J’ai testé l’ostéopathie canine

En tant que bon petit soldat, je m’entraîne régulièrement. La forme physique joue sur la force mentale, c’est bien connu. Donc pour garder ma mens sana, je travaille sur mon corpore sano.

Mais quand on fait beaucoup de sport, comme moi, il est possible qu’on soit sujet de petites blessures, occasionnellement. Ce n’est pas mon cas, je n’ai jamais rien eu jusque là, j’ai une santé en béton. Mais disons que l’humaine préfère qu’on vérifie ça quand même. Et c’est là qu’un ostéopathe animalier rentre en scène.

Enfin, dans mon cas, elle est plutôt rentrée par la porte. Une belle créature toute douce et qui sentait bon. J’ai tout de suite été sous le charme.

L’ostéopathie animale peut prévenir beaucoup d’accidents, que ce soit pour les hyper-actifs ou les patates de canapé 

Je n’avais jamais vu un ostéopathe de ma vie, mais je ne les imaginais pas comme elle. Parce que chaque fois que mon humaine en voit un, elle rentre épuisée et elle râle parce qu’on lui a fait craquer les os (elle déteste ça, mon humaine). Faut dire aussi qu’elle n’y va que quand elle est déjà blessée, donc c’est beaucoup moins agréable qu’en prévention. D’ailleurs je pense que c’est pour cette raison qu’elle a décidé de ne pas faire les mêmes erreurs avec moi.

Qu’on soit un vrai sportif, ou au contraire un coussin péteur de canap’ comme Loulou, l’ostéopathie est faite pour tous. Pour les sportifs c’est d’autant plus indiqué de faire des contrôles réguliers (tous les 6 mois environ), parce que dans l’effort, certaines articulations peuvent se déplacer et l’on perd en mobilité, ce qui amène, à force, à des blessures.

Dans tous les cas, après avoir testé l’ostéo pour la première fois de ma vie, je vous la recommande chaleureusement. Surtout avec Mathilde 🙂

L’objectif d’une bonne séance d’ostéo est de s’assurer que chaque chose est bien à sa place 

Beaucoup d’entre vous nous ont écrit pour nous demander comment ça se passe, une séance d’ostéopathie animale. Eh bien, c’est très simple. Tout d’abord, notre osthé se déplace à domicile et ça c’est vraiment cool, parce que ça évite un stresse supplémentaire pour nous, le mélange d’odeurs d’autres animaux et la On commence par un bilan général, un échange entre mon humaine et Mathilde, dans mon cas. L’ostéo se renseigne par rapport au mode de vie du chien ou du chat (ou du cheval, mais c’est plus rare à Paris).

Je cours beaucoup avec mon humaine, je saute dans tous les sens avec Loulou dans le jardin, après des frisbees, je me suis même lancé dans le vide une fois (j’ai fait une belle chute de 3 mètres et atterri sur mon menton, mais heureusement c’est à peu près le seul dégât). L’ostéo a besoin de connaître tous ces détails sur ma vie pour se faire une idée des possibles types de blessure que je pourrais développer à force.

Par la suite, une séance de 35-40 minutes d’étirements doux et remise en place des petits os déplacés commence. J’ai une peur bleue des médecins, je déteste l’odeur de panique et de douleur qu’il y a chez le véto, mais là, j’étais chez moi. C’est beaucoup moins angoissant de se retrouver dans un environnement connu, même quand on est confronté à des choses inconnues.

J’ai d’abord jeté un regard de détresse à l’humaine, pour prendre la température des choses. Elle avait l’air bien détendue, à prendre des photos de moi sous toutes les coutures, comme d’hab. Je me suis dit que si elle ne s’affole pas, c’est que tout doit bien se passer.

Mathilde a pris en main chaque petite articulation de mon corps, chaque petite vertèbre, ce qui fait que je me retrouvais parfois dans des positions complètement ridicules. Ça a fait bien rire l’humaine, la mesquine !  J’ai su me tenir pendant toute la séance, parce que je vous avoue que c’est plutôt agréable de se faire masser. Je suis sûre que l’humaine n’aurait pas parié dessus, car je suis incapable de rester sur place plus de quelques secondes. Ok, j’ai un peu gigoté et bayé comme pas permis vers la fin, mais sinon j’ai été plutôt sage.

Il paraît que ce n’est pas le cas de tout le monde. Je dis ça, je dis rien, mais certains ont visiblement besoin d’une muselière.

A la fin de la séance, Mathilde a donné à mon humaine un rapport de consultation, dans lequel elle explique quel type de manipulation a été fait, quelles étaient les articulations les plus sensibles et quelles sont les préconisations pour la suite. Très pro, tout ça 😉

Voilà pour mon expérience avec l’ostéopathie, j’espère que ce partage vous aidera à bien choisir le moment et la bonne personne avec laquelle faire un check de vos articulations.

Si vous avez besoin d’un peu plus de motivation, sachez qu’en ce moment, sur notre compte Instagram, vous pouvez gagner une séance gratuite avec Mathilde Chalut Natal ! Il suffit d’habiter à Paris ou en région parisienne (77, 91, 93 et 94) et d’avoir envie de faire découvrir ce type de soin à votre chien ou votre chat.

Parole de quadrupède, vous ne regretteriez pas 🙂

Whiskey

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The Tropical Dog, un blog qui vous amène en voyage

Grâce aux réseaux sociaux et au partage, j’ai découvert plein de nouvelles personnes intéressantes, des blogs super cool, des initiatives, des applis qui m’ont changé la vie (ou celle de mon humaine), des associations trop sympa, des gens engagés et des super-chiens pleins de vie. Je me suis dit que j’allais partager avec vous certaines de ces découvertes dans une nouvelle rubrique que j’ai appelé tout simplement Les copains. Parce qu’on ne reste pas que derrière nos écrans, nous sommes une équipe d’action, on aime bien aller à leur rencontre en vrai. IRL comme disent les gamers 😉

Et j’ai le plaisir d’inaugurer cette rubrique avec l’élue de mon cœur, la plus belle des chiennes, ma petite Shark d’amour. Son humaine, Maria, tient un superbe blog qui donne toutes les astuces pour voyager avec son chien, car c’est ce que ces deux aventurières font à longueur d’année.

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Shark, j’ai donc trouvé approprié lui déclarer à nouveau ma flemme ici, comme je l’avais déjà fait auparavant. Et aussi et surtout vous annoncer à tous que c’est décidé, elle et moi, on va se marier !  Oui oui, nos humaines sont d’accord, du coup on s’est fait beaux et on se tient prêts 🙂

Mais d’ici là, je vous laisse découvrir les réponses de Maria sur son blog de voyage The Tropical Dog. Vous allez apprendre pas mal de choses intéressantes sur le b.a.-ba du voyageur accompagné par son chien et vous allez avoir envie de faire vos bagages, je vous le dis !

Maria, tu as crée un blog de voyage où tu nous parles de cette passion que tu partages avec mon amoureuse Shark, raconte-nous qui vous êtes et comment cette idée est née.

Bonjour Whiskey ! Merci de nous interviewées, on est très honorées 🙂 Shark est une superbe femelle croisée Border Collie qui fête ses 4 ans ce 13 octobre. C’est aussi la star du blog The Tropical Dog que j’ai crée en 2015 pour partager nos aventures à l’international et nos conseils pour voyager avec un chien.

Je n’avais jamais été confrontée à cette problématique avant car Shark est mon premier chien. Je n’avais aucune idée des démarches à effectuer et je me posais 1000 questions. A l’époque, il n’existait aucun blog de voyages à l’international avec un grand chien et j’ai eu beaucoup de mal à trouver des informations.

C’est pour cela qu’à notre retour en Europe j’ai décidé de partager mon expérience. Aujourd’hui, on souhaite inspirer d’autres personnes à embarquer leur chien pendant les vacances et lutter ainsi, à notre modeste niveau, contre l’abandon des animaux.

Shark est une beauté exotique, adoptée sur une île lointaine, toi, un joli mélange de deux continents et deux cultures différentes, penses-tu que votre soif d’ailleurs vient de vos origines ?

Oh ! Merci Whiskey ! Tu sais parler aux femmes… En ce qui me concerne, j’ai toujours voulu explorer le monde depuis l’adolescence. J’étais fan d’Indiana Jones. Il y a tellement de lieux à découvrir, de personnes à rencontrer, de choses à apprendre… Je m’ennuie très vite quand je suis sédentaire.

C’est en partant travailler à Rodrigues, une île perdue dans l’océan Indien, que mon chemin a croisé celui de Shark. Sa mère, une chienne de la rue qui avait adopté mon jardin, a mis bas sous ma fenêtre. J’ai pas trop eu le choix en fait… C’est le destin !

Partir loin avec un grand chien n’est pas chose facile, quelles sont les principales astuces que tu as retenus de tes voyages ?

Quand on veut, on peut ! Cet adage s’applique très bien à la situation. Il y a toujours une solution pour embarquer son chien en voyage. Il faut juste prendre le temps de bien se renseigner sur les démarches véterinaires à effectuer dans le pays de destination et s’organiser pour trouver un hébergement dog friendly (facile avec les filtres « animaux admis » sur Booking ou Airbnb).

Il faut aussi garder à l’esprit que tout le monde n’est pas à l’aise en présence d’un animal, que ce soit dans un bus ou un restaurant. Je n’impose jamais Shark si elle n’est pas la bienvenue et j’essaie de toujours garder le sourire.

Si tu devais amener seulement 3 choses quand tu pars en voyage au bout du monde avec Shark, quelles seraient-elles ?

Son passeport, sa caisse de transport et une laisse ! Les indispensables pour voyager avec un chien.

Parmi les voyages que vous avez faits ensemble, quel est votre préféré et pourquoi ?

Tu me poses une question difficile Whiskey ! Je dirais notre voyage en Bolivie en janvier 2017.. Je n’avais absolument rien planifié au niveau dog friendly. J’ai juste traversé la frontière en bus du Pérou avec Shark en négociant pour qu’elle ne voyage pas dans la soute.

Du coup, on a passé plus de 4 heures assises à l’avant aux côtés du chauffeur car les animaux sont interdits côté passager. On a navigué sur le lac Titicaca, on a assisté à un match de femmes à La Paz (Shark aboyait a chaque fois que les gens applaudissaient), on a pris un avion à hélices pour traverser le pays, on a fait un road trip dans le Salar d’Uyuni, dormi dans une auberge en sel, on est aussi restées bloquées plusieurs heures à la frontière avec le Chili pour de la paperasse vétérinaire… Autant de souvenirs incroyables qui n’auraient pas la même saveur si je ne les avais pas vécus avec Shark.

Et le plus dangereux ? Je protège mon humaine quand on cours ensemble, je suis sûr que tu as beaucoup d’anecdotes et que la présence de Shark a été rassurante plus d’une fois.

Oh oui ! Je suis une voyageuse solo, forcément il y a des risques. Depuis que je voyage avec Shark, je me sens plus en sécurité, autant quand je me promène dehors que dans ma chambre d’hôtel. Il faut dire qu’elle n’est pas toute petite et qu’elle se montre très menaçante quand elle aboie.

Elle en a fait flipper plus d’un d’ailleurs, comme cette fois au Maroc où un homme nous suivait sur la plage. J’ai lâché Shark en lui montrant l’individu. Elle a foncé comme une fusée et a commencé à aboyer à 5 cm de lui en lui bloquant la route. Il a pris peur est a vite rebroussé chemin. Inutile de dire que j’ai été très fière d’elle !

Voyager avec un chien, ça coûte cher ?

Ca coûte plus cher que de voyager seul évidemment. Il faut acheter une caisse de transport pour l’avion, effectuer quelques démarches vétérinaires et payer le supplément pour chaque vol.

Pour un petit animal qui voyage en cabine, les frais sont moins élevés. Pour un chien XXL, le coût peut être exorbitant s’il doit voyager en fret. Donc ça dépend beaucoup de la taille de l’animal et de la destination. Mais quand on aime, on ne compte pas, pas vrai ?

Quels sont les avantages qu’on peut avoir à voyager avec un chien ? Et les désavantages ?

Voyager avec un chien n’est pas aussi compliqué que beaucoup le pense. Évidemment ça demande un effort d’organisation, quelques démarches vétérinaires supplémentaires et des recherches en amont pour trouver des hébergements et des activités dog friendly. Pour moi le principal inconvénient est la caisse de transport de Shark.

Elle est très encombrante, mais je me débrouille toujours pour la laisser quelque part. En revanche, il y a tellement d’avantages à voyager avec son chien ! Pour n’en citer que deux : un chien permet de rencontrer des locaux beaucoup plus facilement. Il suffit de se balader dans un parc pour rencontrer tous les maîtres de chiens du quartier à l’autre bout du monde. Deuxième avantage : un chien a besoin de se promener.

Cela vous pousse à découvrir une ville à pieds ou privilégier des destinations plus proches de la nature. Shark m’a initiée à la randonnée par exemple, alors que je détestais ça…

Qu’est-ce que le voyage apporte de plus à votre relation ? Dirais-tu que votre complicité est plus grande depuis que vous traversez le monde patte dans la main ?

Complètement ! Le fait qu’on change très souvent d’environnement fait qu’on compte beaucoup l’une sur l’autre pour recréer un chez nous. Chacune est le repère de l’autre.

Elle a appris à ne pas stresser quand je la laisse seule. J’ai appris à me fier à son instinct qui distingue immédiatement les personnes suspectes.

Vous vous êtes posées dans un petit village en Grèce pendant quelque temps pour pouvoir travailler sur le blog, mais quelle est votre prochaine destination de rêve ?

En effet, à notre retour d’Amérique latine, après un an, j’avais envie de me poser un peu. J’ai choisi la Grèce car c’est un de mes deux pays d’origine, avec le Maroc. J’ai envie de découvrir ce pays et développer mon activité de rédactrice et traductrice en freelance.

L’objectif est de pouvoir travailler de mon ordi pour pouvoir gagner ma vie de n’importe où dans le monde. En 2018, j’aimerais découvrir le Népal, le Mexique ou retourner dans l’océan Indien. Pourquoi pas l’Alaska ou l’Afrique ? Trop de destinations de rêves ! On verra bien où le vent nous portera 🙂

Qu’est-ce que tu penses que Shark aime le plus dans vos voyages ?

Après 4 ans de vie commune, je suis arrivée à la conclusion que Shark a réellement pris goût aux voyages. Elle a une véritable soif de découverte et un esprit nomade encore plus affirmé que le mien.

Elle n’a aucun problème d’adaptation, adore tester un nouveau moyen de transport (moto, quad, bateau, canoë….), se montre très curieuse envers les nouveaux animaux qu’elle rencontre (lamas, dromadaires, flamants…). Je suis persuadée qu’elle aime tout simplement partir à l’aventure avec moi.

Où est-ce que je pourrais l’amener en lune de miel pour lui faire plaisir et qu’est-ce qu’elle aime prendre au petit déjeuner ? 😀

Shark est un vrai chien tropical. Elle déteste le froid, adore se baigner et se rouler dans le sable chaud. Choisis une destination au soleil avec une plage de rêve, un peu d’ombre et un cocktail à base de sardines. C’est ainsi que tu pourras conquérir son ptit cœur de princesse des îles mon cher Whiskey !

J’espère que cette nouvelle rubrique vous plaira et que les découvertes que vous allez faire vont agrandir votre univers, comme ça a été le cas pour moi 🙂 En tout cas, parler de mon amoureuse, Shark est toujours un plaisir.

Whiskey 

Nous sommes tous des super-héros

Un super-héro a des super-pouvoirs, une double identité et un costume moulant, n’est-ce pas ? Un peu comme les humains qui font du sport, je dirais. Ah si, si, c’est même sûr ! Des super-pouvoirs ? Vous les avez vu se surpasser pour battre un RP, atteindre un nouvel objectif improbable, prendre de la masse maigre ou résister à un burger quand ce n’est pas le jour du cheat meal ? Double identité : il suffit de voir comment ils se transforment quand ils enfilent les baskets. Employé sérieux le jour et dingo qui court de nuit avec une frontale de retour chez eux. Et pour le costume moulant et fluo, même pas la peine que j’argumente !

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Mes humains sont mes super-héros

Mes humains, je les aime plus que tout. Ils sont géniaux et gentils et mes meilleurs amis. Ils sont capables de faire des choses incroyables. Par exemple ils transforment d’un seul geste une commande en friandise. Ils font apparaître des friandise partout, je voudrais bien avoir ce super pouvoir aussi !

Ils travaillent toute la journée et ils trouvent quand même l’énergie de m’amener courir, de jouer avec moi dans le jardin et de me faire des papouilles. Ils organisent leur vie et la mienne aussi, en un clin d’œil. Ils ont du courage, de la volonté, de l’abnégation. De la force de caractère et de la force physique aussi, héhé. Du mordant. Du peps. De l’envie de faire bouger les choses, ne serait-ce qu’un peu. De faire sourire, de faire rêver.

Moi-même, je suis un super-chien 

Pour des humains aussi exceptionnels, il fallait bien un chien exceptionnel. Sans jouer le modeste, je connais mes qualités et mes défauts et je sais surtout ce que mon humaine dit de moi. Elle est sage, mon humaine.

Même si parfois je suis une « sale bête » elle ne me remplacerait pour aucune autre. Je sais lui remonter le morale quand ça ne va pas, je lui fais les meilleurs câlins du monde et lui lèche le visage avec tant d’amour que même la pire des journées se transforme en super journée quand elle me retrouve.

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Pour ces raisons, ensemble nous formons une super-équipe de super-héros. Des partners in crime, des acolytes liés pour la vie. Nous combattons le Mal et nos ennemies (les miens sont souvent imaginaires, ce qui les rend encore plus dangereux) et on essaye de faire régner le Bien dans ce monde qui est parfois déroutant. Mais, ensemble, on a déjà un bon repère.

Un peu comme tous les humains avec leurs super-toutous, qui lient des amitiés et des partenariats solides pour se protéger mutuellement et combattre tout ce qui empêche le bonheur, la joie et la bonne humeur.

Mon rôle dans nôtre équipe est de protéger mon humaine, de l’aider à lutter contre ses démons et ceux extérieurs, de la motiver pour qu’elle reste la Wonder Woman qu’en tant que femme, elle est obligée d’être. Et, comme toutes les femmes, elle y arrive très bien 🙂

Pour marquer cette épiphanie que j’ai eu un jour pendant ma sieste, le blog fait peau neuve. Tout comme nos comptes Instagram, Facebook et Twitter 🙂 Notre super-logo est fait par notre amie Marine Delvaux, une jeune artiste super-talentueuse que vous pouvez découvrir via son site ou ses réseaux sociaux.

Je voulais marquer le moment pour vous dire que vous êtes tous des super-héros, n’en doutez jamais, on est toujours le super-héro de quelqu’un, l’inspiration de son voisin, la source de bonne humeur de son pote, l’inépuisable fontaine d’amour pour qui a de la chance.

Nous sommes tous des super-héros et ce blog est dédié aux super-héros du quotidien, à vous tous et à vos super-toutous. Cheers !

J’ai rencontré Laïka, le robot compagnon de vie pour chien

Que les humains s’occupent de moi, c’est un sacré plaisir. Je suis une princesse, que diable ! Même s’ils m’appellent Le Coussin péteur 😀 Mais avoir un valet personnel, c’est encore mieux. Avec l’humaine, on est allées entre filles découvrir ce fameux majordome robot qui s’appelle Laïka, inventé par une jeune start-up innovante, Cam Toy. C’est mon copain MJ the beagle qui nous a invitées, enfin surtout moi, parce qu’il me trouve sexy, ce playboy, j’en suis sûre. L’humaine était là pour être à ma discrétion, évidemment.

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Laïka est un vrai compagnon pour les chiens qui restent seuls à la maison 

Je vous avoue qu’au début j’étais assez sceptique, parce que cette Laïka ressemble un peu à un aspirateur et je n’aime pas les aspirateurs. Mais petit à petit, pendant la soirée et avec la démo que nous a faite Thomas, l’un des inventeurs, j’ai commencé à l’apprécier. Surtout quand elle a commencé à me jeter des friandises.

Alors Laïka, qu’est-ce que ce c’est ? C’est un dispositif dont le rôle est de permettre aux humains d’interagir avec nous à distance. Laïka a été conçue pour ceux d’entre nous qui passent de longues heures seuls à la maison, pendant que les humains s’amusent comme des petits fous au travail.

Ce robot répond à toutes les questions que mon humaine se pose pendant sa journée : est-ce qu’avec Whiskey on est sages ? Est-ce qu’on aboie comme des malades quand un voisin passe devant notre porte ? Qui a mangé sa chaussure Furla ? Qui a mâchouillé le bouquin « L’éducation canine pour les nuls » ? On ne le saura jamais 😀

 

Pour soutenir ce projet, il sufit de faire votre contribution sur le site du robot compagnon de vie pour chien.

Ce weekend, je serai chez Animal Expo ! Qui vient ?

Le 7 et 8 octobre aura lieu au Parc Floral de Paris Animal Expo ! Mon exposition préférée, ceci dit en passant 🙂 Il s’agit de la 26ème édition, déjà et il paraît que plus de 10 000 animaux seront présents ! Eh oui, c’est la plus grande manifestation de ce genre de toute la France.

Beaucoup de nos copains seront d’ailleurs sur place : MJ The Beagle, Emprune mon toutou, AnimaLost, l’Association des Chiens Guides d’Aveugles etc. Qui parmi vous sera là aussi ?

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Compte rendu du canicross de Darnétal, ou comment j’ai eu une course pour moi tout seul

Le canicross de Darnétal, je l’attendais avec impatience depuis que mon humaine nous a inscrits tous les deux il y a quelques semaines, comme elle l’avait prévu pour cette rentrée. C’est notre ami Sébastien des Canipirates qui lui avait parlé de cette course et, comme ça lui trottait dans la tête depuis un moment, elle s’est dit que ce sera l’occasion de faire un weekend bien sympa et sportif en Normandie. Que pourrais-je demander de plus ?

Un weekend canicross qu’avec les humains, c’est vraiment le rêve 

Voilà donc comment samedi je prenais la voiture avec les humains. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, la voiture est cette boî-boîte magique dans laquelle l’humain se met devant une petite roue qu’il tourne à droite et à gauche et qui nous fait arriver dans des endroits magnifiques comme la plage, la campagne ou la Normandie. Moi je pose ma tête sur son épaule et j’essaie de penser bien fort à la mer, parce que c’est là que j’aime le plus aller. Des fois ça marche, des fois ça marche pas. C’est comme ça, les boîtes magiques.

Je partais tout seul avec les humains, ce qui est assez curieux, parce que Le coussin péteur est toujours dans les parages quand on part, mais pas là. Ça m’a fait me poser quand même la question de si ce n’était pas encore une ruse pour me ramener chez le véto, mais ils avaient des valises, je me suis donc dit qu’ils ne comptaient quand même pas camper chez lui.

Nous avons passé un bon samedi à Rouen, à visiter le centre historique, la Cathédrale, le Gros Horologe et le bûcher de Jeanne D’Arc. Quand j’ai entendu ce qui était arrivé à cette pauvre fille à l’endroit où l’on se trouvait, j’ai vite levé la patte et j’ai pissé agrémentent sur ce bûcher ! J’ai toujours rêvé de faire pompier et c’était la bonne occasion. Sauf que j’arrivais avec quelques siècles de retard. Mais bon, si j’y étais en 1431…

Le lendemain matin, une fois que les humains avaient pris leur petit déjeuner et que moi non (c’est quoi cette barbarie, les gars, sérieux ? Ne pas manger avant une course est un supplice, mais bon, apparemment c’est important…) on remontait dans la boîte magique, et on arrivait cette fois-ci dans les bois.

Une fois sur place, l’humaine m’a amené au retrait du dossard. Un gentil monsieur a cherché ma puce pendant 5 bonnes minutes avant de se rendre compte que son appareil était éteint 😀 Après quelques autres détails administratifs à régler (présenter un certificat médical pour l’humaine et mon carnet de vaccinations) on arborait fiers notre dossard. Il était à peine 9h du matin, le caniVTT démarrait à 10h et le canicross à 11h.

Sur un panneau, les heures de départ de chacun étaient affichés. Pour nous, c’était 11:30. Notez bien ce détail, c’est important 😀 

Un canicross en VIP c’est une expérience que je n’avais pas encore vécue 

On avait donc plus de deux heures à tuer avant notre départ. Le temps était pourri, il pleuvait à nouveau. Nous nous sommes un peu baladés dans le village du canicross, parlé à nos amis et puis on a décidé de retourner à la voiture et patienter sagement. Deux épisodes de The Walking Dead plus tard, nous étions bel et bien en condition de courir. Moi j’adore cette série, il y a des rôdeurs – mordeurs là-dedans et je suis trop fan de leur côté mordant 😀 Pour ne pas dire que le Bois Roule dans lequel on se trouvait ressemble beaucoup à quelques lieux du tournage.

Mais revenons à nos moutons. Oh, moutons ! J’aime les moutons ! Vers 10h50 on était près de la ligne de départ, car on n’avait plus de temps pour un autre épisode et on avait hâte de partir. Mais bon, 40 minutes d’attente, on s’occupe comme on peut. On a regardé les départs et on s’extasiait sur la vitesse de certains duos. Mon humaine qui trouve tous les chiens très beaux était au paradis. Le temps ne passait pas aussi vite qu’on aurait voulu et 11h30 était encore bien loin.

 

L’humaine a été épatée par l’arrivée d’Antony Le Moigne, le champion mondial de canicross et, éblouis par les autres participants arrivant à toute vitesse, on est enfin allés se poster sur la ligne de départ à 11h30. Sauf que, surprise, les copains, le 11:30 sur le fichu panneau ne voulait pas dire 11h30, mais 11 minutes et 30 secondes après le premier départ. Euuuh super, mais c’est pas du tout ce que l’humaine avait compris. Alors, va expliquer à l’organisation que tu es tête en l’air et tu n’as pas pigé la subtilité de la chose.

On nous a d’abord proposé de prendre le départ sur le canicross court, mais il était 2 heures plus tard et on devait absolument rentrer sur Paris assez vite. La deuxième option était de partir d’aussitôt et faire le parcours que nous deux 😀 En mode VIP. Accompagnés par 2 VTTs pour nous montrer le parcours qui n’était déjà plus balisé 🙂 En courant dans les bois, je me demandais s’il y avait une chance de croiser des rôdeurs morts-vivants et si oui, est-ce que j’allais pouvoir courir encore plus vite ou j’étais bel et bien à mon max ?

J’ai couru en mode Hannibal Lecter, muselé lui aussi car mordeur 😀 Oui, bon, d’accord, j’ai un caractère de petit diablotin, dont je vous parlerai par ailleurs, et mon humaine préfère quand je n’ai pas les crocs à l’air et à disposition pour chiquer les ennemis.

En tout cas, ça a été bien chouette, car le parcours était super. Ça commençait par un virage serré à droite, une descente assez abrupte, avec des racines et des pierres couvertes par des feuilles humides, donc assez technique. On enchaînait avec une super montée qui m’a un peu cassé les pattes, à tel point que l’humaine a dû sortir le joker du « go, go, go » vers la fin quand j’avais la flemme de la traîner. Le chemin tournait après dans les bois, le décor était à couper le souffle et les odeurs de terre humide et de feuilles jaunes, hypnotisante. Je serais bien resté renifler tout ça un peu plus, mais on était pressés.

J’ai passé un très bon moment sur cette course, même si j’aurais préféré la faire avec d’autres chien, hein, l’humaine ! La prochaine fois c’est moi qui lirai les affiches 😉

Et vous, avez-vous déjà participé à ce canicross ? Je ne vous demande pas si vous aussi vous vous êtes trompés dans l’heure de départ parce que ça c’est déjà moins probable 😀

J’ai testé la laisse Lishinu

Ma passion pour le dog running est presque aussi grande que la passion de mon humaine pour les accessoires. Que ce soit pour elle ou pour moi, elle adore les nouveaux gadgets pour la course à pied, le canicross et le fitness. D’ailleurs son salaire part souvent en fumée et équipement sportif 😀

Nous avons récemment eu l’occasion de tester un nouveau concept de laisse de canicross, qui est la plus petite laisse hands free (ou mains libres si vous préférez) du monde. Ce système a été crée il y a deux ans et j’ai trouvé l’idée bien originale, car elle permet aux humains de courir avec nous ou nous balader autrement.

Une laisse de canicross mains libres – une bonne nouvelle pour notre pratique sportive ?

Comment fonctionne la laisse Lishinu ? Tout d’abord, si vous vous demandez, ça se prononce comme « leash in you » et le concept est tout à fait là : une laisse qui fait partie de l’humain, une prolongation de son corps, si on veut. Et pour le fonctionnement, eh bien c’est simple : l’humaine accroche à son poignet un bracelet en néoprène, bien doux et bien ergonomique. Sur ce bracelet, une bobine de corde très résistante qui fait 3 mètres au total et qui se rétracte ou qui avance à mon rythme.

Le système est compété par une partie élastique, spécialement conçue pour limiter les à coups et ne pas faire du mal aux articulations de l’humaine lors de mes accélérations inattendues. Cette partie est aussi réfléchissante, ce qui est sympa quand on court le soir ou tôt le matin, on peut nous voir de loin. Et, aussi, c’est assorti à tous les vêtements fluo de l’humaine.

Un mécanisme de sécurité permet à l’humaine de stopper de manière nette mes élans et ça marche aussi avec un mouvement sec du poignet, ce qui est plutôt intuitif pour les humains. Si besoin, le bracelet, qui est fixé à l’aide d’un scratch,  peut être enlevé d’un seul geste, car, soyons honnête, la sécurité passe avant tout.

L’idée de cette nouvelle laisse est née en Slovenie, quand son créateur a vécu une expérience plutôt angoissante : il a perdu son chien ! Je n’ai jamais perdu mon humaine, personnellement, mais je ne voudrais pas être à la place de ce pauvre clébs qui a été seul, désespéré et affamé pendant 4 jours avant d’être retrouvé.  Alors là, je veux bien croire que par la suite il a préféré rester attaché à son humain à travers cette corde rétractable. Au moins de cette façon il a la liberté de bouger comme il veut, mais ne peut pas trop s’éloigner de son humain quand même.

Pour les balades et les randonnées, cette laisse Lishinu est juste parfaite

L’humaine a l’air apprécier un peu moins que moi ce nouveau joujou pour le canicross. Elle dit qu’il est vachement plus chouette en balade. Et avec Loulou. Pour me rendre jaloux, je crois. Bon, je peux comprendre que mon caractère impulsif ne soit pas vraiment compatible avec une laisse qui me donne beaucoup de liberté. De son point de vue, je veux dire. Car pour moi, c’est un pur bonheur 😀

Mais ce qu’elle expliquait à ses copines passionnées par notre sport également, est que le moment où je commence à tirer quand la corde est complétement tendue est assez surprenant, car, avec les laisses de canicross classiques, le point de pression est au niveau du bassin, alors qu’avec la laisse Lishinu, il est au niveau du poignet, donc elle a moins de stabilité et un centre de gravité moins bas. C’est peut être juste une question d’habitude ou de gainage ?

Ce qu’elle a vraiment apprécié par contre est la légèreté de ce système et la liberté de mouvement qu’il lui offre. La longueur de la longe est plus importante que sur nos autres équipements et j’en suis ravi. Il n’y a rien de plus emmerdant que de vouloir sentir un buisson duquel l’humaine ne veut pas s’approcher. Eh bien avec cette laisse je n’ai plus ce problème.

Je pense tout de même qu’avec un chien moins grand ou en tout cas plus docile, cette laisse est un vrai bonheur. Car l’humaine l’a testé avec Loulou aussi et elle a été plus que ravie. D’ailleurs, bien plus qu’après l’avoir utilisée avec moi… Je n’aime pas ça, mais je comprends que les esprits rebelles comme le mien ne peuvent pas être apprivoisés avec des outils aussi simples. La laisse a été testée et validée avec des chiens qui font jusqu’à 30 kilos, apparemment et je n’en suis pas loin haha. Eh oui, madame, belle bête !

Et vous, que pensez-vous de ce modèle de laisse ? Si le sujet vous intéresse, sur notre Instagram il y a un concours jusqu’au dimanche 1er octobre, pour vous en faire gagner deux. N’hésitez pas à me donner votre avis 😉

 

Je suis dans PlanetDogMag

Quand on rencontre des journalistes passionnés, on se sent vite à l’aise pour raconter sa vie. Ou, de moins, c’est l’impression que j’ai, suite à une autre expérience médiatique. Eh oui, mon humaine a eu encore l’occasion de s’exprimer sur notre relation et nos aventures et cette fois-ci elle l’a fait sur 6 pages rien que pour nous !

Il paraît que je fais le buzz sur Instagram

Mais ne me demandez pas ce que ça veut dire, faire le buzz, parce que je n’en sais rien. C’est PlanetDogMag qui me l’a appris. Et dire que j’étais célèbre dans mon voisinage et que je n’étais même pas au courant ! En tout cas, vous comprendrez peut-être mieux que moi de quoi il s’agit, je vous laisse découvrir le sujet dans cet article. On parle de moi de la page 26 à 31 😉

Les jolies photos qui illustrent l’article sont prises par ma copine Lola Ledoux 🙂 J’ai déjà compris pourquoi elle fait le buzz, elle 😀 Bonne lecture !

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Les 3+1 phases de l’entrainement au canicross

On me demande souvent comment j’ai fait pour commencer à courir avec mon humaine. Si je lui ai appris des choses particulières avant de me lancer dans cette belle aventure. Si elle a été réceptive dès le début. Si moi je l’ai été aussi. Et comment on a fait, tout simplement, pour s’habituer à courir ensemble et à s’entendre d’un simple regard 🙂

Se mettre au canicross, c’est forcément franchir patiemment les étapes essentielles  

Eh bien, après vous avoir expliqué les 10 commandements du dog running, de mon humble point de vue, je vais vous donner aussi mes secrets pour débuter le canicross, étape par étape. Parce que je suis généreux, that’s why ;)

Pour moi il existent 3 étapes fondamentales dans ce processus. Ce n’est peut être pas le cas de tout le monde et je vous invite à me dire si vous vous retrouvez là-dedans, mais mon expérience s’appuie dessus et je la partage avec vous telle quelle.

Première étape : l’apprivoisement

Cette étape est indispensable pour les jeunes chiots, mais aussi pour les chiens que vous  adoptez à l’âge adulte. Il suffit de commencer à lui montrer le matériel à la maison, petit à petit, pour qu’il chien s’habitue avec et qu’il n’en ait pas peur. Vous pouvez même lui mettre le harnais, pour lui montrer quelle sensation cela lui fera plus tard. Inutile de vous dire que tout cela doit se faire en douceur et sans lui faire peur. Si vous voulez vous mettre au bikejoring, lui présenter le vélo est une étape importante. D’abord en statique, après en roulant, afin qu’il s’habitue aux bruits qu’il peut faire et à le voir en mouvement.

Quand le chien aura à peu près 9 mois, vous pouvez commencer à vous entraîner en « free » c’est à dire que votre binôme s’habituera à courir avec vous mais en toute liberté, sans matériel aucun, juste pour prendre goût à cette activité, sans dépasser 20-25 minutes d’entraînement à chaque fois. De cette manière, il gagnera en force et endurance. C’est à ce moment-là que vous devriez lui apprendre à toujours courir devant vous et ne pas vous faire des croche-pattes 😀 Oui, moi j’en faisais à mon humaine, j’ai réussi à la renverser plus d’une fois, d’ailleurs.

Petit à petit, vous pouvez introduire des courtes phases de canicross, où le chien court avec le matériel et attaché à vous, mais pour des distances courtes, de 300-500 mètres. L’idéal serait que ces entrainements se fassent dans un endroit que votre chien aime bien, comme un parc, une forêt, près d’un lac. De cette manière, il pourra associer cette activité à quelque chose de positif et fun.

Deuxième étape : mûrir et faire mûrir l’amour

Cette phase devrait coïncider avec l’arrivée du chien à l’âge d’un an ou à peu près 3 mois après l’adoption du chien adulte. C’est à ce moment-là qu’on commence à faire des sorties plus longues, mais sans jamais dépasser 20-25 minutes. De moins c’est ce qui s’est passé dans mon cas. Je pense que vous pouvez vous adapter au tempérament de votre chien, mais l’essentiel est de ne pas en faire trop et s’arrêter pendant qu’il a encore envie de continuer.

Always leave them wanting more n’est pas valable seulement dans le cas du stand-up. Pour nous aussi, c’est important de nous laisser un goût d’inachevé à la fin d’une séance au lieu d’en faire trop et nous soûler 😉

Troisième étape : le go, go, go

Elle arrive quand votre chiot aura à peu près un an et demi, ou quand votre chien adopté adulte fait déjà partie de la famille depuis au moins 6 mois. Là vous pouvez vous lâcher. Courir avec un chien qui tire, quel bonheur ! Prenez toujours en compte les envies et capacités de votre équipe comme un tout, sans pousser trop, surtout si vous n’avez pas un objectif de course dès le départ – et personnellement je pense que c’est mieux, car cela demande du temps pour les débutants de se coordonner et se comprendre. Ne vous mettez pas la pression et profitez de votre complicité grandissante.

Vous pouvez facilement faire des sorties de 6-8 km, voire plus si vous sentez la motivation. Tenez juste compte du fait qu’au début, il vaut mieux privilégier la qualité d’une sortie. Après, vous allez en manger, des kilomètres. Et plus vous en faites, mieux votre binôme va fonctionner, je vous le garanti.

Mais commencer le canicross est aussi et surtout une histoire d’amour et de détail 

Bonus, l’étape 4 : travailler la technique

C’est le moment où l’on travaille les détailles. Qui, comme tous les détails, font la différence. Maintenant que vous avez les bases et que vous avez compris comment être à l’aise, mettre à l’aise votre compagnon et surtout comment être en sécurité pendant vos sorties de canicross, vous pouvez creuser et améliorer vos performances avec quelques éléments importants.

Comment dépasser un autre binôme ? Quand et comment raccourcir la laisse, courir avec la longe dans la main peut sembler facile, mais ne l’est pas tout le temps avec un chien qui tire. Comment attaquer une montée, comment gérer la vitesse dans une descente ? Comment ralentir le rythme quand vous en avez besoin ? Comment motiver votre chien et comment vous motiver vous-mêmes ? Vous allez découvrir tout ça ensemble au fur et à mesure des sorties et des kilomètres enchaînés.

Je ne dis pas que ces étapes s’appliquent à tout le monde, mais, de manière générale, elles vous permettront de vous repérez, si vous souhaitez vous lancer dans cette belle expérience commune. Le plus important est de passer un bon moment de complicité et de partage avec votre binôme et de tester les choses à votre façon. Il n’y a pas de recette universelle pour le bonheur 😀

Mon histoire de cardiaque

Bonjour, je m’appelle Loulou et je suis cardiaque. J’adore casser l’ambiance comme ça, en mode Alcooliques Anonymes. Je suis née avec une déformation du cœur, qui aurait pu m’amener à une mort prématurée, si je n’avais pas fait craquer mon humaine. Mais comme je suis une petite maline et que j’ai appris très tôt à faire usage de mon charme naturel, je m’en sors plutôt pas mal, hein !

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Etre un coussin péteur cardiaque, ce n’est pas chose facile, je vous le dit

Je suis née dans un élevage de bergers allemands, dans l’Indre et Loire. Très classe, l’Indre et Loire, pas vrai ? Oui ok, mais je suis une aristocrate, avec un nom à particule ! Ah oui je (me la) pète. Ma maman était un peu âgée et elle s’apprêtait à prendre sa retraite sur le marché de la reproduction. Je suis sa dernière progéniture et, visiblement, pas la plus réussie. Fille unique, comme mon humaine, je pense qu’elle a vite accroché avec mon côté « sale gosse » qu’on retrouve chez elle aussi 😀

Mon sort était scellé, car personne ne veut d’un toutou qui risque de clamser à n’importe quel moment et l’éleveur ne pouvais pas se permettre de me garder : j’aurais été inutile à la reproduction. Un peu cruel comme jugement, mais j’ai vite appris que la vie est injuste.  Il faut croire que je suis quand même née sous une bonne étoile, car un jour, deux humaines sont venues visiter l’élevage et ma vie a changé. L’une d’entre elles était la nièce de l’éleveur, l’autre, mon humaine.

Elle venait pour voir les bergers allemands, car elle aime beaucoup cette race et sa copine lui avait proposé de venir jouer avec les petits lorsqu’elle passait un weekend en famille pas loin de l’élevage. Mais elle est tombée sur moi et quand on lui a raconté mon histoire, j’ai vu des larmes monter dans ses yeux. Je me suis dit que c’était mon jour de chance, car un humain sensible est un humain à garder.

J’ai tout de suite pris la plus triste et malheureuse des têtes que je pouvais et les puppy eyes que je m’entraînais à faire pour ce jour précisément.

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Il faut dire que je suis super craquante, donc elle a même oublié les bébés bergers allemands qu’elle était venue voir et elle a passé son temps avec moi seulement. J’ai vite compris qu’elle n’allait pas partir sans moi. Sauf qu’elle avait, apparemment, déjà un chien à la maison et ça ne plaisait pas beaucoup à la fille unique en moi. Mais c’était ça ou la mort, donc bon, le choix est vite fait 😀

Quelques heures plus tard, j’embarquais dans une voiture qui sentait le fauve et j’écoutais cette étrange humaine expliquer au téléphone à son humain à elle qu’elle ne rentrait pas les mains vides. Je les ai bien remplies peu après, d’ailleurs, parce que j’ai été bien malade en voiture 😀 Comme ça, elle a vite compris à quel point je suis une créature délicate et élégante 🙂

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Qu’est-ce que ça veut dire, être cardiaque, au quotidien ? Eh bien pas grand chose, à vrai dire. Je suis asymptomatique pour l’instant. Tant mieux ? Oui et non. Le problème est là, mon cœur biscornu peut lâcher quand bon lui semble. Je fatigue assez vite et je ne respire pas toujours bien, mais le véto dit que ça peut être une caractéristique des bouledogues français. Et encore, je n’ai pas le museau aussi écrasé que d’autres !

Pour renforcer ce muscle tordu qui bat dans ma poitrine, mon humaine essaie de me garder en forme avec de l’exercice régulier, mais pas de haute intensité, me nourrir  bien et me rendre heureuse 🙂

J’ai peut-être un cœur fragile, mais je n’apprécie pas qu’on me traite comme une malade.

Alors ça, c’est niet. Ok, ça n’empêche mon humaine de parfois me traiter comme si j’étais de porcelaine.

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Entre des problèmes cardiaques et une patte cassée à 4 mois qui m’a valu une opération de 3 heures et des mois d’immobilisation, je n’étais pas le prototype du chiot classique. Elle m’a un peu pourri gâtée, disent les jaloux. Et ils n’ont pas tort, mais ça m’arrange. On m’a toléré plus de conneries qu’à Whiskey et j’en suis ravie. D’autant plus que je sais pertinemment qu’elle préfère les gros chiens. Oui je suis un petit gabarit, mais j’ai un gros caractère. Si si, je t’assure, le mien est plus gros que le tien.

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Mes humains sont les meilleurs humains du monde et même ce con de Whiskey est cool, malgré son caractère de petit soldat. On joue bien tous les deux. Je lui pique ses affaires, pour l’emmerder, mais il est comme un frère pour moi. Je pense qu’on pourrait dire que j’ai eu de la chance parce que je suis entourée de beaucoup d’amour et de joie. Je ne sais de quoi demain sera fait, mais quoi qu’il en soit, je vis ma vie à pleine vitesse et je la croque à pleines dents. Et je vous conseille de faire de même, que vous soyez cardiaque ou pas.