Tout ce qu’on ne t’a jamais dit sur l’allaitement

Pour tout un tas de raison que je vais vous expliquer ci-dessous, j’ai choisi d’allaiter ma fille. C’était une volonté plus qu’une décision parce qu’avant d’accoucher on ne peut pas vraiment savoir si ça va marcher ou pas. Je me suis dit que j’aimerais bien, mais je n’en ferai pas une montagne si ça ne marchera pas. Et ça a failli ne pas marcher.

Je partage avec vous, sans filtre, comme d’habitude, les choses que j’aurais aimé qu’on me dise avant de me lancer dans cette aventure.

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Les gens vont se sentir autorisés à te demander si tu as prévu d’allaiter 

Oui, tranquille, comme si tes boobs était une espèce de propriété publique. Il s’agit d’une décision personnelle, on est bien d’accord et cela ne concerne personne d’autre que toi-même. Pourtant, tu vas recevoir souvent l’avis des inconnus sur la question et ce, avant même d’accoucher, alors que tu n’en sais strictement rien sur comment ça va se passer, parce que c’est ton premier enfant. Plutôt bizarre.

La plupart de temps tu vas avoir envie de répondre que tu leur enverras une dissertation par courrier pour argumenter ton choix, dès qu’il sera fait. Non mais !

Il y a des cours de préparation à l’allaitement 

Parce que, naïve que tu es, tu pourrais te dire que c’est quand même plutôt évident : des boobs, un gosse affamé, que faut-il de plus ? Eh bien figures-toi que tu peux prendre ces cours avant d’accoucher et après, histoire de payer une sage femme qui te prendra surement pour une petite merde qui ne connait rien à la vie et qui t’expliquera que le menton du bébé doit faire un angle droit avec ton sein pour qu’il puisse téter dans des conditions optimales.

Tu l’auras surement découvert par toi-même, mais prends quand même ce cours, si tu as la possibilité, ça peut aider. Dans mon cas, ça a aidé à ce que je me sente encore plus nulle, car Mia ne tétait pas du tout au début.

Ca ne marche pas pour tout le monde

Effectivement, même si tu as pris la décision de le faire, pris le cours d’allaitement et préparé tes soutiens gorge spéciaux, ça peut ne jamais t’arriver, pour x raisons. Hormones, bébé prématuré, déshydratation etc. Surtout, ne culpabilise pas. La plupart du temps, on n’y est pour rien. Pas la peine de t’ajouter une frustration supplémentaire à ce moment-là, tu en auras déjà pas mal.

La montée de lait fait un mal de chien 

Je préfère te prévenir, car la manière dont j’ai été prévenue a été… plutôt soft et je ne m’attendais pas à ça. Pour moi, ça a été pire que l’accouchement. La montée de lait c’est un moment étrange, qui arrive à peu près 3 jours après l’accouchement, quand tes glandes mammaires commencent à fabriquer du lait en plus grande quantité. C’est archi-douleureux, ça arrive souvent pendant la nuit et tu as l’impression que tes seins vont exploser.

Les miens faisaient la taille de ma tête et j’avais une seule envie : tester l’ablation mammaire sans anesthésie. Parce que, de toute façon, on n’a droit qu’à du Doliprane, autant te dire que tu vas en baver. Voilà, maintenant tu es au courant. La bonne nouvelle c’est que ça ne dure pas longtemps. Au bout de 2 jours, c’est déjà beaucoup mieux, juste un peu désagréable quand le bébé tète ou tu tires du lait (glamour, hein ?). Par la suite, ça devient même agréable. Donc serre les dents et ça va passer.

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Meme si la montée de lait se passe bien, ce n’est pas sûr que ça marche

Dans mon cas, Mia était trop petite et pas assez forte pour téter. Elle est né presqu’un mois en avance et sa petite mâchoire n’avait pas assez de force. Donc, même si le lait était bien là, elle ne pouvait pas y accéder toute seule. C’est là qu’on utilise un tire-lait et on se sent comme une vache de ferme. Meuuh !

Et encore, le problème n’est même pas là. Pire que ta frustration à ce moment est la réaction des gens et surtout les autres mères qui l’ont fait, elles. Pas toutes, évidemment. Bref, tout ça pour dire que le regard des autres, on s’en fiche. Allaiter n’est pas une compétition avec le monde, pas une obligation surtout. Chacun fait comme il veut ou peut.

Pour ma part, j’ai eu de la chance et j’ai été têtue comme une mule, j’ai été patiente et ma fille a finit par grandir et être capable de le faire toute seule. Sinon, j’étais prête à utiliser ce fichu tire-lait jusqu’au bout, de toute manière.

Ton décolleté va attirer tous les regards 

Eh oui, ma grande. Tu auras des seins énooormes. De quoi remplir un bonnet deux fois plus gros que le tien. Pour moi, ça a été la bonne surprise :)) Faut dire que je partais de loin 😀 Mais apparemment ça ne dure pas. Snif !

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C’est génial lorsqu’on a des chiens

Une des principales raisons pour laquelle j’ai voulu allaiter est celle-là. Les chiens sont pleins de bactéries. Naturellement et aussi parce qu’ils trainent dehors, avec d’autres chiens, qu’ils se font caresser par tant de personnes et qu’on ne les lave pas tous les jours. En tant qu’adulte vacciné, avec un système immunitaire en place, pour nous c’est plutôt un avantage.

Côtoyer au quotidien tous ces microbes, nous rend encore plus solide. Pour ma part, ça fait 5 ans que je n’ai pas été malade. A peu près depuis l’arrivée de Whiskey dans ma vie. Avec l’allaitement, on transmet au petit des anticorps de compétition. Et ça n’avait pas de prix pour moi.

Quand on fait du sport, ça fait mal

T’as intérêt à trouver une super brassière, sinon chaque saut est une raison de froncer les sourcils. On ne le dira pas assez, s’il y a bien un élément dans ta tenue de sport sur lequel il ne faut pas faire des compromis, c’est bien la brassière.

Tu seras un MacDo ambulant 

On se demande quand est-ce que MacDo va commencer à livrer, je peux te dire que ton bébé, lui, le sait bien. Tu seras pour lui un fast food ouvert 24h/24 avec son menu préféré 😀

Ca crée un lien indescriptible avec le petit bout 

Et pour ça je n’ai pas de mots, il faut juste sentir et vivre pleinement les émotions. Enjoy!

Andreea

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Akita the real life – l’histoire d’une passionnée de la race

Grâce aux réseaux sociaux, j’ai eu la chance de rencontrer des gens super, passionnés par les bêtes et leur protection et l’éducation proactive de ceux qui souhaitent en savoir plus. Laetitia est l’une de ces personnes. J’ai d’abord connu son compte Instagram grâce à son amitié avec Malcolm the Akita et ensuite via sa chaîne Youtube qui donne des conseils aux passionnés de cette race.

Laetitia vit depuis peu à Bordeaux avec ses deux Akita : Yuki, un mâle Akita Inu et Yume, femelle Akita Américain. Avant, elle ne connaissais pas du tout cette race de chien. C’est son conjoint, fan de l’univers japonais, qui lui a présenté ces chiens primitifs. Et Laetitia est très vite tombée sous leur charme.

Yuki a été le premier à intégrer la petite famille : c’est là que ma passion pour l’Akita s’est emparée de moi explique Laetitia, une sensation inexplicable que je n’avais jamais vécue auparavant. Apprendre tous les jours de mon Akita, grandir et évoluer à ses côtés devient un réel bonheur, même si ce n’est pas toujours simple :). Discuter, partager avec pleins de propriétaires de cette magnifique race était un véritable plaisir.  

Après un vrai casse tête chinois, des centaines de milliers de réflexions pour l’achat d’un second Akita, je me suis décidée à prendre un Akita Américain. C’était une décision très importante quand on connait les points noir de la race… Le sexe était évident sachant que j’avais déjà un mâle, j’ai pris une femelle : Yume. J’ai d’ailleurs fait une vidéo sur l’entente de l’Akita avec un chien de même sexe dans un même foyer.

Les deux viennent de petits élevages familiaux, ceux que je préfère, personnellement.

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Quelles sont les caractéristiques de la race ?

La question qui tue 😉 il me faudrait des pages et des pages pour y répondre !

Pour que ça rentre dans l’article je vais plutôt diriger les intéressés sur des sources que je valide et donc forcément où vous pourrez également m’y retrouver. Vous trouverez toutes les informations sur la race de l’Akita sur le site internet AKITA SANS TABOU & AKITA ZEN.

Sur ce site internet tout est abordé, chaque caractéristique de la race, le bon comme le moins bon, la triste réalité des deux grosses maladies (entre autres) qui touchent de plein fouet l’Akita (Adénite Sébacée et VKH) avec des témoignages (ce qui se fait très rare). Bref, une vraie bible. Vous avez également un forum : http://akita.forumactif.com

Bien sûr vous pouvez me retrouver sur Youtube, Instagram, Facebook ou encore Yummypets. J’y publie mes vidéos, des photos de mes boubous, notre quotidien, des informations et articles intéressant autant pour l’Akita que pour toutes races de chiens, des idées, des bons plans etc etc. Je reste à votre disposition peut importe ou vous vous trouvez 😉

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Que dirais-tu à quelqu’un qui voudrait adopter un chien de cette race ?

Comme pour toute race de chien, je lui dirais bien sûr de bien se renseigner avant l’achat ou l’adoption. Ayant travaillé en association, je fais une grosse différence entre les deux.

Je l’inviterais également à venir en discuter avec moi s’il le souhaite, ce sera toujours avec grand plaisir pour ma part 😉 J’essaierais au mieux de répondre à toutes les questions, de par mon expérience.

Il ne faut pas oublier et vraiment prendre en compte que l’Akita est un primitif. Quelques mots parmis tant d’autres possibles : indépendant et en même temps très proche de sa famille à sa façon, décisionnaire, chasseur, gros dormeur, instincts bien présents qui prévaut souvent sur l’éducation, qui reste tout de même très importante.

Cette race de chien est vraiment particulière, mais ça je pense qu’on le comprends réellement quand on le vit.

Pour ça je conseille toujours aux futurs propriétaires de rencontrer en VRAI plusieurs Akita de tout âges : bébé, pour le fun, mais aussi et surtout des Akita entre 1 an et 2 ans quand beaucoup de choses sont remises en question par ces boules de poils. Le plus intéressant restera de rencontrer un Akita de plus de 3 ans où, selon moi, il devient vraiment adulte et l’on peut parler de choses « concrètes » en n’oubliant jamais qu’avec l’Akita jamais rien est acquis.

Il va falloir prendre le temps d’aller au delà de cet aspect physique de nounours qui fait tant de mal à cette magnifique race et qui n’en reflète pas la réalité. Comme on dit toujours : ne jamais se fier aux apparences…l’Akita en est un bon exemple.

Demandez-vous vraiment si vous êtes fait pour cette race de chien et si vous allez pouvoir vraiment répondre à leurs besoins mais aussi et avant tout accepter leurs caractéristiques.

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Pourquoi avoir créé cette chaine Youtube ? Quelle a été ta motivation ? 

A force de les fréquenter, je suis devenue une vraie mordue et passionnée de cette race. Evoluer à leurs côtés, apprendre d’eux et avec eux, mais aussi suivre et apprendre des autres propriétaires, c’est une passion.

Jai voulu aider la race en travaillant chez Akita Home (association dédiée aux Akita et Shiba) pendant plus d’un an. C’est alors que je me suis vraiment découverte.

J’étais heureuse de pouvoir tout donner pour aider ces pauvres doudous et leur apporter une seconde chance. J’ai dû prendre la lourde décision de partir, mais il était toujours très important pour moi de venir en aide à la race. Des écrits ce n’est pas ça qui manque (forum, sites internet, Facebook…) mais ils ont leurs limites. Les intonations n’y sont pas, les émotions non plus. Pour moi c’est quelque chose de très important quand on souhaite faire passer un message et partager sa passion.

L’idée de me filmer me stressais (et oui je suis une grosse timide haha, même si ça ne se vois pas forcément) et le fait de se lancer dans cette aventure devait être mûrement réfléchie. J’ai donc pris le temps d’y penser (plusieurs mois) car il était hors de question de faire des vidéos qui pouvaient nuire à ma race de coeur ou toute autre race de chien. Être présent sur les réseaux sociaux induit à avoir un impact plus ou moins important, il est donc logique à mon sens de faire et de renseigner au mieux et au plus juste possible les futurs et actuels propriétaires.

Puis je me suis lancée. Pourquoi ? Pour contribuer à ma façon et à ma petite échelle au bien de la race. J’ai compris pour cela que je ne pouvais pas « réussir » (autant que possible) sans aider, renseigner, aiguiller au mieux leurs propriétaires. J’aide donc le plus possible chaque 2 pattes qui aura ainsi un impact positif sur ses 4 pattes.

Animer une chaîne Youtube demande beaucoup de temps et de passion – comment choisis-tu tes sujets et combien de temps tu y alloues ?

Effectivement cela me prend ENORMEMENT de mon temps personnel d’où également le fait que je devais bien y réfléchir avant de me lancer, car je savais que ça allait avoir un impact sur ma petite vie (mon homme et mes deux loulous).

J’essaye de faire au mieux et au plus vite pour sortir de nouvelles vidéos. Je tiens à ce que chaque vidéo soit à mes yeux « parfaite » sur le moment car bien sûr ce n’est jamais le cas réellement. Cela prend des heures et des heures.

Trouver les sujets, ce qui est pour le moment très « simple » car je déborde d’idées il y a tellement de choses à aborder. J’essaye aussi de faire des vidéos en fonction de tout ce que l’on me demande en commentaires ou en messages privés (il me manque juste le temps).

Réaliser un plan car il faut absolument que ce soit un minimum carré. Se filmer, ce qui est loin d’être simple et peut facilement prendre des heures avec la tête qui tourne, plus de salive en bouche et oui je parle beaucoup quand je suis lancée 😉

Vient alors un gros travail de montage qui peut prendre facile une 10e d’heures voir bien plus selon les sujets et la complexité de la vidéo.

Tout ce temps j’essaye donc de le prendre le soir quand j’ai finis de m’occuper de ma petite famille ce qui me laisse très peu de temps mais aussi le week end ou je peux un peut plus m’y consacrer. Bref dès que je peux je m’y met.

A savoir que je me suis « engagée » autant dans la réalisation de mes vidéos que dans tout ce qui en « incombe » : tous les commentaires ou je fais toujours en sorte d’y apporter une VRAIE réponse, un vrai suivis pour un vrai partage. Il y a aussi tous les messages privés que je reçois que ce soit sur Youtube, Facebook mais aussi et de plus en plus sur Instagram (conseillé par May propriétaire du beau doudou Malcolm que vous retrouverez également d’ailleurs sur son blog « Malcolm the Akita »).

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Ta communauté est intéressée par les Akita en particulier, ou par les chiens en général ? Quel type de commentaires retrouves-tu le plus souvent ?

Forcément, la création de ma chaîne a été faite suite à ma passion pour cette race qu’est l’Akita d’où le fait que la plus grosse majorité sont des propriétaires ou futurs propriétaires de cette race. Mais une passion pour une race en particulier ne peut que venir de la passion que l’on a pour les animaux et bien sûr pour les chiens 😉 ça me semble logique.

Ce qu’il faut savoir c’est que la majorité de mes vidéos au final s’adapte à toutes races de chiens et j’en suis plus que ravie. D’ailleurs de plus en plus de propriétaires d’autres races s’y intéressent et viennent me parler pour plein de sujets différents. J’en suis très heureuse, car peu importe la race de chien nous cherchons tous leur bonheur et si je peux y contribuer…

Les commentaires sous mes vidéos Youtube sont pour beaucoup des remerciements, des félicitations et encouragements pour la suite ce qui est juste incroyable.

Certains vont apporter leur propre expérience, des questions pour approfondir certains points, leurs avis sur le sujet ou tout simplement sur des axes d’amélioration. J’ai déjà eu quelques commentaires « négatifs » (on ne peut pas plaire à tout le monde et être tous d’accord) certains constructifs, d’autres pas du tout ce qui malheureusement n’apporte rien dans mon souhait de l’amélioration de ma chaîne. Mais ça fait partie du jeu quand on se met en « avant » et que l’on expose publiquement sa vision des choses.

Le plus gros se fait par messages privés où je discute vraiment au cas par cas avec chaque personne. Globalement ça reste plus que super positif et j’en suis ravie.

Quel est ton rêve le plus fou lié à ta chaîne Youtube ?

Mon rêve se réalise à chaque fois que je partage avec quelqu’un suite à mes vidéos. Vraiment, je le pense et le ressent. Ça m’arrive souvent d’avoir le coeur qui bat et la grosse larme qui monte et qui tombe à la lecture de beaucoup de messages 😉

J’ai en fait 2 gros rêves/idées pour être sincère avec vous, réalisable je ne sais pas, mais on m’a dit de dire la vérité et rien que la vérité haha. J’aimerais…enfin l’idée reste dans ma petite tête de pouvoir créer de véritables évènements autour de l’Akita.

J’ai déjà ma petite idée sur le sujet : regrouper beaucoup de propriétaires d’Akita, réaliser des activités, balades, des stand sur différents points de l’Akita (les caractéristiques, les maladies, des témoignages, les Akita à l’adoption…) pour faire simple des évènements intéressants pour faire découvrir l’Akita autant le positif que le négatif. Partager ainsi ensemble notre passion et permettre de faire réellement découvrir notre race de coeur et par la même occasion proposer une chance aux Akita abandonnés de peut être trouver leur future nouvelle famille.

La seconde est bien plus folle mais elle ne me quitte pas depuis mon départ (quelque part non souhaité) de l’association….je vous laisse deviner 😉

Je finirais par vous dire de vraiment vous renseigner avant d’acquérir un chien et encore plus un Akita. Cette race est magnifique mais sa beauté la détruit de jour en jour…

Je reste disponible pour tous renseignements peut importe où vous vous trouvez via AKITA THE REAL LIFE.

 

Si vous êtes un passionné ou juste un curieux de la race, allez en parler avec Laetitia, elle se fera une joie de partager son savoir faire avec vous !

Andreea

 

Compte rendu de la Woof Run

Je vous ai beaucoup parlé de la Woof Run dernièrement, surtout sur les réseaux sociaux. En effet, avec l’humaine, on était les ambassadeurs de l’événement qui a eu lieu le 2 juin. C’était la première édition de cette course à obstacles où chiens et maîtres font équipe pour finir au plus vite un parcours de 5 kilomètres à sauter, ramper, nager et surtout courir.

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Crédit photo : Lola Ledoux

L’humaine n’était pas encore autorisée par son kiné pour reprendre le running, c’est donc l’humain qui s’est collé à la tâche. Il faut dire que même s’il n’aime pas courir, habituellement, il a beaucoup aimé partagé cette expérience, parce que c’est avec moi qu’il a été en binôme.

La Woof Run, un canicross pas comme les autres 

La Woof Run a eu lieu dans un cadre magnifique, sur le domaine du château de Bertichères, à un peu plus d’une heure de Paris. Comme on avait rendez-vous très tôt le matin de la course, on a pris un Airbnb dans le coin la veille, pour éviter une nuit trop courte. Ca a été ma toute première nuit ailleurs avec les humain et la nouvelle mini-humaine. Et il n’y avait que nous 4, car Loulou est restée garder son précieux canapé et roupiller dessus.

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A 7h30 on avait rendez-vous avec W9 qui venait nous suivre pendant toute la journée pour réaliser un reportage. En arrivant, on a croisé ma copine Lola Ledoux, photographe officielle de l’événement et La mini meute. Très vite, les humains ont commencé le tournage avec la journaliste et moi j’ai fait du baby sitting en me préparant pour le canicross.

Passage rapide dans le village pour récupérer le dossard, contrôle vétérinaire dans la foulée, on a croisé pas mal d’abonnés super sympas en attendant le départ, papoté avec des insta-copains, les organisateurs et les volontaires des Canipirates.

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Crédit photo : Lola Ledoux

Beaucoup de surprises et de fun

L’humaine a ensuite fait l’échauffement sur une scène improvisée, s’est bien amusé de voir que l’humain et moi n’étions pas à fond dans les sauts comme les autres participants et nous a vite remis sur le droit de chemin 😀 Juste avant le départ, deux stars de Youtube ont débarqué avec leurs chiens : Natoo et Squeezie. Vous pouvez d’ailleurs voir la vidéo qu’ils ont tournée par ici.

La course a été super, plein d’obstacles fun qu’on a franchi sans problèmes avec l’humain, même si je n’étais pas au top de ma forme à cause d’un petit souci d’épaule qui m’embête un peu depuis quelque temps. D’ailleurs, après la course j’ai profité d’un petit massage de remise en forme de la part de mon ostéopathe Mathilde. Et pendant la course, je me suis arrêté pour boire dans la petite rivière qu’on a croisée, pour le plus grand désespoir de l’humain qui avait envie de finir dans les premiers.

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Crédit photo : Lola Ledoux

L’une sur l’autre, cette première édition de la Woof Run a été géniale : on a couru, on a rigolé, on a profité du beau temps avec les humains, on a vu et revu des gens cool qu’on connaît depuis les réseaux et on a même ramené une autre jolie médaille à notre collection. J’ai hâte déjà qu’on soit à la deuxième édition. Je vous laisse découvrir tout ça en images, car j’ai été caméraman en plus d’être participant à ce super canicross à obstacles. Pas des meilleurs, si on écoute l’humaine. Mais moi je trouve que je m’en suis sorti pas mal. Qu’en pensez-vous ?

Whiskey

Woof Run – une course d’obstacles avec son chien dont je suis l’ambassadeur

Je vous en parle souvent sur Instagram, la Woof Run arrive à grands pas ! C’est samedi prochain que je prendrai le départ de cette première édition de la course d’obstacles dont je suis l’ambassadeur. Avec l’humaine, oui. Mais c’est avec l’humain que je vais former un binôme cette fois-ci (et ce sera une première pour nous), car elle n’a pas encore le droit de reprendre le sport après l’accouchement.

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Un concept original de canicross

La Woof Run est un événement hors paire, qui réunit deux des passions de mon humaine Lire la suite

Le rapport au corps pendant et après la grossesse

Dans le mot « grossesse » il y a le mot « grosse » et ça, ça fait mal, même si c’est temporaire. Surtout lorsqu’on est sportive et qu’on vénère ses abdos et que le mot « gros » est incompatible avec l’image de soi.

De nos jours, les femmes vivent avec une constante pression sociale pour remplir (vite et bien) plusieurs rôles à la fois. On doit être jeune et jolie (même quand on n’est plus jeune, ni jolie), garder son sex appeal à tout jamais, avoir une belle carrière, être une partenaire de vie exemplaire et, éventuellement, une bonne mère. Cette pression, on se la met souvent toute seule.

Comment gérer une période où notre corps change du tout au tout ? Je vous parle ouvertement de mon expérience personnelle, aussi imparfaite soit-elle.

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J’ai détesté la grossesse et elle m’a détesté à son tour

Je vous l’ai déjà dit, la grossesse n’a pas été pour moi une période d’émerveillement constant sur la magie de créer la vie, je ne me suis pas extasiée de comment un petit humain grandissait dans mon corps et je ne me suis pas réjouit de voir mon ventre s’arrondir. Loin de là. J’ai passé 3 mois à vomir et 3 autres en arrêt maladie parce que le stresse du travail empêchait mon petit têtard de grandir.

J’ai vécu cette collocation avec ma fille comme une petite prise d’otages : avec impatience pour que ça se termine et constantes négociations avec la nature. J’ai perdu mes abdos vers le 4ème mois et avec eux, ma joie de vivre.

Je n’ai jamais réussi à comprendre les nanas qui sont en extase devant le miroir pendant ces 9 mois et aux anges de pouvoir manger ce qu’elles veulent. Ce n’était clairement pas moi. Et ce, malgré une certaine clémence de la part de mon corps qui a été capable de rester dynamique et actif jusqu’au bout. Mon corps d’avant me manquait et je n’avais qu’une hâte : rencontrer la petite grenouille pour en finir avec la grossesse.

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Récupérer un corps potable : quand et comment ?

Mais une fois que la grossesse se termine, ton corps ne revient pas à son état d’avant. Eh non, ce serait trop beau et trop simple. Et, en tant que femme, tu dois souffrir. C’est le jeu, ma pauvre Lucette. Et que ce soit ta première fois, tes règles ou ton accouchement, tu vas avoir mal. Oui, la nature est injuste, ça n’arrive pas aux mecs. Mais ne t’en fais pas, tu es assez forte pour mener à bien toutes ces épreuves et chacune d’entre elles te rendra plus forte. Tu as même la capacité de les transformer en quelque chose de beau, promis juré. Fais-toi confiance.

Pendant la grossesse, le corps traverse des épreuves les unes plus dures que les autres, mais ça se fait progressivement. Donc ça le rend plus fort au fur et à mesure. Mais la peau se tend, l’utérus prend petit à petit la taille d’une pastèque et le lendemain de mon accouchement je me demandais si je l’avais bien fait ou rêvé ou s’il y avait un deuxième gosse caché quelque part dans mon ventre. Oui, ça prend du temps à retrouver sa forme initiale. A peu près deux semaines, dans mon cas.

Parlons aussi sujet qui fâche : les kilos. J’en ai pris 12,5 pendant la grossesse, ce qui est assez correct sachant que la moyenne en France est de 14,5kg et que j’ai accouché presqu’un mois avant le terme. Un mois de plus et j’y étais, je pense. Sur ces 12,5kg il y a le bébé – presque 3kg – le placenta, le liquide amniotique, le surplus de sang nécessaire à irriguer un deuxième petit corps. Ces kilos-là partent relativement vite.

En rentrant de la maternité, 3 jours après l’accouchement, j’avais déjà perdu 6,5kg. Aujourd’hui, un mois et demi après avoir rencontré mon petit bout de chou, il me reste un kilo et demi à perdre pour revenir à mon poids initial pré-grossesse. Il faut dire que l’allaitement, ça aide. Mais il ne faut pas se leurrer, il s’agit du poids net sur la balance. Et la balance, on la balance. Je sais que j’ai perdu pas mal de masse musculaire dans le procès et le muscle pèse bien plus que la graisse, tout le monde le sait.

Ca prendra du temps pour retrouver mes abdos adorés – surtout le bas des abdos, parce que le haut commence déjà à se redessiner, mais je vais le prendre et même si le corps n’est plus le même après une expérience de cette nature, je le reconstruirai, brique par brique, fibre musculaire par fibre musculaire. J’ai commencé la ré-éducation hier et il parait que je n’ai pas besoin de beaucoup pour retrouver l’élasticité de mon périnée et la tonicité de mes abdos. Encore une fois, vive le sport !

Bientôt ce sera la reprise du canicross, j’ai tellement hâte et peur à la fois. N’hésitez pas à partager vos expériences, je suis curieuse de savoir comment ça s’est passé pour vous.

Andreea

Comment préparer le chien à l’arrivée d’un bébé dans la famille

Quand la famille s’agrandit, les changements concernent tous ses membres, les chiens inclus. Et lorsqu’on attend un bébé, faire le nécessaire pour que la rencontre et la cohabitation avec le chien de la famille se passe bien est une étape très importante. Si, en plus, il y a deux poilus avec des personnalités différentes, comme dans notre cas, le challenge est d’autant plus grand.

Je vais vous expliquer pas à pas quelles ont été les précautions que nous avons prises pour que le nouvel arrivant, ma petite Mia en occurence, soit reçue dans les meilleures conditions par toute la tribu et, surtout, que les membres déjà existants de celle-ci ne se sentent pas mis de côté.

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Dans mon cas, les chiens ont su avant moi que j’étais enceinte. Avant même de faire le test de grossesse, certains comportements inhabituels de leur part ont attiré mon attention, surtout le fait de me renifler constamment les cheveux. Ils avaient ressenti le changement hormonal et me le faisaient comprendre.

Pendant les mois suivants, leur comportement avec moi a changé. Surtout celui de Whiskey. Ils sont devenus de vrais pots de colle, ultra-câlins et attentifs à tous mes faits et gestes. J’étais la personne à protéger en permanence. Pour Loulou, ça fait partie du quotidien, quoi que l’intensité de son attention envers moi a bien augmenté pendant cette période. Pour Whiskey ça a été une révolution. Ce n’est pas un chien câlin à la base, donc le changement a été assez surprenant.

Analyser la personnalité du chien et s’y adapter

Le principal conseil que je peux vous donner est de faire attention à la personnalité de votre chien et aux fluctuations qui peuvent intervenir pendant la grossesse. Personne ne connait mieux que vous votre toutou et vous allez pouvoir constater son attitude envers vous, que vous soyez la femme enceinte ou son conjoint.

J’ai noté avec beaucoup de joie le support moral que mes chiens m’ont donné pendant ce temps et toutes les petites adaptations qu’ils ont faites au quotidien pour inclure ce nouvel élément. J’ai continué à courir avec Whiskey jusqu’à la fin du 7ème mois et son rapport au canicross a évolué pendant ces mois-ci. Il était bien moins concentré sur son effort et beaucoup plus sur le mien. Il essayait de ralentir le rythme chaque fois que ma respiration lui faisait comprendre que je peinais à le suive.

En fonction de la personnalité de votre chien, vous pouvez anticiper son attitude par rapport à l’arrivée du bébé. Dans mon cas, je sais que j’ai une relation privilégié avec Whiskey. Pour lui c’est le moment de la rencontre qui sera décisif sur l’acceptation ou pas du nouveau venu. A partir du moment où il accepte quelqu’un dans son cercle de confiance, c’est définitif et irrévocable.

Pour Loulou c’est un peu différent, notre relation est beaucoup plus fusionnelle, mais aussi plus vache, elle est ma machine à câlins 🙂 mais elle est aussi plus jalouse et possessive que Whiskey, elle me fait des misères si elle estime qu’elle a eu moins de câlins que lui.

Loulou adore les enfants, elle est capable de passer des heures tout simplement à les regarder, elle fait des grossesses nerveuses de temps à autres, elle est faite pour être maman. Whiskey ne connaissais pas trop les enfants et encore moins les nourrissons, il n’y en a pas beaucoup dans notre entourage.

Tous ces éléments m’ont permis de traiter l’événement de manière personnalisée par rapport à mes chiens et leurs particularités de caractère.

Whiskey et Mia runwithurdog

Eviter le babymorphisme 

Pour beaucoup d’entre nous, le chien est un membre de la famille avec des droits et obligations, comme tous les autres. Il nous accompagne en vacances, lors des visites chez des amis, parfois au bureau. Il a sa place au sein du groupe social. Pour certains, cette place est l’équivalent de celle qu’on donnerait à un enfant, c’est ce qu’on appelle  le babymorphisme.

Je ne suis pas en mesure de juger qui que ce soit qui le ferait, mais, pour ma part, même si j’adore mes chiens et je partage avec eux bien plus qu’avec certains humains, je ne les ai jamais considérés comme des bébés. Je trouve que si un chien est assez intelligent pour savoir que nous ne faisons pas partie de la même espèce, en tant qu’humain, on devrait faire pareil.

Le risque, sinon, est d’accorder au chien une place qu’on va lui retirer (sans faire exprès) à l’arrivée d’un enfant, ce qui va produire chez lui une frustration qu’on peut éviter en le traitant avec tout l’amour qu’il mérite, mais sans oublier qu’il n’est pas un être humain pour autant.

Familiariser le chien avec les enfants 

Mes chiens n’ont pas fréquenté beaucoup de bébés. Déjà parce que moi-même je n’ai jamais été fan des petits avant d’avoir la mienne, mais aussi parce que, dans notre entourage il n’y en a pas beaucoup et, malheureusement, certains des peux qu’il y a, ont peur des bêtes. Merci aux parents peureux qui transfèrent leurs phobies sur les gosses 😀

Loulou en est dingue, on l’a vu à plusieurs reprises. Les enfants, elle les adore. Pour Whiskey, je ne savais pas trop. Et comme c’est un chien de berger, des petites créatures qui s’agitent, crient et courent partout, ça ressemble bien à des moutons mal élevés. Je me suis dit que ce serait pas mal de lui en montrer quelque uns avant l’arrivée de la petite grenouille.

Un grand merci à ma copine Catherine qui a été ravie de nous accueillir plusieurs fois à la maison pour qu’il voit son bébé de un mois et demi et sa fille de 4 ans. Les présentations ont été faites en toute tranquillité,  Whiskey les a d’abord reniflés longuement et, par la suite, ignorés complètement 🙂 et fait sa vie. Je me suis dit que ça me va.

Loulou et Mia runwithurdog

Familiariser le chien avec le réaménagement de l’espace

Avant même d’accueillir un nouveau né au sein de la famille, plusieurs changement ont lieu dans la maison : on prépare sa chambre, on achète de nouvelles choses étranges, que les chiens n’ont jamais vues, comme une poussette, un mobile, un lit parapluie. Je leur ai montré un par un tous ces nouveaux éléments, afin de les familiariser aux changements.

J’ai également imposé certaines règles qui nous ont facilité la vie lors de l’arrivée de Mia et réduit la frustration des chiens, car, dans un contexte lisible pour eux, il est plus facile de se repérer. Nous avons beaucoup travaillé de nouvelles commandes, on leur a appris des choses qu’on a considérées utiles par la suite : toucher délicatement quelque chose (le sens du toucher chez les chiens est le moins développé et ils ne se rendent souvent pas compte de leur force lorsqu’ils posent leur museau ou patte sur quelqu’un) aller à leurs places respectives lorsqu’on leur demande et revenir seulement quand on leur demande de le faire, jouer avec des jeux d’occupation – ça s’apprend aussi – etc.

Faire les présentations dans les règles de l’art

En ce qui concerne le moment des présentations en tant que tel, vous allez trouver pas mal de conseils sur internet, les uns plus pertinents que d’autres. Souvent, on va vous conseiller de ramener des vêtements du bébé de la maternité ou même des couches salles, pour habituer le chien à l’odeur du petit.

Sachez que vous n’avez pas besoin de le faire. Le papa qui a touché le nourrisson s’est déjà imprégné de son odeur et les chiens sauront la distinguer. De plus, une couche salle ou un vêtement mis sous le museau du toutou peut être une information trop forte et même perturbante pour lui, car, ne pas voir tout de suite la source de cette odeur peut avoir un effet contraire à celui désiré.

Ne vous inquiétez pas, même sans ramener une crotte dans un sac, le chien va savoir qu’un nouvel être vivant est arrivé dans votre vie.

Lors du retour à la maison, nous avons pris le temps de laisser les chiens renifler le bébé le temps qu’ils ont jugé nécessaire. Avec Mia dans les bras, je me suis mise à leur niveau pour éviter qu’ils me sautent dans les bras et lui faire mal. Ca faisait 3 jours que je ne les avais pas vus et les retrouvailles sont toujours enthousiastes chez nous.

Ils l’ont étudiée sous toutes les coutures, avec beaucoup d’intérêt et une surprenante délicatesse. Loulou a tout de suite posé sa tête sur ses petits genoux, elle l’a adoptée dans la foulée. Whiskey a passé un moment à la regarder et à lui renifler la tête et, par la suite, il s’est couché à mes pieds. 

C’est d’ailleurs lui qui surveille désormais en permanence le niveau de confort de ma grenouille, il se sent investi d’une nouvelle mission. Dès qu’elle commence à chouiner, il vient nous chercher si nous ne sommes pas dans la même pièce. Quand un ami ou membre de la famille la prend dans les bras, il est juste à côté. On ne sait jamais, on pourrait avoir besoin de lui. Au début, on s’était dit qu’on ne le laisserai pas dans la chambre avec elle, on lui avait interdit cette pièce. Mais il est tellement bienveillant, qu’il a gagné le droit d’y être. Et même de faire des siestes reposantes en sa compagnie.

Whiskey et Mia runwithurdog

Inclure le chien dans des activités avec le bébé

Lorsque le bébé est encore un nourrisson fragile et, dans mon cas, un poids-plume, on pourrait avoir tendance à le couver un peu plus et ne pas trop laisser les chiens l’approcher. Surtout les miens qui jouent aux cochons 🙂 Et aussi, lorsque Mia n’est pas encore vaccinée.

Mais je me suis dit que, de toute manière, ils sont amenés à partager les lieux et, pour le coup, les microbes. Ceci dit, le fait d’allaiter est un avantage dans ce contexte, car je lui passe en même temps que de bons nutriments, des anticorps et ce n’est pas négligeable lorsqu’on côtoie des animaux. Depuis que j’ai les chiens, je ne suis presque plus tombée malade, car vivre en contact avec tant de bactéries au quotidien, ça forge un système immunitaire solide. Eh oui, les bactéries ne sont pas toujours une mauvaise chose.

Les chiens sont donc en contact avec le bébé à longueur de journée, ils peuvent se toucher réciproquement, dormir à côté, ils nous accompagnent lors des balades etc. Je ne les laisserais pas lui lécher le visage, mais ils n’ont jamais essayé non plus.

Whiskey et Mia runwithurdog

Trouver du temps pour des moments privilégiés avec le chien malgré l’arrivée du bébé

Ce n’est pas parce que l’arrivée de Mia bouscule complètement nos vis à tous les 4 qu’on accorde moins d’importance aux chiens. Au contraire, on essaie de valoriser au maximum le temps qu’on a avec les chiens. Je m’impose du temps en exclusivité avec chacun d’entre eux et avec les deux ensemble, car c’est vraiment important.

On organise des balades en tête à tête et j’ai hâte de pouvoir reprendre le sport pour pouvoir faire du canicross avec eux, ce sera notre temps privilégié.

Voilà pour mes conseils et petites astuces qui ont bien fonctionné dans notre cas. En avez-vous d’autres ? N’hésitez pas à partager, ça m’intéresse vraiment !

Par la suite, ma grenouille va grandir et les efforts de bien l’intégrer et la faire accepter par les chiens vont continuer, car son comportement par rapport à eux va évoluer également. Partage des jouets, gestes brusques lorsqu’elle va commencer à ramper, quête d’autorité en grandissant, ce sont des problématiques auxquelles nous serons forcément confrontés par la suite. Je vous en parlerai le moment venu.

Andreea

10 conseils indispensables pour prendre de jolies photos de ton chien

Je suis un pro de la photo et, après avoir lu cet article, tu le seras aussi. On me demande souvent comment fait mon humaine pour avoir de belles photos de moi et comment je fais pour être si beau sur les clichés. Pour la deuxième question, c’est une histoire de génétique et d’exercice, mais pour la première je pourrais te donner quelques pistes.

Faire de belles photos ne dépend pas que du matériel que tu utilises. De nos jours, avec un bon smartphone on peut prendre de jolies images, même si, bien évidemment, ça ne va jamais remplacer la qualité d’un appareil photo reflex. Mais on fait avec ce qu’on a sous la main et, si on respecte quelques règles simples, on aura de bons résultats, tout de même.

Mon humaine adore nous prendre en photo, Loulou et moi et, à force, on devient des véritables mannequins tous les deux, on apprend à montrer notre meilleur profil, à prendre la pose, à se détendre devant l’objectif et surtout à en faire abstraction. Donc ne désespérez pas si vous n’avez pas tout de suite des super résultats, ça demande un peu de temps et d’entraînement.

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Photo credits : Lola Ledoux

Voici 10 conseils qui te seront utiles pour avoir des super photos de ton chien :

1. Préparer la séance

Les séances photo qu’on fait avec l’humaine sont minutieusement préparées à l’avance. C’est peut-être parce qu’elle a travaillée dans la pub, mais elle sait à l’avance ce qu’elle veut voir comme résultat. Choisir le lieu et l’esprit des photos que tu veux prendre est important, car pour faire des photos rigolotes, qui vont faire sourire, par exemples, tu vas éviter de choisir comme fond un cimetière 😀 Enfin, tu peux, mais là tu tiens vraiment un concept original, fonce !

2. Ramener des jouets

Tu seras d’accord avec moi, il y a des choses plus agréables que d’autres et, recevoir une récompense pour son travail en fait partie. En fonction de ce que ton chien préfère, je te conseille de ramener de bonne friandises (moi je suis bien plus coopérant lorsqu’il y en a à la clé) ou des jouets qui font pouic-pouic, histoire de bien capter son attention.

Mon humaine te recommande aussi le doggy ball selfie, pour les photos prises avec le portable. Même si ça ne me dupe pas, j’avoue que ça a un intérêt.

3. Se mettre à son niveau

Oui, c’est logique, quand on y pense, pourtant Instagram est plein de photos de gens et de chiens qui ne sont pas présentés sous leur meilleur angle. Tu vois bien le genre, pas vrai ? Celles où tu as l’air boudiné parce que la personne qui les a prises est 2 fois plus grande que toi et n’a pas pensé à se baisser un minimum. Alors voilà, lorsque vous prenez des photos d’un animal, faites un squat, les gars 😉

runwithurdog hiver neige paris Lola Ledoux
Photo credits : Lola Ledoux

 

4. Ne jamais utiliser le flash

Il fait sombre, tu es à l’intérieur, hop ! un petit coup de flash pour arranger tout ça ! Non, interdiction, arrêtez le carnage ! Cherches à tout prix la lumière naturelle et, à défaut, allumes une lampe supplémentaire chez toi, mais il faut éviter le flash. Ca donne des pupilles rouges de vampire et un air pas du tout naturel. C’est valable pour les humains aussi, hein.

5. Faire la mise au point sur ses yeux

Quoi de mieux qu’un regard intense pour véhiculer tout plein d’émotions ? Faire la mise au point sur les yeux te permet de capturer la nature-même de ta relation avec ton animal. Pour ne pas oublier que, de cette façon, l’image te suivra des yeux, comme la Joconde 😀 Plutôt classe.

6. Privilégier la vitesse

On a tous déjà pensé avoir pris une super photo, qui s’est révélé floue à un regard plus près. Un animal, ça bouge. Penses à régler ton appareil en mode rafale si tu ne veux pas  rater une seule expression sur son visage.

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Photo credits : Lola Ledoux

 

7. Faire ressortir son caractère et sa singularité

Qu’est-ce qui fait, pour vous, une bonne photo ? Pour moi c’est l’émotion qu’elle transmet. Cette émotion est unique, car chaque individu est unique également. Il faut être toujours prêt à dégainer son mode rafale, tel Lucky Luke et shooter plus vite que son ombre.

8. Ne pas le fatiguer

Tout comme lorsqu’on apprend de nouveaux tricks, 5 minutes peut être assez long. Penses donc à garder les séances photos assez courtes, pour ne pas fatiguer ton chien. Si tu es familier avec les signes d’évitement ou d’apaisement, tu vas les repérer dès que sa patience commence à s’estomper. Sinon, je te prépare un article à ce sujet rapidement.

9. Féliciter et récompenser 

Ca va de soi, je dirais. Mais je le précise quand même. Prendre la pose n’est pas naturel chez les chiens et ça demande du travail et de la patience. Tout travail mérite salaire. Tu vois où je veux en venir.

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Photo credits : Lola Ledoux

10. Amusez-vous !

Une séance photo est une raison aussi bonne que la suivante pour jouer avec ton chien. C’est toujours agréable de passer un bon moment ensemble et plus le chien se sentira à l’aise, plus jolies seront les photos également. Aussi, je suis d’avis que si c’est une corvée, autant ne pas prendre de photos. Tu veux que ton poilu soit heureux et épanoui, pas vrai ?

11. Faire appel à un professionnel

Si tu as déjà essayé tout cela et le résultat ne te satisfait pas, je te conseille de t’approcher d’un photographe pro, il n’y a rien de mieux. J’ai la chance de travailler avec certains artistes pleins de talents et tu pourrais l’avoir aussi. Petite astuce à ce propos : mon amie Lola Ledoux, dont tu peux souvent admirer le travail sur mon feed, propose en ce moment-même sur son compte Instagram, un concours pour te faire gagner une séance photo avec ton animal, où que tu sois en France. Ca se passe par ici.

Pour admirer le travail de Lola, tu peux te rendre, jusqu’à la fin du mois de juillet, à la boutique Chez le Chien, dans le 17ème arrondissement de Paris. Tu y trouveras son exposition et plein de surprises pour les animaux.

Et toi, tu es plutôt doué pour la prise de photos ?

Whiskey

 

 

Histoire sans filtre d’un accouchement sportif

D’habitude c’est Whiskey qui vous parle sur le blog, mais, pour ce sujet, j’ai trouvé important de vous raconter ma version des choses en ce qui concerne un sujet sur lequel je reçois beaucoup de questions sur Instagram : l’accouchement de ma petite Mia.

Comme d’habitude, je vais vous parler sans filtre et je partage volontiers cette histoire, car je suis convaincue qu’elle peut aider certaines (et pourquoi pas certains) à avoir un autre regard sur ce sujet. Je ne vais pas vous épargner certains détails, donc si vous avez le coeur bien accroché, continuez la lecture. Sinon, à bientôt 😀

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La grossesse – ce cauchemar qui dure 9 mois 

Je ne vous ai jamais caché l’aversion que j’ai eu pour la grossesse. Chacun vit cette période de manière différente, évidemment. Pour moi, ça a été long, perturbant de voir mes abdos disparaître (même si, je vous l’accorde, je n’ai pas eu un énorme ventre), mon corps changer alors que j’avais travaillé pendant des années à le muscler et le rendre fort et endurant, frustrant de ne pas pouvoir faire tout ce dont j’avais envie, de m’essouffler en montant des escaliers, affolant de me dire que ces mêmes jambes avaient fait deux marathons et se trouvaient désormais en coton.

Tout ça, même si je n’ai pas eu une grossesse particulièrement compliquée. Car mis à part un premier trimestre où les nausées ont fait la loi, le reste a été plutôt sympa, j’ai pu bouger librement jusqu’à la dernière minute, j’ai continué le running jusqu’au début du 8ème mois, la muscu jusqu’à la fin et j’ai enchaîné les semi-marathons à pied au quotidien, les événements influencer et sportifs et ainsi de suite.

Malgré tout ça, l’accouchement était, dans ma tête, encore pire que de rester enceinte. On entend autour de nous tellement d‘histoires d’horreur, des expériences négatives au plus haut point, des péridurales ratées, des aiguilles cassées dans le dos, du sang sur les murs (ok, ok, j’exagère :D). Après avoir assisté à un cours de préparation à l’accouchement, j’ai failli tomber dans les vapes quand ils ont expliqué le procès.

runwithurdog accouchement doga

Un bébé très pressé de rencontrer tout le monde, pointe son bout de nez 3 semaines et demi avant le terme 

Dans ma tête, mon bébé était la seule chose positive que j’allais en tirer de cette grossesse. Mais j’appréhendais cette rencontre, car je n’ai jamais eu d’instinct maternel. Je n’ai jamais joué aux poupées étant gamine, je n’ai jamais eu envie de passer du temps avec des mômes, encore moins d’en vouloir.

Ca a changé quand j’ai rencontré mon chéri, mais plutôt au niveau cérébral : j’avais envie de créer quelque chose avec lui, un petit être humain qui partage notre ADN semblait une idée alléchante, car on allait avoir quelqu’un à qui apprendre tout ce qu’on avait appris jusque là et qui nous apprendrait, à son tour, plus que ce qu’on pouvait imaginer. Ca ne venait pas d’un besoin utérin, mais d’une envie du coeur. Et même quand ce raisonnement a fait son bout de chemin dans ma tête, j’ai pris longtemps avant de passer à l’acte. Pour moi, avoir un enfant était une décision importante, je ne pouvais pas la prendre à la légère.

Ce bébé, qui a été fait d’un trop-plein d’amour, était aussi pressé que ses parents de commencer une super aventure à 3. C’est comme ça qu’elle a décidé de débarquer sans prévenir un dimanche soir, presqu’un mois avant la date préconisé par les médecins. Tout a commencé pendant que je dormais tranquillement dans mon lit.

J’avais prévu tout le planning de la semaine en avance, j’avais plein de rendez-vous à caler, une séance photo, le vernissage de mon amie Lola Ledoux (allez voir son expo Chez le Chien !), le lancement de la Woof Run dont je suis ambassadrice, le Salon Chien Chat. J’avais prévu de me calmer et lever le pied à partir du 20 avril, date à partir de laquelle je me disais que tout pouvait arriver.

Mia n’a pas tenu compte de mes plans et je me suis mise au lit tranquillement un dimanche soir et je me suis réveillée une heure après, parce que j’avais perdu les eaux. Surprise ! Je savais qu’une fois que ça arrive, on a grosso modo 2 heures pour se rendre à l’hôpital. Par la suite, le bébé n’est plus dans un milieu protégé et des infections sont possibles. Pourtant, je n’étais pas du tout pressée d’y aller, surtout que je n’avais pas de contraction. J’ai donc traîné tant que j’ai pu, à jouer avec les chiens, prendre une douche, ajouter les dernières affaires dans la valise. Tout pour éviter ce moment incontournable. Après une heure, je n’ai plus eu le choix et on a pris la voiture, direction l’hôpital Saint Joseph.

runwithurdog accouchement doga

Accoucher était, pour moi, mourir un peu

En arrivant à l’hôpital vers 2h du matin, on annonce à l’accueil que j’ai perdu les eaux et on me met de suite en salle d’accouchement. Pas de passage par une salle d’attente. Et merde ! ça fait flipper. J’ai une peur bleue des hôpitaux, des aiguilles, des odeurs qu’on retrouve dans ces milieux stériles. Je faisais encore ma maligne, parce que je n’avais toujours pas de contraction. Sur une échelle de douleur de 0 à 10, j’étais à 0. Pas très zen, mais sans douleur.

Une sage femme m’a informée qu’il fallait faire un test pour savoir si j’avais je ne sais quelle bactérie. Si positif, l’accouchement allait être déclenché artificiellement pour protéger le bébé. Sinon, on allait attendre jusqu’à 48h pour qu’il se déclenche tout seul. Aucune de ces 2 perspectives ne me plaisait. Une heure plus tard, le test était négatif, je devais donc attendre. Je commençais à sentir des petites contractions, mais rien d’affolant, pareil que les contractions que j’avais déjà senties auparavant pendant la grossesse. Un petit 1 sur l’échelle de la douleur.

Avec mon chéri, on a commencé à regarder un épisode de Orange is the New Black, on a du retard sur cette série. J’avais le droit de faire ce que bon me semble. J’ai récupéré un Swiss Ball dans les couloirs de l’hôpital et je me suis installée dessus. Quelque temps plus tard, les contractions étaient toujours sans douleur, mais plus régulières. On m’a expliqué qu’on était dans une phase de pré-travail. Vers 6h du matin, le vrai travail s’est déclenché. Une dilatation de 2cm et un col raccourci, étaient les signes que j’allais, visiblement, accoucher dans la journée.

Un interne m’a informée que la moyenne de dilatation était de 1cm toutes les 2 heures. Sachant qu’il faut arriver à 10cm, j’ai calculé que j’allais y passer ma journée, pour que le cauchemar se termine vers 19-20h du soir. Mais c’était sans compter sur ma petite grenouille pressée. Heureusement d’ailleurs.

Entre le 2ème et le 3ème centimètre de dilatation, les contractions ont été violentes. A tel point que la Swiss Ball ne servait plus à rien, je n’arrivais plus à me concentrer sur la série et je me figeais sur place chaque fois que j’en avais une, c’est à dire toutes les 2 minutes. Je me suis dit que c’était le début de la fin. 

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Dieu merci pour la péridurale !

Heureusement pour moi, ce passage a été assez court, une heure à tout casser. Quand ils sont arrivés pour me demander si je voulais la péridurale, je n’ai pas hésité, même si ce moment me faisait presque plus peur que la partie où on est censées pousser. Les contractions me faisaient plus mal que lorsque je m’était cassé le coude à 2 endroits différents et sur l’échelle de la douleur (de 0 à 10) j’étais facilement à 12 😀 

Je ne voulais rien voir de cette procédure, j’allais probablement perdre connaissance en voyant la taille de l’aiguille de toute manière. Quand ils m’ont demandé si j’étais prête, entre 2 contractions, je tremblais comme une feuille. Mais je faisais encore de l’humour. J’ai demandé si, à leur avis je tremblais de douleur ou de peur et l’anesthésiste m’a confirmé que j’étais une sacrée flippette. Mais avoir mon chéri sur place, ça a été d’une grande aide, je n’ai donc pas broché lorsqu’on me piquait le dos. Et, franchement, ça ne fait pas aussi mal que je le pensais. On fait d’abord une anesthésie locale, donc on ne sent pas grand chose.

Et le résultat est bluffant. Un quart d’heure plus tard, on n’a plus mal. Je sentais toutes les contractions, mais sans douleur. Magique. Le mieux, c’est qu’on a cette télécommande dans la main, avec laquelle on peut décider à quel moment on augmente la dose d’anesthésique. Sentir qu’on a le contrôle à ce moment-là, c’est génial. J’ai dû appuyer sur le bouton en question 2 ou 3 fois au total, le reste du temps, une dose constante est envoyée dans l’espace péridural et je pense honnêtement qu’elle est suffisante pour ne pas complètement endormir le bas du corps et sentir ce qui se passe, pouvoir pousser sans avoir mal.

runwithurdog accouchement doga

La théorie de la relativité pendant un accouchement 

Une fois la péridurale en place, j’étais aux anges. Je vous ai fait des stories depuis la salle d’accouchement, répondu aux commentaires, appelé mes proches, envoyé mon mari à la maison pour y laisser la voiture, sortir les chiens et leur donner à manger. J’avais devant moi quelques bonnes heures avant de rencontrer mon bébé, d’après le staff médical, pour passer de 3cm à 10.

Sauf que la sage femme qui est venue me voir une heure plus tard, m’a informée que j’étais déjà à 9cm. Tout est relatif, mais quand même ! D’après elle il me restaient à peu près 3 heures avant le moment crucial. J’ai appelé mon chéri pour qu’il revienne vite. Je n’avais aucune envie d’être seule quand ça m’arrivait. 30 minutes plus tard il était là, avec un Kinder Bueno qui me donnait très envie, mais je n’avais plus le droit de manger depuis quelque temps déjà. Frustration. Il n’a jamais eu le temps de le manger non plus, car, dès qu’il est revenu, on m’a dit qu’il fallait passer aux choses sérieuses et pousser.

En entendant cette phrase, de battre mon coeur s’est arrêté. Non, je n’étais pas prête. Dans tous les films où le sujet est abordé, ça a l’air affreux. On crie, on transpire, on hurle à la lune et après on est épuisé. Je ne voulais pas que ce moment arrive et voilà qu’il était là, bien plus tôt que prévu, de tous les points de vue. Je me suis rappelé à ce moment précis d’un article que j’avais lu sur un blog de muscu, où on comparait le fait de pousser avec faire des squats. Je me suis dit que des squats, je sais en faire. Donc j’ai attendu la prochaine contraction et j’ai fait un squat, puis un deuxième et un troisième. La sage femme m’a arrêtée avant le 5ème. Plus besoin, on était bon. Tout ça pour 4 squats, je me suis dit.

J’avais précisé à l’équipe médicale que ni mon mari, ni moi, on n’avait aucune envie de couper le cordon, mais je ne pensais pas qu’il fallait préciser que ça ne me disais pas non plus qu’on me mette ma fille dans les bras avant qu’elle soit propre. La voir mauve, pleine de sang et d’autres liquides douteux, avec une tête rhomboïdale, ça a été assez choquant. Car lorsqu’on m’a demandé de tendre les bras, je pensais que ça faisait partie du procès d’accouchement. C’était pour me la donner. Elle faisait un peu peur. Ce n’était pas trop ce que j’avais commandé 😀 Mais, une heure plus tard, quand on me l’a rendue après les soins et les analyses, elle était rose et rigolote, elle m’a tout de suite plu.

runwithurdog accouchement doga

L’instinct maternel est né pendant la nuit

J’appréhendais l’accouchement plus que la suite et le fait de devenir la mère de quelqu’un. Ca ne veut pas dire que je me sentais prête, mais juste que j’arrivais plus à me projeter dans ce rôle que dans celui de la femme enceinte. J’avais élevé des chiots, des chatons et d’autres petites bêtes, nom de Dieu, à quel point ça pouvait être différent ? La vérité est que ça se ressemble. Responsabilisez vos enfants en adoptant des animaux, ça les aidera dans le rôle de parent 🙂

Je ne me suis pas sentie très émue quand j’ai tenue ma fille dans les bras pour la première fois, mais plutôt rassurée d’avoir survécu 😀 Un peu perturbée par son étrange apparence. J’ai eu un moment d’émerveillement lorsque sa petite bouche a trouvé mon sein la première fois, il y a quelque chose de très attendrissant dans cette tête de chien foufou qui a faim, mais ne sait pas comment faire pour se nourrir. Et qui, d’un coup, s’accroche. Il y a eu une certaine connexion des deux esprits à ce moment là, j’ai compris qu’elle avait profondément besoin de moi et moi d’elle, à un niveau que je n’imaginais pas auparavant.

On a passé la première nuit à se regarder, à se découvrir. Ok, elle ne voit pas grand chose encore, mais elle reconnait mon odeur et elle a l’air de me connaître déjà. Et tout d’un coup, elle arrête d’être ce petit alien qui me donnait des coups de pied sous les côtes et elle devient mon petit. C’est une sensation que je ne pouvais pas imaginer avant de la vivre et je pense que la plupart des parents vous dira la même chose.

On continue à faire connaissance, c’est tout un procès. Mais on s’aime déjà et ça, c’est une évidence. Comment c’est possible ? Je ne sais pas. La nature est bien faite. Et il y a un peu de magie là-dedans.

 

Ce fut un accouchement simple, rapide et efficace, 4h et quelques à tout casser de travail, quelques squats et hop ! Pour conclure, je dirais que si moi j’y ai survécu, vous avez toutes les chances de vous débrouiller mieux que ce que vous imaginez. Je m’étais fait une montagne de cet accouchement, ça a été une bonne expérience en fin de compte. Le sport, ça aide pas mal, mine de rien et l’équipe de l’hôpital me m’a bien confirmé. Donc mettez-vous à en faire avant de tomber enceinte et restez active pendant la grossesse si possible. Le reste est une question de chance. Et de squats 😉

 

 

Un circuit agility fait maison

Parmi les choses que mon humaine a testées pour essayer de canaliser mon énergie débordante et de me fatiguer, il y a l’agility. Il y a quelques années j’allais une fois par semaine en club pour apprendre à vaincre la gravité et la peur en escaladant des balançoires en équilibre précaire, en rampant en dessous d’obstacles colorés, en sautant au dessus de haies, en affrontant le noir dans des tunnels étroits ou en slalomant entre des jalons. Vos questions sont inutiles, j’étais, évidemment, le roi de l’agility de toute l’Ile de France.

Sans me vanter, car je suis un gars modeste, n’est-ce pas ? je suis vite devenu très bon et, comme mon club était assez petit et les obstacles toujours les mêmes, j’ai vite commencé à m’ennuyer. Surtout que faire une activité de ce genre n’est possible qu’une ou deux fois par semaine maximum lorsqu’on a des humains qui travaillent, comme c’est, d’ailleurs, le cas de la majorité de mes copains.

Pour m’entraîner, l’humaine a commencé à me construire des petits circuits d’agilité faits maison, avec des choses que l’on trouve facilement dans beaucoup de foyers et c’est de ces circuits que je voulais vous parler, justement. Vous avez, vous aussi, la possibilité de tester les capacités de vos chiens ou de leur apprendre de nouveaux tours, car on adore quand on occupe aussi bien notre corps que notre esprit.

Pour vous inspirer, je vous montre un circuit testé et approuvé, imaginé dans notre salon par l’humaine. Voici ce dont vous avez besoin : une table basse, une chaise de piano dans mon cas, mais ça peut être toute autre chaise finalement, en fonction de la taille du chien, l’essentiel est qu’elle soir stable, un cerceau hula hoop, deux chaises supplémentaires pour le fixer, du scotch et des ciseaux.

Avec ces éléments-là, vous avez de quoi improviser 4 obstacles différents qui demandent des capacités physiques et intellectuelles très différentes de la part de votre chien. Cela va bien fatiguer en même temps ses pattes et sa petite tête. Et ça marchera pareil pour vous.

Pour commencer, il va falloir bouger les meubles. Surtout pour vous assurer qu’il y a assez de place pour que votre chien puisse faire tous les mouvements en toute liberté et avoir assez d’espace pour votre circuit.

Repérez bien chaque élément dont vous avez besoin et écartez le reste, vous aurez besoin d’un espace épuré au maximum pour éviter les blessures. Assurez-vous de laisser assez de place entre chaque obstacle, pour que le chien puisse passer de l’un à l’autre sans encombrement.

Une fois que vous avez repéré le bon pouf, le bon rouleau de scotch, la bonne disposition des éléments etc. n’oubliez pas de comparer la taille de votre chien avec les éléments. Ils devraient être bien proportionnels à ses dimensions, pour éviter qu’il se fasse mal avec du matériel qui ne serait pas approprié.

Quand tous ces éléments seront réunis, vous pouvez vous lancer dans l’apprentissage du circuit avec votre chien. Quelques commandes de base sont essentielles : assis, couché, pas bouger. Je vous conseille de lui apprendre celles-ci sans attendre, si ce n’est pas encore fait. Elles vous permettront de profiter de votre parcours d’agility et apprendre encore plus de choses à votre chien, tout en passant un bon moment ensemble.

Sans trop attendre, voici les 4 exemples d’obstacles.

La table basse 

L’objectif est de monter et rester sans bouger sur une surface plane, à une certaine hauteur du sol. En agility ce genre d’obstacle permet de travailler la précision et l’obéissance du chien.

En compétition, le juge considère qu’il y a une faute, donc il applique une pénalité, si le chien reste moins de 5 secondes sur cette surface. Comme on n’est pas en compétition, vous faites comme vous voulez.

Mon humaine me fait monter sur la table basse du salon que ma colocataire Loulou a pris soin de ronger sur un coin et me fait m’assoir, puis me coucher dessus et attendre. Si je m’exécute, j’ai des félicitations et peut-être même une croquette. Plutôt facile.

Le hula hoop

Tout d’abord il va falloir s’équiper d’un cerceau, si vous n’en avez pas déjà un chez vous. L’humaine a choisi cette version démontable, car ça prend moins de place et on peut ajuster la dimension.

Ensuite, il faudra monter le hula hoop, bien évidemment. Ce qui est assez simple si vous prenez le même modèle, il suffit de bien fixer chaque partie bout à bout et appuyer assez fort jusqu’à ça fasse click.

Après il ne vous reste plus qu’à scotcher le cerceau entre 2 chaises et vous assurer qu’il reste bien fixe. Sinon, repassez un coup de scotch par dessus 😀

Ensuite vous pouvez vous amuser avec. N’allez pas imaginer que je suis capable de le faire tourner sur ma taille ! Le but ici est surtout de passer à travers, ce qui, croyez-moi n’est pas vraiment chose facile non plus. En agility, on doit « marquer une zone » c’est à dire franchir l’obstacle en y posant au moins une patte.

L’humaine avait bien utilisé à peu prés un demi-rouleau de scotch parce que le hula-hoop n’arrêtait pas de glisser. Mais une fois le cerceau immobilisé entre les 2 chaises, j’ai été invité à passer à travers. En sautant. Et en souriant, en plus, pour les photos. Heureusement j’ai des multiples talents.

L’obstacle à sauter : la chaise sans dossier

Sauter au dessus d’un mur c’est quelque chose d’assez naturel chez les chiens. Pour pratiquer à la maison, l’humaine a choisi une chaise de piano, car elle n’a pas de dossier et elle est assez lourde pour ne pas me tomber dessus si jamais je la touche avec les pattes.

En agility, un chien qui en sautant fait tomber une tuile d’un mur réglable est pénalisé par une faute. Quand on fait son parcours dans le salon, on s’inquiète plus pour la sécurité de son chien que par le respect des règles officielles.

Pour éviter que je me fasse mal, elle a calé la chaise contre un mur, pour plus de stabilité.  Sauter par dessus sans toucher la chaise est assez compliqué lorsqu’on pratique dans son appartement car on ne peut pas prendre trop d’élan, enfin sauf si on a un grand espace à disposition ce qui n’est pas souvent le cas, donc l’humaine me laisse poser mes pattes dessus et marquer un arrêt avant de redescendre. C’est super marrant quand même.

L’obstacle pour ramper en dessous

La chaise est multi-fonctionnelle. Surtout notre chaise de piano qui m’a aussi servi, quand j’étais un jeune chiot à tester mes dents sur le mobilier. Je sentais que j’avais un fort potentiel en design intérieur, mais l’humaine n’a pas de goût, elle n’a pas aimé mon style néo-moderniste. En tout cas, elle n’a pas changé de chaise de piano non plus et aujourd’hui elle s’en sert pour me faire ramper en dessous aussi.

En agility, cet obstacle pourrait être assimilé au tunnel rigide à travers lequel on passe, mais, évidemment, en plus court et moins anxiogène, car, avec la chaise, on arrive à voir le bout. Et à voir à travers aussi. Mais ça travaille, mine de rien, les aptitudes de se traîner par terre pour une croquette. Très utile dans la vie d’un chien.

Bonus : Improviser des obstacles à l’extérieur 

Lors de nos balades, l’humaine cherche toujours à me faire découvrir les alentours à travers tous mes sens. Dès qu’on tombe sur un obstacle à sauter ou un tronc d’arbre à escalader, je deviens un vrai yamakasi à 4 pattes. J’ai la chance de pouvoir exercer mes talents en agility partout et vous pouvez aussi jouer avec votre chien de cette manière.

Je vous le recommande, même, car c’est une bonne manière de s’amuser et faire descendre le stresse pour vous comme pour lui. La jungle urbaine présente plein d’obstacles surprenants et si vous avez la chance de vivre à la campagne, c’est encore mieux, chaque balade peut devenir une aventure. Dans ce cas précis, l’humaine me fait sauter par dessus un tronc d’arbre qu’on a trouvé dans le parc et elle m’invite à marcher en équilibre par dessus.

 

Voilà pour ce circuit d’agility à faire à la maison. Pas besoin, pour celui-ci, de spray ou cire anti-glisse, comme en compétition. Sauf si vous voulez faire comme mon humaine, qui a enfin trouvé une autre utilité pour la wax qu’elle utilise pour tartiner la planche de surf. Mais comme on n’est ni en été, ni près de la mer, je pense que ça lui manque. Et je la soupçonne de m’avoir badigeonné les coussinets de ce truc parce que ça sent bon la fraise.

En tout cas, j’espère que ces conseils vont vous inspirer et vous donner envie de tester chez vous un circuit d’agility fait avec les moyens de bord et à votre sauce. Quoi qu’il en soit, le plus important c’est de s’amuser et partager un moment de complicité.

Whiskey

Jouer à cache-cache avec son chien

Lequel d’entre nous n’aime pas jouer ? En plus d’être une activité fort sympathique, le jeu est aussi très utile. L’apprentissage des plus jeunes se fait, la plupart du temps, à travers le jeu.

C’est comme ça qu’on apprend notre place au sein d’un groupe, notre rôle social, les mœurs et les pratiques de la communauté dans laquelle on vit. C’est à travers le jeu qu’on développe son intelligence et sa curiosité. Et, personnellement, même si je suis désormais un grand gaillard de 5 ans, j’adore toujours jouer. C’est stimulant, c’est marrant et c’est ludique.

Mon humaine aime ça, elle aussi. Au fond, elle est encore une grosse gamine. Du coup, elle adore inventer de nouveaux jeux pour occuper mon esprit et on passe beaucoup de temps à s’amuser avec ses trouvailles, tous les deux.

Un des jeux de l’humaine que j’aime beaucoup est le cache-cache. Jouer à cache-cache avec votre chien est très stimulant pour son intellect aussi bien que pour son odorat, sa vue, son ouïe et son orientation dans l’espace. C’est rigolo, ça vous détend tous les deux et ça vous rapproche. Mais pour pouvoir jouer, il faut que votre chien connaisse quelques commandes simples.

Donc avant de commencer, apprenez à votre chien les 3 choses dont il aura besoin pour comprendre le jeu : la première : ne pas bouger, la deuxième : venir lorsqu’il est appelé (et donc sortir du « pas bouger » par la même occasion) et la troisième : venir quand vous l’appelez, même s’il ne vous voit pas, car vous êtes en dehors de sa vue.

Pour lui apprendre ne pas bouger il faut d’abord le faire assoir, ensuite lui donner la commande et attendre quelques secondes avant de le féliciter et éventuellement le récompenser. Par la suite, vous pouvez progressivement augmenter le temps d’attente, avant de le féliciter. Passer par exemple de 10 à 20 secondes et ensuite à 30. Une fois que votre chien a compris qu’il ne doit pas bouger en attendant la prochaine commande, vous pouvez augmenter en même temps la distance qui vous sépare de lui. Au début un pas, puis deux, puis trois etc.

Pour lui apprendre l’appel : en principe c’est l’une des premières choses qu’on fait comprendre à son chien, après son nom. Mais imaginons que ce n’est pas le cas pour le votre. Il suffit de s’éloigner de son chien et l’appeler vers soi, en disant son nom et l’attirant avec un jouet ou une friandise. Dès qu’il vient, pensez à le féliciter et récompenser. Vous pouvez ensuite augmenter la distance qui vous sépare et ajouter des distractions supplémentaires. Par exemple lui apprendre à venir lorsque vous l’appelez, même quand il est en liberté et dans un endroit animé et brouillant.

Pour lui apprendre à venir à votre appel, même quand vous êtes hors de son champs de vison : c’est à peu près la même chose que de répondre à l’appel, mais avec une difficulté supérieure. Je vous conseille d’abord de faire assoir votre chien et lui demander de ne pas bouger, vous éloigner un peu et vous cacher pendant qu’il peut encore voir où. Ensuite, vous pouvez l’appeler et le féliciter lorsqu’il arrive. Augmentez de plus en plus la distance qui vous sépare et le temps qui s’écroule avant que vous l’appeliez.

Mais peut-être que le plus simple serait de regarder tout ça en vidéo, par ici :

N’hésitez pas à me dire si vous aussi vous jouez à cache-cache avec votre chien et quels autres jeux vous inventez pour le garder occupé et heureux 🙂 Et tagguez-nous sur vos publications pour qu’on puisse suivre vos aventures !

Whiskey