Sportive et enceinte – quels défis ?

Mon humaine a est en plein dans son 7ème mois de grossesse, dans pas très longtemps je vais rencontrer le petit têtard. Et, pendant ces premiers mois, elle a rencontré plusieurs défis auxquels elle ne s’attendait pas. Je l’ai toujours soutenue comme un pro pendant cette période et, comme mon intense expérience récente pourraient vous servir, je vais vous en parler, au cas où, un  jour, ça vous arrive.

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3 mois et demi – 4 mois – 4 mois et demi

Le regard des autres

La chose qui a le plus interpelé mon humaine pendant ces 6 mois a été liée à la manière dont les autres humains l’ont regardée quand elle parlait de sport, après leur avoir annoncé qu’elle était enceinte. Les petites remarques du style « tu devrais arrêter le running » les « quoi ? tu cours encore avec ton chien ? » ou « tu ne charges pas trop là, pour une femme enceinte ? » « tu ne manges pas assez » « quand est-ce que tu arrêtes les sport ? ».

Tout à coup, tout le monde pensait avoir le droit ou même l’obligation de donner son avis sur la question. La famille, les amis, les inconnus. Ceux qui ne font pas du sport, surtout. Car il existe une espèce d’aura propagée par les femmes enceintes qui les mets tout de suite dans l’imaginaire collectif dans la case handicapé. D’ailleurs, c’est pour ça qu’on est censés leur donner la place dans le bus, pas vrai ? Bah non.

Mon humaine a horreur qu’on se mêle de ses oignons et elle n’a pas hésité à les envoyer voir si elle n’était pas ailleurs. Elle a toujours pris ses décisions en se fiant aux professionnels, pas au plus grand nombre et, dans ce cas précis, aux médecins et aux résultats des analyses. Et non, lorsqu’on est enceinte on ne se transforme pas en grosse loque qui bouffe 2 fois plus, installée confortablement dans son canapé pendant 9 mois. On peut bouger et faire plein d’activités, même courir, jusqu’à un certain moment, eh oui.

Les nausées du premier trimestre

Ça a été l’horreur. J’ai été là quand mon humaine a eu une double fracture du coude, quand elle est tombée dans l’escalier en enchaînant plus de 20 marches sur les fesses, quand elle a eu 41°C de fièvre et qu’elle séchait comme une tomate au soleil. Je ne l’ai pourtant jamais entendue dire qu’elle allait mourir. Pendant les 3 premiers mois de grossesse par contre, elle en était persuadée.

J’avoue que passer ses journées à vomir n’a pas l’air drôle, mon humaine avait le mal de mer en permanence, les mêmes symptômes qu’après une bonne cuite, mais sans l’euphorie et les souvenirs joyeux de la nuit d’avant. Gros challenge de se lever de son lit, enfiler ses baskets et aller au sport. Beaucoup de fois, elle a perdu ce combat et n’a pas pu y aller. On a raté quelques séances de canicross aussi. Quelle frustration !

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5 mois – 5 mois et demi – 6 mois

Le manque de vêtements de sport pour femme enceinte

Alors là, on en parle ? La pénurie de fringues de sport dans lesquelles on peut entrer quand on a un ventre qui s’arrondit ! On dirait que le monde entier complote pour que mon humaine ne puisse plus avoir l’air décent dans une paire de leggings faits exprès pour son état actuel. Et ok, elle n’a pas encore un gros ventre, mais ses vêtements de sport d’avant, taille XS et bien gainants, compressent pas mal le petit têtard et c’est super désagréable.

Elle est allée dans tous les magasins de sport et même sur internet, impossible de trouver une paire de leggings taillés pour elle. Comme si personne n’avait pensé qu’on peut avoir envie de faire du sport à ce moment de sa vie. En plus, lorsqu’elle pose la question aux vendeurs, on fait les yeux ronds et on la regarde comme une folle.

Mais où sont les leggings maternité de sport, bordel de merde ?! Et ne lui répondez pas qu’il suffit de prendre un legging maternité classique, ou les fringues de l’humain, elle va vous envoyer bouler. J’avoue que ce n’est pas la même chose 😀

La frustration d’écouter plus sa tête que son corps

Oui, être enceinte n’est pas une raison d’arrêter le sport, d’ailleurs elle vous dira que si vous avez toujours été sportive ce serait vraiment dommage de tout arrêter d’un coup, le sevrage risque d’être violent et surtout inutile. Oui, il y a des femmes qui ont des conditions particulières, qui les empêchent de faire du sport. Oui, peut-être même que l’humaine devra arrêter à un moment donné. Mais tant qu’elle se sent bien et que cette activité physique lui est bénéfique à elle, ainsi qu’au petit têtard, pourquoi arrêter ?

Par contre, il faut effectivement bien adapter sa routine à son état du moment. Ce qui n’est pas évident quand on se sent en pleine forme. Elle aurait envie de faire de la corde à sauter (elle en est folle, mon humaine) eh bien non, il ne faut pas. Pas bon pour le bébé. Mouais. Pas de boxe non plus. De body combat, body attack, tout ça c’est fini. Heureusement, il lui reste la muscu. Mais elle a eu du mal à se dire que même si le corps suit bien, il faudrait être raisonnable tout de même.

La perte d’équilibre due à la grossesse

Ah ça, vous connaissez ? C’est marrant, mais quand une humaine a un petit têtard dans son ventre, son centre de gravité change. Bien évidemment vers l’avant et vers le bas. Bon, ça ne veut pas dire qu’elles vont tomber en marchant, hein, mais juste qu’elles n’auront plus le même sens de l’équilibre qu’avant.

Par exemple mon humaine, ce qu’elle aime le plus après les exercices de plyométrie (ceux où l’on saute), ce sont ceux de proprioception, qui travaillent en profondeur les muscles stabilisateurs et qui permettent au corps humain de garder l’équilibre, même les yeux fermés. Eh bien, heureusement elle avait travaillé ça avant de tomber enceinte. Maintenant, lorsqu’elle court, son corps se penche vers l’avant et son cou part vers l’arrière, on dirait une espèce de poule bizarre. C’est drôle.

Les articulations détendues 

Une autre joie de la grossesse. Pour faire de la place à un autre être humain dans son corps, les articulations de l’humaine (toutes ses articulations, ceci dit en passant) sont moins rigides. De cette manière, chaque petit os peut être déplacé de telle sorte que les organes prennent leur nouvelle place, pendant que le têtard pousse.

Ça augmente les risques de blessure, car les tendons sont plus détendus, donc l’ensemble est moins solide. Pour l’instant, dieu merci, aucun incident à rapporter, mais on y va doucement et on fait attention quand même.

Si vous avez d’autres expériences, partagez-les avec nous !

Whiskey

 

 

 

 

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J’ai testé l’équipement de canicross de Canisportshop

Cela fait quelques mois qu’avec l’humaine, on teste l’équipement de canicross de Canisportshop, une société belge qui distribue et imagine des produits de qualité pour notre sport avec le créateur d’équipement Black Wolf. Dans la boutique en ligne, on trouve tout ce dont on a besoin quand on pratique ce sport et nous avons essayé plusieurs harnais, lignes de trait et ceintures.
Canisportshop a été créé pour répondre au besoin de courir avec son chien, en Belgique et en Europe. La marque a été le résultat de la frustration d’un passionné de ne pas retrouver sur le marché belge les éléments dont il avait besoin. Car sans passion, on ne se lancerait pas dans une aventure dont l’objectif est de conseiller les autres et les orienter vers les choix les plus appropriés pour eux.
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Julien Zeebroek, le créateur de Canisportshop a commencé le canicross il y a deux ans, avec son husky Luna. Il courait déjà depuis quelques années, mais à cause d’une blessures au genoux, il a dû laisser de côté la course à pied pendant plus d’un an. C’est avec l’arrivée de Luna dans sa vie que Julien a décidé de retenter le running, cette fois-ci avec son binôme.

C’est à partir de ses 8 mois que j’ai commencé à aller courir avec elle, confie Julien. Je lui ai appris chaques jour les directions, et les commandes de bases que j’allais utiliser avec elle par la suite. La mise en pratique fut excellente et la progression s’est fait crescendo jusqu’à ses 1 ans où on a commencé à faire des sorties plus longues et plus intenses avec un harnais sur le dos. Une fois tout cela assimilé, on a commencé le VTT et là Luna s’est révélée être également bien dans son élément. 
Pouvoir tester et utiliser le matériel qu’il met en vente pour ses clients est bien sûr un plus. Qui est plus à même pouvoir en parler et le conseiller que celui qui l’utilise ?
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J’ai testé personnellement sur mon dos les harnais de Black Wolf et j’en ai été ravi. Je suis très à l’aise dans les x-backs en général, comme la plupart des chiens de berger ou de traîneau. Ces modèles ne sont pourtant pas l’idéal pour les chiens de chasse, par exemple, dont la morphologie est différente, donc attention quand vous choisissez votre harnais.
Mis à part le confort et la qualité de ces harnais, j’ai été surtout conquis par la manière dont sa épouse les lignes parfaites de mon corps 😀 Oui bon, ok, je suis vachement costaud pour un border collie, du haut de mes 26 kilos de muscles, je sais de quoi je parle.
J’ai eu du mal à trouver du matériel adapté à ma ligne, car je ne rentre pas vraiment dans les critères standard de la race. Mais avec le Black Wolf et le Orange Crush (c’est mon préféré celui-là!) j’ai l’impression de ne rien avoir sur le dos, ça ne gratte pas, ça ne glisse pas, ça ne se déchire pas. Et pour ça, croyez-moi, le Coussin péteur a déjà testé ses dents dessus.
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Madame s’amuse à attraper le bout de mon harnais lorsque l’humaine me prépare pour nos sorties, elle tire dessus comme une dingue, en espérant de m’empêcher de sortir pour courir. Oui, sa jalousie n’a pas de limite ! Et ce, même si elle aussi elle a trouvé son bonheur avec un harnais adapté à sa petite taille et gros caractère, presqu’identique au mien.
En tout cas, malgré son acharnement, mes harnais sont dans le même état. C’est grâce à une technologie militaire employée dans leur fabrication : Rio Stop. Avec cette techno, les harnais ne gèlent pas, ne sont pas atteints par la moisissure et ne prennent pas l’eau. In-des-truc-tible le bazar, je vous le dis.
Le principal souhait de Canisportshop est avant tout de conseiller les clients sur leur choix d’achat de leur matériel de canicross et leur trouver le meilleur compromis en terme de morphologie canine, qualité et confort. 
Nous avons une gamme de matériel de canicross, canivtt et canirando propre, avec la marque Black Wolf distribuée et fabriquée en Belgique depuis plus de 20 ans et nous mettons un point d’honneur à la mettre en avant et la promouvoir, car nous en sommes fiers. Autour de cela, nous travaillons également avec des grandes marques tel que Zéro Dc, Non Stop Dogwear, Rock Empire, Fastdog, Rower-Land et chaque fois que nous pouvons nous agrandissons notre assortiment.  
La marque essaye de se différencier de la concurrence par une approche plus personnelle envers ses clients, car chacun a des besoins spécifiques qu’il faut comprendre avant de pouvoir y répondre. En ce qui me concerne, j’en suis conquis. Et vous ? Quelles marques de canicross préférez-vous ?
Whiskey

Le canicross enceinte

Faire du canicross lorsqu’on est enceinte ? C’est de la folie ! C’est de l’inconscience, de la malveillance vis à vis du bébé pas encore né, c’est égoïste et risqué et ça ne vaut pas le coût. Attends, mais t’imagines comment le pauvre fœtus doit se sentir, secoué dans tous les sens, comme une canette de Coca, compressé par une ceinture et tiré par un chien ? Tu es malade ! C’est le genre de discours auquel mon humaine a eu droit de la part de ses proches lorsqu’elle répondait par l’affirmative quand on lui demandait si on continue nos sorties running à 6 pattes.

Mais mon humaine n’est pas du genre à prêter attention à l’opinion générale, surtout quand celle-ci concerne ses affaires très personnelles. Car les gens ont un avis sur tout et ils sont tous au moins experts en politique, foot et, apparemment, grossesse. Elle s’est dit qu’elle demandera plutôt l’avis des experts sur la question : sa gynéco, son médecin du sport et les ABC coachs sportifs avec lesquels elle travaille. Sa gynéco lui a donné le go, à valider et revalider à chaque fois qu’elles se voient, par précaution et en tenant compte des résultats de ses analyses médicales. Plutôt logique.

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Son médecin du sport, lui, la suit depuis des années, depuis sa première blessure au genou et il a l’habitude de travailler avec des sportives qui tombent, elles aussi, enceintes à un moment donné de leur existence. Il lui a conseillé de ralentir la cadence, diminuer les distances, oublier le fractionné, travailler en endurance fondamentale. Mais, à part ça, feu vert pour des sorties tranquilles avec moi.

Les coachs sportifs lui ont recommandé des séances plus adaptées à sa nouvelle condition, suggéré de bien s’alimenter dès qu’elle a faim, qu’elle ne pousse pas trop et qu’elle s’hydrate encore plus qu’avant (comme si c’était possible ! elle boit plus qu’un cheval de course).

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Avec tout cet arsenal de conseils de la part de ceux qui savent vraiment de quoi ils parlent et avec les résultats des analyses et échographies régulières en poche, mon humaine a décidé de surtout écouter son corps. Car, mine de rien, il lui disait pas mal de choses, lui aussi. Par exemple, dans le premier trimestre, quand elle mettait son réveil à 6h pour qu’on aille faire notre sortie tous les deux, mais que son corps lui disait merde, elle allait plutôt vomir que courir. Et moi, je comprenais, elle avait l’air tellement mal, la pauvre, que je ne lui ramenais même plus ses baskets.

Quand on finissait par aller faire notre séance, je l’entendais respirer différemment. Son rythme cardiaque était plus accéléré, elle s’essoufflait après une petite montée et elle n’avait plus du tout la même pèche qu’avant. J’ai vite compris que, pour me défouler, elle préférait me laisser en libre en début de séance, lorsque le parc était encore vide, et continuer la séance à un pace plutôt cool. Ça m’allait aussi : moi, tout ce que je veux c’est qu’on s’amuse ensemble.

Par la suite, ça a commencé à aller mieux, elle avait trop d’énergie. Le deuxième trimestre a l’air d’être vraiment top. Bon, elle me semble bien droguée aux hormones, car elle rigole tout le temps et se tape des fous rires toute seule. Elle a beaucoup de bonne volonté, mais son pace est toujours au ralenti. Pas la peine de forcer, on le sait tous les deux, donc on y va mollo et on profite de la vue.

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D’ailleurs, à quoi ressemblent nos séances maintenant ? Eh bien, c’est toujours le matin, ça n’a pas changé. D’un côté parce qu’elle est plutôt une lève-tôt, mais aussi parce qu’on vit à Paris et, si elle a envie de me laisser un peu libre, elle doit le faire dans le parc lorsque le reste de la population dort. On commence toujours par une longue balade, elle me laisse le temps de renifler librement tous les buissons, les coins de rue, les poubelles et les Velibs. Quand on arrive au parc j’ai le droit à mon quart d’heure de folie. Il est tôt, il fait nuit, il fait froid, mais je m’éclate. Bon, des fois, il arrive qu’elle croise d’autres coureurs et là, c’est foutu pour ma liberté. Mais c’est plus rare.

Après, je reprends ma place devant l’humaine et je trottine tranquillou en lui lançant des petits regards par dessus l’épaule de temps en temps. Bah oui, on ne sait jamais. Quand je sens qu’elle va vraiment lentement, je me colle à sa jambe et je la fixe du regard presque en permanence. Cette humaine est sous ma responsabilité, j’ai promis à l’humain que j’en prendrai soin coute que coute. En plus, comme il y a aussi le petit têtard, maintenant, ça commence à ressembler à un petit troupeau, tout ça, je me sens à ma place.

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Je ne tire plus comme un malade, je ne fais plus mes sprints de furie et, de toute façon, il ne faut pas oublier qu’avec la ceinture ou le baudrier, aucune pression sur le bébé, ça tire dans le dos. Mais je ne voudrais pas faire tomber mon humaine, son centre de gravité a changé et elle m’a l’air aussi stable qu’une toupie. Je me contente donc de suivre son rythme à elle.

On se fait dépasser par des mamies en fauteuil roulant et des chiens à 3 pattes et alors ? On s’en fiche, nous. Ce qu’on veut c’est de se dépenser un peu, partager un bon moment et profiter à fond des endorphines en fin de sortie. Mais, mine de rien, on connaissait l’existence du petit têtard depuis près de 3 mois quand on a participé au canicross de Darnétal 😀

Donc si vous aussi, vous vous demandiez comment ça se passe, le canicross lorsqu’on a comme partenaire une humaine enceinte, j’espère avoir répondu à vos questions. Sachez, en tout cas, que c’est tout à fait possible, car une humaine enceinte n’est pas une humaine handicapé. Il faut surtout demander l’avis des médecins et pas celui de mamie Josette et tata Yolande qui ont certes, connu la Grande Guerre, mais pas le dog running, s’écouter et si tous les voyants sont au vert, ne pas hésiter à continuer son sport, même le canicross.

Whiskey

Runwithurdog sur Pumarunyourway

Les grandes marques de sport se mettent petit à petit à la page et découvrent le dog running. Et oui, parce que pour l’essentiel, l’équipement dont les humains ont besoin dans notre sport est le même que celui du running, on joue donc pour la même équipe.

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C’est le cas de Puma qui s’intéresse à cette drôle de pratique de courir avec des chiens. Avec mon humaine, on a rencontré une équipe très sympa de chez Puma pour leur raconter notre parcours et nos anecdotes de canisport.

Cela a donné suite à une séance photo dans les Bois de Boulogne, dont je vous laisse découvrir quelques photos ci-dessous et sur notre compte Instagram dans les jours à venir. Ca a été particulièrement rigolo pour moi, car on y est allés avec les copains de Basic Runners 🙂 Et courir dans les bois avec ses amis, c’est un pur bonheur.

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J’espère que mon récit va donner envie à d’autres humains à se mettre au sport avec leurs chiens, parce que, pour moi, il n’y a pas de gabarit minimum à avoir pour avoir envie de courir avec son humain. Beaucoup de petits chiens le prouvent et j’y crois de tout mon coeur. Il faut, bien évidemment, adapter l’intensité et la durée en fonction des capacités de chacun, mais c’est valable aussi pour les humains.

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Je vous laisse découvrir l’article par ici 🙂

J’ai testé la gamme cosmétique pour chiens de Bawaw

Les humains ont plein de produits cosmétiques dans leur salle de bain. Je ne comprends pas trop le délire, je suis plutôt du genre naturel, à me rouler dans la boue et dans des crottes aussi, si j’ai l’occasion. Donc quand l’humaine est rentrée avec une énorme boîte de shampoings et de crèmes, j’étais loin d’imaginer que c’était pour ma poire. J’aurais dû pourtant m’en douter, l’emballage disait Bawaw.

Eh bien si, en fait, j’en ai pris pour mon grade. Et Whiskey aussi, car il y a un produit de massage dans le lot auquel ce petit con a le droit parce que c’est un chien sportif. Mouais, tout ça pour avoir un traitement particulier, quelle injustice ! Moi aussi je pourrais être sportive, mais j’ai la flemme. En plus, c’est tellement mainstream que ça ne m’intéresse même pas.

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J’ai quand même eu le droit de tester toutes ces belles boîtes colorées et la première chose qui m’a interpelée c’est que tout sent vachement bon. Les arômes naturelles qu’ils ont mis dedans sont trop appétissantes pour une petite gourmande comme moi. Il y a un shampoing qui sent la barbe à papa, pour vous dire ! Ca me donne faim.

D’ailleurs l’humaine était ravie de m’annoncer que tous ces produits sont faits avec des principes actifs naturels et qu’ils ne sont pas testés sur des animaux. Euh, elle les teste bien sur moi, elle ! Mais je pense que ce n’est pas de ça qu’on parle.

En tant que fille, je peux vous dire que j’ai bien aimé l’emballage. Oui, moquez-vous, c’est mon côté superficiel. Mais c’est vrai, la plupart des produits qu’achète mon humaine d’habitude ont ces images super cliché de chiennes avec les poils soyeux dans le vent, qui font l’amour à la caméra et qui dise « parce que je le vaut bien » en tortillant des fesses. Jalouse, moi ? No way ! J’ai les poils ras, je ne m’y retrouve pas.

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Un produit en particulier a bien sauvé ma peau. Au sens propre. L’Antigrat’. Il est fait pour les chiens comme moi, qui ont la peau ultra sensible et qui chopent des allergies à toute saison. J’ai souvent des démangeaisons et je me gratte tellement fort que parfois je saigne et j’irrite mes tétons. Oui, la classe. Je me demande d’ailleurs pourquoi je ne suis jamais prise pour les pubs de shampoing les poils dans le vent.

L’humaine m’a d’abord lavée avec le shampoing de cette gamme et ensuite tartinée du gel et je peux vous dire que j’ai été surprise de la vitesse avec laquelle ça fait effet. Les rougeurs ont diminué et sont complètement disparues en quelques jours. Je ne m’en sépare plus. D’ailleurs, ça marche pour plein d’autres bobos du quotidien et c’est devenu le premier réflexe de l’humaine : une égratignure ? Hop ! un coup d’Antigrat’ ! Une piqure de moustique ? Une gerçure ? Une coupure ? La truffe abimée ? Elle a désormais la réponse à tout.

Il parait que c’est l’extrait de centella asiatica qui a ces effets réparateurs quasi-imédiats, mais moi je pense que c’est un peu magique, quand même. Quoi qu’il en soit, rien n’avait marché avant sur ma peau de cochon et je peux vous dire que j’avais enchaîné les traitements vétérinaires, avec des cachetons, des crèmes et compagnie. Je ne m’en sépare plus et je me laisse même badigeonnée avec plaisir.

S’il faudrait avoir une seule chose à utiliser toujours sur soi, pour moi ce serait ce gel. Vous en avez, vous, des produits fétiche ?

Loulou

 

 

 

Mes résolutions pour la nouvelle année

J’entends souvent les humains parler de résolutions. L’humaine se plaint que la salle de sport est pleine à craquer pendant quelques semaines en début d’année et j’ai moi-même vu des listes kilométriques de choses que les humains auraient envie de réaliser, écrites parfois à la main.

En tant que chien, je ne me sens pas vraiment concerné par les résolutions, quelque soit leur nature, car, d’un côté, je ne suis pas tout à fait libre de mes choix (je veux dire que je pourrais décider de ne manger que du canard cette année, si l’humaine me nourrit que de dinde, qu’est-ce que je peux faire, au juste ?) et de l’autre, parce que je trouve ça inutile.

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Si, c’est vrai, c’est un peu con, les résolutions, avouez-le. Une fois par an, vous vous mettez à lister les changements que vous voulez faire dans vos vies et vous les liez à une date dans un calendrier. Sachant pertinemment que cette date est une convention sociale. Que vous pouvez donc prendre la même décision à n’importe quel autre moment de l’année. Mais vous, vous faites comme tous les autres, vous allez commencer un nouveau projet, un nouveau régime, une nouvelle étape dans votre relation, dès lundi. Ou le 1er janvier.

Je pense qu’il ne faut pas attendre des signes, chercher des excuses ou se cacher derrière son petit doigt. C’est probablement mon côté militaire qui parle, hein, si vous êtes du genre à faire des résolutions, ignorez-moi. Mais arrêtez de vous mentir et embrassez la procrastination. Parait que ça fait du bien.

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S’il y a, par contre, bien une chose que j’ai envie de faire cette année et que je ne peux pas encore et qu’en plus je dois attendre une date qui n’est même pas encore déterminée, c’est de prendre soin du petit têtard. On ne sait pas à quel moment son arrivée est prévue, enfin si, mais il n’y a rien de moins sûr. Moi j’ai hâte de voir sa bouille et en faire mon copain pour toujours.

Toujours lié à ce projet et à une date indéterminée dans la futur pas très proche, mais pas très lointain non plus, je connais une des résolutions de l’humaine : c’est de faire un autre marathon cette année. Elle a ses yeux rivés sur l’un, en fin d’année. Histoire de se laisser le temps de s’habituer à sa nouvelle vie et pouvoir surtout reprendre le sport, après le débarquement du têtard. Oui, on s’y prépare comme pour une guerre, j’adore.

Si l’humaine a envie de faire un marathon post partum, c’est plutôt une bonne nouvelle pour moi. Ca veut dire qu’on ira courir encore plus, qu’on va se réveiller tôt et profiter d’un Paris qui dort pour la plupart des gens et qui n’est là que pour nous deux, qu’on va se vider la tête et enchaîner les kilomètres et que ce sera un moment rien qu’à nous. Je commence aimer les résolutions.

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C’est pourtant marrant de se dire que les humains décident de faire et refaire des choses qui leur font apparemment très mal. Car, après ses marathons, l’humaine marche bizarrement pendant une semaine, elle crie chaque fois qu’elle s’assoit, elle pleure en descendant les escaliers et elle dit plus jamais. Et, après, quelques jours plus tard, elle cherche déjà un nouveau marathon à faire. Bizarres, ces humains.

Tiens, son dernier marathon, celui de Barcelone, elle a tellement aimé ces 4 heures de douleur, qu’elle les a immortalisées même dans un cadre. Elle a marché comme un canard pendant des lustres, mais elle continue à dire que c’est une expérience géniale et elle la recommande à tous ses amis. Moi je ne recommanderais jamais à mes copains un troupeau de moutons enragés, mais bon, on a déjà décidé que je ne comprenais rien aux bonnes résolutions non plus.

Vous en avez pris, vous, pour 2018 ? Il y a des choses que vous voulez absolument faire entre le 1er janvier et le 31 décembre ?

Whiskey

 

Danse avec ton chien

Les réseaux sociaux sont une mine d’or d’inspiration pour des activités rigolotes à proposer à votre chien pour le dépenser et occuper son esprit, car les deux sont aussi importante l’une que l’autre. Après notre runwithurdog (cours avec ton chien, pour les non anglophones), on a découvert Danse avec ton chien, un compte animé par Julia, 30 ans, qui habite dans le fin fond des Landes au milieu des vignes de l’Armagnac.
Pour Julia, les animaux sont une passion depuis toujours. Elle a 3 chevaux, 2 chiens et une quinzaine de poules. Sur les réseaux sociaux, Julia a rencontré une jeune fille incroyable, Juliette, qui vient juste d’avoir 16 ans et qui donne des conseils géniaux en dog dancing. C’est grâce à Juliette que Julia progresse. Toutes les deux ont ouvert un groupe Facebook, Danse avec ton chien. Dans ce groupe, on apprend aux gens à faire des petits tours faciles avec leur chien. Ils se filment et postent leur vidéo et nous, on leur donne des conseils.
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Même si animer une communauté sur les réseaux sociales et alimenter un site internet 2 à 4 fois par semaine prend beaucoup de temps, Julia le fait par passion : si je fais tout cela, c’est que j’aime le partage et qu’il y a beaucoup de personnes dans la même situation que moi : soit elle sont trop isolées pour pouvoir aller dans un club, soit elles ne sont pas à l’aise dans un club, soit elles sont dans un club et elles ont envie de partager et d’échanger. 
Julia a 2 chiens : Gipsy, une femelle berger australien rouge merle de bientôt 2 ans et Crackot, une setter anglais croisé golden retriever, de 5 ans.
Avec Crackot, elles ont vécu dans beaucoup d’endroits. Je l’ai prise dans le Maine et Loire, puis elle m’a suivie à Mont de Marsan dans une petite maison, pour finir ensuite à la campagne dans notre grande maison au milieu des vignes. Avec elle, Julia a découvert l’univers des clubs canins, l’éducation, l’agility et le canicross. Crackot n’est pas très intéressée par le dog dancing, elle préfère les activités beaucoup plus dynamiques et elle a vraiment un instinct de chasse très développé.
Gipsy est une boule de poils électrique et elle n’a connu que le grand air. C’est un chien d’extérieur et protecteur, un vrai chien de berger. Elle a été au club seulement 3 fois pour l’école des chiots et une fois, adulte, pour la socialisations. C’est avec Gipsy que Julia pratique le dog dancing et elle l’accompagne aussi lorsqu’elle court avec Crackot. Nous avons déjà essayé le canicross et le Canipaddle, 2 disciplines, qu’on aime beaucoup et qui nous rapprochent aussi 🙂
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J’avais envie d’en savoir plus sur le dog dancing, car, avec mon humaine on a aussi essayé cette discipline et, même si je ne peux pas dire que c’est mon truc, je l’ai trouvée bien sympa, mine de rien. J’ai donc demandé à Julia de nous en dire plus.
2. Comment as-tu découvert cette discipline ? La pratiques-tu avec tes 2 chiens ?
L’éducation des animaux me passionne depuis toujours mais je ne me sens pas à l’aise dans les clubs canins… En fait, je ne me sens bien que dans mon environnement, avec mon mari, mon petit bébé de 10 mois et mes animaux.
Pendant ma grossesse (2016-2017), j’ai été obligée de rester alitée pendant de longs mois… et pour moi, qui suis hyperactive, ça a vraiment été très très-très difficile. Je regardais des vidéos sur le tricot (oui j’ai tricoté plein de trucs à ma fille 🙂 ) puis j’ai embrayé sur des vidéos de travail en liberté des chevaux et je suis tombée sur une vidéo pour apprendre des tours rigolos à son chien…
Après mon accouchement, j’ai commencé à mettre en pratique ce que j’avais vu sur la vidéo à mon berger australien d’à peine 14 mois à ce moment-là. Elle apprenait à une vitesse incroyable et en redemandait. Je n’ai jamais eu un chien comme elle! Du coup, depuis Février 2017, je joue à lui apprendre des nouveaux tours toutes les semaines.
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3. Qu’est-ce que cela implique au quotidien en terme d’entraînements et comment arrives-tu à motiver ton Gipsy ?
Je prends 5 minutes par jour avec Gipsy soit pour retravailler des tours qu’elle maîtrise et qu’il ne faut pas oublier, soit, et c’est ce que je préfère, lui apprendre des nouveaux tours. Et, parfois, quand j’ai le temps, je fais 2 ou 3 sessions de 5 minutes dans la journée. Pas besoin de la motiver, dès qu’elle voit la sacoche de friandise et le clicker elle me propose plein de choses par elle-même pour avoir un petit bonbon.
4. Que devrais savoir quelqu’un qui a envie de découvrir cette discipline ? 
Le principal conseil que j’ai c’est de surtout le faire pour s’amuser avec son chien. Il faut éviter les séances trop longues (pas + de 5 minutes) ou vouloir aller trop vite. Il est important d’apprendre à se servir d’un clicker, l’apprentissage est meilleur et plus rapide. Aussi, si ce n’est pas le bon jour, pour le maitre ou le chien, reporter la séance à plus tard.
5. Y a-t-il des races de chien plus adaptés au dog dancing que d’autres ?
Les chiens les plus adaptés au dog dancing, ce sont les chiens joueurs, proches du maitre, pour certains tours il est préférable que le chien ait finit sa croissance et qu’il ne soit pas trop âgé non plus. Beaucoup de chiens peuvent le faire. Le dog dancing, on le fait pour s’amuser 🙂
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6. Quel est le pas le plus simple par lequel il faudrait commencer ?
Les tours les plus simples, je dirais, sont le tourne twist (le chien qui fait le tour sur lui-même soit dans le sens des aiguilles d’une montre soit dans le sens inverse), le slalom entre les jambes et plein d’autres petits tours, mais il faut venir sur le groupe Facebook pour connaître les suivants 🙂
7. Est-ce que tu trouves que certains types de musique parlent davantage à ton chien ? Quels sont ses goûts musicaux ?
Quand on choisit une musique en dog dancing, il faut que le rythme nous plaise déjà et ensuite que ça nous inspire une chorégraphie. Moi, j’aime bien les musiques Gitanes et espagnoles. Gipsy, elle aime que la musique me plaise 🙂
Vous pouvez découvrir l’univers de Julia et Gypsy sur  www.danse-avec-ton-chien.fr  ou sur leur chaîne Youtube : Danse avec ton chien Dog Dancing. Avez-vous déjà testé cette discipline ? Sinon, c’est peut-être le bon moment pour commencer 🙂
Whiskey

 

10 choses que vous ne saviez pas sur mon humaine

Mon humaine, je l’aime et je la connais par cœur. Mais comme notre communauté grandit de plus en plus, il y en a parmi vous qui ne nous connaissent pas encore très bien et je me suis dit que j’allais vous aider avec quelques éléments dont vous n’avez pas encore connaissance. Comme ça, vous saurez mieux à qui vous avez à faire.

Mon humaine vient de Roumanie. Oui, elle a entendu déjà toutes les blagues sur les accordéons et les pickpockets et elle en a inventés tout un tas aussi. Eh oui, il faut avoir de l’humour, dans la vie, mais surtout de l’auto-dérision 😀 C’est elle qui le dit.

Elle a fait Sciences Po. Paris et je vous dis ça parce que ça a l’air d’être bien important. En tout cas, je vois beaucoup de gens faire les yeux ronds quand ils entendent ça. Moi, je n’étais pas encore né, à l’époque, je ne sais pas si c’est vraiment un big deal ou pas, mais voilà, je vous l’ai dit et maintenant vous le savez.

Elle a travaillé à la radio pendant 6 ans. Elle a été découverte lors d’un événement organisé en Roumanie et a été recrutée dans la foulée, à 16 ans seulement. Par la suite elle a animé des émissions pour les jeunes même après son arrivée en France. Elle a une belle voix, on lui dit ça souvent.

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Mon humaine aurait voulu être un garçon. D’ailleurs, quand elle était petite, elle pensait que ça pouvait encore lui arriver. Jusqu’à ses 9-10 ans, elle a attendu que ça pousse 😀 Après elle a compris que c’était foutu. Elle n’a jamais eu une seule poupée de sa vie et elle en a horreur même maintenant.

Elle a toujours été sportive et depuis son plus jeune âge elle a fait plein de sports différents, du foot avec les garçons de son quartier, de l’équitation, du ballet et même de la boxe anglaise. Mais depuis qu’elle a rencontré l’humain et que je fais partie de sa vie, elle a un soutien quotidien et une motivation permanente à la maison. Et ça, c’est pas négligeable.

Elle adore les animaux, mais tous les animaux, sans exception, même les araignées. Elle a d’ailleurs eu tout un tas de bêtes étranges au fil de l’eau, pour le plus grand désespoir de ses parents qui n’en pouvaient plus d’accueillir des lézards, escargots, grenouilles, hamsters et autres créatures.

Elle adore les langues étrangères. En ce moment elle perfectionne son espagnol en écoutant des livres audio et en a dévoré une bonne vingtaine l’année dernière.

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Mon humaine est fan de photographie. Et de tout ce qui est artistique, en général, elle a une sensibilité pour tout ce qui est esthétique. Mais elle a découvert la photo lorsqu’elle travaillait dans la pub et elle a eu la chance de rencontrer quelques uns des plus grands photographes de notre époque. C’est à ce moment-là qu’elle a pris son premier reflex et a commencé à apprécier encore plus cet art.

Elle a rencontré l’humain dans un aéroport. Une nuit de Noël. En rentrant chacun pour visiter leurs parents pour les fêtes. Oui c’est romantique AF. Je vous raconterai tout ça un jour, si ça vous intéresse.

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Elle n’est pas fan de la grossesse et elle a hâte que ça se termine. Pour rencontrer le petit têtard, mais surtout parce qu’elle est frustrée de ne pas pouvoir faire tout le sport qu’elle a envie de faire (et ça implique beaucoup de sauts) manger des fruits de mer et récupérer ses abdos qu’elle adore. Mais ça, je vous l’avais déjà dit ici.

Vous en savez désormais un peu plus sur l’humaine et je vous prépare un article similaire sur moi-même, je suis encore plus intéressant que ça, bien évidemment. Si vous avez d’autres questions, je suis là pour vous 🙂

Whiskey