai fait de l’équitation, j’aimais bien le monde de la police. Et là le comble : j’étais trop petite. Je ne savais pas que certains métiers demandaient une taille minimum !

Vient alors une période compliquée où je me demande vraiment ce que j’ai envie de faire. J’étais très moyenne à l’école et pas du tout motivée.

Pour résumer, c’est au lycée que je découvre l’option Arts Plastiques et que je découvre peu à peu la photo. Après avoir entamé une école photo, je me lance dans une spécialisation animalière en dernière année qui me colle à la peau depuis.

J’ai demandé à Lola de m’en dire un peu plus sur son métier, sa méthode de travail, sa passion et son amour pour les animaux. Il y en a, peut-être, parmi vous qui voudraient devenir un jour photographe animalier. Voici ce que Lola en dit sur ce métier qui fait rêver.

Quel est le rôle des animaux dans ton quotidien ? Te sens-tu proches de toutes les bêtes ou as-tu une attirance particulière pour certaines ?

On pourrait croire que j’ai été bercé dans mon enfance par un monde rempli d’animaux. Que nenni, je ne sais pas d’où me vient cet amour des animaux, mais j’ai toujours été fascinée et attirée par eux. D’un naturel très timide et réservé, je n’ai jamais vraiment eu confiance en moi. Et avec les bêtes, je me sens toute autre. Je ne réfléchis plus du tout, je peux me trouver dans n’importe quel état, ils me rendent heureuse. Je ne suis pas obligé d’être à leur contact : les regarder peut m’occuper des heures durant. Du coup je pourrais dire que les animaux jouent un rôle primordial dans mon quotidien, la vie serait tellement triste sans eux. Mon premier animal a été mon chien, parti en mars dernier… Que j’ai quémandé à ma mère pendant 5 ans ahah ! Je me sens proches de tous les animaux, et j’aimerais en voir en vrai encore des tas.

Comment choisis-tu tes sujets pour les créations ?

Pour les shootings de créations personnelles (comme la série complicité), je tente de réaliser des scènes qui me font ou m’ont fait rêver. Certaines petites filles s’imaginent en princesse, moi je voulais voir des animaux. Certes, je n’apparais pas sur les images, mais j’essaye d’y sublimer des personnes avec ces magnifiques animaux. Ce ne sont donc pas des commandes, c’est le travail de toute une équipe (modèle, maquilleur, coiffeur, propriétaire des animaux…) qui s’entend avec mes idées qui donne ces résultats.

Tu as déjà fait des shootings avec des rats ou des serpents. Quelles sont les difficultés qu’on rencontre quand on travaille avec ce genre d’animaux en studio ou à l’extérieur ?

La principale difficulté que l’on rencontre avec ces animaux, c’est qu’ils ne sont pas spécialement (voir pas du tout pour le serpent) réactif à la nourriture. La friandise est la principale technique d’attention qu’on utilise chez les autres animaux gourmand, qui permet d’avoir un regard. Aussi, ils ne sont pas « éduqués ». Bien que je sois déjà tombée sur des chiens qui n’obéissaient pas trop, ou hyper actifs, un serpent ou un rat ne connait pas « pas bouger » ahah. Du coup c’est un réel travail de patience et de réactivité. Je n’ai pas le droit à l’erreur.

Quel a été ton shooting préféré jusque là et pourquoi ?

Ca peut paraître bateau, mais je n’ai pas du shooting préféré. Ou alors, je pense que mon shooting préféré est à chaque fois le dernier que j’ai réalisé. J’aime mon métier, j’aime rencontrer des animaux. Nouer une relation, créer des compositions, jouer avec la lumière… Et surtout faire plaisir aux gens. Quand je vois leurs sourires à la fin, leurs jolis mots, je suis ravie. Du coup, chacune de mes séances photos est ma préférée !

Quel a été le plus gros challenge que tu as rencontré ?

Mes plus gros challenges sont quand j’ai plusieurs animaux à placer en plus d’un modèle. Je prendrai l’exemple de la séance avec les rats (ça court partout et à une vitesse !), ainsi que celle avec des chatons pour Noël, ou encore la dernière en date avec quatre chiens loup. Je me met toujours une grosse pression. Déjà ce sont des séances dures et longues à organiser, puis le jour J je me dit que je ne peux pas rater le coche, tout est entre mes mains, tout le monde attend un résultat à la hauteur. Et mine de rien, placer des animaux qui ne sont pas comme des mannequins à qui on dit « pose ta main là, mets-toi de profil, marche s’il te plait », ce n’est pas si facile ! Et quand tout le monde est bien placé, il faut que le modèle le soit aussi ! Et que personne ne ferme les yeux, que le chien ne baille pas à ce moment là… Ahah mais c’est ça que j’adore aussi !

Quels sont tes animaux préférés à prendre en photo ?

C’est une question compliquée, en plus je pense ne pas avoir pris beaucoup d’animaux différents en photo jusqu’à présent. Je dirais que les plus réactifs et ceux qui ont le plus de personnalité dans les yeux, dans mes photos pour le moment, sont les chiens. En dehors de ça, j’aimerais tous les photographier !

Comment fais-tu pour capter l’attention et le regard d’animaux si variés ? 

Ca dépend de l’animal. La plupart du temps de la nourriture, un mot fétiche (sousoupe  pour toi, Whiskey, hein!), ou un jouet qui fait du bruit suffisent. Mais je suis déjà tombée sur un cas de chien anciennement maltraité qui n’était pas du tout réactif à tout ça, et c’est seulement le temps ainsi que la patience, la confiance qu’il a su m’offrir qui ont donné un résultat au top.

Tu arrives à mettre en lumière la complicité entre les humains et les animaux, comment fais-tu ? Est-ce lié à ta personnalité ou fais-tu de la magie ? 😀

Je pense que déjà ce qui est fort c’est LA complicité de l’humain et l’animal. Et ça, je n’y suis pour rien. On tisse de si beaux liens avec nos bêtes, ça ne peut que se ressentir. Je mets les gens en confiance, je tente de gagner celle de leur animal, on rigole, on passe un beau moment. Moi, je tente de capturer ces jolis laps de temps, ces regards, rires et sourires pour les graver pour toujours !

Quel serait ton rêve le plus fou dans la photo ?

Mon rêve le plus fou est énorme et sur le long terme. J’adorerais faire une sorte de tour du monde, partir comme une Ranger dans des lieux sauvages… Rester des jours à traquer la présence d’animaux plus beaux les uns que les autres, faire un campement pour dormir. Je suis parisienne de naissance, mais j’aimerais vivre de voyages et de découvertes. Il y a tellement d’endroits et d’animaux à voir ! Rien que d’y penser, c’est vraiment ça, mon rêve !

 

Alors je ne sais pas vous, mais moi j’adore découvrir des métiers et des projets comme ceux de Lola. C’est d’ailleurs elle qui a pris toutes les belles photos de cet article. Si vous voulez découvrir davantage son univers, jetez un coup d’œil à son site.

Whiskey

Le frère à l’autre bout du monde

Oui, c’est bien ça, j’ai un frère à l’autre bout du monde. Et ça me fait chier. Quoi de pire que de penser être le seul fils et se retrouver, 5 ans plus tard, avec un frère qui t’a précédé de 7 et qui vit à l’autre bout du continent ? Quand mon humaine me l’a annoncé, j’ai failli hurler à la lune. Il s’appelle Micha. Il a 12 ans aujourd’hui et elle l’a eu avant de quitter son pays, il y a plus de 11 ans.

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J’ai voulu tout savoir sur cet intrus, bien évidemment. Et elle n’a pas eu du mal à me confesser tout l’amour qu’elle lui porte. Malgré mes grognements. Voici son histoire.

Mon humaine est fille unique, comme Le coussin péteur 😀 N’ayant pas de frères ou sœurs, elle a toujours eu une sensibilité à part pour les animaux en général et les chiens en particulier. Quand elle était gamine et qu’elle passait ses vacances chez ses grands parents, elle était entourée de gros chiens de berger, car ils ont des troupeaux de moutons. Je rêve d’y aller une fois, histoire de faire la loi avec ces ovins 😀

Les chiens l’ont toujours aimée et elle a avec nous une connexion spéciale. Mais elle n’a jamais pu en avoir un à la maison, car elle vivait en appartement et ses parents n’en voulait guerre. Ceci dit, elle a eu toute sorte d’autres bestioles : un aquarium avec plein de poissons tropicaux, des perroquets, des colombes, des lapins, des hamster, des cochons d’inde, des escargots, des têtards ;), un lézard et même un chat. Pas tous en même temps, hein ! Mais pour le chien c’était toujours niet.

Sauf que mon humaine est bien insistante et elle a réussi à les avoir à l’usure. Quand elle a commencé la fac, ses parents ont accepté l’idée de prendre un chien, mais seulement s’il était bien petit. Ce qui n’était pas l’idéal, car mon humaine adore les gros molosses 😀

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Eh bien, un petit chien c’est mieux que pas de chien du tout, donc elle a accepté et elle est rentrée un jour à la maison avec un bébé bichon havanais récupéré chez une copine véto. Ce fut l’amour fou, elle passait des heures à le chouchouter, à le balader, à jouer avec.

Moins d’un an après l’arrivée de Micha dans sa vie, elle a eu la possibilité de partir en Erasmus à Paris. Possibilité qu’elle a prise volontiers, car elle était censée y passer une année universitaire. Sauf que 10 années universitaires plus tard, elle y est encore, parce que la vie est ainsi faite.

Au début, c’était parce qu’elle avait été acceptée à Sciences Po. Paris, après parce qu’elle voulait faire un stage dans une entreprise française, après parce qu’elle a trouvé un boulot qui l’intéresse, après parce qu’elle a rencontré l’humain. Fait est qu’elle n’est plus jamais rentrée en Roumanie pour y vivre.

Et Micha dans tout ça ? Eh bien, les premières années à Paris, mon humaine les a passées en résidence universitaire. Faut dire qu’il est strictement interdit d’avoir un animal quelconque dans les 9 mètres carrés de ces « apparts ». 

Plus tard, quand elle a enfin aménagé dans un vrai appartement, elle a demandé à ses parents d’amener Micha pour vivre avec elle. Mais, à ce point, ils s’y étaient beaucoup attachés. Et ils ont refusé. Mon humaine a été déçue, elle avait enfin réuni toutes les conditions pour faire venir son chien. C’est juste qu’entre temps, il n’était plus son chien.

Ça l’a fait beaucoup souffrir, mon humaine. Mais elle a compris que pour ses parents c’était important et, petit à petit, elle s’y est faite. Quelque temps plus tard, elle a trouvé un vieux chat dans la rue. Elle s’est dit que c’était un signe du destin et elle l’a ramené à la maison. Et quand elle a rencontré l’humain et qu’ils se sont installés ensemble, ils ont voulu aussi avoir un chien. C’est comme ça que je suis arrivé dans leur vie.

Et même si je râle parce que je ne suis plus ni fils unique, ni unique fils, je suis content de savoir qu’il a ouvert pour moi la route 😀 Ce petit con.

Whiskey

 

BasicRunners – des sportifs basiques, car le sport c’est la base

L’humaine a fait des réseaux sociaux une religion. Bon, un métier aussi. Elle commence ses journées avec un petit passage sur Instagram, avant même de sortir du lit. En fait, elle ouvre l’œil et la porte de la chambre pour qu’avec Whiskey on puisse lui sauter dans les bras, nous fait des câlins et flâne entre les posts en cherchant la motivation de commencer la journée.

Elle fait après un tour sur Facebook, lit quelques tweets, se marre toute seule, nous refait des câlins et lit des blogs pendant qu’elle prend son petit déj. Elle regarde des vlogs sur Youtube pendant qu’elle se brosse les dents.

Dans ses périples, elle a trouvé des gens absolument fascinants. Certains d’entre eux, elle les a rencontrés en vrai et je peux dire que j’ai moi-même eu le plaisir de les connaître. Mon dernier coup de cœur est Lucky, le Cavalier king Charles d’un des BasicRunners.


Quand je dis que c’est un coup de cœur, c’est plutôt pour dire qu’il en a eu un pour moi. Car je ne m’intéresse que très peu aux avances des autres canins, je suis une princesse, bordel de merde !

L’humaine avait découvert le compte Instagram et le blog des BasicRunners et ils avaient l’air d’être deux gars qui donnent la pêche, souriants et bienveillants, elle avait envie de les rencontrer. BasicRunners sont avant tout deux amis, des beaux-frères passionnés tous les deux par le running et avec une forte envie de mener une vie saine, tout en se faisant plaisir de temps en temps.

 

Avec l’humaine et la super photographe Antonia de Dogs of Paris, nous avons donc rencontré Kévin, 25ans, technicien sur les avions, runner depuis 1an et demi, le maître de Lucky avec lequel il partage aussi la passion du running. Kévin vit actuellement en l’Ile de France. Thomas vit à Bordeaux, je le rencontrerai peut-être lors de mon prochain passage dans la ville des cannelés. Il a 37ans, il est technicien chez un fournisseur d’énergie, runner depuis 4ans et papa d’une adorable fille.

Thomas n’est autre que le frère de la célèbre blogueuse de mode Camille Callen, Noholita. Comme quoi, le talent, c’est dans la famille. Mais pendant que sa sœur fait fureur avec ses tenues fashion, Thomas fait plutôt fureur en vêtements techniques sur les trails auxquels il participe. Chacun son domaine. 

Je leur ai posé des questions sur leur pratique du running, leurs projets, leur logistique et Antonia a pris de super photos de Kevin et Lucky 🙂

Tenir un blog et un compte Instagram à deux voix, ce n’est pas chose facile. Comment vous organisez-vous et comment départagez-vous les rôles de chacun ?

C’est vrai que la distance n’est pas chose facile pour diriger un blog et un compte Instagram. Mais maintenant nous avons une réelle aide avec les réseaux sociaux (Skype, WhatsApp etc…). Et puis nous nous entendons bien.

Pour le blog, chacun écrit ses articles en fonction de ses envies, de ses courses, et de son humeur. Nous n’avons pas de règles définies en ce qui concerne le blog.

Pour Instagram les choses se compliquent un peu. Nous voulons proposer des photos variées, c’est pour cela que nous avons un rythme assez régulier (1 jour Thomas, et le lendemain Kévin).Excepter quand l’un de nous deux pars en voyage, celui-ci prend le monopole pour pouvoir rester cohérent.

Nous prenons aussi beaucoup l’avis l’un de l’autre avant de poster une photo ou un article et cela nous permet d’avoir une certaine ligne conductrice et avoir un oeil plus ouvert sur notre post.

BasicRunners est un nom original, dans sa simplicité. D’où vient-il ?

On a voulu par le nom de notre blog, être simple. C’est à dire que nous nous identifions pas à« l’élite » du running mais plutôt à des personnes lambdas qui aiment courir.

Nous voulions nous représenter en temps que « sportifs basiques » qui courent pour le plaisir et le dépassement et non pour la recherche de la gloire ou des podiums.

Nous voulions que le nom du blog soit « choc » et qu’en une simple lecture, les gens identifient le type de personnes que nous sommes.

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Quels sont les types de sujets que vous préférez partager avec votre communauté de sportifs ?

Honnêtement, tous les sujets nous intéressent. Aussi bien les entrainements running, que la décoration pour la maison en passant par les animaux (mention spéciale pour Lucky ahah) et aussi la nutrition.

Une préférence pour les petits conseils « coaching » que les anciens non-sportifs nous demandent. Comment avons nous commencer? Quels conseils donneriez-vous pour vous lancer? etc…

Notre compte instagram est composé d’autres bloggers sportifs, de personnes qui pratiquent le cani-cross, des insta de nutrition, des idées déco pour la maison, des bloggers mode…

Même si le principal sujet tourne souvent autour du running, nous restons ouverts à tous types de sujets.

Vous avez des niveaux différents, qu’est-ce qui vous unie et qu’est-ce qui vous sépare ? 

Oui, c’est vrai que nos niveaux sont différents. Ce qui nous uni principalement c’est le lien familial (nous sommes beaux-frères) et nous partageons bien souvent les mêmes passions. Aussi bien le running, que les grands repas de famille et la culture. Et nous sommes tous les deux de bons vivants.

Mélanger le tout avec une grosse dose d’humour et un lien fraternel, voilà essentiellement ce qui nous lie.

La seule chose qui nous sépare c’est les 3 années de running. Nos niveaux sont différents et justement, c’est ce qui enrichi notre blog, un débutant (Kévin) et un plus expérimenté (Thomas). Ce qui en résulte, un public aussi bien débutant que amateur confirmé.

Quels sont les challenges les plus fous que vous avez relevés chacun de son côté ?

Nos défis .. Alors .. Cette année pour Thomas se fut le grand raid des Pyrénées « Le tour des lacs » avec 84km au compteur et 5135 mètres de dénivelé positif.

Pour Kévin, il y en a eu 2, son premier semi-marathon de Bordeaux avec une barrière temps de 2 heures et le deuxième qui s’est soldé par un échec, monter au petit Vignemale à 3032 mètres d’altitude. Echec survenu suite à un malaise à 2920 mètres de hauteur.

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Avez-vous déjà envisagé des challenges communs ?

Oui plusieurs challenges on été accompli à deux c’est aussi notre force.

Chaque année nous partons en bivouac sauvage à la montagne et nous mettons tous les ans la barre un peu plus haute ce qui en soit, provoque continuellement un défi pour chacun.

 Nous essayons aussi chaque année de faire une course ou Trail en commun pour partager un bon moment de sport (et surtout partager un gros repas à la fin ahah).

Qu’aimeriez vous transmettre comme message à votre communauté et à nos lecteurs ?

Comme nous l’avons dit précédemment nous sommes des « BasicRunners » avec notre passé commun de fumeur et de bon vivant. Le message principal que nous voulons véhiculer c’est « nous l’avons fait, pourquoi pas vous? ».

Nous avons envie d’aider les gens par le partage de nos challenges et leur donner confiance en eux. Nous sommes persuadés que chacun d’entre nous qui présente une motivation suffisante est capable de mieux.

Nous voulons aussi montrer aux gens que le sport ne rime pas forcement avec « contrainte » mais plutôt « plaisir ».

Vous faites beaucoup de sport tous les deux, pourtant on voit souvent des bières et des burgers dans votre feed (miam !) Est-ce que pour vous faire du sport et se faire plaisir ça va main dans la main ? Quelle est votre philosophie du running ?

Attention! Oui effectivement nous essayons de véhiculer le message que nous sommes des bons vivants, mais nous pratiquons le running aussi pour stabiliser notre poids mais ça ne passe pas que par la course à pied mais aussi par une hygiène de vie saine et équilibrée mais toute fois quand un bon repas s’offre à nous, les BasicRunners savent l’honorer. Nous ne sommes pas dans l’extreme rigueur alimentaire, il faut savoir rester motivé et cela, passe par des moments comme un bon burger-bière!

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Voici donc un portrait de mes copains BasicRunners, pas si basique que ça. Mais le sport, c’est la base, vous ne pensez pas ? Et vous, quelle est votre philosophie du sport ?

Loulou, Le coussin péteur 

Le canicross en fauteuil roulant

L’humaine travaille dans la communication. Elle est fascinée par le digital et par les réseaux sociaux en particulier. En plus, elle a fait de très belles rencontres grâce à notre compte Instagram, on rencontré des sportifs hors du commun ou bien des personnes lambda, mais avec des qualités, une motivation et des histoires incroyables. Et, parfois même, les deux à la fois. C’est le cas de Mickaël Manier, sur le parcours duquel l’humaine a d’abord trouvé un post sur Facebook.

Mickaël a 27, il vit à Dunkerque et, il y a 5 ans, il a eu un accident de moto qui a changé sa vie. Suite à cet incident, il est handicapé à plus de 80%. Amputé de la jambe droite sous le tibia. Son bras droit ne répond plus, suite à un déchirement des nerfs. Pourtant, Mickaël est un sportif déterminé et il ne s’est pas laissé abattre. Il se surpasse au quotidien et, avec ses deux chiens, il partage la même passion que nous : le canicross !

L’humaine ne savait même pas que le canicross en handisport existait. Et nous avons trouvé l’énergie, la bonne humeur et le mental de warrior de Mickaël très inspirants. C’est pour cette raison que nous l’avons contacté et que je partage avec vous le témoignage de ce jeune homme qui est devenu un modèle de force de caractère pour moi.

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Mickaël, ton histoire nous a bouleversé et tu es un vrai super-héro, comme on les aime. Bonne partie de ta motivation vient de la relation que tu as avec tes chiens, présente-nous tes belles bêtes 🙂 

J’ai deux chiens, deux bergers allemands Irina, 4 ans et Joy, 3ans. L’une des deux est totalement aveugle (c’est un chien battu que j’ai récupéré à la SPA). C’est avec mes bergers allemands que je pratique le canicross en fauteuil roulant. Cela consiste à attacher un ou même les deux chien à ma taille et de partir en balade en forêt ou sur route.
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Comment cette idée t’est-elle venue ? 

Cela m’est venu à l’esprit à cause d’une blessure au genou, il y a quelque temps. Je n’ai pas pu marcher pendant 6 mois, il me fallait donc une solution pour sortir mes chiens. J’ai donc tenté de les attacher à moi et sortir en fauteuil. Tout s’est très bien passé, il fallait juste que j’apprenne quelques petites choses comme freiner, tourner etc… Les chiens ont une force inimaginable, ils sont très très sportifs.
Mais malgré leur force, le but n’est pas de me faire traîner ! Du coup j’aide pour faire avancer le fauteuil avec ma jambe valide et mon bras gauche. C’est en équipe que l’on avance.
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Combien de fois par semaine t’entraînes-tu ?

Je pars en balade dès que le temps s’y prête. C’est à dire très souvent. Il n’y a que la pluie qui nous arrêtait, au départ. Mais on s’est déjà pris la sauce, ça ne nous a pas découragé pour autant, nous sommes vraiment passionnés.
Je pratique ce sport avec mon fauteuil roulant de salon pour le moment, un fauteuil spécialisé pour mon sport est en fabrication en ce moment totalement équipé. Beaucoup de monde me suit. Les scratch de Lola, Canicross Mont Blanc, et beaucoup d’autres m’ont envoyé un harnais et une longe spéciale canicross, et des scratch avec le nom de mon chien et un logo de cross. Le fauteuil est en fabrication avec l’entreprise MOUVLY qui fabrique des fauteuils handisport sur mesure.
Quand les gens me croisent dans la rue ils sont vraiment surpris, ils s’arrêtent et me regardent passer.

De quoi aurais-tu besoin pour pratiquer ta passion en meilleures conditions ?

Mes demandes sont, pour le moment très vagues, je n’y ai pas beaucoup réfléchi, car la mobilisation spontanée pour m’aider à acquérir le fauteuil spécialisé m’a pris par surprise. Pour l’instant, j’attends impatiemment le fauteuil. Pour le financer, j’avais ouvert une cagnotte en ligne et j’ai reçu la totalité de somme nécessaire. Je l’ai donc clôturée.
Ce qui me manque pour mon sport c’est justement cette machine. A partir du moment où je vais l’avoir, je serai en mesure de progresse dans cette activité car j’ai déjà tout le reste et mes chiens en or, surtout. Rien ne pourrait les remplacer, ce sont eux qui me poussent à continuer, qui me donnent la force d’aller de l’avant. Leur amour et celui de ma femme sont les choses les plus importantes dans ma vie. Tant que je les ai, tout va bien.
Je tiens à remercier à toutes les personnes qui me suivent et qui m’encouragent au quotidien, car je pense très fort que c’est ensemble qu’on réussi les choses.
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Pour moi, l’histoire de Mickaël soulève des questions très profondes sur les vrais super-héros du quotidien, les humains extraordinaires qui nous entourent et qui sont capables de surmonter des épreuves des plus dures de la vie, avec les sourire. Et ça me fait relativiser les souci que je peux rencontrer par ailleurs.
Et vous, connaissez-vous des super-humains comme Mickaël ?
Wiskey

 

 

 

Runamande : une fille en or, un moral en acier, un chien tout en délicatesse

Vu que mes humains m’appellent Le Coussin Péteur, j’ai décidé de passer du temps avec d’autres humains qui me trouvent choupi 🙂 Et parce que la semaine dernière Whiskey a inauguré cette nouvelle rubrique avec son énorme coup de cœur pour Shark, The Tropical Dog, je vais vous parler de mon énorme coup de cœur pour ma copine Loxen de la blogueuse sport Runamande.

Margot, l’humaine de Loxen est venue à Paris pour nous rencontrer, mon humaine et moi et nous avons passé une magnifique journée ensemble à manger des crêpes et faire les touristes en bord de Seine. Margot est une sportive déterminée, pleine d’énergie, de sourires et de bonne humeur, alors que Loxen est toute douce et un peu timide. Les deux font un duo adorable avec lequel j’ai beaucoup aimé flâner dans Paris.

Vous connaissez probablement déjà Margot à travers son compte Instagram, car elle partage au quotidien sa motivation, ses séances de running, ses comptes rendus des courses, son amour et sa joie de vivre. Mais vous allez la connaître un peu mieux avec ces questions 🙂 Et ces magnifiques photos de la talentueuse photographe Lola Ledoux, qui nous a accompagnées pendant cette jolie journée au soleil qu’on a passée ensemble 🙂

Margot, tu partages avec beaucoup de générosité ta passion pour le running sur les réseaux sociaux et via ton blog. Comment t’es-tu lancée dans cette aventure et pourquoi ?

J’ai toujours fait du sport et j’ai toujours eu une passion pour cela. Lorsque je me suis inscrite sur instagram j’ai commencé à partager des photos de mes sorties running, j’ai alors découvert une communauté fabuleuse avec beaucoup de partage, d’encouragement, de motivation, de dépassement de soi. J’ai beaucoup apprécié cela et j’ai découvert des comptes instagram qui partageait aussi autour du sport, alors je me suis dis : pourquoi pas moi ? Et l’aventure commence comme ça.

Quels sont les sujets qui te tiennent plus à cœur dans les échanges avec ta communauté ?

Les sujets qui me tiennent le plus à cœur sont surtout d’aider mes abonnés à prendre confiance en eux, à les aider à se motiver, à croire en leur objectif car ce sont des sujets qui me touchent personnellement, ce sont des combats que je mène tous les jours pour ma propre activité sportive.

Le running fait partie de ta vie depuis maintenant 5 ans. Quelle est la réalisation dont tu es la plus fière pendant tout ce temps ?

La réalisation dont je suis la plus fière est ma progression sur la distance de 10KM, c’est le fruit d’un long travail, de nombreuses heures d’entrainements et de dépassement de soi.

Tu pratiques aussi le canicross avec ta jolie chienne Loxen. Pourquoi avoir choisi un beagle et comment cette race s’intègre-t-elle dans le paysage sportif ?

J’ai découvert la race du Beagle petite dans le Film comme Chien et Chat. Ensuite je me suis renseignée sur cette race et j’ai apprécié le côté sportif et resistant du Beagle. J’apprécie aussi sa taille moyenne (voir petite pour Loxen) qui est pratique pour le type de vie que je mène (nombreux voyage en train, .. ). Les Beagle sont des chiens de chasse, Loxen est un chien qui adore courir, pister et surtout courir après ses copains quand on s’entraine en groupe ou que l’on participe à une compétition. J’adore la voir se dépasser et prendre autant de plaisir que moi dans l’effort du canicross.

On a l’habitude de voir plus souvent des chiens de traineau ou des grands braques sur ce genre de course, penses-tu que c’est un sport qu’on peut pratiquer avec n’importe quel type de chien ?

Je pense qu’il y a des chiens qui ne peuvent pas pratiquer ce genre d’activité à cause de problème de santé. Sinon je pense que tout les types de chiens peuvent pratiquer le canicross tant que leur santé n’est pas en danger.

Quel sont les qualités de Loxen qui font d’elle un bon compagnon de dog running ?

Sa principale qualité c’est qu’elle adore courir, elle aime par-dessus tout courir après les autres chiens. Ensuite, elle est résistante, elle tracte, elle m’aide à me dépasser et puis peut être que ses oreilles l’aident à s’envoler 😛 .

Qu’est-ce que ce sport vous apporte à toutes les deux ?

Ce sport permet à Loxen de se dépenser, à garder une bonne forme physique. Il nous permet de partager de super moments complices toutes les deux. Loxen apprend aussi, grâce au sport, à prendre confiance en elle pour devenir un chien qui a moins peur de ce qui l’entoure.

Qu’est-ce qui t’inspire sur Instagram ?

Ce qui m’inspire sur Instagram ce sont les comptes de personnes bienveillantes qui cherchent à faire évoluer les autres positivement. Je m’y inspire aussi pour des idées de courses à faire, de plat à cuisiner, de coiffures à essayer, de voyage à réaliser, …

Quelle est la prochaine course que tu prépares ?

La prochaine course que je prépare n’est pas une course mais toute une saison de cross hivernaux.

Ton objectif le plus fou ?

Mon objectif le plus fou est de réaliser un full iron man.

Voici donc le portrait de ma copine Margot, j’espère que son énergie débordante vous aidera à vous concentrer encore plus sur vos objectifs et vous dire que si une jeune femme avec un petit chien peuvent toucher leurs rêves du bout des doigts, vous pouvez le faire aussi !

Loulou, Le Coussin Péteur 

The Tropical Dog, un blog qui vous amène en voyage

Grâce aux réseaux sociaux et au partage, j’ai découvert plein de nouvelles personnes intéressantes, des blogs super cool, des initiatives, des applis qui m’ont changé la vie (ou celle de mon humaine), des associations trop sympa, des gens engagés et des super-chiens pleins de vie. Je me suis dit que j’allais partager avec vous certaines de ces découvertes dans une nouvelle rubrique que j’ai appelé tout simplement Les copains. Parce qu’on ne reste pas que derrière nos écrans, nous sommes une équipe d’action, on aime bien aller à leur rencontre en vrai. IRL comme disent les gamers 😉

Et j’ai le plaisir d’inaugurer cette rubrique avec l’élue de mon cœur, la plus belle des chiennes, ma petite Shark d’amour. Son humaine, Maria, tient un superbe blog qui donne toutes les astuces pour voyager avec son chien, car c’est ce que ces deux aventurières font à longueur d’année.

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Shark, j’ai donc trouvé approprié lui déclarer à nouveau ma flemme ici, comme je l’avais déjà fait auparavant. Et aussi et surtout vous annoncer à tous que c’est décidé, elle et moi, on va se marier !  Oui oui, nos humaines sont d’accord, du coup on s’est fait beaux et on se tient prêts 🙂

Mais d’ici là, je vous laisse découvrir les réponses de Maria sur son blog de voyage The Tropical Dog. Vous allez apprendre pas mal de choses intéressantes sur le b.a.-ba du voyageur accompagné par son chien et vous allez avoir envie de faire vos bagages, je vous le dis !

Maria, tu as crée un blog de voyage où tu nous parles de cette passion que tu partages avec mon amoureuse Shark, raconte-nous qui vous êtes et comment cette idée est née.

Bonjour Whiskey ! Merci de nous interviewées, on est très honorées 🙂 Shark est une superbe femelle croisée Border Collie qui fête ses 4 ans ce 13 octobre. C’est aussi la star du blog The Tropical Dog que j’ai crée en 2015 pour partager nos aventures à l’international et nos conseils pour voyager avec un chien.

Je n’avais jamais été confrontée à cette problématique avant car Shark est mon premier chien. Je n’avais aucune idée des démarches à effectuer et je me posais 1000 questions. A l’époque, il n’existait aucun blog de voyages à l’international avec un grand chien et j’ai eu beaucoup de mal à trouver des informations.

C’est pour cela qu’à notre retour en Europe j’ai décidé de partager mon expérience. Aujourd’hui, on souhaite inspirer d’autres personnes à embarquer leur chien pendant les vacances et lutter ainsi, à notre modeste niveau, contre l’abandon des animaux.

Shark est une beauté exotique, adoptée sur une île lointaine, toi, un joli mélange de deux continents et deux cultures différentes, penses-tu que votre soif d’ailleurs vient de vos origines ?

Oh ! Merci Whiskey ! Tu sais parler aux femmes… En ce qui me concerne, j’ai toujours voulu explorer le monde depuis l’adolescence. J’étais fan d’Indiana Jones. Il y a tellement de lieux à découvrir, de personnes à rencontrer, de choses à apprendre… Je m’ennuie très vite quand je suis sédentaire.

C’est en partant travailler à Rodrigues, une île perdue dans l’océan Indien, que mon chemin a croisé celui de Shark. Sa mère, une chienne de la rue qui avait adopté mon jardin, a mis bas sous ma fenêtre. J’ai pas trop eu le choix en fait… C’est le destin !

Partir loin avec un grand chien n’est pas chose facile, quelles sont les principales astuces que tu as retenus de tes voyages ?

Quand on veut, on peut ! Cet adage s’applique très bien à la situation. Il y a toujours une solution pour embarquer son chien en voyage. Il faut juste prendre le temps de bien se renseigner sur les démarches véterinaires à effectuer dans le pays de destination et s’organiser pour trouver un hébergement dog friendly (facile avec les filtres « animaux admis » sur Booking ou Airbnb).

Il faut aussi garder à l’esprit que tout le monde n’est pas à l’aise en présence d’un animal, que ce soit dans un bus ou un restaurant. Je n’impose jamais Shark si elle n’est pas la bienvenue et j’essaie de toujours garder le sourire.

Si tu devais amener seulement 3 choses quand tu pars en voyage au bout du monde avec Shark, quelles seraient-elles ?

Son passeport, sa caisse de transport et une laisse ! Les indispensables pour voyager avec un chien.

Parmi les voyages que vous avez faits ensemble, quel est votre préféré et pourquoi ?

Tu me poses une question difficile Whiskey ! Je dirais notre voyage en Bolivie en janvier 2017.. Je n’avais absolument rien planifié au niveau dog friendly. J’ai juste traversé la frontière en bus du Pérou avec Shark en négociant pour qu’elle ne voyage pas dans la soute.

Du coup, on a passé plus de 4 heures assises à l’avant aux côtés du chauffeur car les animaux sont interdits côté passager. On a navigué sur le lac Titicaca, on a assisté à un match de femmes à La Paz (Shark aboyait a chaque fois que les gens applaudissaient), on a pris un avion à hélices pour traverser le pays, on a fait un road trip dans le Salar d’Uyuni, dormi dans une auberge en sel, on est aussi restées bloquées plusieurs heures à la frontière avec le Chili pour de la paperasse vétérinaire… Autant de souvenirs incroyables qui n’auraient pas la même saveur si je ne les avais pas vécus avec Shark.

Et le plus dangereux ? Je protège mon humaine quand on cours ensemble, je suis sûr que tu as beaucoup d’anecdotes et que la présence de Shark a été rassurante plus d’une fois.

Oh oui ! Je suis une voyageuse solo, forcément il y a des risques. Depuis que je voyage avec Shark, je me sens plus en sécurité, autant quand je me promène dehors que dans ma chambre d’hôtel. Il faut dire qu’elle n’est pas toute petite et qu’elle se montre très menaçante quand elle aboie.

Elle en a fait flipper plus d’un d’ailleurs, comme cette fois au Maroc où un homme nous suivait sur la plage. J’ai lâché Shark en lui montrant l’individu. Elle a foncé comme une fusée et a commencé à aboyer à 5 cm de lui en lui bloquant la route. Il a pris peur est a vite rebroussé chemin. Inutile de dire que j’ai été très fière d’elle !

Voyager avec un chien, ça coûte cher ?

Ca coûte plus cher que de voyager seul évidemment. Il faut acheter une caisse de transport pour l’avion, effectuer quelques démarches vétérinaires et payer le supplément pour chaque vol.

Pour un petit animal qui voyage en cabine, les frais sont moins élevés. Pour un chien XXL, le coût peut être exorbitant s’il doit voyager en fret. Donc ça dépend beaucoup de la taille de l’animal et de la destination. Mais quand on aime, on ne compte pas, pas vrai ?

Quels sont les avantages qu’on peut avoir à voyager avec un chien ? Et les désavantages ?

Voyager avec un chien n’est pas aussi compliqué que beaucoup le pense. Évidemment ça demande un effort d’organisation, quelques démarches vétérinaires supplémentaires et des recherches en amont pour trouver des hébergements et des activités dog friendly. Pour moi le principal inconvénient est la caisse de transport de Shark.

Elle est très encombrante, mais je me débrouille toujours pour la laisser quelque part. En revanche, il y a tellement d’avantages à voyager avec son chien ! Pour n’en citer que deux : un chien permet de rencontrer des locaux beaucoup plus facilement. Il suffit de se balader dans un parc pour rencontrer tous les maîtres de chiens du quartier à l’autre bout du monde. Deuxième avantage : un chien a besoin de se promener.

Cela vous pousse à découvrir une ville à pieds ou privilégier des destinations plus proches de la nature. Shark m’a initiée à la randonnée par exemple, alors que je détestais ça…

Qu’est-ce que le voyage apporte de plus à votre relation ? Dirais-tu que votre complicité est plus grande depuis que vous traversez le monde patte dans la main ?

Complètement ! Le fait qu’on change très souvent d’environnement fait qu’on compte beaucoup l’une sur l’autre pour recréer un chez nous. Chacune est le repère de l’autre.

Elle a appris à ne pas stresser quand je la laisse seule. J’ai appris à me fier à son instinct qui distingue immédiatement les personnes suspectes.

Vous vous êtes posées dans un petit village en Grèce pendant quelque temps pour pouvoir travailler sur le blog, mais quelle est votre prochaine destination de rêve ?

En effet, à notre retour d’Amérique latine, après un an, j’avais envie de me poser un peu. J’ai choisi la Grèce car c’est un de mes deux pays d’origine, avec le Maroc. J’ai envie de découvrir ce pays et développer mon activité de rédactrice et traductrice en freelance.

L’objectif est de pouvoir travailler de mon ordi pour pouvoir gagner ma vie de n’importe où dans le monde. En 2018, j’aimerais découvrir le Népal, le Mexique ou retourner dans l’océan Indien. Pourquoi pas l’Alaska ou l’Afrique ? Trop de destinations de rêves ! On verra bien où le vent nous portera 🙂

Qu’est-ce que tu penses que Shark aime le plus dans vos voyages ?

Après 4 ans de vie commune, je suis arrivée à la conclusion que Shark a réellement pris goût aux voyages. Elle a une véritable soif de découverte et un esprit nomade encore plus affirmé que le mien.

Elle n’a aucun problème d’adaptation, adore tester un nouveau moyen de transport (moto, quad, bateau, canoë….), se montre très curieuse envers les nouveaux animaux qu’elle rencontre (lamas, dromadaires, flamants…). Je suis persuadée qu’elle aime tout simplement partir à l’aventure avec moi.

Où est-ce que je pourrais l’amener en lune de miel pour lui faire plaisir et qu’est-ce qu’elle aime prendre au petit déjeuner ? 😀

Shark est un vrai chien tropical. Elle déteste le froid, adore se baigner et se rouler dans le sable chaud. Choisis une destination au soleil avec une plage de rêve, un peu d’ombre et un cocktail à base de sardines. C’est ainsi que tu pourras conquérir son ptit cœur de princesse des îles mon cher Whiskey !

J’espère que cette nouvelle rubrique vous plaira et que les découvertes que vous allez faire vont agrandir votre univers, comme ça a été le cas pour moi 🙂 En tout cas, parler de mon amoureuse, Shark est toujours un plaisir.

Whiskey