Histoire sans filtre d’un accouchement sportif

D’habitude c’est Whiskey qui vous parle sur le blog, mais, pour ce sujet, j’ai trouvé important de vous raconter ma version des choses en ce qui concerne un sujet sur lequel je reçois beaucoup de questions sur Instagram : l’accouchement de ma petite Mia.

Comme d’habitude, je vais vous parler sans filtre et je partage volontiers cette histoire, car je suis convaincue qu’elle peut aider certaines (et pourquoi pas certains) à avoir un autre regard sur ce sujet. Je ne vais pas vous épargner certains détails, donc si vous avez le coeur bien accroché, continuez la lecture. Sinon, à bientôt 😀

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La grossesse – ce cauchemar qui dure 9 mois 

Je ne vous ai jamais caché l’aversion que j’ai eu pour la grossesse. Chacun vit cette période de manière différente, évidemment. Pour moi, ça a été long, perturbant de voir mes abdos disparaître (même si, je vous l’accorde, je n’ai pas eu un énorme ventre), mon corps changer alors que j’avais travaillé pendant des années à le muscler et le rendre fort et endurant, frustrant de ne pas pouvoir faire tout ce dont j’avais envie, de m’essouffler en montant des escaliers, affolant de me dire que ces mêmes jambes avaient fait deux marathons et se trouvaient désormais en coton.

Tout ça, même si je n’ai pas eu une grossesse particulièrement compliquée. Car mis à part un premier trimestre où les nausées ont fait la loi, le reste a été plutôt sympa, j’ai pu bouger librement jusqu’à la dernière minute, j’ai continué le running jusqu’au début du 8ème mois, la muscu jusqu’à la fin et j’ai enchaîné les semi-marathons à pied au quotidien, les événements influencer et sportifs et ainsi de suite.

Malgré tout ça, l’accouchement était, dans ma tête, encore pire que de rester enceinte. On entend autour de nous tellement d‘histoires d’horreur, des expériences négatives au plus haut point, des péridurales ratées, des aiguilles cassées dans le dos, du sang sur les murs (ok, ok, j’exagère :D). Après avoir assisté à un cours de préparation à l’accouchement, j’ai failli tomber dans les vapes quand ils ont expliqué le procès.

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Un bébé très pressé de rencontrer tout le monde, pointe son bout de nez 3 semaines et demi avant le terme 

Dans ma tête, mon bébé était la seule chose positive que j’allais en tirer de cette grossesse. Mais j’appréhendais cette rencontre, car je n’ai jamais eu d’instinct maternel. Je n’ai jamais joué aux poupées étant gamine, je n’ai jamais eu envie de passer du temps avec des mômes, encore moins d’en vouloir.

Ca a changé quand j’ai rencontré mon chéri, mais plutôt au niveau cérébral : j’avais envie de créer quelque chose avec lui, un petit être humain qui partage notre ADN semblait une idée alléchante, car on allait avoir quelqu’un à qui apprendre tout ce qu’on avait appris jusque là et qui nous apprendrait, à son tour, plus que ce qu’on pouvait imaginer. Ca ne venait pas d’un besoin utérin, mais d’une envie du coeur. Et même quand ce raisonnement a fait son bout de chemin dans ma tête, j’ai pris longtemps avant de passer à l’acte. Pour moi, avoir un enfant était une décision importante, je ne pouvais pas la prendre à la légère.

Ce bébé, qui a été fait d’un trop-plein d’amour, était aussi pressé que ses parents de commencer une super aventure à 3. C’est comme ça qu’elle a décidé de débarquer sans prévenir un dimanche soir, presqu’un mois avant la date préconisé par les médecins. Tout a commencé pendant que je dormais tranquillement dans mon lit.

J’avais prévu tout le planning de la semaine en avance, j’avais plein de rendez-vous à caler, une séance photo, le vernissage de mon amie Lola Ledoux (allez voir son expo Chez le Chien !), le lancement de la Woof Run dont je suis ambassadrice, le Salon Chien Chat. J’avais prévu de me calmer et lever le pied à partir du 20 avril, date à partir de laquelle je me disais que tout pouvait arriver.

Mia n’a pas tenu compte de mes plans et je me suis mise au lit tranquillement un dimanche soir et je me suis réveillée une heure après, parce que j’avais perdu les eaux. Surprise ! Je savais qu’une fois que ça arrive, on a grosso modo 2 heures pour se rendre à l’hôpital. Par la suite, le bébé n’est plus dans un milieu protégé et des infections sont possibles. Pourtant, je n’étais pas du tout pressée d’y aller, surtout que je n’avais pas de contraction. J’ai donc traîné tant que j’ai pu, à jouer avec les chiens, prendre une douche, ajouter les dernières affaires dans la valise. Tout pour éviter ce moment incontournable. Après une heure, je n’ai plus eu le choix et on a pris la voiture, direction l’hôpital Saint Joseph.

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Accoucher était, pour moi, mourir un peu

En arrivant à l’hôpital vers 2h du matin, on annonce à l’accueil que j’ai perdu les eaux et on me met de suite en salle d’accouchement. Pas de passage par une salle d’attente. Et merde ! ça fait flipper. J’ai une peur bleue des hôpitaux, des aiguilles, des odeurs qu’on retrouve dans ces milieux stériles. Je faisais encore ma maligne, parce que je n’avais toujours pas de contraction. Sur une échelle de douleur de 0 à 10, j’étais à 0. Pas très zen, mais sans douleur.

Une sage femme m’a informée qu’il fallait faire un test pour savoir si j’avais je ne sais quelle bactérie. Si positif, l’accouchement allait être déclenché artificiellement pour protéger le bébé. Sinon, on allait attendre jusqu’à 48h pour qu’il se déclenche tout seul. Aucune de ces 2 perspectives ne me plaisait. Une heure plus tard, le test était négatif, je devais donc attendre. Je commençais à sentir des petites contractions, mais rien d’affolant, pareil que les contractions que j’avais déjà senties auparavant pendant la grossesse. Un petit 1 sur l’échelle de la douleur.

Avec mon chéri, on a commencé à regarder un épisode de Orange is the New Black, on a du retard sur cette série. J’avais le droit de faire ce que bon me semble. J’ai récupéré un Swiss Ball dans les couloirs de l’hôpital et je me suis installée dessus. Quelque temps plus tard, les contractions étaient toujours sans douleur, mais plus régulières. On m’a expliqué qu’on était dans une phase de pré-travail. Vers 6h du matin, le vrai travail s’est déclenché. Une dilatation de 2cm et un col raccourci, étaient les signes que j’allais, visiblement, accoucher dans la journée.

Un interne m’a informée que la moyenne de dilatation était de 1cm toutes les 2 heures. Sachant qu’il faut arriver à 10cm, j’ai calculé que j’allais y passer ma journée, pour que le cauchemar se termine vers 19-20h du soir. Mais c’était sans compter sur ma petite grenouille pressée. Heureusement d’ailleurs.

Entre le 2ème et le 3ème centimètre de dilatation, les contractions ont été violentes. A tel point que la Swiss Ball ne servait plus à rien, je n’arrivais plus à me concentrer sur la série et je me figeais sur place chaque fois que j’en avais une, c’est à dire toutes les 2 minutes. Je me suis dit que c’était le début de la fin. 

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Dieu merci pour la péridurale !

Heureusement pour moi, ce passage a été assez court, une heure à tout casser. Quand ils sont arrivés pour me demander si je voulais la péridurale, je n’ai pas hésité, même si ce moment me faisait presque plus peur que la partie où on est censées pousser. Les contractions me faisaient plus mal que lorsque je m’était cassé le coude à 2 endroits différents et sur l’échelle de la douleur (de 0 à 10) j’étais facilement à 12 😀 

Je ne voulais rien voir de cette procédure, j’allais probablement perdre connaissance en voyant la taille de l’aiguille de toute manière. Quand ils m’ont demandé si j’étais prête, entre 2 contractions, je tremblais comme une feuille. Mais je faisais encore de l’humour. J’ai demandé si, à leur avis je tremblais de douleur ou de peur et l’anesthésiste m’a confirmé que j’étais une sacrée flippette. Mais avoir mon chéri sur place, ça a été d’une grande aide, je n’ai donc pas broché lorsqu’on me piquait le dos. Et, franchement, ça ne fait pas aussi mal que je le pensais. On fait d’abord une anesthésie locale, donc on ne sent pas grand chose.

Et le résultat est bluffant. Un quart d’heure plus tard, on n’a plus mal. Je sentais toutes les contractions, mais sans douleur. Magique. Le mieux, c’est qu’on a cette télécommande dans la main, avec laquelle on peut décider à quel moment on augmente la dose d’anesthésique. Sentir qu’on a le contrôle à ce moment-là, c’est génial. J’ai dû appuyer sur le bouton en question 2 ou 3 fois au total, le reste du temps, une dose constante est envoyée dans l’espace péridural et je pense honnêtement qu’elle est suffisante pour ne pas complètement endormir le bas du corps et sentir ce qui se passe, pouvoir pousser sans avoir mal.

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La théorie de la relativité pendant un accouchement 

Une fois la péridurale en place, j’étais aux anges. Je vous ai fait des stories depuis la salle d’accouchement, répondu aux commentaires, appelé mes proches, envoyé mon mari à la maison pour y laisser la voiture, sortir les chiens et leur donner à manger. J’avais devant moi quelques bonnes heures avant de rencontrer mon bébé, d’après le staff médical, pour passer de 3cm à 10.

Sauf que la sage femme qui est venue me voir une heure plus tard, m’a informée que j’étais déjà à 9cm. Tout est relatif, mais quand même ! D’après elle il me restaient à peu près 3 heures avant le moment crucial. J’ai appelé mon chéri pour qu’il revienne vite. Je n’avais aucune envie d’être seule quand ça m’arrivait. 30 minutes plus tard il était là, avec un Kinder Bueno qui me donnait très envie, mais je n’avais plus le droit de manger depuis quelque temps déjà. Frustration. Il n’a jamais eu le temps de le manger non plus, car, dès qu’il est revenu, on m’a dit qu’il fallait passer aux choses sérieuses et pousser.

En entendant cette phrase, de battre mon coeur s’est arrêté. Non, je n’étais pas prête. Dans tous les films où le sujet est abordé, ça a l’air affreux. On crie, on transpire, on hurle à la lune et après on est épuisé. Je ne voulais pas que ce moment arrive et voilà qu’il était là, bien plus tôt que prévu, de tous les points de vue. Je me suis rappelé à ce moment précis d’un article que j’avais lu sur un blog de muscu, où on comparait le fait de pousser avec faire des squats. Je me suis dit que des squats, je sais en faire. Donc j’ai attendu la prochaine contraction et j’ai fait un squat, puis un deuxième et un troisième. La sage femme m’a arrêtée avant le 5ème. Plus besoin, on était bon. Tout ça pour 4 squats, je me suis dit.

J’avais précisé à l’équipe médicale que ni mon mari, ni moi, on n’avait aucune envie de couper le cordon, mais je ne pensais pas qu’il fallait préciser que ça ne me disais pas non plus qu’on me mette ma fille dans les bras avant qu’elle soit propre. La voir mauve, pleine de sang et d’autres liquides douteux, avec une tête rhomboïdale, ça a été assez choquant. Car lorsqu’on m’a demandé de tendre les bras, je pensais que ça faisait partie du procès d’accouchement. C’était pour me la donner. Elle faisait un peu peur. Ce n’était pas trop ce que j’avais commandé 😀 Mais, une heure plus tard, quand on me l’a rendue après les soins et les analyses, elle était rose et rigolote, elle m’a tout de suite plu.

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L’instinct maternel est né pendant la nuit

J’appréhendais l’accouchement plus que la suite et le fait de devenir la mère de quelqu’un. Ca ne veut pas dire que je me sentais prête, mais juste que j’arrivais plus à me projeter dans ce rôle que dans celui de la femme enceinte. J’avais élevé des chiots, des chatons et d’autres petites bêtes, nom de Dieu, à quel point ça pouvait être différent ? La vérité est que ça se ressemble. Responsabilisez vos enfants en adoptant des animaux, ça les aidera dans le rôle de parent 🙂

Je ne me suis pas sentie très émue quand j’ai tenue ma fille dans les bras pour la première fois, mais plutôt rassurée d’avoir survécu 😀 Un peu perturbée par son étrange apparence. J’ai eu un moment d’émerveillement lorsque sa petite bouche a trouvé mon sein la première fois, il y a quelque chose de très attendrissant dans cette tête de chien foufou qui a faim, mais ne sait pas comment faire pour se nourrir. Et qui, d’un coup, s’accroche. Il y a eu une certaine connexion des deux esprits à ce moment là, j’ai compris qu’elle avait profondément besoin de moi et moi d’elle, à un niveau que je n’imaginais pas auparavant.

On a passé la première nuit à se regarder, à se découvrir. Ok, elle ne voit pas grand chose encore, mais elle reconnait mon odeur et elle a l’air de me connaître déjà. Et tout d’un coup, elle arrête d’être ce petit alien qui me donnait des coups de pied sous les côtes et elle devient mon petit. C’est une sensation que je ne pouvais pas imaginer avant de la vivre et je pense que la plupart des parents vous dira la même chose.

On continue à faire connaissance, c’est tout un procès. Mais on s’aime déjà et ça, c’est une évidence. Comment c’est possible ? Je ne sais pas. La nature est bien faite. Et il y a un peu de magie là-dedans.

 

Ce fut un accouchement simple, rapide et efficace, 4h et quelques à tout casser de travail, quelques squats et hop ! Pour conclure, je dirais que si moi j’y ai survécu, vous avez toutes les chances de vous débrouiller mieux que ce que vous imaginez. Je m’étais fait une montagne de cet accouchement, ça a été une bonne expérience en fin de compte. Le sport, ça aide pas mal, mine de rien et l’équipe de l’hôpital me m’a bien confirmé. Donc mettez-vous à en faire avant de tomber enceinte et restez active pendant la grossesse si possible. Le reste est une question de chance. Et de squats 😉

 

 

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Un circuit agility fait maison

Parmi les choses que mon humaine a testées pour essayer de canaliser mon énergie débordante et de me fatiguer, il y a l’agility. Il y a quelques années j’allais une fois par semaine en club pour apprendre à vaincre la gravité et la peur en escaladant des balançoires en équilibre précaire, en rampant en dessous d’obstacles colorés, en sautant au dessus de haies, en affrontant le noir dans des tunnels étroits ou en slalomant entre des jalons. Vos questions sont inutiles, j’étais, évidemment, le roi de l’agility de toute l’Ile de France.

Sans me vanter, car je suis un gars modeste, n’est-ce pas ? je suis vite devenu très bon et, comme mon club était assez petit et les obstacles toujours les mêmes, j’ai vite commencé à m’ennuyer. Surtout que faire une activité de ce genre n’est possible qu’une ou deux fois par semaine maximum lorsqu’on a des humains qui travaillent, comme c’est, d’ailleurs, le cas de la majorité de mes copains.

Pour m’entraîner, l’humaine a commencé à me construire des petits circuits d’agilité faits maison, avec des choses que l’on trouve facilement dans beaucoup de foyers et c’est de ces circuits que je voulais vous parler, justement. Vous avez, vous aussi, la possibilité de tester les capacités de vos chiens ou de leur apprendre de nouveaux tours, car on adore quand on occupe aussi bien notre corps que notre esprit.

Pour vous inspirer, je vous montre un circuit testé et approuvé, imaginé dans notre salon par l’humaine. Voici ce dont vous avez besoin : une table basse, une chaise de piano dans mon cas, mais ça peut être toute autre chaise finalement, en fonction de la taille du chien, l’essentiel est qu’elle soir stable, un cerceau hula hoop, deux chaises supplémentaires pour le fixer, du scotch et des ciseaux.

Avec ces éléments-là, vous avez de quoi improviser 4 obstacles différents qui demandent des capacités physiques et intellectuelles très différentes de la part de votre chien. Cela va bien fatiguer en même temps ses pattes et sa petite tête. Et ça marchera pareil pour vous.

Pour commencer, il va falloir bouger les meubles. Surtout pour vous assurer qu’il y a assez de place pour que votre chien puisse faire tous les mouvements en toute liberté et avoir assez d’espace pour votre circuit.

Repérez bien chaque élément dont vous avez besoin et écartez le reste, vous aurez besoin d’un espace épuré au maximum pour éviter les blessures. Assurez-vous de laisser assez de place entre chaque obstacle, pour que le chien puisse passer de l’un à l’autre sans encombrement.

Une fois que vous avez repéré le bon pouf, le bon rouleau de scotch, la bonne disposition des éléments etc. n’oubliez pas de comparer la taille de votre chien avec les éléments. Ils devraient être bien proportionnels à ses dimensions, pour éviter qu’il se fasse mal avec du matériel qui ne serait pas approprié.

Quand tous ces éléments seront réunis, vous pouvez vous lancer dans l’apprentissage du circuit avec votre chien. Quelques commandes de base sont essentielles : assis, couché, pas bouger. Je vous conseille de lui apprendre celles-ci sans attendre, si ce n’est pas encore fait. Elles vous permettront de profiter de votre parcours d’agility et apprendre encore plus de choses à votre chien, tout en passant un bon moment ensemble.

Sans trop attendre, voici les 4 exemples d’obstacles.

La table basse 

L’objectif est de monter et rester sans bouger sur une surface plane, à une certaine hauteur du sol. En agility ce genre d’obstacle permet de travailler la précision et l’obéissance du chien.

En compétition, le juge considère qu’il y a une faute, donc il applique une pénalité, si le chien reste moins de 5 secondes sur cette surface. Comme on n’est pas en compétition, vous faites comme vous voulez.

Mon humaine me fait monter sur la table basse du salon que ma colocataire Loulou a pris soin de ronger sur un coin et me fait m’assoir, puis me coucher dessus et attendre. Si je m’exécute, j’ai des félicitations et peut-être même une croquette. Plutôt facile.

Le hula hoop

Tout d’abord il va falloir s’équiper d’un cerceau, si vous n’en avez pas déjà un chez vous. L’humaine a choisi cette version démontable, car ça prend moins de place et on peut ajuster la dimension.

Ensuite, il faudra monter le hula hoop, bien évidemment. Ce qui est assez simple si vous prenez le même modèle, il suffit de bien fixer chaque partie bout à bout et appuyer assez fort jusqu’à ça fasse click.

Après il ne vous reste plus qu’à scotcher le cerceau entre 2 chaises et vous assurer qu’il reste bien fixe. Sinon, repassez un coup de scotch par dessus 😀

Ensuite vous pouvez vous amuser avec. N’allez pas imaginer que je suis capable de le faire tourner sur ma taille ! Le but ici est surtout de passer à travers, ce qui, croyez-moi n’est pas vraiment chose facile non plus. En agility, on doit « marquer une zone » c’est à dire franchir l’obstacle en y posant au moins une patte.

L’humaine avait bien utilisé à peu prés un demi-rouleau de scotch parce que le hula-hoop n’arrêtait pas de glisser. Mais une fois le cerceau immobilisé entre les 2 chaises, j’ai été invité à passer à travers. En sautant. Et en souriant, en plus, pour les photos. Heureusement j’ai des multiples talents.

L’obstacle à sauter : la chaise sans dossier

Sauter au dessus d’un mur c’est quelque chose d’assez naturel chez les chiens. Pour pratiquer à la maison, l’humaine a choisi une chaise de piano, car elle n’a pas de dossier et elle est assez lourde pour ne pas me tomber dessus si jamais je la touche avec les pattes.

En agility, un chien qui en sautant fait tomber une tuile d’un mur réglable est pénalisé par une faute. Quand on fait son parcours dans le salon, on s’inquiète plus pour la sécurité de son chien que par le respect des règles officielles.

Pour éviter que je me fasse mal, elle a calé la chaise contre un mur, pour plus de stabilité.  Sauter par dessus sans toucher la chaise est assez compliqué lorsqu’on pratique dans son appartement car on ne peut pas prendre trop d’élan, enfin sauf si on a un grand espace à disposition ce qui n’est pas souvent le cas, donc l’humaine me laisse poser mes pattes dessus et marquer un arrêt avant de redescendre. C’est super marrant quand même.

L’obstacle pour ramper en dessous

La chaise est multi-fonctionnelle. Surtout notre chaise de piano qui m’a aussi servi, quand j’étais un jeune chiot à tester mes dents sur le mobilier. Je sentais que j’avais un fort potentiel en design intérieur, mais l’humaine n’a pas de goût, elle n’a pas aimé mon style néo-moderniste. En tout cas, elle n’a pas changé de chaise de piano non plus et aujourd’hui elle s’en sert pour me faire ramper en dessous aussi.

En agility, cet obstacle pourrait être assimilé au tunnel rigide à travers lequel on passe, mais, évidemment, en plus court et moins anxiogène, car, avec la chaise, on arrive à voir le bout. Et à voir à travers aussi. Mais ça travaille, mine de rien, les aptitudes de se traîner par terre pour une croquette. Très utile dans la vie d’un chien.

Bonus : Improviser des obstacles à l’extérieur 

Lors de nos balades, l’humaine cherche toujours à me faire découvrir les alentours à travers tous mes sens. Dès qu’on tombe sur un obstacle à sauter ou un tronc d’arbre à escalader, je deviens un vrai yamakasi à 4 pattes. J’ai la chance de pouvoir exercer mes talents en agility partout et vous pouvez aussi jouer avec votre chien de cette manière.

Je vous le recommande, même, car c’est une bonne manière de s’amuser et faire descendre le stresse pour vous comme pour lui. La jungle urbaine présente plein d’obstacles surprenants et si vous avez la chance de vivre à la campagne, c’est encore mieux, chaque balade peut devenir une aventure. Dans ce cas précis, l’humaine me fait sauter par dessus un tronc d’arbre qu’on a trouvé dans le parc et elle m’invite à marcher en équilibre par dessus.

 

Voilà pour ce circuit d’agility à faire à la maison. Pas besoin, pour celui-ci, de spray ou cire anti-glisse, comme en compétition. Sauf si vous voulez faire comme mon humaine, qui a enfin trouvé une autre utilité pour la wax qu’elle utilise pour tartiner la planche de surf. Mais comme on n’est ni en été, ni près de la mer, je pense que ça lui manque. Et je la soupçonne de m’avoir badigeonné les coussinets de ce truc parce que ça sent bon la fraise.

En tout cas, j’espère que ces conseils vont vous inspirer et vous donner envie de tester chez vous un circuit d’agility fait avec les moyens de bord et à votre sauce. Quoi qu’il en soit, le plus important c’est de s’amuser et partager un moment de complicité.

Whiskey

Jouer à cache-cache avec son chien

Lequel d’entre nous n’aime pas jouer ? En plus d’être une activité fort sympathique, le jeu est aussi très utile. L’apprentissage des plus jeunes se fait, la plupart du temps, à travers le jeu.

C’est comme ça qu’on apprend notre place au sein d’un groupe, notre rôle social, les mœurs et les pratiques de la communauté dans laquelle on vit. C’est à travers le jeu qu’on développe son intelligence et sa curiosité. Et, personnellement, même si je suis désormais un grand gaillard de 5 ans, j’adore toujours jouer. C’est stimulant, c’est marrant et c’est ludique.

Mon humaine aime ça, elle aussi. Au fond, elle est encore une grosse gamine. Du coup, elle adore inventer de nouveaux jeux pour occuper mon esprit et on passe beaucoup de temps à s’amuser avec ses trouvailles, tous les deux.

Un des jeux de l’humaine que j’aime beaucoup est le cache-cache. Jouer à cache-cache avec votre chien est très stimulant pour son intellect aussi bien que pour son odorat, sa vue, son ouïe et son orientation dans l’espace. C’est rigolo, ça vous détend tous les deux et ça vous rapproche. Mais pour pouvoir jouer, il faut que votre chien connaisse quelques commandes simples.

Donc avant de commencer, apprenez à votre chien les 3 choses dont il aura besoin pour comprendre le jeu : la première : ne pas bouger, la deuxième : venir lorsqu’il est appelé (et donc sortir du « pas bouger » par la même occasion) et la troisième : venir quand vous l’appelez, même s’il ne vous voit pas, car vous êtes en dehors de sa vue.

Pour lui apprendre ne pas bouger il faut d’abord le faire assoir, ensuite lui donner la commande et attendre quelques secondes avant de le féliciter et éventuellement le récompenser. Par la suite, vous pouvez progressivement augmenter le temps d’attente, avant de le féliciter. Passer par exemple de 10 à 20 secondes et ensuite à 30. Une fois que votre chien a compris qu’il ne doit pas bouger en attendant la prochaine commande, vous pouvez augmenter en même temps la distance qui vous sépare de lui. Au début un pas, puis deux, puis trois etc.

Pour lui apprendre l’appel : en principe c’est l’une des premières choses qu’on fait comprendre à son chien, après son nom. Mais imaginons que ce n’est pas le cas pour le votre. Il suffit de s’éloigner de son chien et l’appeler vers soi, en disant son nom et l’attirant avec un jouet ou une friandise. Dès qu’il vient, pensez à le féliciter et récompenser. Vous pouvez ensuite augmenter la distance qui vous sépare et ajouter des distractions supplémentaires. Par exemple lui apprendre à venir lorsque vous l’appelez, même quand il est en liberté et dans un endroit animé et brouillant.

Pour lui apprendre à venir à votre appel, même quand vous êtes hors de son champs de vison : c’est à peu près la même chose que de répondre à l’appel, mais avec une difficulté supérieure. Je vous conseille d’abord de faire assoir votre chien et lui demander de ne pas bouger, vous éloigner un peu et vous cacher pendant qu’il peut encore voir où. Ensuite, vous pouvez l’appeler et le féliciter lorsqu’il arrive. Augmentez de plus en plus la distance qui vous sépare et le temps qui s’écroule avant que vous l’appeliez.

Mais peut-être que le plus simple serait de regarder tout ça en vidéo, par ici :

N’hésitez pas à me dire si vous aussi vous jouez à cache-cache avec votre chien et quels autres jeux vous inventez pour le garder occupé et heureux 🙂 Et tagguez-nous sur vos publications pour qu’on puisse suivre vos aventures !

Whiskey

Mon flair a vraiment du chien

Lorsque je pars à la découverte d’un nouvel endroit, comme lorsque je marche sur des sentiers battus, mon arme de choix – mon weapon of choice comment disent mes amis anglophones est mon sens olfactif. Le pouvoir de mon odorat est tel, qu’il dessine dans ma tête de chien une sorte de carte sur laquelle je pourrais facilement me repérer les yeux fermés.

Je suppose que je suis comme la plupart des canidés urbains, j’ai un chemin de prédilection que je prends lors de mes balades quotidiennes et, quand le temps nous le permet, mon humaine aime me faire découvrir d’autres endroits et d’autres routes que j’explore grâce à mon flair surnaturel.

J’ai la chance d’avoir une humaine sportive, qui m’amène courir 3 à 4 fois par semaine et, comme elle n’aime pas non plus prendre la même route à chaque fois, elle change le parcours assez souvent. Surtout quand elle prépare une course en particulier, comme un nouveau marathon, par exemple.

Les sorties que nous avons à faire sont différentes les unes des autres et celles que je préfère sont celles qu’on appelle les sorties longues. Comme leur nom l’indique, elles durent plus longtemps que les autres. Pourtant ce n’est pas forcément pour cette raison que ce sont mes préférées, mais parce que, pour les faire, l’humaine m’amène dans les bois. Et là-bas, c’est un festival pour mes récepteurs. Surtout parce qu’on commence chaque séance par une longue balade qui me permet justement de renifler à ma guise les environs et marquer mon territoire comme le demande le code canin.

Voici comment se déroule une sortie classique de mon quotidien : l’humaine décoiffée, pas maquillée et encore à moitié endormie jette la première veste qu’elle trouve et une paire de chaussures et m’amène faire un tour dans le quartier, souvent un café à la main. Dès qu’on sort de l’immeuble je tourne à gauche, par habitude et je lève la patte sur le mur d’à côté. Tout ça parce que je sais que le berger allemand qui vit dans la maison en face fait sa balade un peu après moi et je veux que ce vieux veinard sache que la rue m’appartient.

Par la suite, je déambule dans la petite rue derrière l’église et souvent les ding-dongs des cloches me préviennent que bientôt le petit bichon blanc qui fait le virile va passer dans le coin. Qu’est-ce qu’il m’embête, celui-là, il n’arrête pas de pisser sur mes buissons !

Je sens l’odeur pleine de beurre lorsqu’on passe devant la boulangerie et je tourne tout le temps la tête, car j’aimerais bien qu’on rentre et que je puisse goûter à ces croissants qui sentent merveilleusement bon. Mais l’humaine m’en empêche à chaque fois et même quand elle y va pour acheter quelque chose je suis obligé de l’attendre comme un pouilleux à la porte. Il paraît que les chiens y sont interdits.

Le chemin tourne après à droite de la poissonnerie, ces poissons morts puent comme pas possible et je me presse à dépasser cet endroit affreux. Je parlais un jour avec le chat noir de la voisine qui m’expliquait que c’est son coin préféré du quartier. Pour quelle raison, je n’arrive toujours pas à comprendre, mais les chats sont souvent bizarres.

Par la suite, je sens bien tous ce que je peux sur la route vers le parc. Le mieux c’est au printemps ou en automne quand des chiennes inconnues me font du charme à travers une explosion de miasmes qu’elle laissent sur la route comme un parfum. Je m’attarde longtemps là-dessus, pour le plus grand désespoir de l’humaine qui fait des grimasses pas possibles quand elle me voit lécher par terre : « Ah Whiskey, tu es vraiment dégueulasse » elle me dit. Je lui pardonne, les humains ont du mal à comprendre les instincts, parfois. Et même si j’ai été stérilisé, ça ne s’efface pas, désolé, c’est la vie.

J’adore quand on change de trajet. Quand elle a plus de temps, ou quand elle m’amène courir, l’humaine aime varier les plaisirs et changer les chemins. Et là, c’est le bonheur en ce qui me concerne, car on passe souvent dans des parcs et les parcs sont un mélange de tellement de bonnes choses que je ne partirais plus jamais. Je voudrais connaître chaque animal qui laisse ces traces olfactives uniques, comme une signature. Mes préférés sont les poneys. Ce sont comme des moutons plus grands et moins dociles, un vrai challenge pour un chien de berger comme moi. L’humaine aussi adore leur odeur et elle va souvent les caresser.

Il y a aussi des cygnes, des oies et autres oiseux que je n’ai jamais réussi à attraper, mais mes copains qui sont des chiens de chasse me disent qu’ils ont aussi bon goût 😀

Les petits humains passent souvent dans les parcs, ils ont même des petites cages dédiées dans lesquelles ont peut les voir jouer et sauter dans tous les sens. J’aime m’arrêter et renifler autour de ces cages, des fois ça sent trop bon les couches, même si l’humaine dit que ça sent mauvais.

Je pense que ma partie préférée des balades reste quand on prend la voiture et qu’on va loin, très loin et que je découvre tout un univers de nouvelles choses incroyables dans la campagne. J’adore gambader librement (parce que c‘est pas top, la laisse, quand même !) et explorer des endroits inconnus, des parfums que je n’ai presque jamais sentis de ma vie. Les arbres et l’herbe sentent différemment, il y a plein d’animaux nouveaux aux alentours et je cours dans tous les sens, obnubilé par tant de choix qui se présentent à moi.

Et vous, quels sont les endroits que vous aimez explorer le plus ? Ceux que vous connaissez par cœur, ou les tous nouveaux qui éveillent en vous tous les sens ?

Whiskey

Mes amis, les humains

Choisir ce que je préfère entre les humains et les chiens est assez facile pour moi : sans hésiter, je choisis les humains. Tout d’abord parce qu’en tant que border collie  je fais partie des chiens de travail. Cela veut dire que, depuis des siècles (depuis le XVIIème pour être précis), mes ancêtres ont travaillé beaucoup plus avec leurs maîtres qu’avec leurs paires. Les chiens de troupeau sont souvent amenés à travailler à plusieurs, mais chacun d’entre eux a un rôle bien précis dans le procès et ça signifie une vie plutôt solitaire, en fin de compte.

Deuxièmement, je me méfie de mes congénères depuis que je me suis fait attaquer quand j’étais encore un jeune chiot innocent. Il faut dire que depuis mon plus jeune âge, mes humains m’ont amené à la rencontre d’autres chiens, à peu près tous les jours. Une fois que j’ai eu tous mes vaccins, je suis allé à cet endroit de rencontre qu’ils appellent « le parc ». Là bas, j’ai croisé tout type de chiens. Mon humaine me disait que c’est par des essaies et des erreurs et en voyant les autres agir que j’apprendrai moi aussi à me comporter en société. Et ça se passait plutôt bien.

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En même temps, je voyais aussi beaucoup d’humains. Tous les amis des miens venaient à la maison pour me rencontrer, m’amenaient des jouets et des friandises, il paraît que c’est la coutume chez les humains. C’est vrai que chez les chiens ça n’arrive pas de ramener une baballe à un clebs que tu ne connais même pas. Déjà quand je connais, je n’ai pas très envie de partager, vous imaginez, vous, donner tout simplement vos jouets à quelqu’un d’autre ? On rencontrait aussi beaucoup d’humains dans la rue qui s’émerveillaient déjà de ma beauté et demandaient de me faire des câlins.

Puis, un jour, on est partis en vacances. Les vacances c’est chouette, parce que les humains ont plus de temps pour toi. On passait nos journées ensemble, à faire de longues balades sur la plage et nager dans l’océan. Un jour, lorsque je gambadais insouciant devant mes humains, j’ai entendu un bruit de galop furieux en ma direction. Je n’ai pas eu le temps de lever la tête et voir ce qui fonçait sur moi, que j’ai senti un fort impact sur mon flanc gauche. Apeuré, j’ai à peine eu le temps de réaliser que je me faisais agresser et que j’étais trop petit et trop faible pour riposter. Je me suis donc laissé faire, sans même m’y opposer. Je pense que la panique qui avait pris le dessus sur moi ce jour-là a laissé des traces pour toujours.

Depuis ce moment-là, ma relation avec les chiens a basculé. Je m’en méfie, car on ne sait jamais lequel d’entre eux pourraient me faire la même chose que ce chien sur la plage. Mon humaine se moque de moi en disant que je n’était déjà pas très courageux dès le départ, mais maintenant je ne me fais plus avoir. Si je ne suis pas très sympa avec mes congénères, c’est parce qu’au plus profond de moi, j’en ai encore peur.

Je ne suis pas complètement sauvage non plus, hein. Bon si, si vous écoutez mon humaine. En vrai, si le chien que je croise a un langage corporel positif ou de soumission, ça me rassure et je réagis de manière plutôt cool. Mais je dois être d’abord reconnu dans mon rôle de alfa. Une fois que c’est fait, je permets à l’autre de me renifler et je lui renifle également les fesses, c’est de la pure politesse, voyons ! Je n’ai toujours pas compris pourquoi les humains ne font pas ça au lieu de se faire la bise lorsqu’ils se rencontrent. C’est ridicule.

Après, si le chien que j’ai en face est joueur, on peut passer un bon moment à se courir après, à faire des roulades et à tirer chacun d’un bout du bâton pour voir lequel est le plus fort. Évidemment, c’est souvent moi. L’humaine se moque, en disant que c’est normal, je ne choisis que des copains lilliputiens. Est-ce de ma faute si mon meilleur ami est un spitz nain de 6 kilos tout mouillé et si grâce à lui j’ai découvert que ce qui est petit est aussi mignon ? Est-ce de ma faute si je vis avec un chien en mini-format à la maison également ? Les goûts et les couleurs, les amis !

Comme on vit à Paris, ça ne m’arrive presque jamais de rencontrer un autre chien lorsqu’on est tous les deux libres. Et, honnêtement, je trouve que c’est la seule manière de laquelle deux chiens devraient se rencontrer. Lorsque je croise des chiens et qu’on est tous les deux détachés, on peut s’éviter si on n’a pas envie de se dire bonjour ou on peut s’approcher en décryptant le langage corporel de l’autre. Il y a des codes d’évitement, des signaux d’intérêt et tout un protocole d’approche qui doit être respecté pour être sûr que les rencontres se passent bien.

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Je vous conseille vivement d’éviter d’imposer des rencontres à votre chien. Et lorsqu’il est en laisse, il n’a pas vraiment le choix. La laisse fausse une bonne partie du message, car on ne peut pas se tourner autour comme on le ferait en temps normal : vous avez assisté au moins une fois dans votre vie à une scène ou les laisses s’emmêlent, n’est-ce pas ? De même, la laisse peut dénaturer la conversation entre deux chiens, car toute tension ressentie dans la laisse peut être interprétée comme une agression ou une crainte manifestée par son humain, ce qui mène à peu près au même résultat.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas du tout fan des rencontres en laisse, même si parfois c’est juste inévitable et que j’ai rencontré beaucoup de chiens de cette manière.

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En ce qui concerne les humains, je suis moins exigent, mine de rien. En même temps, aucun d’entre eux ne m’a encore mordu. Sauf le petit Léo, dix mois et pas toutes ses dents. Ça ne compte pas, il m’avait pris pour du chocolat. J’aime bien les humains et surtout les humaines, je vois dans leurs yeux que je suis beau et c’est assez flatteur. Quand les copines de mon humaine viennent à la maison, je leur saute dans les bras, je suis ravi de ces rencontres.

Souvent, dans la rue, les gens s’arrêtent pour me regarder. Il y en a même qui demandent à me prendre en photo ou à se prendre en photo avec moi. Oui oui, certains me reconnaissent même des réseaux sociaux. On ne m’a pas encore demandé d’autographe, il paraît qu’il faut absolument avoir de pouce pour en signer.

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En tout cas, les humains sont mes copains, surtout ceux qui me jettent des balles. Je pourrais passer des heures à les leur ramener. C’est d’ailleurs la méthode préférée de mes humains pour me présenter de nouveaux gens, ils leurs demandent de me jeter une balle. C’est un peu comme un drapeau blanc pour moi, ça dit « je viens en ami ».

Quelques conseils quand même, lorsque vous approchez un chien que vous ne connaissez pas :

1. Ne le fixez jamais sans cligner des yeux, des fois les humains oublient de le faire et ça leur donne un air flippant et menaçant. C’est important de cligner des yeux, hein, vous n’êtes pas des robots.

2. Ne tendez pas votre main dans sa direction de manière précipitée et surtout pas par dessus sa tête. S’il s’agit d’un dominant, comme moi, on ne me mets pas la main sur la tête si on ne s’est pas encore reniflé les fesses, on s’est pris pour qui ?

3. Pire encore, ne lui tendez pas une main hésitante en la retirant apeuré chaque fois qu’il s’approche. C’est louche comme comportement, il risque de ne pas comprendre le message.

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4. Ne vous baissez pas à son niveau non plus, cela peut passer pour un affront, on se met devant quelqu’un quand on a envie de le défier, chez les chiens.

5. Laissez plutôt le chien s’approcher de vous à sa guise et à son rythme, on n’aime pas être pressés quand on rencontre un nouvel humain. Je sais que ça fait longtemps, mais je descends du loup, mine de rien, certaines choses sont transmises dans le ADN.

6. Parlez-lui sur un ton doux et monocorde, les gens qui changent d’intensité ou de tonalité m’exaspèrent, personnellement, car on ne perçoit décidément pas les sons de la même manière.

7. Ne touchez jamais un chien avant de demander l’autorisation à son humain. Ça m’arrive parfois, quand je me balade avec l’humaine de sentir une main venir dans ma direction de nulle part et ça, je n’aime pas. Ces humains-là ont le droit au plus large de mes sourires, avec toutes les dents bien aiguisées, pour leur faire comprendre que si on ne se connaît ni d’Adam, ni d’Eve c’est pas la peine de me prendre pour leur toutou, je suis loin d’être un toutou, madame !

8. Si on vous l’a autorisé et que vous l’avez d’abord laissé s’habituer à votre présence, sentir votre odeur et comprendre à travers votre voix que vos intentions sont amicales, approchez le chien par le bas, touchez plutôt le devant de son cou que ça tête.

Voilà mes conseils en ce qui concerne la découverte de nouveaux amis. Dites-moi si ça marche pareil chez vous ou vous avez d’autres techniques.

Whiskey

 

Je vous parle de canicross sur Youtube

L’humaine et moi, nous avons rencontré une Youtubeuse amoureuse de chiens en général et de la race Akita en particulier, qui nous a invités à parler de notre passion pour le sport sur sa chaîne Akita the Real Life.

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La belle Laetitia recevait de nombreuses questions sur le canicross de la part de ses abonnés et elle a décidé de traiter le sujet en détail, avec moi, comme principal invité. Bon, l’humaine était là pour la traduction et Loulou parce qu’elle s’incruste, mais, sinon, évidemment, c’est moi qui étais le plus intéressant dans le lot. D’accord, j’ai dormi la plupart du temps, mais la célébrité c’est fatiguant au bout d’un moment 😀

Blague à part, cette vidéo vaut le détour, car elle vous explique comment bien débuter ce sport, tester le niveau d’intérêt de votre chien pour la discipline, les précautions à prendre avant de vous lancer, le matériel à utiliser, les choses à faire et à ne pas faire et plein d’autres infos intéressantes lorsqu’on a envie d’en savoir un peu plus.

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Laetitia est une pro des sujets prévention, elle préférera toujours vous donner les clés pour éviter les situations qui vous mettraient en danger vous ou votre chien. Je vous parlerai bientôt de sa chaine et sa passion pour les Akita. Entre temps, je vous laisse avec la vidéo par ici.

Whiskey

Le collier Adaptil Junior

Lorsque j’étais un jeune chiot de deux mois et demi qui arrivait dans la vie de mes humains, beaucoup d’émotions dont je n’avais pas eu connaissance auparavant se sont invitées dans mon quotidien. Quitter ma mère biologique et mes 5 frères n’a pas été chose facile.

Je me souviens de mon arrivée à la maison, après un long voyage en voiture. Je ne connaissais pas ce moyen de transport et, comme j’étais un peu KO après un vaccin, j’ai d’abord dormi. Après, j’ai vomi. Pour le pur bonheur de l’humain. La découverte de l’appartement haussmannien dans lequel j’allais passer mes 2 premières année de vie a été en même temps intéressante et effrayante.

Les humains ne m’ont pas laissé tout seul, ils m’ont accompagné dans cet exploration de l’inconnu et m’ont montré toutes les pièces, mon panier, mes gamelles, mes jouets et le chat. Ah, le chat ! C’était une vieille aigrie et sans dents, qui n’avait pas du tout envie de jouer avec moi, au début. Par la suite, je ne lui ai plus laissé le choix.

Adaptil junior runwithurdog

Une solution pour que l’adaptation du chiot se passe au mieux lors de son arrivée dans la nouvelle famille 

Il y a des solutions pour faciliter ce moment stressant, mais à ce moment-là, mes humains n’en avaient pas connaissance. D’ailleurs, l’humaine en a découvert une qui a l’air bien chouette très récemment, lors du lancement du collier Adaptil Junior, par le laboratoire vétérinaire Cela. Elle a tout de suite regretté ne pas avoir pu s’en servir il y a 5 ans, quand j’étais tout jeune, parce que ses qualités auraient pu lui être très utiles.

Le principe de ce collier est qu’il dégage, pendant un mois, environ, des phéromones qui rassurent le chiot et l’aident à se sentir aussi serein qu’il l’était auprès de sa maman. Les chiens sont les plus réceptifs au sens de l’odorat et toutes les émotions sont mieux gérées lorsque ce sens perçoit des nuances qui nous sont familières.

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Adaptil est intéressant aussi bien pour les chiots, que pour les chiens adultes en situation de stress 

Adaptil Junior permet donc de rassurer les chiots. Mais il existe une solution similaire pour les chiens adultes également, le collier Adaptil Calm. Comme son nom l’indique, il calme les manifestations de stress dans des situations particulières. Par exemple, lorsque vous anticipez que votre chien sera confronté à des bruits intenses, un voyage, un séjour dans un chenil ou même un changement d’environnement, vous pouvez avoir le réflexe de vous en servir.

Les chiens sont des êtres très sensibles aux changements ce qui peut provoquer un état des stresse très fort, même de la part de ceux qui ont déjà une certaine expérience de vie. L’humaine a testé le collier sur Loulou pendant la période où elle avait fait une otite et elle allait souvent chez le vétérinaire (yaycks !).

Evidemment, Loulou n’aime pas trop le véto. Je ne la juge pas, je suis du même avis. Mais ce qu’elle déteste par dessus tout, sont les gouttes qu’on nous met dans les oreilles. Le traitement a duré une dizaine de jours et, dès le départ, l’humaine a compris que mettre des goutes 2 fois par jour dans les grandes oreilles de Loulou n’allait pas être de tout repos.

Elle se débattait, pleurait et se roulait par terre chaque fois que le produit touchait ses tympans. Ce qui est rare avec Loulou, elle n’est pas très douillette, mais elle avait une peur bleue de ces goûtes. Donc l’humaine s’est tout de suite inquiété. Puis, elle s’est rappelé du collier et elle s’est dit que ça méritait d’être testé, même si Loulou a 3 ans. Je ne sais pas si c’est grâce au collier ou parce qu’elle s’est habituée au traitement, mais, quelques jours plus tard, elle était plus que zen 🙂 J’ai beaucoup apprécié le silence.

Maintenant, l’humaine recommande ce collier à tous ses amis qui adoptent un chiot et à ceux qui ont un chien peureux, elle est convaincue de ses qualités apaisantes. Et vous, les copains, avez-vous déjà testé ce genre de dispositif ? Qu’en pensez-vous ?

Whiskey

 

 

Courir avec son chien – mais pourquoi ?

Mon humaine a toujours aimé le syntagme latin mens sana in corpore sano – un esprit sain dans un corps sain. Si elle pouvait, elle se le tatouerait sur le front. Elle est convaincue qu’un corps harmonieux, musclé et endurant apporte une bonne estime de soi et un état d’esprit positif. Et je ne sais pas pour vous, mais elle, c’est ce qu’elle cherche dans la vie.

Elle dit que le sport est un moyen d’être en bonne santé et de cultiver le goût pour l’effort, une qualité essentielle chez l’être humain. Surtout parce que nous vivons à l’époque de l’immédiat, du « tout à un click distance » et les humains ont régulièrement besoin qu’on leur rappelle que les choses importantes, celles qui valent vraiment la peine, sont, la plupart du temps, des procès de longue durée. Un corps, une relation, une carrière, un enfant, tout ça prend du temps à se construire et évolue petit à petit et surtout en permanence.

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Photo crédits Lola Ledoux Photographe

Le sport en général et le running en particulier nous ont permis de faire de belles rencontres et de transformer des relations existantes en relations encore plus profondes et significatives. Avec l’humaine, nous avons commencé à courir ensemble il y a près de 4 ans maintenant, deux débutants qui ont découvert patte dans la main les joies et les tristesses de ce sport.

Nous avons parcouru des milliers de kilomètres depuis et nous avons surtout appris beaucoup de choses l’un sur l’autre et sur nous-mêmes. A travers le canicross, nous avons découvert des super pouvoirs qu’on ne pensait pas avoir et on a réussi à surpasser des épreuves, atteindre des objectifs, continué à grandir.

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Photo crédits Lola Ledoux Photographe

Ca nous a transformé en véritable équipe. Je suis sa motivation et son garde du corps : impossible de se dégonfler pour une sortie quand elle me l’annonce et impossible aussi de se faire embêter par des « importuneurs » opportunistes quand je suis à ses côtés (les filles sauront de quoi je parle). Elle est mon running buddy, ma partenaire de fun et de folie et parfois mon boulet. Mais, ensemble, il n’y a rien qui nous arrête. Je l’ai accompagnée jusque là sur 2 prépas marathons complètes et je ne sais plus combien de semi-marathons, 15km, 10km, courses d’obstacles.

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Photo crédits Lola Ledoux Photographe

Notre blog et compte Instagram ont un seul objectif : rendre un peu de ce bonheur qu’on a la chance de vivre, de cette motivation sans limite qu’on se transmet au quotidien, cette joie de partager avec mon humaine et avec vous les réussites et aussi les échecs d’un duo qui a envie de se surpasser et se démontrer qu’on est ce qu’on choisi d’être. Ensemble on est plus forts.

Alors si vous avez un chien, petit ou grand, mais en bonne santé, sortez jouer, le balader, courir avec lui. Sortez. Bougez. Partagez ! Et si vous avez envie de vous mettre au sport, de changer votre vie pour de bon, d’arrêter de procrastiner et vous dire que vous commencerez une nouvelle vie lundi prochain, prenez un chien. Vous n’aurez plus le choix.

Whiskey

Mon quotidien d’influencer

On dit souvent « quelle vie de chien ! » mais, pour ma part, je trouve que la vie de chien est plutôt sympa. Mon quotidien est fait de bons repas, balades, canicross, câlins, rédaction d’articles, séances photo, événements et plateaux télé. Eh oui, parce que je ne suis pas un chien lambda, mais un chien blogger, chers amis. Même si c’est souvent l’humaine qui va cueillir les lauriers à ma place.

 

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Photo crédits Lola Ledoux Photographe

La semaine dernière elle a encore donné une interview alors que ça aurait du être moi (tout ça justifié par le langage articulé !). Elle a parlé de ce que le blog et les réseaux sociaux représentent pour nous, comment on est arrivés à en faire un projet, comment nous avons débuté, comment garder l’équilibre entre la vie privée et le blogging, ses comptes préférés et plein d’autres sujets.

Voici un aperçu de cet article :

Comment est né ton projet de blogueuse Fitness?

Tout a commencé il y a 3 ans, lorsque j’ai eu mon premier chien sportif qui m’accompagnait faire mon sport. J’avais été inscrite à une course sportive avec mon chien et c’est en l’entrainant que j’ai commencé à aimer ce concept et à en parler sur mon compte Instagram. Petit à petit, j’ai appris à connaitre ma communauté, à interagir avec eux et répondre à leurs questions. C’est pourquoi je me suis mise à écrire des articles pour que se soit plus clair. C’est donc de là que le blog est né.

Quels sont pour toi les facteurs importants pour maintenir son blog ?

Il faut vraiment être passionné de ce que l’on raconte. Quand la passion s’en va, on risque de s’en lasser, malheureusement. 

Comment est constitué ton blog ?

J’aborde différents sujets dans mes articles bien que le running occupe une grande place dans mon blog. Je réponds la plupart du temps aux questions que l’on me pose, il y a des sujets d’actualités (des courses avec des chiens), des sujets plutôt éducation et autres.

Je vous laisse lire la suite ici

Whiskey

Musher Experience – une aventure à la Jack London

La semaine dernière, je vous parlais d’une interview que l’humaine a donné sur Musher Experience. Et Musher Experience, c’est quoi ? Eh bien c’est de l’équipement, de l’actu et des conseils pour faire du sport avec son chien et vivre des moments de complicités inoubliables.

A l’origine c’était juste une sorte de petit carnet de bord personnel, confie son créateur, Baptiste. Je découvrais l’univers du mushing, c’est à dire tous les sports de traction que l’on peut faire avec son chien comme le canicross, canivtt ou l’attelage en traineau. Il y avait très très peu d’info disponible sur le net ou de façon extrêmement éparse, sur différents forums. J’ai voulu compiler tout ce que j’apprenais, théorique et pratique, sur un même site. Je me disais que l’expérience que j’accumulais, ce que j’apprenais, ça pouvait humblement servir à quelqu’un d’autre.
 
Et finalement, ça m’a valu de faire d’incroyables rencontres! D’apprendre 100 fois plus de choses. De pouvoir interviewer de grands champions et professionnels de l’univers canins. Participer à de grandes courses internationales.
 
Depuis, j’ai ouvert une boutique en ligne où je propose tout l’équipement nécessaire pour faire du sport avec son chien. Je continue de partager mes aventures avec mes chiens et apporter tout un tas de conseils pour que chacun puisse prendre un max de plaisir avec son chien!
Pour mieux vous parler de ce projet à la fois humain et matériel, mais surtout une  vraie rencontre entre la nature sauvage et l’humain, une aventure à la Jack London, j’ai posé plusieurs questions à Baptiste. Je vous laisse découvrir ses réponses et son univers.
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Qui es-tu et quel est ton lien avec les sports canins ?

Je m’appelle Baptiste, 34 ans. Je travaille dans le digital. Mes chiens et le sport que je pratique avec eux me permetent d’avoir un vrai équilibre de vie, de m’évader, de prendre soin de leur santé, de ma santé, de me recentrer en pleine nature, se reconnecter aux choses simples. Je pense que de nos jours beaucoup de gens ont besoin de ça.

D’où vient ton amour pour les chiens et plus particulièrement les huskies ?

Dans ma famille j’ai toujours eu plein d’animaux (poissons, oiseaux, lapins, cochon d’Inde, chats, chiens,…). Quand j’étais petit mes parents ont pris un husky sibérien : Hobby. Seulement, cette race de chien demande de beaucoup sortir. Du coup, le mercredi, lorsque je rentrais de l’école, j’étais de « corvée » pour le balader. Au début c’était une vraie contrainte pour moi. Mais, finalement, je me suis noué d’amitié avec ce petit chiot qui grandissait et se construisait en même temps que moi.
Je suis tout ému d’écrire ça. J’ai fini par l’aimer. On était un vrai duo complice, inséparable. Mais, un jour, ma mère me dit qu’Hobby va nous quitter. Qu’il était rongé par un cancer ou je ne sais plus quelle horrible maladie. Il n’avait que 6 ans. C’est l’une des plus grosse claque j’ai pris dans ma vie. Une véritable injustice. Depuis, j’ai grandit. J’ai pris un husky, puis 2, 3, 4 et enfin 5.

Tu as 7 chiens, dont 2 shih tzus, quelle organisation au quotidien pour une meute de cette taille-là ? Quels sont les challenges ?

Il y a tout d’abord un investissement financier considérable pour avoir, on va dire, l’infrastructure qui va bien: chenil, camion pour les transporter, quad et traineau pour les entrainer, harnais, laisses, etc.
Après vient les frais vétérinaires finalement assez conséquent et régulier. Ensuite, niveau nourriture, c’est aussi simple de donner pour 7 que pour 1 seul. Reste la partie entrainement. Ils ont un vrai besoin de se défouler régulièrement. Ce qu’il fait que je les entraîne à l’attelage environ 2 fois par semaine, plus quelques sorties bonus à 1 ou 2 chiens en canicross et canivtt quand l’envie me prend.
Et ce n’est pas toujours évident à gérer niveau planning car on est parfois malade, il y a les impératifs familiaux (j’ai un bébé en bas âge), parfois de lourdes journées de boulots, etc. Mais en étant un peu organisé, on trouve toujours le temps.
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Comment en es-tu arrivé à en avoir autant, quelle est leur histoire?

Au départ, j’étais étudiant dans un petit appartement à Nice. Je voulais un grand chien, mais ce n’était pas adapté à mon mode de vie et mon environnement. J’ai donc pris un petit chien: un shih tzu, Kaïdo. Il se sentait un peu seul lorsque je partais étudier. Je lui ai donc pris un compagnon: un deuxième shih tzu! Shiro (j’ai appris que ça voulait dire blanc en japonais alors qu’il est tout noir mais passons lol).
Puis, sans m’en rendre compte, le sujet « husky » revenait de plus en plus dans ma bouche. Un jour ma femme m’a chauffé en me disant: « ben vas-y on en prend un, ou t’arrêtes d’en parler ! ». C’est là qu’on a franchi le pas: j’ai adopté mon premier husky sibérien, Ggayoq. La passion a pris le dessus. Tout c’est très vite emballé.
J’ai adopté Glayna et Grimm, frère et sœur, nés d’une portée non désirée d’une dame sur Nice. Elle se « débarrassait » des chiots, marre de s’en occuper. On les a donc sauvés, récupérés à 1 mois seulement, donc non sevrés, non éduqués par leur mère. Mais en vie !
A partir de là, j’ai complètement changé de vie : je suis passé d’un style « Non sportif PC Gamer », très urbain en petit appartement en ville, à un baroudeur outdoor sportif, en maison perdue dans les montagnes. Le bonheur 🙂 Peu de temps après, on a pris Hamaru Ka d’une portée d’un ami musher. Et, enfin, on a gardé la petite dernière Joly, né de Hamaru Ka et Grimm à la maison.
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Je sais qu’on dit qu’on ne peut pas aimer un de ses enfants plus que l’autre, mais,parmi les 7 chiens, as-tu un préféré ? 

Non. On me demande souvent ça mais je n’ai pas de préféré à proprement parlé. J’ai des préférences pour chacun d’entre eux pour leur singularité. Kaïdo, c’est mon chien fidèle, mon ombre. Il me suit partout. Je veille sur lui. Shiro, c’est un petit gros noir plein d’entrain qui à souvent besoin d’être cajolé et posé au calme.
Ggayoq c’est mon premier husky. Mon gros nounours crooners. Grimm, c’est mon gros bêta. Trop gentil, qui aime beaucoup la présence humaine et s’assoie toujours sur mes pieds. Glayna, c’est ma petite chouchoute charmeuse. Hamaru Ka, c’est ma MaMa. Une mère incroyable! Des yeux à couper le souffle et une incroyable intrépidité au traineau.
Joly c’est ma petite fille, ma dernière qui ne grandira jamais à mes yeux et restera toujours celle que j’ai vu naître sous mon toit. Chacun à son caractère et son histoire lié à la mienne. Et ça les rend uniques.
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Sur Musher Experience tu proposes des produits de très bonne qualité, est-ce que tu les testes tous avec tes chiens?

Merci. Oui et plus que ça encore. J’ai même envie de te dire c’est parce que je les ai testés et surtout éprouvé dans le temps que je les recommande.
Je précise bien, car de nos jours beaucoup donnent leur avis après 1 ou 2 utilisations. Pour certains produits ça peut le faire, mais pour d’autres notamment qui impactent potentiellement la santé et la sécurité de nos chiens, il faut vraiment éprouver le matériel sur le long terme, dans toutes les conditions.
Je pense particulièrement aux harnais de traction ou aux kit canicross par exemple.

Musher Experience est avant tout une aventure humaine. Tu suis un peu ton instinct et tes envies pour les projets dans lesquels tu t’investis. Mais quels sont tes objectifs, dans l’absolut?

L’objectif fondamental qui guide tous mes projets: faire qu’un maximum de gens découvre ces sports canins et prennent un maximum de plaisir avec leur chien, dans de bonnes conditions.
Du coup, j’ai des tonnes de projets et d’envie:
– continuer de faire connaître Musher Experience pour accompagner un maximum de gens dans leur aventure avec leur chien.
– continuer de mettre en avant les gens et soutenir les projets qui font bouger les choses et portent haut les valeurs que l’on partage
– créer des vidéo inspirantes ou encore de conseils
– après, j’aimerais bien animer ou participer à une émission télé ou radio afin de réaliser des chroniques sur ces sports canins et l’outdoor d’aventure.
partir en Laponie
et j’en passe!
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Tu as un enfant en bas âge. Mon humaine sera bientôt maman, ça l’intéresse beaucoup : quelle est la relation de ton fils avec les chiens ?

A la naissance, les premiers mois, on avait mis une vraie distance entre mon fils et les husky. Mes husky sont assez vifs lorsqu’ils jouent. Ils ont l’habitude d’interagir entre eux, avec leurs codes. Pas de faire attention à un bébé humain.
Ensuite, ils vivent dehors toute l’année. Ça les rend un peu « rustique ». Ce qui n’est pas idéal pour un bébé qui n’a encore aucun vaccins ni grandes défenses immunitaires. En grandissant, on leur a fait faire un peu connaissance. Aussi bien les husky que les shih tzu. Ils étaient plutôt attentifs. Mais le défaut c’est qu’ils voulaient lui lécher le visage ou les mains toutes les trente secondes.
Aussi, Glayna a fait une grossesse nerveuse lorsqu’elle a sentie pour la première fois le bébé. C’était à la fois terriblement touchant mais aussi triste. Car elle croyait vraiment qu’elle attendait des bébés. Maintenant, bébé à 15 mois. Il marche et est fan des chiens.
Il embête un peu Kaïdo qui est souvent à mes pieds, en le pourchassant. Shiro lui, s’échappe dès qu’il entend un peu trop de bruit ou le voit arriver. Et il adore allez voir les husky au chenil. Éventuellement tendre la main pour un ou deux bisous (et après nettoyage des mains!).  Il est encore petit pour vraiment plus d’interaction. Donc je laisse le temps au temps… ça va se faire progressivement, naturellement.

Quel est ton rêve le plus fou?

Oula. J’ai déjà une très belle vie et beaucoup de rêves accomplis. Mais je dirais avoir une maison autonome perdue en pleine nature: thermorégulatrice, panneaux solaires, éolienne, source d’eau, serre, potager, poulailler. Et qu’en parallèle, je puisse continuer à faire découvrir ces sports canins, des aventures outdoor et cet esprit nature à la Jack London.
Whiskey