Comment je suis arrivé en prison (part 2)

J’ai commencé à te raconter la semaine dernière comment je suis arrivé en prison. Aujourd’hui je reviens avec la suite de l’histoire qui montre qu’une seule personne mal intentionnée peut bouleverser la vie de beaucoup d’autres, en un clin d’œil.

Quand son amie a appelé mon humaine pour lui dire que les flics étaient à notre porte, elle est restée sans voix. « Pourquoi ? » se demandait-elle et les pires raisons du monde lui venaient à l’esprit en même temps. La vraie, était bien plus bizarre que la réalité. Car pendant qu’elle allumait sa clope, la copine de mon humaine n’a pas fait attention à la vieille folle du quartier qui s’approchait de nous en boitant.

Elle l’a remarquée quand elle était déjà bien proche et qu’elle tendait sa main vers moi. Par dessus ma tête, comme il ne faut jamais approcher un chien. L’amie de mon humaine ne me connaissait pas assez pour décider si c’était une bonne idée de laisser des inconnus me toucher ou pas, alors elle lui a demandé de ne pas le faire. Sauf que la vieille l’a envoyée bouler, en disant qu’elle me connaissait. Si tel est le cas, je n’en ai aucun souvenir. Et je pense que je n’aurais pas oublié cette odeur d’aigre et de vodka pas chère.

Dans tous les cas, ce que j’ai vu, c’était une inconnue étrange qui rentrait dans mon espace vital en levant une main et en marchant de manière menaçante. En plus, juste avant de me toucher, elle a trébuché ou perdu son équilibre, dans tous les cas j’ai enregistré ce mouvement précipité encore plus bizarre que le reste. J’ai donc fait un bond et chiqué le mollet de cette bizarre créature, pour la dissuader de m’approcher. Et mon plan a bien fonctionné : elle avait tout sauf envie de me toucher, par la suite. J’étais assez fier de moi, avant de comprendre ce qui allait m’arriver.

Comme la plupart des borders, je vise les mollets en premier, déjà parce qu’ils sont accessibles et après parce que c’est ce qu’on fait aux moutons égarés, je te rappelle. Eh oui, va lutter contre ta nature, je t’en prie. La blessure de cette vieille était superficielle, une petite égratignure et même pas une goûte de sang, mais le problème est que la scène a eu lieu en face du bar juste en dessous de notre immeuble.

Le patron de ce bar était (et probablement l’est encore) une espèce de Grinch qui déteste le monde entier sans exception et sans aucune raison particulière. En voyant la vieille folle en train d’inspecter son mollet et l’amie de mon humaine choquée par la situation, il a trouvé bien d’appeler les pompiers et la police, même si la vieille lui a répété plusieurs fois que ce n’était pas nécessaire, car elle allait bien et qu’elle n’aurait pas du essayer de me toucher.

Rien à faire, il les a appelés quand même. Les pompiers sont d’abord arrivés, ont constaté et désinfecté la griffure et ont demandé si j’étais vacciné. Doooh ! 😀 Ensuite deux policiers ont débarqué, mais, entre temps, l’amie de mon humaine m’avait déjà ramené à la maison en tremblant et s’apprêtait à partir à son examen, encore sous le choc. Sauf que les deux policiers ne voulaient pas la laisser partir, ont demandé du renfort et à voir les propriétaires du chien.

Justement, mon humaine était partie en catastrophe de son travail. Mais l’heure et demi de transports pour arriver à la maison a été bien longue. Plein de pensées sombres la hantaient et l’adrénaline l’avait complètement envahie. Tout son sang était dans les mains, elle les sentait pulser, impatientes d’agir, mais elle se sentait impuissante, bloquée dans un train à l’autre bout de l’île-de-France.

Elle a prévenu l’humain de ce qui se passait. Il est parti à toute vitesse du bureau à son tour. Elle n’arrêtait d’appeler son amie qui était carrément traumatisée, la pauvre. Elle ne savait pas quoi faire, ni comment retenir les policiers pour qu’ils puissent parler directement avec mes humains. L’humaine a parcouru à toute vitesse la distance entre la gare et l’appartement.

Mais une fois arrivée en sueur, elle n’y a retrouvé que son amie en train de pleurer sur le paillasson : « Je n’ai rien pu faire, ils l’ont embarqué. Il est au poste de police du 5ème arrondissement ».

La suite, tu t’en doutais, ce sera pour plus tard 😀

Whiskey

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Objectif sur Lola Ledoux – une tête d’ange, une main de maître

On me demande souvent qui prend mes photos pour le blog ou les réseaux sociaux. Eh bien, ça dépend. Mon humaine a la chance de connaître des photographes très douées, d’avoir des amies très patientes, un humain très gentil, malgré les commentaires acides qu’elle fait en permanence « c’est flou » « c’est pas centré » « je ne suis même pas dessus » 😀 et un trépied 😉

Mais, pour vous faire une petite confession, moi je préfère quand on travaille avec des jolies filles. L’une de mes préférées est Lola Ledoux. Lola, je l’aime parce qu’elle est belle, elle sent bon et elle fait des bruits bizarres avec sa bouche pour attirer mon attention et pour que je regarde la caméra. Mais surtout parce qu’elle est une vraie pro, elle sait me mettre à l’aise et en confiance, elle rigole bien avec l’humaine donc je suis heureux de la voir à chaque fois.

Je l’ai rencontré sur la plage, notre premier rendez-vous a été pendant les vacances d’été. Elle m’a fait courir dans l’eau avec l’humaine, j’ai adoré. J’ai tout de suite accroché avec sa personnalité sensible et sa douceur qu’elle fait transparaître dans les photos.

Lola est photographe animalier. Savez-vous en quoi ça consiste ? Eh bien c’est immortaliser l’image d’une boule de poils adorée par ses maîtres ! Ceci dit, qu’ils soient à poils, à écailles ou encore à plumes, je suis apte à tous les photographier. Je peux autant photographier l’animal seul, en tirer le plus beau de sa personnalité, qu’avec ses propriétaires. Dans ces cas là, je transforme notre rencontre en moment de partage, pour que tout le monde se détente et que la complicité naturelle ressorte en image.

Comment en est-elle arrivée là ? Eh bien, ce fut un parcours semé d’embûches. Travailler avec des animaux, c’était un rêve pour Lola. Comme plein de petites filles, elle aurait voulu devenir vétérinaire. Puis, quand elle a compris qu’elle devrait opérer des animaux et surtout, en euthanasier certains, c’était cuit. Je suis trop empathique et je n’aurais jamais supporté de voir les propriétaires souffrir, pleurer… dit elle.

J’ai alors cherché partout et pensé à la police montée, la garde républicaine. J’ai fait de l’équitation, j’aimais bien le monde de la police. Et là le comble : j’étais trop petite. Je ne savais pas que certains métiers demandaient une taille minimum !

Vient alors une période compliquée où je me demande vraiment ce que j’ai envie de faire. J’étais très moyenne à l’école et pas du tout motivée.

Pour résumer, c’est au lycée que je découvre l’option Arts Plastiques et que je découvre peu à peu la photo. Après avoir entamé une école photo, je me lance dans une spécialisation animalière en dernière année qui me colle à la peau depuis.

J’ai demandé à Lola de m’en dire un peu plus sur son métier, sa méthode de travail, sa passion et son amour pour les animaux. Il y en a, peut-être, parmi vous qui voudraient devenir un jour photographe animalier. Voici ce que Lola en dit sur ce métier qui fait rêver.

Quel est le rôle des animaux dans ton quotidien ? Te sens-tu proches de toutes les bêtes ou as-tu une attirance particulière pour certaines ?

On pourrait croire que j’ai été bercé dans mon enfance par un monde rempli d’animaux. Que nenni, je ne sais pas d’où me vient cet amour des animaux, mais j’ai toujours été fascinée et attirée par eux. D’un naturel très timide et réservé, je n’ai jamais vraiment eu confiance en moi. Et avec les bêtes, je me sens toute autre. Je ne réfléchis plus du tout, je peux me trouver dans n’importe quel état, ils me rendent heureuse. Je ne suis pas obligé d’être à leur contact : les regarder peut m’occuper des heures durant. Du coup je pourrais dire que les animaux jouent un rôle primordial dans mon quotidien, la vie serait tellement triste sans eux. Mon premier animal a été mon chien, parti en mars dernier… Que j’ai quémandé à ma mère pendant 5 ans ahah ! Je me sens proches de tous les animaux, et j’aimerais en voir en vrai encore des tas.

Comment choisis-tu tes sujets pour les créations ?

Pour les shootings de créations personnelles (comme la série complicité), je tente de réaliser des scènes qui me font ou m’ont fait rêver. Certaines petites filles s’imaginent en princesse, moi je voulais voir des animaux. Certes, je n’apparais pas sur les images, mais j’essaye d’y sublimer des personnes avec ces magnifiques animaux. Ce ne sont donc pas des commandes, c’est le travail de toute une équipe (modèle, maquilleur, coiffeur, propriétaire des animaux…) qui s’entend avec mes idées qui donne ces résultats.

Tu as déjà fait des shootings avec des rats ou des serpents. Quelles sont les difficultés qu’on rencontre quand on travaille avec ce genre d’animaux en studio ou à l’extérieur ?

La principale difficulté que l’on rencontre avec ces animaux, c’est qu’ils ne sont pas spécialement (voir pas du tout pour le serpent) réactif à la nourriture. La friandise est la principale technique d’attention qu’on utilise chez les autres animaux gourmand, qui permet d’avoir un regard. Aussi, ils ne sont pas « éduqués ». Bien que je sois déjà tombée sur des chiens qui n’obéissaient pas trop, ou hyper actifs, un serpent ou un rat ne connait pas « pas bouger » ahah. Du coup c’est un réel travail de patience et de réactivité. Je n’ai pas le droit à l’erreur.

Quel a été ton shooting préféré jusque là et pourquoi ?

Ca peut paraître bateau, mais je n’ai pas du shooting préféré. Ou alors, je pense que mon shooting préféré est à chaque fois le dernier que j’ai réalisé. J’aime mon métier, j’aime rencontrer des animaux. Nouer une relation, créer des compositions, jouer avec la lumière… Et surtout faire plaisir aux gens. Quand je vois leurs sourires à la fin, leurs jolis mots, je suis ravie. Du coup, chacune de mes séances photos est ma préférée !

Quel a été le plus gros challenge que tu as rencontré ?

Mes plus gros challenges sont quand j’ai plusieurs animaux à placer en plus d’un modèle. Je prendrai l’exemple de la séance avec les rats (ça court partout et à une vitesse !), ainsi que celle avec des chatons pour Noël, ou encore la dernière en date avec quatre chiens loup. Je me met toujours une grosse pression. Déjà ce sont des séances dures et longues à organiser, puis le jour J je me dit que je ne peux pas rater le coche, tout est entre mes mains, tout le monde attend un résultat à la hauteur. Et mine de rien, placer des animaux qui ne sont pas comme des mannequins à qui on dit « pose ta main là, mets-toi de profil, marche s’il te plait », ce n’est pas si facile ! Et quand tout le monde est bien placé, il faut que le modèle le soit aussi ! Et que personne ne ferme les yeux, que le chien ne baille pas à ce moment là… Ahah mais c’est ça que j’adore aussi !

Quels sont tes animaux préférés à prendre en photo ?

C’est une question compliquée, en plus je pense ne pas avoir pris beaucoup d’animaux différents en photo jusqu’à présent. Je dirais que les plus réactifs et ceux qui ont le plus de personnalité dans les yeux, dans mes photos pour le moment, sont les chiens. En dehors de ça, j’aimerais tous les photographier !

Comment fais-tu pour capter l’attention et le regard d’animaux si variés ? 

Ca dépend de l’animal. La plupart du temps de la nourriture, un mot fétiche (sousoupe  pour toi, Whiskey, hein!), ou un jouet qui fait du bruit suffisent. Mais je suis déjà tombée sur un cas de chien anciennement maltraité qui n’était pas du tout réactif à tout ça, et c’est seulement le temps ainsi que la patience, la confiance qu’il a su m’offrir qui ont donné un résultat au top.

Tu arrives à mettre en lumière la complicité entre les humains et les animaux, comment fais-tu ? Est-ce lié à ta personnalité ou fais-tu de la magie ? 😀

Je pense que déjà ce qui est fort c’est LA complicité de l’humain et l’animal. Et ça, je n’y suis pour rien. On tisse de si beaux liens avec nos bêtes, ça ne peut que se ressentir. Je mets les gens en confiance, je tente de gagner celle de leur animal, on rigole, on passe un beau moment. Moi, je tente de capturer ces jolis laps de temps, ces regards, rires et sourires pour les graver pour toujours !

Quel serait ton rêve le plus fou dans la photo ?

Mon rêve le plus fou est énorme et sur le long terme. J’adorerais faire une sorte de tour du monde, partir comme une Ranger dans des lieux sauvages… Rester des jours à traquer la présence d’animaux plus beaux les uns que les autres, faire un campement pour dormir. Je suis parisienne de naissance, mais j’aimerais vivre de voyages et de découvertes. Il y a tellement d’endroits et d’animaux à voir ! Rien que d’y penser, c’est vraiment ça, mon rêve !

 

Alors je ne sais pas vous, mais moi j’adore découvrir des métiers et des projets comme ceux de Lola. C’est d’ailleurs elle qui a pris toutes les belles photos de cet article. Si vous voulez découvrir davantage son univers, jetez un coup d’œil à son site.

Whiskey

Le frère à l’autre bout du monde

Oui, c’est bien ça, j’ai un frère à l’autre bout du monde. Et ça me fait chier. Quoi de pire que de penser être le seul fils et se retrouver, 5 ans plus tard, avec un frère qui t’a précédé de 7 et qui vit à l’autre bout du continent ? Quand mon humaine me l’a annoncé, j’ai failli hurler à la lune. Il s’appelle Micha. Il a 12 ans aujourd’hui et elle l’a eu avant de quitter son pays, il y a plus de 11 ans.

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J’ai voulu tout savoir sur cet intrus, bien évidemment. Et elle n’a pas eu du mal à me confesser tout l’amour qu’elle lui porte. Malgré mes grognements. Voici son histoire.

Mon humaine est fille unique, comme Le coussin péteur 😀 N’ayant pas de frères ou sœurs, elle a toujours eu une sensibilité à part pour les animaux en général et les chiens en particulier. Quand elle était gamine et qu’elle passait ses vacances chez ses grands parents, elle était entourée de gros chiens de berger, car ils ont des troupeaux de moutons. Je rêve d’y aller une fois, histoire de faire la loi avec ces ovins 😀

Les chiens l’ont toujours aimée et elle a avec nous une connexion spéciale. Mais elle n’a jamais pu en avoir un à la maison, car elle vivait en appartement et ses parents n’en voulait guerre. Ceci dit, elle a eu toute sorte d’autres bestioles : un aquarium avec plein de poissons tropicaux, des perroquets, des colombes, des lapins, des hamster, des cochons d’inde, des escargots, des têtards ;), un lézard et même un chat. Pas tous en même temps, hein ! Mais pour le chien c’était toujours niet.

Sauf que mon humaine est bien insistante et elle a réussi à les avoir à l’usure. Quand elle a commencé la fac, ses parents ont accepté l’idée de prendre un chien, mais seulement s’il était bien petit. Ce qui n’était pas l’idéal, car mon humaine adore les gros molosses 😀

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Eh bien, un petit chien c’est mieux que pas de chien du tout, donc elle a accepté et elle est rentrée un jour à la maison avec un bébé bichon havanais récupéré chez une copine véto. Ce fut l’amour fou, elle passait des heures à le chouchouter, à le balader, à jouer avec.

Moins d’un an après l’arrivée de Micha dans sa vie, elle a eu la possibilité de partir en Erasmus à Paris. Possibilité qu’elle a prise volontiers, car elle était censée y passer une année universitaire. Sauf que 10 années universitaires plus tard, elle y est encore, parce que la vie est ainsi faite.

Au début, c’était parce qu’elle avait été acceptée à Sciences Po. Paris, après parce qu’elle voulait faire un stage dans une entreprise française, après parce qu’elle a trouvé un boulot qui l’intéresse, après parce qu’elle a rencontré l’humain. Fait est qu’elle n’est plus jamais rentrée en Roumanie pour y vivre.

Et Micha dans tout ça ? Eh bien, les premières années à Paris, mon humaine les a passées en résidence universitaire. Faut dire qu’il est strictement interdit d’avoir un animal quelconque dans les 9 mètres carrés de ces « apparts ». 

Plus tard, quand elle a enfin aménagé dans un vrai appartement, elle a demandé à ses parents d’amener Micha pour vivre avec elle. Mais, à ce point, ils s’y étaient beaucoup attachés. Et ils ont refusé. Mon humaine a été déçue, elle avait enfin réuni toutes les conditions pour faire venir son chien. C’est juste qu’entre temps, il n’était plus son chien.

Ça l’a fait beaucoup souffrir, mon humaine. Mais elle a compris que pour ses parents c’était important et, petit à petit, elle s’y est faite. Quelque temps plus tard, elle a trouvé un vieux chat dans la rue. Elle s’est dit que c’était un signe du destin et elle l’a ramené à la maison. Et quand elle a rencontré l’humain et qu’ils se sont installés ensemble, ils ont voulu aussi avoir un chien. C’est comme ça que je suis arrivé dans leur vie.

Et même si je râle parce que je ne suis plus ni fils unique, ni unique fils, je suis content de savoir qu’il a ouvert pour moi la route 😀 Ce petit con.

Whiskey

 

Comment je suis arrivé en prison (part 1)

Il y a des histoires qui te marquent à tout jamais. Et d’autres qui se prélassent sur ton pelage comme l’eau de pluie sur les plumes d’un cygne. Celle-ci fait un peu partie des deux catégories à la fois. Je vais te raconter aujourd’hui comment je suis devenu un infracteur dangereux, arrêté et incarcéré par la Police parisienne. Moi et ma tête toute innocente.

Mais, avant tout, laisse-moi te dire un peu sur mon caractère. Si tu ne connais pas les border collies, sache que nous sommes… quelque peu méfiants. Pour ne pas dire des « complètes flipettes » comme dirait mon humaine. Je ne pense pas que je sois plus peureux que d’autres, mais disons juste que si les choses ne se passent pas exactement comment je les imagine dans ma tête, j’ai tendance à devenir suspicieux.

Ça ne date pas d’hier, d’aujourd’hui. Non. Je pense que c’est dans mes gènes, de la même manière que l’instinct de contourner un troupeau de moutons et me mettre bien en face de l’humain qui les accompagne, « à midi » comme on dit dans ce métier. Je vous raconterai, d’ailleurs, un jour mon expérience avec les moutons, c’est assez rigolo.

Je suis donc du genre à ne pas apprécier ce qui sort de l’ordinaire, par rapport aux humains : ceux qui crient, qui sentent l’alcool, qui boitent, qui courent de manière désordonnée. Je ne suis pas très tolérant, m’a-t-on dit. Soit. Un jour de juillet, quand j’avais à peine 1 an et demi, j’ai découvert pourquoi parfois je devrais peut-être tenter de l’être.

La meilleure amie de mon humaine se trouvait chez nous pour quelques jours, le temps de passer des examens. Mon humaine travaillait à l’époque très loin de la maison, vers Versailles. Elle passait plus d’une heure et demi dans les transports à l’aller comme au retour. Ce point est important pour la suite de mon récit, retenez-le. Avant de partir au bureau, elle avait demandé à son amie de me sortir avant de partir à son épreuve. Comme ça, j’aurais droit à une balade supplémentaire 🙂

Elle était loin d’imaginer ce que cette simple demande allait générer comme effet papillon par la suite, dans nos vies et ce qu’une simple balade allait engendrer comme réaction en chaîne. Car, comme promis, son amie m’a bien sorti ce jour-là. Elle m’a mis la laisse, a pris un sac pour les crottes, son téléphone, les clés.

Nous sommes descendus en bas de l’immeuble. L’amie de mon humaine a baissé sa tête pendant quelques secondes pour allumer une cigarette et c’est tout ce qu’il a fallu pour faire basculer ma vie. Deux minutes après, elle appelait mon humaine : « Il faut que tu viennes vite à la maison. Les flics sont à ta porte ! »

Je vous raconterai la suite bientôt, il y en a qui ont des choses à faire 😀

Whiskey

5 comptes Instagram dans lesquels je retrouve mon malheur d’ancien fils unique

Sur Instagram on trouve plein de comptes et de styles différents, mais on ne se retrouve pas dans chacun d’entre eux. En ce qui me concerne, j’ai un faible pour ceux avec deux chiens. Peut-être parce que j’essaie de trouver une explication logique au fait que l’humaine s’est dit un beau jour qu’un deuxième chien serait une bonne idée et me rassurer sur le fait qu’elle ne soit pas la seule dingo dans la nature.

J’aime bien Le coussin péteur, mais j’étais pas mal dans le rôle du fils unique et cette chieuse me pique constamment mes jouets. Du coup, ça me fait du bien de voir d’autres malheureux comme moi qui partagent leur vie avec un petit nouveau que j’imagine chiant et collant. Oui oui, je sais de quoi je parle.

Voici donc ma sélection de 5 comptes Instagram que j’adore suivre par empathie :

Le compte de Floriane est plein de jolies photos de ses deux chiennes  Nala et Night, de sorties canicross et tests de matériel en pleine nature. Vous allez découvrir un univers très girly et envoutant, car elle partage avec beaucoup d’amour sa relation avec ses deux acolytes, avec ses bons et ses mauvais côtés.

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Team Crevette : au début il y avait Laura et Swanna, deux chicas pleines d’énergie avec des énormes sourires sur la ligne de départ des canicross 🙂 Depuis peu, il y a aussi Kheops un jeune Podenco Canario que Laura a adopté d’un refuge en Espagne. Eh oui, car Laura a un cœur aussi grand que son joli sourire. Swanna, ma chérie, je te plains, il est déjà plus grand que toi à 5 mois seulement et avec ce regard de tombeur, je suis sûr qu’on lui tolère tout.

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Chloé et son wild pack : ma petite Chloé est une sportive de haut niveau, une pile électrique et une sensibilité hors paire. Elle est une flèche sur les trails les plus rudes et une passionnée de canicross comme j’en ai rarement vues. Elle a adopté d’un coup ces deux belles créatures longilignes, Kenïa et Plum, qui partagent son quotidien et son amour pour les sorties en plein air depuis quelques mois, en attendant qu’elles soient enfin assez grandes pour se lancer sur les parcours avec leur maîtresse.

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Dans la vie d’Audrey il y avait une rouquine berger australien, Moon. Aujourd’hui, elle a fait de la place pour accueillir également une superbe border collie, Lou. Une maison plein de chiens et d’enfants est une maison heureuse 🙂 Si, en plus, ils sont tous beaux comme chez Audrey, c’est encore mieux et plus agréable à regarder. Jetez juste un coup d’œil à leurs photos, vous allez comprendre.

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Sur son compte, Hélène partage son affinité pour tout ce qui est esthétique : de jolis paysages, des couchers de soleil à couper le souffle, des voyages à l’autre bout du onde, l’architecture parisienne, ses sorties running et ses deux dalmatiens. Beaux gosses tous les deux et de sacrés bonnes gueules, ils sont fans de canicross et pas fans de Cruella DeVil.

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J’avoue que finalement avoir un deuxième chien à la maison n’est pas si mal que ça. Avec Loulou on se marre pas mal en fin de compte et même si elle pue de la gueule, je ne vois pas ma vie sans sa petite tête ridée et son caractère de cochon. Je pense que si vous avez des frangins vous voyez de quoi je parle 😀

On est donc d’accord : si vous n’avez pas encore de chien, dépêchez-vous d’en adopter. Et si vous en avez déjà un, allez vite en adopter un autre :))

Whiskey

 

Avant/après des abdos de mon humaine

Je vous expliquais dans l’article d’hier que mon humaine travaille avec ABC Coachs sportifs, des pros de la nutrition et du coaching sportif, pour atteindre des objectifs très personnels, dont je vais vous en dire plus.

Parmi les certitudes que j’ai sur mon humaine, celle-ci est la pierre angulaire : il y a 6 choses qu’elle aime le plus au monde : ses abdos. Depuis ses 12 ans elle les a toujours travaillés pour qu’ils soient forts et dessinés.

Ce n’est pas habituel de travailler ses abdos à 12 ans, vous me diriez. Peut-être, mais mon humaine n’est pas comme toutes les filles que vous avez rencontrées. Elle ne s’est jamais préoccupé pour des choses très girly et elle n’a jamais eu une seule poupée dans sa vie. Elle a grandit entourée de garçons et les garçons font la bagarre. Elle a la personnalité pour vite s’intégrer dans ces communautés et prétendre à une place d’alpha. Mais sans les abdos, c’est compliqué.

Elle a toujours vu son corps comme un outil fonctionnel, qu’il faut endurcir et amener au plus haut de ses capacités pour être toujours prêt. Prêt à quoi ? A tout. C’est pour ça qu’elle prend un plaisir fou et s’émerveille encore quand, avec ce super outil, elle arrive à dépasser de nouvelles épreuves comme parcourir les 42,195km d’un marathon ou faire de la place dans son corps à un petit têtard.

Ses deux ans de boxe lui ont appris que les abdos sont la base d’un corps solide et endurant. On commence chaque entraînement par vous le répéter. Donc, avoir des abdos en béton c’est qui elle est, ça fait partie de mon humaine depuis toujours.

Quand le projet bébé a commencé à devenir un sujet pour elle et l’humain, sa première pensée est allée à ses abdos. « Adieu six pack » elle s’est dit en soupirant.

Mais avant de faire l’impasse sur ses tablettes de chocolat, elle voulait découvrir leur full potential et les sculpter comme ils le méritent, pour en garder un souvenir et une vive source de motivation pour l’après.

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Avec ABC Coach ils se sont mis d’accord sur un programme qui devait durer 4 mois et qui lui convenait parfaitement, même s’il était assez atypique (je vous en dirai plus bientôt). Sauf que, de manière assez imprévue, 2 mois et demi plus tard, l’humaine apprenait l’existence du petit têtard, ce qui a changé, mine de rien, ses projets.

De toute manière et même si elle n’a pas pu aller jusqu’au bout du plan d’entraînement et de nutrition, ses abdos n’ont jamais été si visibles. Son taux de masse grasse n’a jamais été si bas et celui de masse musculaire si important. Donc le plan fonctionnait, dommage qu’elle n’ait pas pu vous faire un joli avant après, comme elle aurait voulu. Je vous en fais un dans l’autre sens, avec ses abdos au mois d’août (plus haut), avant que le petit têtard prenne possession du six pack et ce qui reste de ses abdos aujourd’hui 🙂 (ci-dessous).

Disons qu’en ce moment tout ce qui lui reste à faire est d’essayer de limiter les dégâts, le temps qu’elle pourra reprendre la main sur ce qui arrive à son corps.  Car, pour le moment, ses abdos, comme l’ensemble de son corps sont pris en hottage par le petit têtard qui s’y est installé et fait comme chez lui.

Il a intérêt à être vachement bien, ce gosse, avec tous les efforts que ça implique. C’est l’humaine qui le dit.

Vous l’aurez compris, j’ai une humaine obsédée par ses abdos et, heureusement, elle a trouvé des coachs qui l’encouragent et la suivent dans le procès de construction / dé-construction / reconstruction. Car ABC Coach ont l’habitude d’accompagner tout plein de profils différents et même des femmes enceintes.

Je sais que mon humaine est plus rassurée de les savoir pas loin et échanger avec eux sur le nouveau plan d’entraînement et nutritionnel adapté à sa condition actuelle. Et une chose est sûre, tant qu’elle pourra, elle va continuer le sport 🙂 Je vous raconterai les changement dans notre routine et son alimentation au fur et à mesure.

Les abdos sont-ils aussi importants pour vous ?

Whiskey

ABC Coach – le coaching sur mesure

L’humaine et moi, on adore le canicross. Mais comme on ne s’entraîne pas pour le Jeux Olympiques (même si on espère qu’un jour ce sport fera partie de la panoplie !) on court pour notre plaisir. Cela n’empêche pas avoir des objectifs personnels et se donner les moyens de les atteindre.

Mes objectifs sont de m’éclater et lui faire plaisir. Les siens dépassent les limites d’un seul sport et ils sont souvent purement esthétiques. Mais, pour les atteindre, c’est souvent compliqué de trouver un bon programme et le respecter à la lettre, surtout de nos jours, quand l’information est partout et on peut trouver tout et n’importe quoi sur internet.

Comment choisir son coach sportif ?

Bon, en ce qui concerne les programmes sportifs, c’est souvent n’importe quoi 😀 C’est pour cette raison que le moyen le plus fiable reste de s’adresser à des spécialistes. Des coachs sportifs, il y en a aussi plein, il suffit de jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux où tout le monde s’improvise pro et donne des conseils, des fois sans avoir la moindre formation.

D’autres fois, malgré la formation et les résultats, le style d’une personne en particulier peut ne pas vous correspondre. L’humaine a déjà travaillé avec plusieurs coachs personnels et leur méthode de travaille ou des fois même la personnalité, ne correspondaient pas à ses attentes. Du coup, je ne les ai plus revus. Mais ça, c’était avant de rencontrer ABC Coach sportif. C’est arrivé au début du mois de juillet et l’humaine a vite été conquise par la manière très personnalisée de travailler qu’ils adoptent.

Nous déterminons les objectifs grâce à un rendez-vous bilan personnalisé pendant lequel nous demandons les objectifs précis de nos clients. Nous faisons également le tour des antécédents médicaux, du niveau sportif et de l’alimentation de la personne que nous allons coacher.

Cela nous permet de donner des conseils sur la faisabilité des objectifs en fonction des moyens que les personnes qui nous contactent sont prêtes à mettre en oeuvre. Nous demandons également les activités que les gens aiment pratiquer, car vu que nous avons des diplômes STAPS, cela nous permet de varier plus les activités, explique Nicolas, l’un des coachs.

Nous tentons de faire tout l’inverse des programmes en lignes actuels qui ne sont pas du tout personnalisés. Après le rendez-vous bilan, nous adaptons chaque séance suite à un échange sur la précédente. Cela nous permet d’ajuster le contenu en temps réel. Le coach référent est un vrai professionnel qui reste disponible en cas de question même entre les séances.

C’est justement ce qui a plu à l’humaine dans cette approche. Même si le programme sur lequel elle s’est mise d’accord avec  ABC Coach est un suivi à distance, elle s’est sentie plus suivie qu’avec d’autre plans d’entraînement qu’elle mettait en pratique avec d’autres coachs. Parce que ABC Coach ne font pas un planning sur 3-4 mois et basta. Non.

Ils envoient les séances l’une après l’autre et ils prennent des nouvelles après chacune. Ils veulent savoir quels ont été les résultats, dans combien de temps vous avez pu faire tel ou tel circuit, quels ont été les difficulté, si vous avez des courbatures. Ils demandent si vous respectez la partie nutrition, car ils travaillent avec des nutritionnistes qui sont capables de vous faire un menu sur mesure pour vous aider à arriver à vos fins.

Et ce, parce que la partie nutrition est super importante : selon moi, la bonne répartition pour avoir des résultats optimaux est 60% d’alimentation. Dans les 40% restants, on  divise à moitié entre travail cardio et renforcement musculaire. Mais tout cela ne fonctionne que si les personnes réussissent à avoir un temps de récupération suffisant, explique Nicolas.

Comment fixer ses objectifs ? 

Pour se fixer des objectifs réalistes, il faut bien se connaitre soi même (ou être encadré par quelqu’un) de façon à être capable de sortir de sa zone de confort tout en respectant les règles de sécurité qui permettent de ne pas se blesser et donc de perdurer.

La clé est la régularité sportive et alimentaire « accessible », c’est à dire pas trop drastique pour pouvoir obtenir de bons résultats et progresser tout le temps et en se fixant des dates butoires qui permettent de maintenir une motivation constante.

Cette philosophie est aussi simple qu’efficace. Quand on s’impose trop de contraintes, on finit souvent par tout lâcher d’un coup. Alors que si on suit un programme qui colle le plus possible à nos habitudes, on a plus de chance de s’y tenir.

Ceux qui font appel à ABC Coach ont des buts et des profils assez différents. On y trouve ceux qui :

– désirent perdre du poids ou dessiner leur silhouette,

préparent un évènement spécifique (course à pied, trail, treck, ski…)

– souhaitent juste se recentrer autour de leur bien-être,

– souhaitent accompagner leur vieillissement dans les meilleures conditions possible,

Et aussi les entreprises (pour les évènements team-building ou les séances hebdomadaires).

 

En ce qui concerne l’humaine, elle fait plutôt partie du premier groupe. Pour ce qui est de ses objectifs, je vous en dirai plus demain, car il y en a qui ont des choses à faire par ici.

 

L’humaine va faire un mini-humain

Cela fait quelque temps que je sens comme un changement de l’odeur de l’humaine. Avec Loulou, on n’a pas arrêté de sentir ses cheveux : sa tête est entourée d’un nuage de phéromones, ça sent trop bon. On ne va pas nous mentir, nous, il se trame quelque chose de louche avec l’humaine. La cause ? Un petit têtard. Ses mots, pas les miens.

On ne l’a pas encore vu, même si elle nous a sorti une vieille photo toute floue en noir en blanc en disant que c’était ça. Bon, ça ne ressemblait à rien. En tout cas, ça fait presque 4 mois que ça dure, cette histoire et ce n’est pas prêt à se finir, il paraît que ça prend encore 5 pour qu’on arrive à le voir. Ou la voir, on ne sait pas.

L’humaine a été d’humeur massacrante ces derniers temps. Elle râlait avant, certes, c’est dans sa nature, mais ça n’a rien à voir. Là, elle n’arrêtait pas de dire qu’une gueule de bois qui dure des mois ça va bien, mais c’est quand même méga relou et qu’il serait temps que ça s’arrête sinon elle finira par buter quelqu’un.

Son comportement était devenu bizarre aussi : elle cherchait quelque chose dans les toilettes plusieurs fois par jour, elle les regardait de très près. J’ai essayé de l’aider à trouver plus vite, mais nos deux têtes ne rentraient pas dans la cuvette en même temps.

Je suis assez content de cette nouveauté, mais ce têtard m’a un peu pénalisé sur mes sorties de canicross, car l’humaine en a annulé pas mal pour aller chercher des trucs dans les chiottes. Et le manque d’endorphines post running ne la mettait pas de bonne humeur, je vous le dis 😀 Mais dieu merci, ça va mieux pour moi, car dernièrement elle est en forme le matin et on a repris notre rythme habituel. Bon, elle se laisse un peu plus traîner, il me semble. Elle s’assoit dans son baudrier et me laisser faire le plus dur, mais ça ne me dérange pas, j’aime bien l’effort.

Tout le monde me dit que ma vie va changer une fois le petit humain parmi nous et j’en suis ravi, ça me fera une source d’amusement en plus, les humains c’est trop rigolo ! Et vous, avez-vous des petits têtards autour de vous ?

Whiskey 

BasicRunners – des sportifs basiques, car le sport c’est la base

L’humaine a fait des réseaux sociaux une religion. Bon, un métier aussi. Elle commence ses journées avec un petit passage sur Instagram, avant même de sortir du lit. En fait, elle ouvre l’œil et la porte de la chambre pour qu’avec Whiskey on puisse lui sauter dans les bras, nous fait des câlins et flâne entre les posts en cherchant la motivation de commencer la journée.

Elle fait après un tour sur Facebook, lit quelques tweets, se marre toute seule, nous refait des câlins et lit des blogs pendant qu’elle prend son petit déj. Elle regarde des vlogs sur Youtube pendant qu’elle se brosse les dents.

Dans ses périples, elle a trouvé des gens absolument fascinants. Certains d’entre eux, elle les a rencontrés en vrai et je peux dire que j’ai moi-même eu le plaisir de les connaître. Mon dernier coup de cœur est Lucky, le Cavalier king Charles d’un des BasicRunners.


Quand je dis que c’est un coup de cœur, c’est plutôt pour dire qu’il en a eu un pour moi. Car je ne m’intéresse que très peu aux avances des autres canins, je suis une princesse, bordel de merde !

L’humaine avait découvert le compte Instagram et le blog des BasicRunners et ils avaient l’air d’être deux gars qui donnent la pêche, souriants et bienveillants, elle avait envie de les rencontrer. BasicRunners sont avant tout deux amis, des beaux-frères passionnés tous les deux par le running et avec une forte envie de mener une vie saine, tout en se faisant plaisir de temps en temps.

 

Avec l’humaine et la super photographe Antonia de Dogs of Paris, nous avons donc rencontré Kévin, 25ans, technicien sur les avions, runner depuis 1an et demi, le maître de Lucky avec lequel il partage aussi la passion du running. Kévin vit actuellement en l’Ile de France. Thomas vit à Bordeaux, je le rencontrerai peut-être lors de mon prochain passage dans la ville des cannelés. Il a 37ans, il est technicien chez un fournisseur d’énergie, runner depuis 4ans et papa d’une adorable fille.

Thomas n’est autre que le frère de la célèbre blogueuse de mode Camille Callen, Noholita. Comme quoi, le talent, c’est dans la famille. Mais pendant que sa sœur fait fureur avec ses tenues fashion, Thomas fait plutôt fureur en vêtements techniques sur les trails auxquels il participe. Chacun son domaine. 

Je leur ai posé des questions sur leur pratique du running, leurs projets, leur logistique et Antonia a pris de super photos de Kevin et Lucky 🙂

Tenir un blog et un compte Instagram à deux voix, ce n’est pas chose facile. Comment vous organisez-vous et comment départagez-vous les rôles de chacun ?

C’est vrai que la distance n’est pas chose facile pour diriger un blog et un compte Instagram. Mais maintenant nous avons une réelle aide avec les réseaux sociaux (Skype, WhatsApp etc…). Et puis nous nous entendons bien.

Pour le blog, chacun écrit ses articles en fonction de ses envies, de ses courses, et de son humeur. Nous n’avons pas de règles définies en ce qui concerne le blog.

Pour Instagram les choses se compliquent un peu. Nous voulons proposer des photos variées, c’est pour cela que nous avons un rythme assez régulier (1 jour Thomas, et le lendemain Kévin).Excepter quand l’un de nous deux pars en voyage, celui-ci prend le monopole pour pouvoir rester cohérent.

Nous prenons aussi beaucoup l’avis l’un de l’autre avant de poster une photo ou un article et cela nous permet d’avoir une certaine ligne conductrice et avoir un oeil plus ouvert sur notre post.

BasicRunners est un nom original, dans sa simplicité. D’où vient-il ?

On a voulu par le nom de notre blog, être simple. C’est à dire que nous nous identifions pas à« l’élite » du running mais plutôt à des personnes lambdas qui aiment courir.

Nous voulions nous représenter en temps que « sportifs basiques » qui courent pour le plaisir et le dépassement et non pour la recherche de la gloire ou des podiums.

Nous voulions que le nom du blog soit « choc » et qu’en une simple lecture, les gens identifient le type de personnes que nous sommes.

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Quels sont les types de sujets que vous préférez partager avec votre communauté de sportifs ?

Honnêtement, tous les sujets nous intéressent. Aussi bien les entrainements running, que la décoration pour la maison en passant par les animaux (mention spéciale pour Lucky ahah) et aussi la nutrition.

Une préférence pour les petits conseils « coaching » que les anciens non-sportifs nous demandent. Comment avons nous commencer? Quels conseils donneriez-vous pour vous lancer? etc…

Notre compte instagram est composé d’autres bloggers sportifs, de personnes qui pratiquent le cani-cross, des insta de nutrition, des idées déco pour la maison, des bloggers mode…

Même si le principal sujet tourne souvent autour du running, nous restons ouverts à tous types de sujets.

Vous avez des niveaux différents, qu’est-ce qui vous unie et qu’est-ce qui vous sépare ? 

Oui, c’est vrai que nos niveaux sont différents. Ce qui nous uni principalement c’est le lien familial (nous sommes beaux-frères) et nous partageons bien souvent les mêmes passions. Aussi bien le running, que les grands repas de famille et la culture. Et nous sommes tous les deux de bons vivants.

Mélanger le tout avec une grosse dose d’humour et un lien fraternel, voilà essentiellement ce qui nous lie.

La seule chose qui nous sépare c’est les 3 années de running. Nos niveaux sont différents et justement, c’est ce qui enrichi notre blog, un débutant (Kévin) et un plus expérimenté (Thomas). Ce qui en résulte, un public aussi bien débutant que amateur confirmé.

Quels sont les challenges les plus fous que vous avez relevés chacun de son côté ?

Nos défis .. Alors .. Cette année pour Thomas se fut le grand raid des Pyrénées « Le tour des lacs » avec 84km au compteur et 5135 mètres de dénivelé positif.

Pour Kévin, il y en a eu 2, son premier semi-marathon de Bordeaux avec une barrière temps de 2 heures et le deuxième qui s’est soldé par un échec, monter au petit Vignemale à 3032 mètres d’altitude. Echec survenu suite à un malaise à 2920 mètres de hauteur.

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Avez-vous déjà envisagé des challenges communs ?

Oui plusieurs challenges on été accompli à deux c’est aussi notre force.

Chaque année nous partons en bivouac sauvage à la montagne et nous mettons tous les ans la barre un peu plus haute ce qui en soit, provoque continuellement un défi pour chacun.

 Nous essayons aussi chaque année de faire une course ou Trail en commun pour partager un bon moment de sport (et surtout partager un gros repas à la fin ahah).

Qu’aimeriez vous transmettre comme message à votre communauté et à nos lecteurs ?

Comme nous l’avons dit précédemment nous sommes des « BasicRunners » avec notre passé commun de fumeur et de bon vivant. Le message principal que nous voulons véhiculer c’est « nous l’avons fait, pourquoi pas vous? ».

Nous avons envie d’aider les gens par le partage de nos challenges et leur donner confiance en eux. Nous sommes persuadés que chacun d’entre nous qui présente une motivation suffisante est capable de mieux.

Nous voulons aussi montrer aux gens que le sport ne rime pas forcement avec « contrainte » mais plutôt « plaisir ».

Vous faites beaucoup de sport tous les deux, pourtant on voit souvent des bières et des burgers dans votre feed (miam !) Est-ce que pour vous faire du sport et se faire plaisir ça va main dans la main ? Quelle est votre philosophie du running ?

Attention! Oui effectivement nous essayons de véhiculer le message que nous sommes des bons vivants, mais nous pratiquons le running aussi pour stabiliser notre poids mais ça ne passe pas que par la course à pied mais aussi par une hygiène de vie saine et équilibrée mais toute fois quand un bon repas s’offre à nous, les BasicRunners savent l’honorer. Nous ne sommes pas dans l’extreme rigueur alimentaire, il faut savoir rester motivé et cela, passe par des moments comme un bon burger-bière!

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Voici donc un portrait de mes copains BasicRunners, pas si basique que ça. Mais le sport, c’est la base, vous ne pensez pas ? Et vous, quelle est votre philosophie du sport ?

Loulou, Le coussin péteur 

10 choses que tu fais à la salle de sport qui trahissent ton background de runner

Mon humaine dit souvent que running is not enough. Peut être parce qu’elle adore soulever de la fonte, en plus de courir. Ce sont deux choses bien complémentaires, mais, à choisir, je sais qu’elle préférerait s’enfermer à la salle de sport et transpirer les machines et les poids libres à longueur de journée. Elle court surtout pour me faire plaisir et je trouve ça très touchant.

Pour lui faire plaisir à mon tour, je m’applique à compter ses reps quand elle fait ses séances de renforcement musculaire dans le jardin ou dans le parc avec moi. Ou sur la plage. Bref, peu importe. Des fois, je vais jusqu’à me laisser utiliser comme poids pour ses squats et ses fentes. Même si c’est super inconfortable.

Par contre, elle se fout ouvertement de la gueule des runners qu’elle croise à la salle.  Elle dit qu’il y a dix signes qui montrent que tu es un runner, qui te trahissent à la salle. Je ne comprends pas tout, mais je laisse ça là pour toi, au cas où.

  1. Tu ne vas à la salle que quand il fait vraiment moche. Ou froid. Ou qu’il pleut des cordes. Ou il y a une pluie de météorites. Bref, presque jamais, quoi.
  2. Tu squates le tapis pendant des heures. D’ailleurs c’est la seule machine qui t’intéresse. Et que tu connais sur le bout des doigts.
  3. Tu portes ta Garmin sur le tapis. Et tu la regardes systématiquement. Puis ça bipe tous les kilomètres, bien évidemment. En fait, tu n’enlève jamais, ta Garmin. Je ne sais pas pourquoi elle se moque de ça, elle n’enlève jamais sa Garmin non plus. Même la nuit, même sous la douche. Et elle vérifie le nombre de pas entre le salon et les toilettes.
  4. Tu te plains de ne pas pouvoir t’entraîner à l’extérieur. Pendant que tu cours sur tapis, of course.
  5. Tu fais tes bicep curls avec des poids de 4 kilos et t’en souffres. Demain, tu auras, évidemment des courbatures de malade. Tu pourras à peine viser ta bouche avec ta cuillère en mangeant tes flocons d’avoine.
  6. Tu portes ton short par dessus ton legging. Ridicule, même moi je le sais 😀 Si la fashion police te trouve, tu prends perpette.
  7. Tu as la souplesse d’un manche de balais. Dans le cours de stretching dans lequel tu as atterri par pur hasard, tu es le seul à ne pas pouvoir toucher ses orteils en se penchant.
  8. Tu n’es jamais à court de souffle dans les cours collectifs. Bah oui, ton endurance est au top, mine de rien. Courir, ça a ses avantages.
  9. Tu as fait 7 pompes et tu t’es écroulé. Zéro endurance musculaire, même si tu es capable de faire des sorties longues de 2h30 deux fois par semaine. On te demande de faire une traction pour te faire chier ?
  10. Tu as déjà pensé à inviter tes potes runners pour courir sur les tapis d’à côté. Ça te manque, une belle sortie de groupe, pas vrai ?

Alors, tu t’es reconnu dans cette liste ? Tu fais partie des coureurs pur-sang ou est-ce que tu aimes varier les plaisir avec du renforcement musculaire ?

En tout cas, dès que tu bouges de ton canapé, tu peux en être fier quoi qu’il en soit. Et tu es, sans doute, un copain.

Whiskey