Voyager en avion avec son chien – retour sur notre première expérience

Grande nouveauté cette année, j’ai osé prendre l’avion avec mon chien. Jazz, jeune berger australien de 10 mois, courageuse, confiante et curieuse était une candidate plus fiable pour faire ce voyage que Whiskey, plus réticent au changement qu’elle. Comme tout le monde, j’avais entendu tout un tas de choses affreuses sur le fait de prendre l’avion avec son chien, j’ai commencé donc par me renseigner sur le sujet. Première source d’information que je considère fiable, mon vétérinaire. Ensuite, le blog de ma copine Maria, The Tropical Dog qui m’a beaucoup rassuré également, je vous conseille d’y faire un tour si vous comptez voyager avec votre chien, elle connaît toutes les astuces, car elle a parcouru le monde avec sa chienne Shark.

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Je vous parlais d’ailleurs, dans cet article de toutes les informations pratiques que j’ai réussi à réunir et les réponses aux questions que je me posais sur la logistique, les lois, le matériel, les vaccins, conseils etc. Une fois que j’ai donc compris toutes les procédures et les impératifs légaux pour faire le voyage, j’ai cherché une caisse de transport adaptée. Plusieurs modèles sont disponible en ligne et en magasin, il faut par contre bien demander les détails spécifiques à la compagnie aérienne que vous allez utiliser, car chacune a des normes spécifiques et les tailles admises en soute ne sont pas toujours les mêmes. J’ai passé un coup de fil au service clients de Transavia, la compagnie que j’ai pris et ils ont été très gentils pour me renseigner et envoyer par mail les informations. Attention tout de même, certaines caisses sont vendues comme étant aux normes, alors qu’elles ne correspondent pas. Pour être sûr de ne pas voir votre caisse refusée à l’aéroport, deux pas obligatoires : se renseigner sur les normes IATA et contacter directement la compagnie aérienne avant d’investir dans une caisse, ça a quand même un certain coût.

Pas chance, mes beaux-parents en avaient déjà une, car ils ont beaucoup voyagé également avec leur border collie, elle était donc à la taille pour Jazz et pour Whiskey à la fois. Pour vous faire une idée, elle fait à peu près 1 mètre de long, 52 centimètres de large et 62 centimètres de haut, si mes souvenirs sont bons. Nous avons donc emprunté cette caisse, un peu vintage, mais en parfait étant et correspondant aux demandes de Transavia.

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Pour la logistique, il faut surtout avoir le carnet de santé de votre animal et son passeport européen si vous voyagez au sein de l’Union Européenne, les vaccins à jour et adaptés aussi à la destination (c’était notre cas à cause d’une espèce de moustiques qui vivent dans le Sud de l’Europe). J’ai embarqué les croquettes, une gamelle de transport pour pouvoir lui donner de l’eau à l’aéroport, son jouet préféré, sa laisse, son collier et son collier Adaptil. Je vous ai déjà parlé d’Adaptil dans cet article et à l’arrivée de Jazz à la maison, car ces produits à base de phéromones, sans danger pour la santé de l’animal et sans effets adverses m’ont conquise depuis un bon moment. J’ai également donné un cachet d’Adaptil voyage à Jazz avant le départ, cela lui a permis d’être sereine et détendue pendant le vol. Mon vétérinaire ne m’a pas conseillée de lui donner des médicaments, car il vaut mieux que le chien soit complétement conscient pendant le voyage et pas dans les vapes, souvent cet état second est une source encore plus importante de stresse pour eux.

Nous avons réservé un taxi avec un coffre assez grand pour faire rentrer la caisse de Jazz, les valises et tous nos affaires, car voyager avec un bébé n’est jamais évident, mais avec un bébé et un chien, c’est encore plus compliqué. On a appelé G7, car c’est le seul taxi parisien que je connaisse qui accepte les chiens et nous sommes partis en voiture vers Orly. Une fois sur place, direction l’embarquement. Une procédure spéciale a lieu à l’aéroport lorsqu’on voyage avec un chien. On se présente comme d’habitude pour faire le check-in, on ne peut pas avoir une carte d’embarquement en ligne pour le chien. Sur place, une fois que les bagages partent en soute, un employé de la compagnie aérienne nous accompagne à l’endroit où on embarque les animaux vivants et les bagages de forme atypique (comme les clubs de golf, les skis, les planches de surf etc.).

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Nous avons pris un ascenseur et descendu dans un sous-sol où les bagages circulent sur des tapis comme dans un film en noir et blanc sur le travail à la chaîne. Un petit sas nous sépare de ce lieu fermé, dans lequel nous nous n’avons pas le droit d’accéder. D’ailleurs, aucun contact n’est possible entre le voyageur et les collaborateurs de l’aéroport qui travaillent dans cet espace. J’ai fait boire Jazz une dernière fois avant le vol et je l’ai fait aller dans la caisse avec laquelle je l’avais familiarisée auparavant pour qu’elle soit à l’aise à rentrer dedans. Sous conseil des employés de l’aéroport, j’ai retiré sa laisse et le collier, pour éviter tout accident potentiel. Nous avons dû fermer le sas avant qu’il soit ouvert par la suite et qu’on la récupère. Juste avant de nous faire descendre, la collaboratrice Transavia du bureau de check-in avait appelé l’avion pour leur demander de chauffer le soute, qui est assez froid pendant le vol au cas contraire (environ 0°C).

J’ai eu peur pendant tout le reste du temps que Jazz ne soit pas dans le même avion que nous, qu’elle stresse, qu’elle ait peur, même si elle était complétement zen quand je l’ai laissée dans le sas. J’avoue que les 2 heures et quelques de vol jusqu’à Malaga m’ont semblé particulièrement longues. Je n’avais jamais pris l’avion avec un chien avant et l’inconnu fait toujours peur. J’ai demandé à l’aéroport d’Orly à quel endroit il fallait que j’aille la récupérer une fois qu’on aurait atterri. On m’a dit que ça dépend des aéroport et qu’il faudra que je me renseigne sur place, mais ce sera soit sur le tapis dédié aux poussettes et autres bagages atypiques, soit directement sur celui où on récupère nos valises. A Malaga, c’est sur le même tapis que les valises, nous avons vu de loin la caisse avec Jazz arriver et mon chéri a fait descendre les plus de 30 kilos de Jazz et de sa caisse de transport, autant vous dire qu’il faut avoir les bras assez forts si votre chien pèse plus de 20 kilos.

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A l’arrivée, elle était toute contente de nous retrouver et ne semblait pas du tout stressée par le voyage. Il faut dire que Jazz est une chienne avec beaucoup de confiance en elle, avec un fort caractère et très ouverte à tout ce qui est nouvelle expérience. Ce n’est pas toujours le cas pour Whiskey et très bientôt on fera l’expérience, j’espère que ça va aussi bien se passer qu’avec la petite chipie. En sortant de sa caisse, j’ai emmené Jazz faire ses besoins et je lui ai donné à boire. Je ne lui avais pas donné son repas le matin, de peur qu’elle ait le mal des transports, ça lui arrive encore parfois en voiture. Un petit en-cas pour qu’elle n’ait pas trop faim et hop ! on prenait la voiture, direction notre destination de la semaine, le village Pierre & Vacances, un lieu dog friendly dont je vous parle ici. Nous avons passé des vacances de rêve, entre la plage, les visites et la piscine.

Pour le vol de retour, j’étais déjà plus sereine, car l’expérience positive m’avait donné du courage. En arrivant à l’aéroport, après le check-in, nous avons été dirigés vers un bureau spécial destiné au voyage des animaux. Nous avons été dirigés vers le tapis de contrôle des bagages atypiques, où la caisse de transport a été scannée, avant de faire monter Jazzouille dedans. Pas de sas ici, elle a été prise en charge directement par un employé de l’aéroport qui a appelé les techniciens de l’avion pour chauffer le soute et qui s’est chargé lui-même de l’emmener sur place.

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Avec son collier à phéromones et un petit Adaptil voyage avant de quitter Malaga, elle a passé un bon vol, on dirait. Petite aventure lors de sa récupération à Paris, sur le tapis de bagages spéciaux, car pendant le vol, je ne sais comment, des boulons qui fixaient les deux parties de la caisse se sont dévissés. Quand mon chéri a soulevé celle-ci, il a enlevé le haut et Jazz en est sortie aussitôt et partie en vadrouille dans l’aéroport, faisant la fête aux voyageurs. On lui avait, comme à l’aller, enlevé sa laisse et son collier, elle était donc complétement libre et indépendante à Orly 😀 Après avoir trouvé un couple en train de manger et essayé d’avoir un petit bout de sandwich, elle est quand même revenue auprès de nous, contente de son exploit. Pour le retour à la maison, on a repris un taxi, un van cette fois-ci, car la caisse ne rentrait pas dans le coffre des berlines.

Voici donc le récit de notre première expérience en avion avec un chien. Avez-vous déjà eu l’occasion de le faire également ? Qu’en avez-vous pensé ?

Andreea

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