Qu’est-ce qui a changé dans ma vie depuis que l’humaine est enceinte

Les humains n’ont pas les sens très développés, je vous le dis. Mon humaine n’a eu aucun mal à duper son entourage pendant plus de 3 mois avant de leur révéler l’existence du petit têtard, mais on ne me la fait pas, à moi. Je l’ai tout de suite senti. Et, dès que je l’ai su, mon comportement envers l’humaine a changé.

Je la colle – pour la protéger, évidemment, c’est important de la surveiller de près et voir s’il ne lui manque pas quelque chose. Des fois, elle me boude et me ferme la porte des toilettes dans le nez, mais, en vrai, je sais qu’elle aime bien mon attention et je redouble d’efforts.

Je ne tire plus quand on fait nos sorties de canicross – impossible à Paris de courir en libre, alors mon humaine m’a bien brieffé, il ne faut plus que je la traîne avec des pointes à 20km/h, elle n’a plus la même vitesse de réaction et elle risquerait de tomber comme une crêpe, ce qui ne lui poserait pas de problème en temps normal, mais, avec le têtard en route, c’est pas une super option. Quand on court, je tourne systématiquement la tête pour voir si elle arrive à suivre et, si ce n’est pas le cas, je calme le jeu. Faut dire qu’on traîne un peu la patte en ce moment, mais bon.

Je lui fais des cadeaux – je lui ramène tous mes jouets et des balles encore plus qu’avant. Mais pas que : des fois, c’est plutôt des feuilles et des petites branches, histoire qu’elle puisse se construire un nid, je n’en vois toujours pas un et ça commence à m’inquiéter. Où est-ce qu’ils vont mettre le bébé quand il sera là ?

Je mets mon museau sur son ventre – avec Loulou on s’alterne pour que ce soit équitable, mais des fois on est là, tous les deux, collés sur le ventre de l’humaine, en guéant les mouvements du petit têtard.

La première fois que je l’ai senti, ça m’a beaucoup intrigué. J’ai levé la tête et puis reposée plusieurs fois pour vérifier que je ne m’étais pas trompé : si, ça avait bel et bien bougé. Ça m’a fait couiner d’incompréhension et regarder l’humaine de manière insistante, pour qu’elle m’explique. Je n’ai pas tout suivi, mais il paraît que c’est normal.

L’humaine dit que je suis archi-mignon et méga-chiant à la couver comme ça, mais je prends mon rôle très au sérieux. Je ne laisserai personne lui faire du mal pendant qu’elle porte le têtard, ça n’a déjà pas l’air très évident pour elle, je fais donc tout pour lui faciliter la tâche. Je suis un soldat en mission.

Whiskey

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Connaissez-vous le vocabulaire de canicross ?

Le canicross est un sport d’équipe. Pour que les choses fonctionnent, les deux coéquipiers devraient parler la même langue. Et, par là, je ne veux pas dire qu’il faut que je m’applique pour comprendre les commandes que mon humaine me crie en roumain et faire appel à Google Trad pour savoir si je dois aller à gauche ou à droite, mais surtout qu’avant de commencer à pratiquer ce sport plus sérieusement, il faut apprendre à son humain une série de mots dont on se servira ensemble sur les parcours.

En ce qui nous concerne, nous avons notre propre lexique, mais savais-tu qu’il existe un vocabulaire international du canicross ? Tout en anglais, évidemment, mais je te mets ici les commandes, au cas où, un jour, tu aurais envie de les apprendre. Ou seulement par pure curiosité et pouvoir frimer devant tes copains canicrosseurs.

Gee : tourner à droite
Haw : tourner à gauche
Straight on : continuer tout droit, en faisant abstraction des routes s’ouvrant sur le côté
Come gee : tourner à droite dans un virage serré en forme de U
Come haw : tourner à gauche dans un virage serré en forme de U
Easy : aller moins vite
Pick it up : plus vite
Gee over : se ranger sur le côté droit de la route
Haw over : se ranger sur le côté droit de la route
Hike : en route
On by : pour dépasser un obstacle ou un autre coureur sans s’en laisser distraire
Ready : pour se tenir prêt
Up front : pour maintenir la tension dans la ligne de trait
Whoa : pour s’arrêter

Ce que je te conseille, surtout, est d’utiliser les mots que tu veux et que tu trouves les plus adaptés pour votre binôme. Mais, globalement, les commandes énumérées plus haut sont les cas de figures avec lesquels vous pouvez être confrontés en situation réelle et en compétition. Commence par apprendre la droite et la gauche, le stop et le go et ça ira déjà pas mal.

Certains chiens (comme moi) ont plus de facilités à apprendre des commandes que d’autres. Personnellement, j’ai un vocabulaire plus riche que certains humains que j’ai rencontrés. Mais pour d’autres, c’est un peu plus difficile, c’est pour ça que le mieux est de garder les choses simples. Si tu as besoin d’aide, tu trouveras de nombreuses vidéos explicatives sur Youtube.

Sur ce, je te dis à plus, j’ai quelques mots à apprendre en mandarin pour impressionner une pékinoise.

Whiskey

Dogs of Paris : un portrait intime du chien parisien et de son humain

Depuis quelque temps, je vous parle de mes coups de cœur dans cette nouvelle rubrique et je ne pouvais pas continuer à le faire sans vous parler de certaines personnes très chères à mon cœur, celles qu’on ne voit jamais, car cachées derrière leur caméra : les photographes.

La semaine dernière, vous avez pu découvrir Lola Ledoux sensible et discrète, cette fois-ci, je vous présente Antonia de Dogs of Paris et sa personnalité solaire et joyeuse. Antonia respire la joie de vivre et découvrir les humains et les chiens et surtout les liens qui les unissent est son dada.

Mon humaine a rencontré Antonia sur Instagram, nous sommes allés prendre des photos ensemble une fois et nous avons tout de suite accroché avec son caractère souriant, décontracté et qui ne se prend pas au sérieux. Et c’est ce que je préfère chez les humains.
Dogs of Paris est un projet sincère et plein de spontanéité, qui met en valeur la complicité maître-chien dans cette jolie ville de Paris.  Il est est né en 2015 et il est inspiré de l’idée de Kim Wolf, fondatrice de Dogs of New-York, qui célèbre le lien universel entre les New-Yorkais et leurs chiens. 

J’ai eu envie à mon tour de décliner ce projet à Paris et de révéler le lien unique qui existe entre les Parisiens et leurs compagnons à quatre pattes, confie Antonia.

Tu n’es pas une photographe pro, mais une vraie passionnée de cet art et de la relation qui lie humain et chien. Quelle partie joue ta propre personnalité dans ton projet ?

J
’aime beaucoup communiquer avec les personnes qui m’entourent. Je me considère comme ouverte d’esprit, j’aime aller vers les autres, découvrir leur histoire et ma curiosité me poussent sans cesse à me dépasser et à oser.

Comment choisis-tu tes sujets ?

Je n’ai pas de critères de sélection. Tous les profils et tous les chiens m’intéressent mais je cherche à favoriser la diversité en essayant de photographier un maximum de races de chiens différentes.

Je rencontre ainsi des chiens de toutes tailles, races, couleurs, âges etc. Chacun est unique et a ses propres spécificités.

Je rencontre également des gens très différents, mais tous portent le même regard bienveillant et rempli d’amour à l’égard de leur compagnon, c’est ce qui compte le plus.

On aime son chien, peu importe son origine, où l’on vit ou à quoi il ressemble.

Tu as un incroyable don de mettre très vite à l’aise humains et chiens, pour qu’ils te dévoilent une partie de leur intimité, comme ça, dans la rue. A quoi penses-tu que c’est dû ?

L’animal est un réel vecteur de communication. Je pense qu’à partir du moment où vous aimez les animaux, vous pouvez entrer en contact avec tout le monde.

Il m’arrive d’essuyer des refus bien sûr, mais, la plupart du temps, les gens sont contents voir intrigués et jouent le jeu pour mon plus grand plaisir.

Cet amour pour les chiens, d’où vient-il ?

Si le chien est appelé le meilleur ami de l’homme, ce n’est pas un hasard, il a des qualités qui en font un véritable allié de l’humain, en vrai il ne lui manque que la parole. 🙂

Il n’y a pas de personnes ou de familles types, idéales pour avoir un chien, sa compagnie est bénéfique pour tous, enfants comme adultes et pour tous les âges et ça c’est super chouette. 

C’est un être sensible, fidèle, joueur, très sociable et par dessus tout qui nous aime de façon inconditionnel. Il est doté de nombreuses vertus notamment thérapeutique, il nous apaise quand ça ne va pas, nous sécurise. Et puis on va pas se mentir, ils sont aussi et surtout trop mignons nos poilus. 🙂

Je suis dédiée depuis toute petite à la cause animale et avec « Dogs of Paris », j’ai envie, à ma manière, de contribuer à sensibiliser les personnes à cette cause et notamment d’apporter un nouveau regard sur l’importance que tiennent les chiens dans nos vies.

Protectrice acharnée et amoureuse des animaux, je suis également végétarienne depuis maintenant de nombreuses années. Je pense sincèrement que les animaux méritent bien plus de considération que celle qui leur est actuellement concédée dans nos sociétés.

En plus de prendre une simple photo, tu passes du temps à discuter avec tes sujets et tu en dresses un portrait assez précis, sans même prendre des notes. Quelles sont les histoires qui t’ont marquées ?

Une histoire m’a particulièrement touchée, celle de Sylviane et de sa chienne Esby.

Le tragique décès de son mari a été une épreuve très dure à surmonter mais grâce à Esby, un petit Griffon Bruxellois, Sylviane a repris goût à la vie. Je me souviens avoir senti mes larmes couler en quittant cette dame.

Ce sont ces moments-là qui renforcent ma volonté de mener à bien mon projet et de faire découvrir d’autres histoires touchantes.

L’amour inconditionnel que le maître et le chien ont l’un envers l’autre est puissant et unique. L’histoire de Sylviane et Esby montre bien à quel point la relation entre les humains et les animaux est essentielle à nos vies. Nous avons besoin d’eux et ils ont besoin de nous.

J’aime aussi beaucoup rencontrer et dresser les portraits de personnes qui créent, innovent, œuvrent pour le monde animal que ce soit à travers des projets créatifs ou sociaux, des applications mobiles ou encore la pratique du sport.

Penses-tu qu’on se livre facilement à un inconnu quand il s’agit d’un sujet si personnel, comme la relation avec son chien et son histoire ?

Oui, au contraire on a plus de facilité à parler de son chien que de soi et indirectement, l’animal de part l’histoire que nous partageons avec lui, peut aussi nous amener à nous dévoiler, révéler nos failles, notre vécu.
Notre chien, c’est notre fierté, on le considère comme un membre de la famille à part entière et les liens que l’on tisse avec lui sont véritablement privilégiés. 

Sa seule présence déclenche des sujets de conversations, ce qui renforce la communication entre les individus. Les gens prennent plaisir à me parler de leur(s) compagnon(s), à me raconter des anecdotes, des souvenirs, c’est un réel moment de partage.

Si tu pouvais prendre en photo n’importe quelle personnalité et son chien, qui choisirais-tu ?

Si c’est une personnalité française, je dirais l’humoriste Florence Foresti et son chien Bernie, un bouledogue anglais, qu’elle ne manque jamais de mettre en avant avec beaucoup d’amour et d’humour bien évidemment, sur les réseaux. 

Si c’est une personnalité étrangère, je dirais sans hésiter la chanteuse Lady Gaga et sa chienne, un petit bouledogue français, Miss Asia Kinney, un duo improbable et déjanté.

Je crois que j’ai un faible pour les bouledogues. 🙂

 

Le rêve d’Antonia serait de sortir un beau livre, accessible à tous, avec tous mes portraits et leurs histoires 🙂 Je lui souhaite de tout cœur que ça lui arrive et je croise les doigts pour y retrouver mon portrait.

Whiskey

Comment construire et garder la motivation du chien dans le canicross

Le canicross, comme tout autre sport qu’on est amené à pratiquer régulièrement, nécessite une certaine rigueur et quelques astuces pour garder sa motivation à long terme. Car quand il s’agit de sortir courir un matin de décembre, à 6h30, quand il fait encore nuit et les températures sont négatives, nous sommes comme les humains : on a besoin d’un peu de stimulation pour avoir envie de tout donner.

La motivation est une construction, ça se travaille dès les premières sorties de canicross

Je vais vous donner ici ma perspective de chien motivé par défaut et la méthode que mon humaine a utilisé pour me donner envie de courir comme un dingue, en la tractant derrière moi. Je vous expliquais ici les principales étapes de l’entraînement et je vous expliquerai maintenant comment on fait naître l’envie de continuer à courir devant son humain.

Chercher des personnes avec lesquelles votre chien a développé un fort lien affectif

Quand nous avons commencé à courir ensemble, mon humaine me faisait des petites portions de canicross pendant lesquelles elle me demandait de chercher l’humain. Je le voyais en début de séance partir devant nous et à un moment donné, elle me disait qu’on allait le rejoindre. J’étais évidemment ravi d’aller à sa rencontre, je l’aime trop, l’humain, il est génial ! Du coup, je courais comme un dératé devant l’humaine. Ce n’est que plus tard que j’ai compris que c’était une ruse pour m’apprendre à ne pas traîner la patte et toujours courir devant elle, mais, comme je l’aime bien, mon humaine, je fais encore semblant de le chercher, quand elle me le demande.

Une fois qu’on a fait naître l’envie de faire du canicross, comment peut-on la nourrir ?

Eh bien, toujours en vous citant les méthodes originales de mon humaine, j’ai deux astuces pour vous. La première est de toujours terminer votre entraînement dans un lieu excitant. Eh oui, quand on fini sa course au bord d’un joli lac, où on nous lance un frisbee pour nous décontracter, c’est toujours plus simple de se donner à 100%.

Ma deuxième astuce est de pratiquer ce sport en groupe. Courir à côté d’autres chiens motivés c’est la même chose que courir dans un groupe pour les humains.

Voilà mes petits secrets pour toujours avoir envie de partager ce moment avec mon humaine. Et, parce que je suis sympa, je vous donne un tout dernier pour la route. Celui-là, il est gratos, parce que je l’ai piqué à mes copains du showbiz américain. Pour n’importe quel film ou spectacle qu’ils préparent, ils disent, en parlant de l’effet que ça devrait faire au public, always leave them wanting more, c’est à dire laisse-les toujours en vouloir plus.

En appliquant ce percept au canicross, je vous conseille de finir vos entraînements pendant que votre chien a toujours envie de continuer. Cela le laissera avec l’envie de remettre une course à très vite et va augmenter sa motivation. You’re welcome!

Whiskey

Top 5 des choses qui manquent à mon humaine depuis qu’elle est enceinte

Depuis qu’elle a appris l’existence du petit têtard,  l’humaine a commencé a se renseigner sur ce que sa nouvelle condition supposait. Et plus elle lisait d’articles sur internet ou des pages d’un énorme bouquin écrit pour des humains qui attendent des têtards, plus elle râlait. Je me suis dit qu’il allait y avoir du changement et que ça ne lui plaisait pas forcément.

En effet, plusieurs choses lui sont désormais interdites pendant quelques mois et mon humaine n’aime pas qu’on lui dise ce qu’elle a à faire. Après on dit que c’est moi qui ai un problème avec l’autorité !

En plus des changements physiques que faire pousser un autre être vivant dans son corps impliquent, les changements de sa routine quotidienne lui déplaisent également.

Je l’écoute se plaindre et j’ai même fait un top des 5 choses qu’elle a trop hâte de retrouver. Je les mis dans l’ordre de l’importance qu’elle leur accorde et je rigole intérieurement, mais je n’ose pas trop rire trop fort en vrai, elle me fait peur depuis qu’elle grogne plus que Le Coussin péteur 😀

1. Ses abdos

Bien évidemment. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre par rapport à ce six pack, sérieux ? Je vous montrais dans un autre article l’avant / après de ses fameux abdos. J’avoue que je ne comprends pas l’obsession de l’humaine pour des muscles sculptés, mais j’ai tout de même compris que ça venait de sa conviction que rien de ce qui vaut vraiment la peine n’arrive facilement. La culture du travail, du sacrifice, de l’acharnement, je connais aussi, en tant que chien de berger.

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2. La corde à sauter, la boxe, la plyométrie…

…et tous les sports à impacts. Tout ce qui saute, qui fait transpirer, qui fait mal, qui donne des courbatures de l’espace. Tout ce qu’elle aime, quoi. Quand une humaine est enceinte, elle a interdiction formelle pour ce genre de chose. Et la mienne en souffre beaucoup, car c’est dans sa nature de rebondir comme un ressort et taper dans des sacs pleins de sable.

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3. Les huîtres

Oh les huîtres, ce bonheur au goût des vagues, elle en raffole l’humaine. Ça et tous les fruits de mer.  Elle ne peut plus en manger, car elle n’est pas immunisée à la toxoplasmose. Ce que je trouve bizarre, car elle a souvent eu des chats à la maison, elle s’est fait griffer plein de fois et elle a changé de très nombreuses litières. Ah, les chats, ces êtres mesquins, n’ont même pas eu la décence de lui faire cadeau d’une maladie.

4. Dormir sur le ventre 

Depuis qu’elle était un petit têtard elle-même, l’humaine dort sur le ventre. Ok, ce n’est pas l’idéal pour le dos, pour l’estomac, le cœur et je ne sais plus quoi d’autre, mais, pour elle, il n’y a que ça de vrai. Ses parents ont tout essayé pour qu’elle y renonce, rien à faire, l’humaine tournait dans sa position préférée même quand elle arrivait à peine à tourner sa tête.

Maintenant, vas dormir sur le ventre quand ton ventre précède ton corps lorsque tu rentres dans une pièce. Elle a réussi à le faire jusqu’à il n’y a pas longtemps, mais depuis quelques jours ça devient mission impossible. Tristesse.

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5. Prendre des risques 

Mon humaine aime bien les sensations fortes, les chicken games, les course d’obstacles, l’inutile prise de risques et tout ce qui peut lui rappeler qu’elle est libre et vivante. Et encore une grande ado rebelle dans sa tête, accessoirement. Elle est un peu casse-cou et aime bien provoquer la chance et même d’autres humains, quand ils ont une attitude inappropriée.

Par exemple, elle n’hésite pas à traiter de gros porc un lourdingue qui la dévisage pendant qu’on court ou à taper un scandale quand une petite mamie se fait doubler dans la file d’attente à la Poste. Et même si je suis d’accord avec elle, je me dis qu’elle est quand même toute petite… Mais elle s’en fout de prendre ou de donner des coups, mon humaine. Eh bien, plus maintenant. Car le petit têtard pèse dans sa prise de décision et elle est devenue plus… raisonnable. Ce qui ne lui plaît pas, car elle a l’impression de s’être transformé en petit être fragile, alors qu’elle a l’esprit d’un rottweiler enragé 😀

 

Voilà donc que la grossesse est pour mon humaine pire que sa blessure au genou qui l’a empêchée de courir pendant plus de 7 mois. Sympa pour le petit têtard, il est considéré pire qu’une bursite 😀 Tant qu’elle ne parle pas de moi comme ça, ça me va. Avez-vous aussi des frustrations de ce genre en période de blessure ?

Whiskey

L’humaine a testé les compléments alimentaires de Bonheur ô Naturel

Sur les compléments alimentaires, il y a un gros et permanent débat. Faut-il en prendre ? Ou pas ? Jamais ? Dans quelles conditions ? De quelle type ? De quelle marque ?

Je trouve que les humains se prennent vraiment la tête pour savoir comment se nourrir correctement, alors que ce serait pourtant très simple de manger ses croquettes, comme tout le monde et arrêter de couiner.

L’humaine n’est pas du tout contre les compléments alimentaires. Elle pense qu’il y a des personnes qui ont plus de raisons à en prendre que d’autres, des situations dans lesquelles c’est même essentiel de le faire et d’autres dans lesquelles on pourrait s’en passer. Mais, dans l’absolut, elle en consomme régulièrement et elle en a testé déjà un bon nombre, avec des résultats plus ou moins intéressants. Il faut dire que lorsqu’on fait beaucoup de sport, tout compenser au niveau alimentaire devient un peu fastidieux et compter les grammes de magnésium ou de fer ingérés n’est pas une passion de mon humaine.

Quand elle a découvert les compléments 100% naturels de Bonheur O naturel, elle a été plus que ravie. Et ce, dans les conditions où la plupart du temps, les humains se préoccupent du contenu des cachets qu’ils avalent et surtout des effets secondaires qu’ils pourraient avoir.

Dans le cas de ces petites pilules, aucun danger : elles sont faites à base de produits d’origine naturelle, car la marque est très attachée aux valeurs d’une consommation responsable et au bien être de l’humain et de l’environnement en général. Les jolis pots dans lesquels se trouvent les compléments, sont eux, recyclables, les pilules sont fabriquées en France et sont vegan friendly. Eh oui, ce n’est pas facile de prendre des compléments alimentaires lorsqu’on est végétarien, c’est pour cela que cette marque est encore plus intéressante.

Mon humaine a d’abord testé le Magnésium Marin. Elle venait d’apprendre l’existence du petit têtard et le Mg fait partie des minéraux fortement recommandés en début de grossesse, car il contribue au bon fonctionnement du système immunitaire et neveux. Il est donc idéal aussi en période de changement de saison et pour éviter les coups de blues ou les coups de mou.

Sa cure a duré un mois et demi et elle ne s’est jamais sentie fatiguée comme la plupart des femmes lorsqu’elles tombent enceintes. Et ça fait du bien de ne pas avoir à subir ça en plus des nausées de fin de monde 😀 Combiné avec notre activité physique intense, ce complément a été parfait pour cette période tendue de mon humaine.

Et, parlant de sport, le deuxième complément qui l’a totalement conquise a été celui à base de spiruline. Si vous faites du sport, vous avez forcément entendu parler de ce super aliment. La spiruline est une algue pleine de qualités nutritionnelles et qui, en plus, est très facilement assimilable par le corps humain. L’humaine n’arrête pas de venter ses mérites : elle améliore l’endurance et la résistance, elle est donc très intéressante lors des efforts prolongés.

Elle réduit les douleurs musculaires, car la spiruline aide l’organisme à évacuer plus vite l’acide lactique et le dioxyde de carbone, donc les courbatures sont moins violentes et durent moins. Son contenu très important en protéines (60 à 70%) fait de la spiruline un bon argument dans la perte de poids. Elle est, en plus, un antioxydant naturel. Voilà, tout ça pour dire que c’est bien son produit préféré de cette gamme. Surtout que son effet sur son corps a été très rapide.

Le dernier produit de Bonheur O Naturel que mon humaine a testé est le Desmodium, qui aide le foie à fonctionner correctement et facilite la digestion. Et il paraît que la grossesse vient au paquet avec la joie inespérée de ne plus digérer de la même manière qu’avant 😀 Donc elle en a été très contente.

Mon humaine dit beaucoup de bien de ces compléments alimentaires et elle a surtout apprécié la philosophie qui se cache derrière les produits. Car les deux sœurs qui sont à l’origine de cette gamme sont sur la même longueur d’onde avec mon humaine sur deux points : sur l’idée que mieux vaut prévenir que traiter et sur le dicton latin de la mens sana in corpore sano.

Et vous, prenez-vous des compléments alimentaires ?

Loulou 

Comment je suis arrivé en prison (part 2)

J’ai commencé à te raconter la semaine dernière comment je suis arrivé en prison. Aujourd’hui je reviens avec la suite de l’histoire qui montre qu’une seule personne mal intentionnée peut bouleverser la vie de beaucoup d’autres, en un clin d’œil.

Quand son amie a appelé mon humaine pour lui dire que les flics étaient à notre porte, elle est restée sans voix. « Pourquoi ? » se demandait-elle et les pires raisons du monde lui venaient à l’esprit en même temps. La vraie, était bien plus bizarre que la réalité. Car pendant qu’elle allumait sa clope, la copine de mon humaine n’a pas fait attention à la vieille folle du quartier qui s’approchait de nous en boitant.

Elle l’a remarquée quand elle était déjà bien proche et qu’elle tendait sa main vers moi. Par dessus ma tête, comme il ne faut jamais approcher un chien. L’amie de mon humaine ne me connaissait pas assez pour décider si c’était une bonne idée de laisser des inconnus me toucher ou pas, alors elle lui a demandé de ne pas le faire. Sauf que la vieille l’a envoyée bouler, en disant qu’elle me connaissait. Si tel est le cas, je n’en ai aucun souvenir. Et je pense que je n’aurais pas oublié cette odeur d’aigre et de vodka pas chère.

Dans tous les cas, ce que j’ai vu, c’était une inconnue étrange qui rentrait dans mon espace vital en levant une main et en marchant de manière menaçante. En plus, juste avant de me toucher, elle a trébuché ou perdu son équilibre, dans tous les cas j’ai enregistré ce mouvement précipité encore plus bizarre que le reste. J’ai donc fait un bond et chiqué le mollet de cette bizarre créature, pour la dissuader de m’approcher. Et mon plan a bien fonctionné : elle avait tout sauf envie de me toucher, par la suite. J’étais assez fier de moi, avant de comprendre ce qui allait m’arriver.

Comme la plupart des borders, je vise les mollets en premier, déjà parce qu’ils sont accessibles et après parce que c’est ce qu’on fait aux moutons égarés, je te rappelle. Eh oui, va lutter contre ta nature, je t’en prie. La blessure de cette vieille était superficielle, une petite égratignure et même pas une goûte de sang, mais le problème est que la scène a eu lieu en face du bar juste en dessous de notre immeuble.

Le patron de ce bar était (et probablement l’est encore) une espèce de Grinch qui déteste le monde entier sans exception et sans aucune raison particulière. En voyant la vieille folle en train d’inspecter son mollet et l’amie de mon humaine choquée par la situation, il a trouvé bien d’appeler les pompiers et la police, même si la vieille lui a répété plusieurs fois que ce n’était pas nécessaire, car elle allait bien et qu’elle n’aurait pas du essayer de me toucher.

Rien à faire, il les a appelés quand même. Les pompiers sont d’abord arrivés, ont constaté et désinfecté la griffure et ont demandé si j’étais vacciné. Doooh ! 😀 Ensuite deux policiers ont débarqué, mais, entre temps, l’amie de mon humaine m’avait déjà ramené à la maison en tremblant et s’apprêtait à partir à son examen, encore sous le choc. Sauf que les deux policiers ne voulaient pas la laisser partir, ont demandé du renfort et à voir les propriétaires du chien.

Justement, mon humaine était partie en catastrophe de son travail. Mais l’heure et demi de transports pour arriver à la maison a été bien longue. Plein de pensées sombres la hantaient et l’adrénaline l’avait complètement envahie. Tout son sang était dans les mains, elle les sentait pulser, impatientes d’agir, mais elle se sentait impuissante, bloquée dans un train à l’autre bout de l’île-de-France.

Elle a prévenu l’humain de ce qui se passait. Il est parti à toute vitesse du bureau à son tour. Elle n’arrêtait d’appeler son amie qui était carrément traumatisée, la pauvre. Elle ne savait pas quoi faire, ni comment retenir les policiers pour qu’ils puissent parler directement avec mes humains. L’humaine a parcouru à toute vitesse la distance entre la gare et l’appartement.

Mais une fois arrivée en sueur, elle n’y a retrouvé que son amie en train de pleurer sur le paillasson : « Je n’ai rien pu faire, ils l’ont embarqué. Il est au poste de police du 5ème arrondissement ».

La suite, tu t’en doutais, ce sera pour plus tard 😀

Whiskey

Objectif sur Lola Ledoux – une tête d’ange, une main de maître

On me demande souvent qui prend mes photos pour le blog ou les réseaux sociaux. Eh bien, ça dépend. Mon humaine a la chance de connaître des photographes très douées, d’avoir des amies très patientes, un humain très gentil, malgré les commentaires acides qu’elle fait en permanence « c’est flou » « c’est pas centré » « je ne suis même pas dessus » 😀 et un trépied 😉

Mais, pour vous faire une petite confession, moi je préfère quand on travaille avec des jolies filles. L’une de mes préférées est Lola Ledoux. Lola, je l’aime parce qu’elle est belle, elle sent bon et elle fait des bruits bizarres avec sa bouche pour attirer mon attention et pour que je regarde la caméra. Mais surtout parce qu’elle est une vraie pro, elle sait me mettre à l’aise et en confiance, elle rigole bien avec l’humaine donc je suis heureux de la voir à chaque fois.

Je l’ai rencontré sur la plage, notre premier rendez-vous a été pendant les vacances d’été. Elle m’a fait courir dans l’eau avec l’humaine, j’ai adoré. J’ai tout de suite accroché avec sa personnalité sensible et sa douceur qu’elle fait transparaître dans les photos.

Lola est photographe animalier. Savez-vous en quoi ça consiste ? Eh bien c’est immortaliser l’image d’une boule de poils adorée par ses maîtres ! Ceci dit, qu’ils soient à poils, à écailles ou encore à plumes, je suis apte à tous les photographier. Je peux autant photographier l’animal seul, en tirer le plus beau de sa personnalité, qu’avec ses propriétaires. Dans ces cas là, je transforme notre rencontre en moment de partage, pour que tout le monde se détente et que la complicité naturelle ressorte en image.

Comment en est-elle arrivée là ? Eh bien, ce fut un parcours semé d’embûches. Travailler avec des animaux, c’était un rêve pour Lola. Comme plein de petites filles, elle aurait voulu devenir vétérinaire. Puis, quand elle a compris qu’elle devrait opérer des animaux et surtout, en euthanasier certains, c’était cuit. Je suis trop empathique et je n’aurais jamais supporté de voir les propriétaires souffrir, pleurer… dit elle.

J’ai alors cherché partout et pensé à la police montée, la garde républicaine. J’ai fait de l’équitation, j’aimais bien le monde de la police. Et là le comble : j’étais trop petite. Je ne savais pas que certains métiers demandaient une taille minimum !

Vient alors une période compliquée où je me demande vraiment ce que j’ai envie de faire. J’étais très moyenne à l’école et pas du tout motivée.

Pour résumer, c’est au lycée que je découvre l’option Arts Plastiques et que je découvre peu à peu la photo. Après avoir entamé une école photo, je me lance dans une spécialisation animalière en dernière année qui me colle à la peau depuis.

J’ai demandé à Lola de m’en dire un peu plus sur son métier, sa méthode de travail, sa passion et son amour pour les animaux. Il y en a, peut-être, parmi vous qui voudraient devenir un jour photographe animalier. Voici ce que Lola en dit sur ce métier qui fait rêver.

Quel est le rôle des animaux dans ton quotidien ? Te sens-tu proches de toutes les bêtes ou as-tu une attirance particulière pour certaines ?

On pourrait croire que j’ai été bercé dans mon enfance par un monde rempli d’animaux. Que nenni, je ne sais pas d’où me vient cet amour des animaux, mais j’ai toujours été fascinée et attirée par eux. D’un naturel très timide et réservé, je n’ai jamais vraiment eu confiance en moi. Et avec les bêtes, je me sens toute autre. Je ne réfléchis plus du tout, je peux me trouver dans n’importe quel état, ils me rendent heureuse. Je ne suis pas obligé d’être à leur contact : les regarder peut m’occuper des heures durant. Du coup je pourrais dire que les animaux jouent un rôle primordial dans mon quotidien, la vie serait tellement triste sans eux. Mon premier animal a été mon chien, parti en mars dernier… Que j’ai quémandé à ma mère pendant 5 ans ahah ! Je me sens proches de tous les animaux, et j’aimerais en voir en vrai encore des tas.

Comment choisis-tu tes sujets pour les créations ?

Pour les shootings de créations personnelles (comme la série complicité), je tente de réaliser des scènes qui me font ou m’ont fait rêver. Certaines petites filles s’imaginent en princesse, moi je voulais voir des animaux. Certes, je n’apparais pas sur les images, mais j’essaye d’y sublimer des personnes avec ces magnifiques animaux. Ce ne sont donc pas des commandes, c’est le travail de toute une équipe (modèle, maquilleur, coiffeur, propriétaire des animaux…) qui s’entend avec mes idées qui donne ces résultats.

Tu as déjà fait des shootings avec des rats ou des serpents. Quelles sont les difficultés qu’on rencontre quand on travaille avec ce genre d’animaux en studio ou à l’extérieur ?

La principale difficulté que l’on rencontre avec ces animaux, c’est qu’ils ne sont pas spécialement (voir pas du tout pour le serpent) réactif à la nourriture. La friandise est la principale technique d’attention qu’on utilise chez les autres animaux gourmand, qui permet d’avoir un regard. Aussi, ils ne sont pas « éduqués ». Bien que je sois déjà tombée sur des chiens qui n’obéissaient pas trop, ou hyper actifs, un serpent ou un rat ne connait pas « pas bouger » ahah. Du coup c’est un réel travail de patience et de réactivité. Je n’ai pas le droit à l’erreur.

Quel a été ton shooting préféré jusque là et pourquoi ?

Ca peut paraître bateau, mais je n’ai pas du shooting préféré. Ou alors, je pense que mon shooting préféré est à chaque fois le dernier que j’ai réalisé. J’aime mon métier, j’aime rencontrer des animaux. Nouer une relation, créer des compositions, jouer avec la lumière… Et surtout faire plaisir aux gens. Quand je vois leurs sourires à la fin, leurs jolis mots, je suis ravie. Du coup, chacune de mes séances photos est ma préférée !

Quel a été le plus gros challenge que tu as rencontré ?

Mes plus gros challenges sont quand j’ai plusieurs animaux à placer en plus d’un modèle. Je prendrai l’exemple de la séance avec les rats (ça court partout et à une vitesse !), ainsi que celle avec des chatons pour Noël, ou encore la dernière en date avec quatre chiens loup. Je me met toujours une grosse pression. Déjà ce sont des séances dures et longues à organiser, puis le jour J je me dit que je ne peux pas rater le coche, tout est entre mes mains, tout le monde attend un résultat à la hauteur. Et mine de rien, placer des animaux qui ne sont pas comme des mannequins à qui on dit « pose ta main là, mets-toi de profil, marche s’il te plait », ce n’est pas si facile ! Et quand tout le monde est bien placé, il faut que le modèle le soit aussi ! Et que personne ne ferme les yeux, que le chien ne baille pas à ce moment là… Ahah mais c’est ça que j’adore aussi !

Quels sont tes animaux préférés à prendre en photo ?

C’est une question compliquée, en plus je pense ne pas avoir pris beaucoup d’animaux différents en photo jusqu’à présent. Je dirais que les plus réactifs et ceux qui ont le plus de personnalité dans les yeux, dans mes photos pour le moment, sont les chiens. En dehors de ça, j’aimerais tous les photographier !

Comment fais-tu pour capter l’attention et le regard d’animaux si variés ? 

Ca dépend de l’animal. La plupart du temps de la nourriture, un mot fétiche (sousoupe  pour toi, Whiskey, hein!), ou un jouet qui fait du bruit suffisent. Mais je suis déjà tombée sur un cas de chien anciennement maltraité qui n’était pas du tout réactif à tout ça, et c’est seulement le temps ainsi que la patience, la confiance qu’il a su m’offrir qui ont donné un résultat au top.

Tu arrives à mettre en lumière la complicité entre les humains et les animaux, comment fais-tu ? Est-ce lié à ta personnalité ou fais-tu de la magie ? 😀

Je pense que déjà ce qui est fort c’est LA complicité de l’humain et l’animal. Et ça, je n’y suis pour rien. On tisse de si beaux liens avec nos bêtes, ça ne peut que se ressentir. Je mets les gens en confiance, je tente de gagner celle de leur animal, on rigole, on passe un beau moment. Moi, je tente de capturer ces jolis laps de temps, ces regards, rires et sourires pour les graver pour toujours !

Quel serait ton rêve le plus fou dans la photo ?

Mon rêve le plus fou est énorme et sur le long terme. J’adorerais faire une sorte de tour du monde, partir comme une Ranger dans des lieux sauvages… Rester des jours à traquer la présence d’animaux plus beaux les uns que les autres, faire un campement pour dormir. Je suis parisienne de naissance, mais j’aimerais vivre de voyages et de découvertes. Il y a tellement d’endroits et d’animaux à voir ! Rien que d’y penser, c’est vraiment ça, mon rêve !

 

Alors je ne sais pas vous, mais moi j’adore découvrir des métiers et des projets comme ceux de Lola. C’est d’ailleurs elle qui a pris toutes les belles photos de cet article. Si vous voulez découvrir davantage son univers, jetez un coup d’œil à son site.

Whiskey

Le frère à l’autre bout du monde

Oui, c’est bien ça, j’ai un frère à l’autre bout du monde. Et ça me fait chier. Quoi de pire que de penser être le seul fils et se retrouver, 5 ans plus tard, avec un frère qui t’a précédé de 7 et qui vit à l’autre bout du continent ? Quand mon humaine me l’a annoncé, j’ai failli hurler à la lune. Il s’appelle Micha. Il a 12 ans aujourd’hui et elle l’a eu avant de quitter son pays, il y a plus de 11 ans.

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J’ai voulu tout savoir sur cet intrus, bien évidemment. Et elle n’a pas eu du mal à me confesser tout l’amour qu’elle lui porte. Malgré mes grognements. Voici son histoire.

Mon humaine est fille unique, comme Le coussin péteur 😀 N’ayant pas de frères ou sœurs, elle a toujours eu une sensibilité à part pour les animaux en général et les chiens en particulier. Quand elle était gamine et qu’elle passait ses vacances chez ses grands parents, elle était entourée de gros chiens de berger, car ils ont des troupeaux de moutons. Je rêve d’y aller une fois, histoire de faire la loi avec ces ovins 😀

Les chiens l’ont toujours aimée et elle a avec nous une connexion spéciale. Mais elle n’a jamais pu en avoir un à la maison, car elle vivait en appartement et ses parents n’en voulait guerre. Ceci dit, elle a eu toute sorte d’autres bestioles : un aquarium avec plein de poissons tropicaux, des perroquets, des colombes, des lapins, des hamster, des cochons d’inde, des escargots, des têtards ;), un lézard et même un chat. Pas tous en même temps, hein ! Mais pour le chien c’était toujours niet.

Sauf que mon humaine est bien insistante et elle a réussi à les avoir à l’usure. Quand elle a commencé la fac, ses parents ont accepté l’idée de prendre un chien, mais seulement s’il était bien petit. Ce qui n’était pas l’idéal, car mon humaine adore les gros molosses 😀

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Eh bien, un petit chien c’est mieux que pas de chien du tout, donc elle a accepté et elle est rentrée un jour à la maison avec un bébé bichon havanais récupéré chez une copine véto. Ce fut l’amour fou, elle passait des heures à le chouchouter, à le balader, à jouer avec.

Moins d’un an après l’arrivée de Micha dans sa vie, elle a eu la possibilité de partir en Erasmus à Paris. Possibilité qu’elle a prise volontiers, car elle était censée y passer une année universitaire. Sauf que 10 années universitaires plus tard, elle y est encore, parce que la vie est ainsi faite.

Au début, c’était parce qu’elle avait été acceptée à Sciences Po. Paris, après parce qu’elle voulait faire un stage dans une entreprise française, après parce qu’elle a trouvé un boulot qui l’intéresse, après parce qu’elle a rencontré l’humain. Fait est qu’elle n’est plus jamais rentrée en Roumanie pour y vivre.

Et Micha dans tout ça ? Eh bien, les premières années à Paris, mon humaine les a passées en résidence universitaire. Faut dire qu’il est strictement interdit d’avoir un animal quelconque dans les 9 mètres carrés de ces « apparts ». 

Plus tard, quand elle a enfin aménagé dans un vrai appartement, elle a demandé à ses parents d’amener Micha pour vivre avec elle. Mais, à ce point, ils s’y étaient beaucoup attachés. Et ils ont refusé. Mon humaine a été déçue, elle avait enfin réuni toutes les conditions pour faire venir son chien. C’est juste qu’entre temps, il n’était plus son chien.

Ça l’a fait beaucoup souffrir, mon humaine. Mais elle a compris que pour ses parents c’était important et, petit à petit, elle s’y est faite. Quelque temps plus tard, elle a trouvé un vieux chat dans la rue. Elle s’est dit que c’était un signe du destin et elle l’a ramené à la maison. Et quand elle a rencontré l’humain et qu’ils se sont installés ensemble, ils ont voulu aussi avoir un chien. C’est comme ça que je suis arrivé dans leur vie.

Et même si je râle parce que je ne suis plus ni fils unique, ni unique fils, je suis content de savoir qu’il a ouvert pour moi la route 😀 Ce petit con.

Whiskey

 

Comment je suis arrivé en prison (part 1)

Il y a des histoires qui te marquent à tout jamais. Et d’autres qui se prélassent sur ton pelage comme l’eau de pluie sur les plumes d’un cygne. Celle-ci fait un peu partie des deux catégories à la fois. Je vais te raconter aujourd’hui comment je suis devenu un infracteur dangereux, arrêté et incarcéré par la Police parisienne. Moi et ma tête toute innocente.

Mais, avant tout, laisse-moi te dire un peu sur mon caractère. Si tu ne connais pas les border collies, sache que nous sommes… quelque peu méfiants. Pour ne pas dire des « complètes flipettes » comme dirait mon humaine. Je ne pense pas que je sois plus peureux que d’autres, mais disons juste que si les choses ne se passent pas exactement comment je les imagine dans ma tête, j’ai tendance à devenir suspicieux.

Ça ne date pas d’hier, d’aujourd’hui. Non. Je pense que c’est dans mes gènes, de la même manière que l’instinct de contourner un troupeau de moutons et me mettre bien en face de l’humain qui les accompagne, « à midi » comme on dit dans ce métier. Je vous raconterai, d’ailleurs, un jour mon expérience avec les moutons, c’est assez rigolo.

Je suis donc du genre à ne pas apprécier ce qui sort de l’ordinaire, par rapport aux humains : ceux qui crient, qui sentent l’alcool, qui boitent, qui courent de manière désordonnée. Je ne suis pas très tolérant, m’a-t-on dit. Soit. Un jour de juillet, quand j’avais à peine 1 an et demi, j’ai découvert pourquoi parfois je devrais peut-être tenter de l’être.

La meilleure amie de mon humaine se trouvait chez nous pour quelques jours, le temps de passer des examens. Mon humaine travaillait à l’époque très loin de la maison, vers Versailles. Elle passait plus d’une heure et demi dans les transports à l’aller comme au retour. Ce point est important pour la suite de mon récit, retenez-le. Avant de partir au bureau, elle avait demandé à son amie de me sortir avant de partir à son épreuve. Comme ça, j’aurais droit à une balade supplémentaire 🙂

Elle était loin d’imaginer ce que cette simple demande allait générer comme effet papillon par la suite, dans nos vies et ce qu’une simple balade allait engendrer comme réaction en chaîne. Car, comme promis, son amie m’a bien sorti ce jour-là. Elle m’a mis la laisse, a pris un sac pour les crottes, son téléphone, les clés.

Nous sommes descendus en bas de l’immeuble. L’amie de mon humaine a baissé sa tête pendant quelques secondes pour allumer une cigarette et c’est tout ce qu’il a fallu pour faire basculer ma vie. Deux minutes après, elle appelait mon humaine : « Il faut que tu viennes vite à la maison. Les flics sont à ta porte ! »

Je vous raconterai la suite bientôt, il y en a qui ont des choses à faire 😀

Whiskey